A l’occasion des vacances scolaires, le professeur de peinture initie les jeunes à son art à la Centrale de lecture publique de Yaoundé.
–
Entre ses travaux à l’université de Yaoundé I et l’atelier des beaux arts qu’il tient à l’avenue du lac de Biyem-Assi à Yaoundé, Jean Kouam Tawadje ne manque pas de s’arrêter, comme d’habitue, à la Centrale de lecture publique.
Pour ces vacances 2008, l’enseignant des Arts plastiques à l’université de Yaoundé I a décidé de se consacrer à l’encadrement d’une demie douzaine d’enfants. "Je n’ai pas assez de temps. Finissons rapidement, car je dois passer à autre chose", tranche-t-il. Hier, les apprenants, qui étaient absorbés à représenter un village de pêcheurs, suivaient avec assiduité les recommandations du "maître". "Ils ne sont pas nombreux, mais ceux qui sont là assimilent assez rapidement", dit-il. Ici, les cours de peinture, de danse, de guitare, de dessin… ont débuté le 11 août dernier et se déroulent sous la conduite de différents encadreurs.
Jean Kouam Tawadje est né vers 1954 à Baham, dans la province de l’Ouest. Après des études d’art à l’université de Yaoundé I, il crée la Tawadjerie en 1973, son atelier des beaux arts situé à l’avenue Biyem-Assi Lac, à Yaoundé. En 1976, il obtient une bourse en scénographie et se rend en Chine. Il obtient un " Bachelor of Arts" de l’Académie des arts dramatiques et un "Master of Arts" de l’académie des Beaux Arts de Chine, option peinture.
Cadre contractuel d’administration au Théâtre national, Kouam Tawadje poursuit, parallèlement, ses recherches en vue de son Phd en Arts plastiques. Pour ce faire, il travaille sur "Les sculptures architecturales chez les Bamiléké de l’Ouest-Cameroun". Il fut le premier Africain à soutenir un mémoire de Master of Arts en Chine, et en chinois.
En 2007, il reçoit la 2ème médaille d’or au Festival international des arts plastiques de Mahares. En 2004, c’est à lui que revient le Prix du président de la République du Cameroun. La même année, il est distingué au Festival international des arts plastiques de la Chebba, en Tunisie. Lauréat de la VIIème biennale de l’art contemporain bantu en 2002, il a été Epi d’or de la peinture camerounaise au Fenac d’Ebolowa en 1998.
par Irène Gaouda