Non classé

Spectacle : Magic System fait son show à Douala

Pendant deux heures, les Ivoiriens ont mis le "feu" au Collège De la Salle, samedi dernier.

L’attente a été longue pour le public venu nombreux assister au spectacle du quatuor ivoirien samedi, 04 avril dernier au Collège De la Salle de Douala. Initialement prévu à 16h, les spectateurs étaient déjà présents dès 15h. Pour éviter le malheureux incident qui s’est produit lors de la tournée de la chanteuse française de hip-hop, Diam’s, la sécurité a été renforcée cette fois-ci. Les spectateurs ont été maintenus à une centaine de mètre du collège. Les vigiles accompagnés de gros chiens et des éléments des forces de l’ordre ont veillé à ce que les fans ne violent pas le périmètre de sécurité. C’est finalement aux environs de 19h qu’on va laisser le public se diriger vers les différents espaces prévus pour le show des chanteurs du Zouglou (Asalfo, Goudé, Tino, Manadja). Pour maintenir le public en attente, certains artistes musiciens du terroir ont fait leurs prestations.

Notamment, Vbh, X-Malea qui a rendu un hommage à Eboa Lotin, et Valséro avec sa désormais célèbre "Lettre ouverte au président de la République", qui a séduit le public. C’est vers 22h que les " zougloumen " ivoiriens vont faire leur apparition sur la scène, sous les ovations du public dont on a du mal à contrôler l’euphorie. Avec le drapeau de leur pays, le quatuor a presque tétanisé le public avec une chanson en rapport avec les éliminatoires couplées Coupe d’Afrique des nations (Can) – Coupe du monde 2006. La chanson relate la triste élimination des Lions indomptables et la qualification des Eléphants de Côte Ivoire. Pourquoi avoir choisi cette chanson en ouverture de rideau ?, semblaient se demander les spectateurs. En tout cas, les réactions du public ne se sont pas faites attendre. On entend notamment certains spectateurs hurler dans la foule. "Le Cameroun est supérieur à la Côte Ivoire", clame une jeune fille.

Provocation
Pour éviter toute polémique, le groupe a interrompu la chanson. Heureusement, ce que d’aucuns ont tôt fait de considérer comme de la provocation, n’a pas gâché la fête. Pendant près de deux heures, les chanteurs ont passé en revue une dizaine de leurs titres à succès. Entre autres, "Amoulanga", "Bouger Bouger", "On ne dort pas", "Un Gaou à Paris", "Taper dos". Et pour clôturer, "Premier Gaou", le titre qui a révélé le groupe, est repris en chœurs par le public resté debout. Par ailleurs, les musiciens ont exécuté quelques pas de "Zouglou", la danse "des fatigués", la "grippe aviaire" du bien connu Dj Lewis.

On a cependant compris, au cours de ce deuxième concert dans la ville de Douala, que l’artiste musicien africain vit mal. Les Magic Systèm de renommée internationale en font d’ailleurs partie. A un moment donné de la soirée, ces musiciens ont demandé au public de faire preuve de "générosité" à leur endroit. Une attitude qui a semblé désoler de nombreux fans qui ont trouvé en cela, un acte de mendicité pur et simple. Le "farotage" a créé le désordre. Les spectateurs ont en effet voulu atteindre le podium, échappant à la vigilance des gros bras qui ont la charge d’assurer la sécurité. Certains ont été molestés. Après deux shows à Douala, le groupe ivoirien continue sa tournée à Yaoundé, où il va également donner un concert.

Sandrine Tonlio

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Spectacle : Magic System fait son show à Douala

Pendant deux heures, les Ivoiriens ont mis le "feu" au Collège De la Salle, samedi dernier.

L’attente a été longue pour le public venu nombreux assister au spectacle du quatuor ivoirien samedi, 04 avril dernier au Collège De la Salle de Douala. Initialement prévu à 16h, les spectateurs étaient déjà présents dès 15h. Pour éviter le malheureux incident qui s’est produit lors de la tournée de la chanteuse française de hip-hop, Diam’s, la sécurité a été renforcée cette fois-ci. Les spectateurs ont été maintenus à une centaine de mètre du collège. Les vigiles accompagnés de gros chiens et des éléments des forces de l’ordre ont veillé à ce que les fans ne violent pas le périmètre de sécurité. C’est finalement aux environs de 19h qu’on va laisser le public se diriger vers les différents espaces prévus pour le show des chanteurs du Zouglou (Asalfo, Goudé, Tino, Manadja). Pour maintenir le public en attente, certains artistes musiciens du terroir ont fait leurs prestations.

Notamment, Vbh, X-Malea qui a rendu un hommage à Eboa Lotin, et Valséro avec sa désormais célèbre "Lettre ouverte au président de la République", qui a séduit le public. C’est vers 22h que les " zougloumen " ivoiriens vont faire leur apparition sur la scène, sous les ovations du public dont on a du mal à contrôler l’euphorie. Avec le drapeau de leur pays, le quatuor a presque tétanisé le public avec une chanson en rapport avec les éliminatoires couplées Coupe d’Afrique des nations (Can) – Coupe du monde 2006. La chanson relate la triste élimination des Lions indomptables et la qualification des Eléphants de Côte Ivoire. Pourquoi avoir choisi cette chanson en ouverture de rideau ?, semblaient se demander les spectateurs. En tout cas, les réactions du public ne se sont pas faites attendre. On entend notamment certains spectateurs hurler dans la foule. "Le Cameroun est supérieur à la Côte Ivoire", clame une jeune fille.

Provocation
Pour éviter toute polémique, le groupe a interrompu la chanson. Heureusement, ce que d’aucuns ont tôt fait de considérer comme de la provocation, n’a pas gâché la fête. Pendant près de deux heures, les chanteurs ont passé en revue une dizaine de leurs titres à succès. Entre autres, "Amoulanga", "Bouger Bouger", "On ne dort pas", "Un Gaou à Paris", "Taper dos". Et pour clôturer, "Premier Gaou", le titre qui a révélé le groupe, est repris en chœurs par le public resté debout. Par ailleurs, les musiciens ont exécuté quelques pas de "Zouglou", la danse "des fatigués", la "grippe aviaire" du bien connu Dj Lewis.

On a cependant compris, au cours de ce deuxième concert dans la ville de Douala, que l’artiste musicien africain vit mal. Les Magic Systèm de renommée internationale en font d’ailleurs partie. A un moment donné de la soirée, ces musiciens ont demandé au public de faire preuve de "générosité" à leur endroit. Une attitude qui a semblé désoler de nombreux fans qui ont trouvé en cela, un acte de mendicité pur et simple. Le "farotage" a créé le désordre. Les spectateurs ont en effet voulu atteindre le podium, échappant à la vigilance des gros bras qui ont la charge d’assurer la sécurité. Certains ont été molestés. Après deux shows à Douala, le groupe ivoirien continue sa tournée à Yaoundé, où il va également donner un concert.

Sandrine Tonlio

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Spectacle : Magic System fait son show à Douala

Pendant deux heures, les Ivoiriens ont mis le "feu" au Collège De la Salle, samedi dernier.

L’attente a été longue pour le public venu nombreux assister au spectacle du quatuor ivoirien samedi, 04 avril dernier au Collège De la Salle de Douala. Initialement prévu à 16h, les spectateurs étaient déjà présents dès 15h. Pour éviter le malheureux incident qui s’est produit lors de la tournée de la chanteuse française de hip-hop, Diam’s, la sécurité a été renforcée cette fois-ci. Les spectateurs ont été maintenus à une centaine de mètre du collège. Les vigiles accompagnés de gros chiens et des éléments des forces de l’ordre ont veillé à ce que les fans ne violent pas le périmètre de sécurité. C’est finalement aux environs de 19h qu’on va laisser le public se diriger vers les différents espaces prévus pour le show des chanteurs du Zouglou (Asalfo, Goudé, Tino, Manadja). Pour maintenir le public en attente, certains artistes musiciens du terroir ont fait leurs prestations.

Notamment, Vbh, X-Malea qui a rendu un hommage à Eboa Lotin, et Valséro avec sa désormais célèbre "Lettre ouverte au président de la République", qui a séduit le public. C’est vers 22h que les " zougloumen " ivoiriens vont faire leur apparition sur la scène, sous les ovations du public dont on a du mal à contrôler l’euphorie. Avec le drapeau de leur pays, le quatuor a presque tétanisé le public avec une chanson en rapport avec les éliminatoires couplées Coupe d’Afrique des nations (Can) – Coupe du monde 2006. La chanson relate la triste élimination des Lions indomptables et la qualification des Eléphants de Côte Ivoire. Pourquoi avoir choisi cette chanson en ouverture de rideau ?, semblaient se demander les spectateurs. En tout cas, les réactions du public ne se sont pas faites attendre. On entend notamment certains spectateurs hurler dans la foule. "Le Cameroun est supérieur à la Côte Ivoire", clame une jeune fille.

Provocation
Pour éviter toute polémique, le groupe a interrompu la chanson. Heureusement, ce que d’aucuns ont tôt fait de considérer comme de la provocation, n’a pas gâché la fête. Pendant près de deux heures, les chanteurs ont passé en revue une dizaine de leurs titres à succès. Entre autres, "Amoulanga", "Bouger Bouger", "On ne dort pas", "Un Gaou à Paris", "Taper dos". Et pour clôturer, "Premier Gaou", le titre qui a révélé le groupe, est repris en chœurs par le public resté debout. Par ailleurs, les musiciens ont exécuté quelques pas de "Zouglou", la danse "des fatigués", la "grippe aviaire" du bien connu Dj Lewis.

On a cependant compris, au cours de ce deuxième concert dans la ville de Douala, que l’artiste musicien africain vit mal. Les Magic Systèm de renommée internationale en font d’ailleurs partie. A un moment donné de la soirée, ces musiciens ont demandé au public de faire preuve de "générosité" à leur endroit. Une attitude qui a semblé désoler de nombreux fans qui ont trouvé en cela, un acte de mendicité pur et simple. Le "farotage" a créé le désordre. Les spectateurs ont en effet voulu atteindre le podium, échappant à la vigilance des gros bras qui ont la charge d’assurer la sécurité. Certains ont été molestés. Après deux shows à Douala, le groupe ivoirien continue sa tournée à Yaoundé, où il va également donner un concert.

Sandrine Tonlio

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Spectacle : Magic System fait son show à Douala

Pendant deux heures, les Ivoiriens ont mis le "feu" au Collège De la Salle, samedi dernier.

L’attente a été longue pour le public venu nombreux assister au spectacle du quatuor ivoirien samedi, 04 avril dernier au Collège De la Salle de Douala. Initialement prévu à 16h, les spectateurs étaient déjà présents dès 15h. Pour éviter le malheureux incident qui s’est produit lors de la tournée de la chanteuse française de hip-hop, Diam’s, la sécurité a été renforcée cette fois-ci. Les spectateurs ont été maintenus à une centaine de mètre du collège. Les vigiles accompagnés de gros chiens et des éléments des forces de l’ordre ont veillé à ce que les fans ne violent pas le périmètre de sécurité. C’est finalement aux environs de 19h qu’on va laisser le public se diriger vers les différents espaces prévus pour le show des chanteurs du Zouglou (Asalfo, Goudé, Tino, Manadja). Pour maintenir le public en attente, certains artistes musiciens du terroir ont fait leurs prestations.

Notamment, Vbh, X-Malea qui a rendu un hommage à Eboa Lotin, et Valséro avec sa désormais célèbre "Lettre ouverte au président de la République", qui a séduit le public. C’est vers 22h que les " zougloumen " ivoiriens vont faire leur apparition sur la scène, sous les ovations du public dont on a du mal à contrôler l’euphorie. Avec le drapeau de leur pays, le quatuor a presque tétanisé le public avec une chanson en rapport avec les éliminatoires couplées Coupe d’Afrique des nations (Can) – Coupe du monde 2006. La chanson relate la triste élimination des Lions indomptables et la qualification des Eléphants de Côte Ivoire. Pourquoi avoir choisi cette chanson en ouverture de rideau ?, semblaient se demander les spectateurs. En tout cas, les réactions du public ne se sont pas faites attendre. On entend notamment certains spectateurs hurler dans la foule. "Le Cameroun est supérieur à la Côte Ivoire", clame une jeune fille.

Provocation
Pour éviter toute polémique, le groupe a interrompu la chanson. Heureusement, ce que d’aucuns ont tôt fait de considérer comme de la provocation, n’a pas gâché la fête. Pendant près de deux heures, les chanteurs ont passé en revue une dizaine de leurs titres à succès. Entre autres, "Amoulanga", "Bouger Bouger", "On ne dort pas", "Un Gaou à Paris", "Taper dos". Et pour clôturer, "Premier Gaou", le titre qui a révélé le groupe, est repris en chœurs par le public resté debout. Par ailleurs, les musiciens ont exécuté quelques pas de "Zouglou", la danse "des fatigués", la "grippe aviaire" du bien connu Dj Lewis.

On a cependant compris, au cours de ce deuxième concert dans la ville de Douala, que l’artiste musicien africain vit mal. Les Magic Systèm de renommée internationale en font d’ailleurs partie. A un moment donné de la soirée, ces musiciens ont demandé au public de faire preuve de "générosité" à leur endroit. Une attitude qui a semblé désoler de nombreux fans qui ont trouvé en cela, un acte de mendicité pur et simple. Le "farotage" a créé le désordre. Les spectateurs ont en effet voulu atteindre le podium, échappant à la vigilance des gros bras qui ont la charge d’assurer la sécurité. Certains ont été molestés. Après deux shows à Douala, le groupe ivoirien continue sa tournée à Yaoundé, où il va également donner un concert.

Sandrine Tonlio

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Livre scolaire : vente libre

Le Cameroun est sûrement l’un des rares pays au monde où la vente du livre n’est pas une activité réservée aux seuls libraires.
Par Marcelin VOUNDA ETOA* –




En période de rentrée scolaire, on voit en effet fleurir et de façon spontanée, çà et là, des points de vente de livres. Or la commercialisation du livre autant que celle de tout autre produit requiert la production d’un dossier dont quelques uns des éléments constitutifs sont : une patente, un registre de commerce, un numéro de contribuable et une fiche technique. La réglementation dont le ministre du Commerce doit s’assurer du respect scrupuleux a pour corollaire un éventail de pénalités. S’y exposent les libraires qui haussent les prix autant que ceux qui les baissent. Les marchands qui vendraient en-deçà du prix public peuvent être suspectés de fraude fiscale ou de trafic illicite des livres ; dans le second cas de figure ci-dessus, il peut s’agir de livres contrefaits, de livres distraits au moment de leur production dans les imprimeries ou dans les magasins et points de stockages des éditeurs.

Lorsque les livres sont originaux aucun libraire ne les vendra en deçà du prix public officiel, sauf à rogner sur sa propre marge bénéficière qui est généralement de l’ordre de 20% du prix public homologué. Du point de vue réglementaire, les choses semblent donc en bon ordre dans le domaine de la commercialisation du livre scolaire au Cameroun. Mais chez nous, le métier de libraire est saisonnier parce que seul le livre prescrit, le livre scolaire, se vend vraiment. Ces ventes, concentrées sur trois mois de l’année, ont l’effet d’une curée sur des hordes de personnes sans foi ni loi qui tirent l’objet de la curée que sont les parents d’élèves dans l’ombre de l’informel pour mieux les plumer, à l’abri de toute réglementation.

Deux pôles sont le point terminal de la commercialisation informelle et illicite des livres. Il s’agit d’abord des bourses du livre et ensuite des libraires du poteau. Conçues à l’origine pour être des lieux d’échange et de compensation à très faible prix des livres dont les enfants ont besoin en passant d’une classe à l’autre, les bourses du livre sont très vite devenues, pour la plupart d’entre elles, des lieux de recel et de commercialisation des livres contrefaits. Livres neufs et de seconde main, originaux et contrefaits y sont mêlés au grand malheur du parent naïf. Les librairies du poteau sont le second lieu de commercialisation illicite des livres scolaires. Il faut être allé un jour à la librairie St Paul à Yaoundé en période de rentrée scolaire, et même au-delà, pour se faire une idée des assauts dont sont victimes les parents de la part des libraires du poteau. Réputée pratiquer des prix honnêtes, la librairie St Paul est, en période de rentrée scolaire, le point de convergence de tous les parents qui ne veulent pas se faire gruger. Malheureusement, l’entrée de cette vénérable librairie est obstruée de l’ouverture à la fermeture par une horde de vendeurs de livres qui agissent tous dans l’informel.

Pour s’en prémunir, la librairie St Paul qui est pourtant un espace commercial a dû se claquemurer, au mépris des règles élémentaires de marketing. Le client naïf qui en ressort sans le livre qu’il recherche, s’il n’a pas été détourné avant d’en avoir franchi la clôture d’enceinte, se fait entrainer dans des dédales du marché où on lui fait miroiter la possibilité d’acheter des livres de même qualité que ceux vendus à St Paul à moindre coût. On lui proposera aussi au besoin des livres de seconde main, parfois vendus plus chers que les neufs, s’il a le malheur d’en ignorer le prix de vente public officiel.
Succombant à la tentation de s’inviter à la curée, de nombreux libraires ayant pignon sur rue entrent de plus en plus dans le jeu de la contrefaçon, généralement, en annexant une bourse du livre à leur librairie.
La jurisprudence en matière de sanctions contre les libraires véreux n’a enregistré jusqu’à ce jour aucune condamnation des acteurs maffieux de la commercialisation. L’anomie va donc progressivement s’établir comme étant la règle dans le secteur, jusqu’à ce qu’il n’existe plus un seul vrai libraire au Cameroun.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.