Yaoundé : Ngamo Hamani à nouveau entre les mains de la police
L’ancien administrateur provisoire de la défunte Camair sera présenté au procureur de la République ce vendredi à Douala.
Selon des sources généralement dignes de foi, l’ancien administrateur provisoire de Cameroon Airlines (2005-2008) a été à nouveau interpellé hier à Yaoundé. D’après une indiscrétion de la police, Paul Ngamo Hamani sera conduit de 07 mars 2009 à Douala où il devrait être présenté au procureur de la République. L’ancien administrateur provisoire de Camair a été aperçu hier en fin de matinée dans les locaux de la direction de la Police judiciaire à Yaoundé. Dans une tentative du reporter de Mutations de joindre le concerné hier à la tombée de la nuit, seul son chauffeur a pu répondre d’un ton sarcastique: "Vous ne pouvez pas lui parler. Je suis à la maison et je détiens son téléphone".
Toujours est-il qu’à la direction de la police judiciaire, des éléments ont confirmé la nouvelle de l’interpellation. Paul Ngamo Hamani, est interrogé sur sa gestion de la défunte compagnie camerounaise de transport aérien. Mais également, de la gestion, comme l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean Marie Atangana Mebara, aujourd’hui en prison ou encore l’ex administrateur directeur général de la Camair, Yves Michel Fotso, des personnalités régulièrement citées dans de présumées malversations financières en rapport avec l’acquisition d’un avion présidentiel qui s’est avéré défectueux.
Interpellé une première fois le 08 janvier 2009, l’ancien administrateur provisoire de la Cameroon airlines a été transféré à Douala, entendu par le procureur de la République sous la coordination du procureur général de la Cour d’Appel du Littoral, puis ramené à la direction de la Police judiciaire à Yaoundé où il a passé la nuit du 08 au 09 janvier 2009. Cet autre séjour de Paul Ngamo Hamani, intervient après des auditions, tant à la Police judiciaire qu’au cabinet du magistrat instructeur au tribunal de grande instance de Yaoundé centre administratif. Le 17 novembre 2008 en effet, il a été entendu pendant plus de quatre heures à la sous direction des enquêtes économiques de la police judiciaire.
Selon les sources, il répondait ainsi à une convocation du juge d’instruction en charge de l’information judiciaire ouverte dans le cadre de l’affaire Albatros. Répondant dans ces mêmes colonnes, l’ex administrateur provisoire de la Camair dira, sans grande précision: "Je m’y suis rendu pour apporter des informations dans une affaire qui y est en cours et pour laquelle certains de mes anciens collaborateurs à la Camair ont déjà été entendus". Deux jours plus tôt, Yves Michel Fotso, Cyrille Etoundi et Thomas Dakayi Kamga avait également été entendus par la juge d’instruction. Il s’agissait d’une confrontation dont la finalité était d’obtenir des ex-directeurs généraux et administrateur provisoire de la défunte compagnie nationale aérienne, les informations nécessaires à la manifestation de la vérité sur l’affaire Albatros.
Contrairement à son précédent séjour à la police où on l’a vu très suivi de sa famille proche, hier soir, son épouse n’y était pas perceptible pas plus que ses frères de la dernière fois. Paul Ngamo Hamani n’a pas non plus été autorisé à garder son téléphone portable. Cette fois également, la Pajero immatriculée Ce 4677 Z, de l’ancien administrateur provisoire de la Camair ne se trouvait toujours dans les locaux de la police judiciaire au quartier Elig Essono à Yaoundé. Peu-être, y est-elle revenue tard pour lui faire parvenir des provisions et du matériel de couchage tans des indiscrétions des éléments de la police, laissaient entendre qu’il y passerait la nuit.
Léger Ntiga


Bien qu’il n’hésite pas à répondre qu’il est Camerounais à ceux qui lui demandent sa nationalité, beaucoup le prenne cependant pour un Ghanéen. D’après Ahmed Fonkou, ce malentendu est lié à son métier. "Les gens croient que je suis Ghanéen parce que ce sont les Ghanéens qui ont été les premiers à coiffer les femmes au Cameroun", dit-il en guise d’explication, ajoutant néanmoins que c’est grâce à ces derniers qu’il s’est retrouvé dans ce métier. "La plupart de mes amis étaient Ghanéens et avaient chacun un salon de coiffure pour femmes. Quand j’allais rendre visite à l’un d’entre eux, il m’arrivait de donner un coup de main par ci par là. A la longue, j’ai suivi une formation auprès d’eux et je me suis lancé à mon tour dans la coiffure".