Non classé

contre la corruption / purge annoncée dans la gendarmerie

De lourdes sanctions contre des gendarmes en service dans la presqu’île pourraient être prononcées cette semaine. Elles vont de la déchéance administrative à la poursuite en justice.

Selon des sources introduites au cabinet du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Rémy Ze Meka, des officiers, sous-officiers et autres éléments de la gendarmerie nationale en service dans la péninsule de Bakassi seront punis cette semaine. Nos sources indiquent que certains vont être relevés de leurs fonctions et quelques-uns seront invités au conseil de discipline. Outre les sanctions administratives, nos informateurs formulent avec insistance l’hypothèse d’une procédure judiciaire à leur encontre.
Il est reproché aux gendarmes concernés d’avoir adopté, dans l’exercice de leurs fonctions, des comportements susceptibles de nuire à l’image du Cameroun, d’aller à l’encontre de la politique gouvernementale dans la zone, de déstabiliser les leviers de la sécurité et de la paix. Concrètement, les gendarmes travaillant dans le département du Ndian en général et la zone de Bakassi en particulier sont accusés de maltraitance des voyageurs – en majorité de nationalité nigériane – de corruption, de trafic d’influence et de détournement de fonds publics.
Les plaintes sont en effet courantes qui relaient des cas d’arnaque et d’extorsion de sous et biens dans le Ndian. Sur la route Mundemba – Isangele par exemple, des éléments du Génie militaire ont érigé illégalement deux barrières de contrôle (un à Ikassa et l’autre à Mosonguisele). Les conducteurs – de moto-taxis (benskineurs) surtout – doivent négocier en donnant quelque chose pour passer. Sur tous les autres tronçons, les chauffeurs paient 1 000 Fcfa à chaque poste de contrôle. Dans l’eau (à travers les criques, rivières et fleuve), chaque passager doit débourser 1 000 Fcfa. En plus, chaque pilote de pirogue est contraint de donner 5 à 10 litres de carburants. “ Les gendarmes nous demandent toujours ‘vous croyez qu’on va patrouiller avec quoi’, comme pour signifier que les services centraux ne leur donnent pas les moyens de travail ”, confie un pilote de flying boat.

“ Coupeurs de mer ”
L’arnaque en mer,
particulièrement vérifiable sur le tronçon Ekondo Titi – Ikang (Nigeria), a irrité au plus haut point des commerçants nigérians qui ont saisi les autorités de l’Etat fédéré du Cross River au Nigeria. Dans son interview au Messager vendredi dernier, chief Dr. Dion Ngute, ministre délégué aux Relations extérieures chargées du Commonwealth a indiqué que la commission mixte Cameroun / Nigeria est attentive sur tout ce qui peut faire décliner la paix à Bakassi. Il affirme que si les plaintes contre les gendarmes exerçant dans la zone sont justifiées, le gouvernement n’hésiterait pas à sévir. Et voilà, on y est peut-être.
Joint, le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie, Jean-Baptiste Bokam, dit ne pas être au courant des sanctions pourtant annoncées de source bien informée. Il reconnaît néanmoins que des plaintes sont parvenues dans les services centraux du ministère de la Défense et que des missions d’inspection ont été dépêchées sur le terrain à Bakassi. Il tente de rassurer quant à la loyauté de la gendarmerie avant d’affirmer que le gouvernement est ferme sur le fait qu’il faille sanctionner sans faiblesse afin de donner au peuple la gendarmerie rêvée. Cette punition des gendarmes est envisagée dans un contexte de répression douce au Mindef. Le déclassement de l’opération Delta et son remplacement au premier trimestre 2009 par le Bataillon d’intervention rapide à Bakassi n’a pas plu à certains militaires. La révocation d’une centaine d’élèves-gendarmes la semaine dernière pour faux et usage de faux dans leur processus d’admission au centre d’instruction de la gendarmerie nationale a secoué le département.
Si le ministère de la Défense ne retarde pas le processus, des sanctions seront donc prononcées cette semaine. Nous reviendrons de façon précise sur ce comportement de gendarmes dans le cadre de la série “ Bakassi : sur les traces d’apprentis-sorciers ” publiée chaque jour dans Le Messager. 

Par Marlyse SIBATCHEU

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contre la corruption / purge annoncée dans la gendarmerie

De lourdes sanctions contre des gendarmes en service dans la presqu’île pourraient être prononcées cette semaine. Elles vont de la déchéance administrative à la poursuite en justice.

Selon des sources introduites au cabinet du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Rémy Ze Meka, des officiers, sous-officiers et autres éléments de la gendarmerie nationale en service dans la péninsule de Bakassi seront punis cette semaine. Nos sources indiquent que certains vont être relevés de leurs fonctions et quelques-uns seront invités au conseil de discipline. Outre les sanctions administratives, nos informateurs formulent avec insistance l’hypothèse d’une procédure judiciaire à leur encontre.
Il est reproché aux gendarmes concernés d’avoir adopté, dans l’exercice de leurs fonctions, des comportements susceptibles de nuire à l’image du Cameroun, d’aller à l’encontre de la politique gouvernementale dans la zone, de déstabiliser les leviers de la sécurité et de la paix. Concrètement, les gendarmes travaillant dans le département du Ndian en général et la zone de Bakassi en particulier sont accusés de maltraitance des voyageurs – en majorité de nationalité nigériane – de corruption, de trafic d’influence et de détournement de fonds publics.
Les plaintes sont en effet courantes qui relaient des cas d’arnaque et d’extorsion de sous et biens dans le Ndian. Sur la route Mundemba – Isangele par exemple, des éléments du Génie militaire ont érigé illégalement deux barrières de contrôle (un à Ikassa et l’autre à Mosonguisele). Les conducteurs – de moto-taxis (benskineurs) surtout – doivent négocier en donnant quelque chose pour passer. Sur tous les autres tronçons, les chauffeurs paient 1 000 Fcfa à chaque poste de contrôle. Dans l’eau (à travers les criques, rivières et fleuve), chaque passager doit débourser 1 000 Fcfa. En plus, chaque pilote de pirogue est contraint de donner 5 à 10 litres de carburants. “ Les gendarmes nous demandent toujours ‘vous croyez qu’on va patrouiller avec quoi’, comme pour signifier que les services centraux ne leur donnent pas les moyens de travail ”, confie un pilote de flying boat.

“ Coupeurs de mer ”
L’arnaque en mer,
particulièrement vérifiable sur le tronçon Ekondo Titi – Ikang (Nigeria), a irrité au plus haut point des commerçants nigérians qui ont saisi les autorités de l’Etat fédéré du Cross River au Nigeria. Dans son interview au Messager vendredi dernier, chief Dr. Dion Ngute, ministre délégué aux Relations extérieures chargées du Commonwealth a indiqué que la commission mixte Cameroun / Nigeria est attentive sur tout ce qui peut faire décliner la paix à Bakassi. Il affirme que si les plaintes contre les gendarmes exerçant dans la zone sont justifiées, le gouvernement n’hésiterait pas à sévir. Et voilà, on y est peut-être.
Joint, le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie, Jean-Baptiste Bokam, dit ne pas être au courant des sanctions pourtant annoncées de source bien informée. Il reconnaît néanmoins que des plaintes sont parvenues dans les services centraux du ministère de la Défense et que des missions d’inspection ont été dépêchées sur le terrain à Bakassi. Il tente de rassurer quant à la loyauté de la gendarmerie avant d’affirmer que le gouvernement est ferme sur le fait qu’il faille sanctionner sans faiblesse afin de donner au peuple la gendarmerie rêvée. Cette punition des gendarmes est envisagée dans un contexte de répression douce au Mindef. Le déclassement de l’opération Delta et son remplacement au premier trimestre 2009 par le Bataillon d’intervention rapide à Bakassi n’a pas plu à certains militaires. La révocation d’une centaine d’élèves-gendarmes la semaine dernière pour faux et usage de faux dans leur processus d’admission au centre d’instruction de la gendarmerie nationale a secoué le département.
Si le ministère de la Défense ne retarde pas le processus, des sanctions seront donc prononcées cette semaine. Nous reviendrons de façon précise sur ce comportement de gendarmes dans le cadre de la série “ Bakassi : sur les traces d’apprentis-sorciers ” publiée chaque jour dans Le Messager. 

Par Marlyse SIBATCHEU

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De lourdes sanctions contre des gendarmes en service dans la presqu’île pourraient être prononcées cette semaine. Elles vont de la déchéance administrative à la poursuite en justice.

Selon des sources introduites au cabinet du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Rémy Ze Meka, des officiers, sous-officiers et autres éléments de la gendarmerie nationale en service dans la péninsule de Bakassi seront punis cette semaine. Nos sources indiquent que certains vont être relevés de leurs fonctions et quelques-uns seront invités au conseil de discipline. Outre les sanctions administratives, nos informateurs formulent avec insistance l’hypothèse d’une procédure judiciaire à leur encontre.
Il est reproché aux gendarmes concernés d’avoir adopté, dans l’exercice de leurs fonctions, des comportements susceptibles de nuire à l’image du Cameroun, d’aller à l’encontre de la politique gouvernementale dans la zone, de déstabiliser les leviers de la sécurité et de la paix. Concrètement, les gendarmes travaillant dans le département du Ndian en général et la zone de Bakassi en particulier sont accusés de maltraitance des voyageurs – en majorité de nationalité nigériane – de corruption, de trafic d’influence et de détournement de fonds publics.
Les plaintes sont en effet courantes qui relaient des cas d’arnaque et d’extorsion de sous et biens dans le Ndian. Sur la route Mundemba – Isangele par exemple, des éléments du Génie militaire ont érigé illégalement deux barrières de contrôle (un à Ikassa et l’autre à Mosonguisele). Les conducteurs – de moto-taxis (benskineurs) surtout – doivent négocier en donnant quelque chose pour passer. Sur tous les autres tronçons, les chauffeurs paient 1 000 Fcfa à chaque poste de contrôle. Dans l’eau (à travers les criques, rivières et fleuve), chaque passager doit débourser 1 000 Fcfa. En plus, chaque pilote de pirogue est contraint de donner 5 à 10 litres de carburants. “ Les gendarmes nous demandent toujours ‘vous croyez qu’on va patrouiller avec quoi’, comme pour signifier que les services centraux ne leur donnent pas les moyens de travail ”, confie un pilote de flying boat.

“ Coupeurs de mer ”
L’arnaque en mer,
particulièrement vérifiable sur le tronçon Ekondo Titi – Ikang (Nigeria), a irrité au plus haut point des commerçants nigérians qui ont saisi les autorités de l’Etat fédéré du Cross River au Nigeria. Dans son interview au Messager vendredi dernier, chief Dr. Dion Ngute, ministre délégué aux Relations extérieures chargées du Commonwealth a indiqué que la commission mixte Cameroun / Nigeria est attentive sur tout ce qui peut faire décliner la paix à Bakassi. Il affirme que si les plaintes contre les gendarmes exerçant dans la zone sont justifiées, le gouvernement n’hésiterait pas à sévir. Et voilà, on y est peut-être.
Joint, le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie, Jean-Baptiste Bokam, dit ne pas être au courant des sanctions pourtant annoncées de source bien informée. Il reconnaît néanmoins que des plaintes sont parvenues dans les services centraux du ministère de la Défense et que des missions d’inspection ont été dépêchées sur le terrain à Bakassi. Il tente de rassurer quant à la loyauté de la gendarmerie avant d’affirmer que le gouvernement est ferme sur le fait qu’il faille sanctionner sans faiblesse afin de donner au peuple la gendarmerie rêvée. Cette punition des gendarmes est envisagée dans un contexte de répression douce au Mindef. Le déclassement de l’opération Delta et son remplacement au premier trimestre 2009 par le Bataillon d’intervention rapide à Bakassi n’a pas plu à certains militaires. La révocation d’une centaine d’élèves-gendarmes la semaine dernière pour faux et usage de faux dans leur processus d’admission au centre d’instruction de la gendarmerie nationale a secoué le département.
Si le ministère de la Défense ne retarde pas le processus, des sanctions seront donc prononcées cette semaine. Nous reviendrons de façon précise sur ce comportement de gendarmes dans le cadre de la série “ Bakassi : sur les traces d’apprentis-sorciers ” publiée chaque jour dans Le Messager. 

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De lourdes sanctions contre des gendarmes en service dans la presqu’île pourraient être prononcées cette semaine. Elles vont de la déchéance administrative à la poursuite en justice.

Selon des sources introduites au cabinet du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Rémy Ze Meka, des officiers, sous-officiers et autres éléments de la gendarmerie nationale en service dans la péninsule de Bakassi seront punis cette semaine. Nos sources indiquent que certains vont être relevés de leurs fonctions et quelques-uns seront invités au conseil de discipline. Outre les sanctions administratives, nos informateurs formulent avec insistance l’hypothèse d’une procédure judiciaire à leur encontre.
Il est reproché aux gendarmes concernés d’avoir adopté, dans l’exercice de leurs fonctions, des comportements susceptibles de nuire à l’image du Cameroun, d’aller à l’encontre de la politique gouvernementale dans la zone, de déstabiliser les leviers de la sécurité et de la paix. Concrètement, les gendarmes travaillant dans le département du Ndian en général et la zone de Bakassi en particulier sont accusés de maltraitance des voyageurs – en majorité de nationalité nigériane – de corruption, de trafic d’influence et de détournement de fonds publics.
Les plaintes sont en effet courantes qui relaient des cas d’arnaque et d’extorsion de sous et biens dans le Ndian. Sur la route Mundemba – Isangele par exemple, des éléments du Génie militaire ont érigé illégalement deux barrières de contrôle (un à Ikassa et l’autre à Mosonguisele). Les conducteurs – de moto-taxis (benskineurs) surtout – doivent négocier en donnant quelque chose pour passer. Sur tous les autres tronçons, les chauffeurs paient 1 000 Fcfa à chaque poste de contrôle. Dans l’eau (à travers les criques, rivières et fleuve), chaque passager doit débourser 1 000 Fcfa. En plus, chaque pilote de pirogue est contraint de donner 5 à 10 litres de carburants. “ Les gendarmes nous demandent toujours ‘vous croyez qu’on va patrouiller avec quoi’, comme pour signifier que les services centraux ne leur donnent pas les moyens de travail ”, confie un pilote de flying boat.

“ Coupeurs de mer ”
L’arnaque en mer,
particulièrement vérifiable sur le tronçon Ekondo Titi – Ikang (Nigeria), a irrité au plus haut point des commerçants nigérians qui ont saisi les autorités de l’Etat fédéré du Cross River au Nigeria. Dans son interview au Messager vendredi dernier, chief Dr. Dion Ngute, ministre délégué aux Relations extérieures chargées du Commonwealth a indiqué que la commission mixte Cameroun / Nigeria est attentive sur tout ce qui peut faire décliner la paix à Bakassi. Il affirme que si les plaintes contre les gendarmes exerçant dans la zone sont justifiées, le gouvernement n’hésiterait pas à sévir. Et voilà, on y est peut-être.
Joint, le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie, Jean-Baptiste Bokam, dit ne pas être au courant des sanctions pourtant annoncées de source bien informée. Il reconnaît néanmoins que des plaintes sont parvenues dans les services centraux du ministère de la Défense et que des missions d’inspection ont été dépêchées sur le terrain à Bakassi. Il tente de rassurer quant à la loyauté de la gendarmerie avant d’affirmer que le gouvernement est ferme sur le fait qu’il faille sanctionner sans faiblesse afin de donner au peuple la gendarmerie rêvée. Cette punition des gendarmes est envisagée dans un contexte de répression douce au Mindef. Le déclassement de l’opération Delta et son remplacement au premier trimestre 2009 par le Bataillon d’intervention rapide à Bakassi n’a pas plu à certains militaires. La révocation d’une centaine d’élèves-gendarmes la semaine dernière pour faux et usage de faux dans leur processus d’admission au centre d’instruction de la gendarmerie nationale a secoué le département.
Si le ministère de la Défense ne retarde pas le processus, des sanctions seront donc prononcées cette semaine. Nous reviendrons de façon précise sur ce comportement de gendarmes dans le cadre de la série “ Bakassi : sur les traces d’apprentis-sorciers ” publiée chaque jour dans Le Messager. 

Par Marlyse SIBATCHEU

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Le zom, un mets exquis aux nombreuses vertus

Le “ zom ” est un plat originaire des provinces du Centre, Sud et de l’Est Cameroun. –


C’est une sauce faite à base de feuilles de légumes fraîches. On peut aussi le confectionner sous forme de gâteau. Sa confection ne nécessite pas beaucoup d’argent pour l’achat des ingrédients que sont : les feuilles de zom, des arachides, du ail, des oignons, du sel, de l’eau et du piment (pour ceux qui en consomment). Ce plat fait la joie des gourmets. “ C’est l’un des meilleurs plats des provinces Centre, Sud, Est après l’okok, le sanga, l’ékomba et le kanga. Une fois qu’on l’a dégusté, on se croit sur une autre planète. Tellement il est nourrissant ”, déclare en mangeant Joseph Marie Ngondi, promoteur culturel à Yaoundé.
La préparation de ce mets est simple. On commence par découper les feuilles de zom. Puis, on les lave et on les fait bouillir. Pendant que les feuilles sont portées à ébullition, on fait bouillir les arachides, qu’on laisse refroidir, avant de les dépulper et de les moudre en vue d’obtenir une pâte homogène. On fait ensuite chauffer de l’huile de palme dans lequel on fait revenir les oignons et de l’ail préalablement haché. On y ajoute du sel et du cube, on remue et on laisse cuire à petit feu. “ Selon les convenances, on peut enrichir ce plat avec des harengs ou bifaka en langue locale, du poisson fumé, des crevettes, de la viande de brousse fraîche ou boucanée ”, affirme Madame Anyande Irène, ménagère au quartier Nkoldongo. Selon ellequel que soit son choix, “ le plat garde presque toujours la même saveur ”. Pendant que la pâte cuit à petit feu, on lave les feuilles de zom jusqu’à ce que l’eau de lavage perde sa couleur verte et devienne claire. Les feuilles rejoignent la pâte d’arachide sur le feu. Et on remue ce mélange de temps à autre. “ Il est important de remuer ce mélange régulièrement de peur que la pâte reste au fond de la marmite et les feuilles en suspension [émulsion, Ndlr] ”, précise Madame Anyande. La cuisson dure trente à quarante-cinq minutes environ. Certains préfèrent à la fin, faire revenir légèrement un peu d’oignons dans de l’huile raffinée et le verser sur la sauce. Le but étant d’obtenir une brillance et un goût plus exquis. On peut le servir avec du manioc en tubercule, des bâtons de manioc, du plantain mûr ou du macabo…

Vertus nutritionnelles et thérapeutiques
Le zom comme la plupart des légumes a d’innombrables vertus. Selon des approches scientifiques, il renferme des éléments nutritifs comme des lipides et des glucides provenant des arachides. Lesquels éléments entretiennent l’organisme et assurent le développement des cellules. Parlant des légumes (feuilles de zom), elles contiennent de la cellulose et des vitamines à l’instar de la vitamine B1 et de la vitamine K qui facilitent non seulement la digestion mais aussi la coagulation du sang dans l’organisme. “ Ici chez nous, lorsqu’une femme vient d’accoucher, on lui conseille le plat de zom pour épurer le ventre et redonner de nouvelles forces à l’organisme. C’est donc un met très important dans notre province ”, affirme Edingue Audrey, commerçante au marché du Mfoundi. En attendant de faire vous aussi l’expérience des multiples vertus du zom, “ je vous souhaite par anticipation une très bonne dégustation ”, lance Tanti Rosette, gérante d’un restaurant à Anguissa à ses clients. 

Par Christian TCHAPMI (Stagiaire)

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