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Douala : L’ombre du choléra plane encore

Malgré la mise en place d’un "Projet pilote" qui vise à éradiquer ce fléau, Douala n’est pas pour autant à l’abri de ce fléau.

C’est une senteur pestilentielle qui prend du volume au quotidien. En cette fin de mois de février 2009, la fosse sceptique émanant de l’immeuble dit  »André K » au quartier Ndoghem à Douala, est pleine à ras le bord. Au point où un liquide noirâtre ruisselle de la cour jusqu’à une rue secondaire qui serpente dans le quartier. La forte odeur insupportable qui dégage de la fosse et du ruisseau a provoqué des violents éclats de voix le week-end dernier entre les voisins et les habitants de l’immeuble dit  »André K ». "Le bailleur refuse de vidanger la fosse qui est pleine depuis plus de deux mois. Il soutient que c’est les locataires qui doivent faire la vidange. Dans le cas, il sera obligé d’augmenter le loyer de tous les locataires de 5.000 frs pour appeler les services d’hygiène", confie Mobitang, un habitant dudit immeuble.

En attendant, le bras de fer perdure. Et l’on ne sait à quel moment interviendra le dénouement. Pendant ce temps, les enfants de l’immeuble, naïfs, jouent allègrement au football et barbote dans ce ruisseau, chaque soir. Pour le Dr Cécile Okalla Ebongue, médecin biologiste en service à l’hôpital Général de Douala, c’est ce genre de fosse sceptique qui est le vecteur de Vibrio cholerae, la bactérie, à l’origine du choléra. Une épidémie est vite arrivée les et les flambées sont fréquentes dans les régions tropicales. D’ailleurs, les populations de Douala gardent encore un douloureux souvenir de l’épidémie de choléra déclenché à Douala en janvier 2004. Parti d’un foyer à " Bépanda peuple ", l’épidémie va se répandre sur plus 40 quartiers de Douala. De janvier au mois de mai 2004, les officines médicales de Douala et ses environs avaient enregistrées 1883 cas de choléra, dont 28 décès.

Menace permanente
C’est dans cette lancée que plusieurs équipes médicales se sont mobilisées pour éradiquer ce fléau. Dans la foulée, le " Projet pilote Eau et assainissement " financée par Gtz, la coopération allemande, l’union européenne, européenne et la communauté urbaine de Douala. Après l’appel d’offres, les entreprises Hfm, Geofor et Camalco ont été choisies pour la réalisation de ces travaux.
Parallèlement, pour attaquer le mal à la racine, une campagne de chloration de quelques 80 puits individuels et collectifs (20 par quartier) recensés dans les quatre quartiers a été effectuée. Par ailleurs, les populations ont reçu des informations pour construire des latrines convenables. En effet ; les études des partenaires européens de ce projet montre que 85% des puits sont non aménagés tandis que 95% de ces puits sont à moins de 15 mètres des latrines. Autant de choses qui dégagent des mauvaises odeurs et polluent les nappes d’eau souterraine. Toute chose qui avait déclenché l’épidémie de choléra de 2004 à Douala. Pour son déploiement, le " Projet pilote Eau et assainissement " a construit des latrine publiques et des châteaux d’eau pour ravitailler des bornes fontaines. Quatre quartiers populeux ont bénéficié de ce projet. Ce sont Brazzaville (Douala 3), Bépanda Bonewonda (Douala Vème), Tractafric (Douala 3ème), et Mabanda (Douala IVème).

Le 4 février 2009, Fritz Ntoné, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, accompagné d’une délégation des partenaires de l’Union européenne, Gtz, sont descendus sur le terrain pour évaluer les résultats de ce projet. Les premières analyses ont fondé les techniciens à affirmer que l’épidémie du choléra est " éradiquer " à Douala. En effet, " depuis le 21 décembre 2006, aucun cas de choléra n’a été cliniquement déclaré dans le Wouri", confie un responsable de ce projet. Cependant, le Dr Cécile okalla Ebongue invite les populations à rester vigilants : " Le risque est toujours très élevé dans une ville humide comme Douala. Les populations font souvent des latrines à côté des toilettes. Et si ces toilettes sont faites en amont des puits ou des gens qui font des selles dans la nature, avec les pluies qui continuent à Douala, l’eau de ruissellement peut contaminer le puit. Parfois, il y a des gens qui utilisent les déchets naturels pour faire des engrais. Les légumes et les fruits seront contaminés. Et si vous ne respectez pas les règles d’hygiène en terme de cuisson d’aliment ou de nettoyage de fruits, vous serez probablement contaminé. Je crains qu’avec le début de la saison, qu’il y a risque d’épidémie surtout dans les quartiers insalubres, qu’une situation désastreuse ne se déclenche car il y a toujours un risque d’épidémie qui plane ", prévient la biologiste. .

Eric Roland Kongou

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Malgré la mise en place d’un "Projet pilote" qui vise à éradiquer ce fléau, Douala n’est pas pour autant à l’abri de ce fléau.

C’est une senteur pestilentielle qui prend du volume au quotidien. En cette fin de mois de février 2009, la fosse sceptique émanant de l’immeuble dit  »André K » au quartier Ndoghem à Douala, est pleine à ras le bord. Au point où un liquide noirâtre ruisselle de la cour jusqu’à une rue secondaire qui serpente dans le quartier. La forte odeur insupportable qui dégage de la fosse et du ruisseau a provoqué des violents éclats de voix le week-end dernier entre les voisins et les habitants de l’immeuble dit  »André K ». "Le bailleur refuse de vidanger la fosse qui est pleine depuis plus de deux mois. Il soutient que c’est les locataires qui doivent faire la vidange. Dans le cas, il sera obligé d’augmenter le loyer de tous les locataires de 5.000 frs pour appeler les services d’hygiène", confie Mobitang, un habitant dudit immeuble.

En attendant, le bras de fer perdure. Et l’on ne sait à quel moment interviendra le dénouement. Pendant ce temps, les enfants de l’immeuble, naïfs, jouent allègrement au football et barbote dans ce ruisseau, chaque soir. Pour le Dr Cécile Okalla Ebongue, médecin biologiste en service à l’hôpital Général de Douala, c’est ce genre de fosse sceptique qui est le vecteur de Vibrio cholerae, la bactérie, à l’origine du choléra. Une épidémie est vite arrivée les et les flambées sont fréquentes dans les régions tropicales. D’ailleurs, les populations de Douala gardent encore un douloureux souvenir de l’épidémie de choléra déclenché à Douala en janvier 2004. Parti d’un foyer à " Bépanda peuple ", l’épidémie va se répandre sur plus 40 quartiers de Douala. De janvier au mois de mai 2004, les officines médicales de Douala et ses environs avaient enregistrées 1883 cas de choléra, dont 28 décès.

Menace permanente
C’est dans cette lancée que plusieurs équipes médicales se sont mobilisées pour éradiquer ce fléau. Dans la foulée, le " Projet pilote Eau et assainissement " financée par Gtz, la coopération allemande, l’union européenne, européenne et la communauté urbaine de Douala. Après l’appel d’offres, les entreprises Hfm, Geofor et Camalco ont été choisies pour la réalisation de ces travaux.
Parallèlement, pour attaquer le mal à la racine, une campagne de chloration de quelques 80 puits individuels et collectifs (20 par quartier) recensés dans les quatre quartiers a été effectuée. Par ailleurs, les populations ont reçu des informations pour construire des latrines convenables. En effet ; les études des partenaires européens de ce projet montre que 85% des puits sont non aménagés tandis que 95% de ces puits sont à moins de 15 mètres des latrines. Autant de choses qui dégagent des mauvaises odeurs et polluent les nappes d’eau souterraine. Toute chose qui avait déclenché l’épidémie de choléra de 2004 à Douala. Pour son déploiement, le " Projet pilote Eau et assainissement " a construit des latrine publiques et des châteaux d’eau pour ravitailler des bornes fontaines. Quatre quartiers populeux ont bénéficié de ce projet. Ce sont Brazzaville (Douala 3), Bépanda Bonewonda (Douala Vème), Tractafric (Douala 3ème), et Mabanda (Douala IVème).

Le 4 février 2009, Fritz Ntoné, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, accompagné d’une délégation des partenaires de l’Union européenne, Gtz, sont descendus sur le terrain pour évaluer les résultats de ce projet. Les premières analyses ont fondé les techniciens à affirmer que l’épidémie du choléra est " éradiquer " à Douala. En effet, " depuis le 21 décembre 2006, aucun cas de choléra n’a été cliniquement déclaré dans le Wouri", confie un responsable de ce projet. Cependant, le Dr Cécile okalla Ebongue invite les populations à rester vigilants : " Le risque est toujours très élevé dans une ville humide comme Douala. Les populations font souvent des latrines à côté des toilettes. Et si ces toilettes sont faites en amont des puits ou des gens qui font des selles dans la nature, avec les pluies qui continuent à Douala, l’eau de ruissellement peut contaminer le puit. Parfois, il y a des gens qui utilisent les déchets naturels pour faire des engrais. Les légumes et les fruits seront contaminés. Et si vous ne respectez pas les règles d’hygiène en terme de cuisson d’aliment ou de nettoyage de fruits, vous serez probablement contaminé. Je crains qu’avec le début de la saison, qu’il y a risque d’épidémie surtout dans les quartiers insalubres, qu’une situation désastreuse ne se déclenche car il y a toujours un risque d’épidémie qui plane ", prévient la biologiste. .

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Malgré la mise en place d’un "Projet pilote" qui vise à éradiquer ce fléau, Douala n’est pas pour autant à l’abri de ce fléau.

C’est une senteur pestilentielle qui prend du volume au quotidien. En cette fin de mois de février 2009, la fosse sceptique émanant de l’immeuble dit  »André K » au quartier Ndoghem à Douala, est pleine à ras le bord. Au point où un liquide noirâtre ruisselle de la cour jusqu’à une rue secondaire qui serpente dans le quartier. La forte odeur insupportable qui dégage de la fosse et du ruisseau a provoqué des violents éclats de voix le week-end dernier entre les voisins et les habitants de l’immeuble dit  »André K ». "Le bailleur refuse de vidanger la fosse qui est pleine depuis plus de deux mois. Il soutient que c’est les locataires qui doivent faire la vidange. Dans le cas, il sera obligé d’augmenter le loyer de tous les locataires de 5.000 frs pour appeler les services d’hygiène", confie Mobitang, un habitant dudit immeuble.

En attendant, le bras de fer perdure. Et l’on ne sait à quel moment interviendra le dénouement. Pendant ce temps, les enfants de l’immeuble, naïfs, jouent allègrement au football et barbote dans ce ruisseau, chaque soir. Pour le Dr Cécile Okalla Ebongue, médecin biologiste en service à l’hôpital Général de Douala, c’est ce genre de fosse sceptique qui est le vecteur de Vibrio cholerae, la bactérie, à l’origine du choléra. Une épidémie est vite arrivée les et les flambées sont fréquentes dans les régions tropicales. D’ailleurs, les populations de Douala gardent encore un douloureux souvenir de l’épidémie de choléra déclenché à Douala en janvier 2004. Parti d’un foyer à " Bépanda peuple ", l’épidémie va se répandre sur plus 40 quartiers de Douala. De janvier au mois de mai 2004, les officines médicales de Douala et ses environs avaient enregistrées 1883 cas de choléra, dont 28 décès.

Menace permanente
C’est dans cette lancée que plusieurs équipes médicales se sont mobilisées pour éradiquer ce fléau. Dans la foulée, le " Projet pilote Eau et assainissement " financée par Gtz, la coopération allemande, l’union européenne, européenne et la communauté urbaine de Douala. Après l’appel d’offres, les entreprises Hfm, Geofor et Camalco ont été choisies pour la réalisation de ces travaux.
Parallèlement, pour attaquer le mal à la racine, une campagne de chloration de quelques 80 puits individuels et collectifs (20 par quartier) recensés dans les quatre quartiers a été effectuée. Par ailleurs, les populations ont reçu des informations pour construire des latrines convenables. En effet ; les études des partenaires européens de ce projet montre que 85% des puits sont non aménagés tandis que 95% de ces puits sont à moins de 15 mètres des latrines. Autant de choses qui dégagent des mauvaises odeurs et polluent les nappes d’eau souterraine. Toute chose qui avait déclenché l’épidémie de choléra de 2004 à Douala. Pour son déploiement, le " Projet pilote Eau et assainissement " a construit des latrine publiques et des châteaux d’eau pour ravitailler des bornes fontaines. Quatre quartiers populeux ont bénéficié de ce projet. Ce sont Brazzaville (Douala 3), Bépanda Bonewonda (Douala Vème), Tractafric (Douala 3ème), et Mabanda (Douala IVème).

Le 4 février 2009, Fritz Ntoné, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, accompagné d’une délégation des partenaires de l’Union européenne, Gtz, sont descendus sur le terrain pour évaluer les résultats de ce projet. Les premières analyses ont fondé les techniciens à affirmer que l’épidémie du choléra est " éradiquer " à Douala. En effet, " depuis le 21 décembre 2006, aucun cas de choléra n’a été cliniquement déclaré dans le Wouri", confie un responsable de ce projet. Cependant, le Dr Cécile okalla Ebongue invite les populations à rester vigilants : " Le risque est toujours très élevé dans une ville humide comme Douala. Les populations font souvent des latrines à côté des toilettes. Et si ces toilettes sont faites en amont des puits ou des gens qui font des selles dans la nature, avec les pluies qui continuent à Douala, l’eau de ruissellement peut contaminer le puit. Parfois, il y a des gens qui utilisent les déchets naturels pour faire des engrais. Les légumes et les fruits seront contaminés. Et si vous ne respectez pas les règles d’hygiène en terme de cuisson d’aliment ou de nettoyage de fruits, vous serez probablement contaminé. Je crains qu’avec le début de la saison, qu’il y a risque d’épidémie surtout dans les quartiers insalubres, qu’une situation désastreuse ne se déclenche car il y a toujours un risque d’épidémie qui plane ", prévient la biologiste. .

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Malgré la mise en place d’un "Projet pilote" qui vise à éradiquer ce fléau, Douala n’est pas pour autant à l’abri de ce fléau.

C’est une senteur pestilentielle qui prend du volume au quotidien. En cette fin de mois de février 2009, la fosse sceptique émanant de l’immeuble dit  »André K » au quartier Ndoghem à Douala, est pleine à ras le bord. Au point où un liquide noirâtre ruisselle de la cour jusqu’à une rue secondaire qui serpente dans le quartier. La forte odeur insupportable qui dégage de la fosse et du ruisseau a provoqué des violents éclats de voix le week-end dernier entre les voisins et les habitants de l’immeuble dit  »André K ». "Le bailleur refuse de vidanger la fosse qui est pleine depuis plus de deux mois. Il soutient que c’est les locataires qui doivent faire la vidange. Dans le cas, il sera obligé d’augmenter le loyer de tous les locataires de 5.000 frs pour appeler les services d’hygiène", confie Mobitang, un habitant dudit immeuble.

En attendant, le bras de fer perdure. Et l’on ne sait à quel moment interviendra le dénouement. Pendant ce temps, les enfants de l’immeuble, naïfs, jouent allègrement au football et barbote dans ce ruisseau, chaque soir. Pour le Dr Cécile Okalla Ebongue, médecin biologiste en service à l’hôpital Général de Douala, c’est ce genre de fosse sceptique qui est le vecteur de Vibrio cholerae, la bactérie, à l’origine du choléra. Une épidémie est vite arrivée les et les flambées sont fréquentes dans les régions tropicales. D’ailleurs, les populations de Douala gardent encore un douloureux souvenir de l’épidémie de choléra déclenché à Douala en janvier 2004. Parti d’un foyer à " Bépanda peuple ", l’épidémie va se répandre sur plus 40 quartiers de Douala. De janvier au mois de mai 2004, les officines médicales de Douala et ses environs avaient enregistrées 1883 cas de choléra, dont 28 décès.

Menace permanente
C’est dans cette lancée que plusieurs équipes médicales se sont mobilisées pour éradiquer ce fléau. Dans la foulée, le " Projet pilote Eau et assainissement " financée par Gtz, la coopération allemande, l’union européenne, européenne et la communauté urbaine de Douala. Après l’appel d’offres, les entreprises Hfm, Geofor et Camalco ont été choisies pour la réalisation de ces travaux.
Parallèlement, pour attaquer le mal à la racine, une campagne de chloration de quelques 80 puits individuels et collectifs (20 par quartier) recensés dans les quatre quartiers a été effectuée. Par ailleurs, les populations ont reçu des informations pour construire des latrines convenables. En effet ; les études des partenaires européens de ce projet montre que 85% des puits sont non aménagés tandis que 95% de ces puits sont à moins de 15 mètres des latrines. Autant de choses qui dégagent des mauvaises odeurs et polluent les nappes d’eau souterraine. Toute chose qui avait déclenché l’épidémie de choléra de 2004 à Douala. Pour son déploiement, le " Projet pilote Eau et assainissement " a construit des latrine publiques et des châteaux d’eau pour ravitailler des bornes fontaines. Quatre quartiers populeux ont bénéficié de ce projet. Ce sont Brazzaville (Douala 3), Bépanda Bonewonda (Douala Vème), Tractafric (Douala 3ème), et Mabanda (Douala IVème).

Le 4 février 2009, Fritz Ntoné, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, accompagné d’une délégation des partenaires de l’Union européenne, Gtz, sont descendus sur le terrain pour évaluer les résultats de ce projet. Les premières analyses ont fondé les techniciens à affirmer que l’épidémie du choléra est " éradiquer " à Douala. En effet, " depuis le 21 décembre 2006, aucun cas de choléra n’a été cliniquement déclaré dans le Wouri", confie un responsable de ce projet. Cependant, le Dr Cécile okalla Ebongue invite les populations à rester vigilants : " Le risque est toujours très élevé dans une ville humide comme Douala. Les populations font souvent des latrines à côté des toilettes. Et si ces toilettes sont faites en amont des puits ou des gens qui font des selles dans la nature, avec les pluies qui continuent à Douala, l’eau de ruissellement peut contaminer le puit. Parfois, il y a des gens qui utilisent les déchets naturels pour faire des engrais. Les légumes et les fruits seront contaminés. Et si vous ne respectez pas les règles d’hygiène en terme de cuisson d’aliment ou de nettoyage de fruits, vous serez probablement contaminé. Je crains qu’avec le début de la saison, qu’il y a risque d’épidémie surtout dans les quartiers insalubres, qu’une situation désastreuse ne se déclenche car il y a toujours un risque d’épidémie qui plane ", prévient la biologiste. .

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Poésie : Le bonheur naît de la galère

Dans son dernier recueil, Jules Wounkep immortalise l’union et le courage.
André T. Essomé Essomé (Stagiaire) –




Les 43 poèmes qui constituent ce recueil reposent sur des thèmes comme la temporalité, la misère, l’espoir, la chrétienté, la fraternité ou la conscientisation. Vivant l’injustice d’un monde en flagrante perdition, le poète entreprend un processus de sortie de l’impasse d’où " Le bout du tunnel noir" où l’homme se meut dans une perpétuelle ignorance à l’image de l’homme de la caverne de Platon. Il inscrit donc cette capacité de l’homme à l’élévation dans une logique temporelle. Le temps ici est omniprésent comme en attestent les poèmes Il viendra bien le temps, Le temps de la vie, Le vol du temps, Un jour s’en va, etc. C’est dans le temps que se définit l’Homme, car nos actes bons ou mauvais, nos réussites et nos échecs sont inscrits dans une trajectoire eschatologique.

L’homme étant une finitude, la breveté de son existence devrait concourir à le rendre irréprochable devant " l’Eternel " quand serait passée " la galère ". Car malgré tout, l’heure de la justice sonnera. " L’oppression ne vit que le temps de l’agression. Elle s’éteint au réveil de la justice " (P.32) " Laissez le temps de taons faire son temps…Ce n’est qu’une question de temps " (P.20).
A la différence de Lamartine se frustrant du temps qui passe " O temps suspend ton vol. ", l’auteur estime que "Ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons ". Ce faisant, Jules Wounkep éveille la conscience de l’homme à pouvoir mettre Le vol du temps à son profit. " J’ai couru les rues de la cité /Et j’ai rencontré un insensé… qui m’a dit : tout le temps est gardé là-haut " Le poète s’investit de la mission de relier l’homme à Dieu.

Humanisme
Le bonheur ne peut se concevoir dans une rupture de la créature avec son créateur : "Ton nom est une fleur dans mon cœur, Le bonheur/. Bon pasteur, fait que jamais, je ne relâche/ Ma ferveur. Malgré tous mes grands avoirs, Je tremble à ton grand pouvoir." (P.49)
Peut-on parvenir à "la félicité" en entretenant des animosités avec son environnement ? La Mer de Kribi ne saurait se contenter de remplir sa vocation universelle après avoir servi au trafic de l’esclavage des "Africains et de leurs biens"; la France ne saurait se venter d’être une terre de "liberté", "d’égalité" et "de fraternité" après tant de sang coulé : "je parlerais français pour dire aux peuples des Francs les misères de mon peuple…Du pays du Roi-soleil, il n’est pas de lumière sans la Lumière" (P.60).

Le poète manie bien le classicisme. Il met son talent de musicologue au profit de la poésie. On note l’emploi des refrains entre les strophes à l’instar de : Chante, eau vive, l’Etoile brillante du matin. Par la répétition, le poète immortalise l’amour, l’union, le courage. Mais sa volonté à engager les humains sur la voie du " bonheur " ainsi que son expérience de Dieu semblent illusoires et inaccessibles. Enfin, il ne laisse pas de place à l’amour charnel qui semble être à l’origine de l’échec humain et à la source de maladies. Sexe de vie en retrace les inconvénients. Toutefois, la deuxième œuvre de Wounkep, après Groupes musicaux chrétiens (2003), apparaît à nos yeux comme une école de la vie face aux différentes crises qui minent l’humanité.

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