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Bernadette Ngono : Talentueuse au-delà du handicap

Cette non voyante a été élue samedi dernier meilleur artiste d’un festival spécialisé.
Justin Blaise Akono – Samedi 14 octobre dernier, les invités du centre culturel le Petit Tam-tam à Yaoundé pour la cérémonie de clôture du deuxième festival des arts et sports pour personnes handicapées, "Handicap sur scène ", n’avaient d’yeux que pour elle : Bernadette Ngono. Et un voisin de table de s’étonner qu’une si jolie fille mette des lunettes sombres à cette heure de la soirée (19h), avant de se raviser qu’il était parmi des handicapés (moteurs, mentaux, sourds muets, mal voyants et non voyants), dont mademoiselle Ngono faisait partie. L’autre temps fort intervient au moment où elle est invitée à recevoir son trophée de meilleur artiste du festival. Elle est conduite au podium par un guide, bien qu’ayant sa canne blanche. En guise de remerciements à l’endroit des organisateurs, Bernadette Ngono fend la nuit d’une voix perçante. Au bout, un couplet de l’un de ses contes chantés, " Abinga bi Ngole ". Conte lui ont permis de décrocher le prix.

Bernadette Ngono a perdu sa vue depuis l’âge de dix ans. Ce triste souvenir se perd dans la peine à travers la tête qu’elle baisse à la suite de la question. Triste souvenir qu’elle peine à évoquer. Cependant, son amour pour les contes naît précocement, alors qu’elle était encore au village, dans le département de la Lékié, province du Centre. " Tout petits, on se regroupait régulièrement tous les soirs et se racontait des histoires ", se souvient-elle. C’est seulement depuis l’année dernière qu’elle a décidé d’en faire un hobby : " c’est à la suite de mon élection comme Miss handicapée visuelle lors du premier festival Handicap sur scène que j’ai intégré le groupe " Au cœur de l’espoir " de Didier Onana. Nous avons alors commencé à travailler d’une manière sérieuse dans l’optique de monter des spectacles ".

L’objectif est presque atteint. Le conte "Abinga bi Ngole " (l’histoire d’un enfant né handicapé moteur, qui perd sa mère à la naissance et considéré par son père comme un objet encombrant) est représenté pour la première fois lors de ce festival. Bernadette Ngono rêve déjà de faire du conte un métier. La jeune conteuse est élève en terminale A4 Espagnol au Lycée d’Ekounou à Yaoundé. " J’aimerais devenir journaliste. Pour cette raison, je présenterai le concours de l’Esstic si j’obtiens mon Baccalauréat ", tel est son rêve. Elle flirte déjà avec la communication à travers une émission, " Au cœur de l’espoir " qu’elle co-présente sur les ondes de la radio Tiéméni Siantou.

Pendant les vacances, Bernadette Ngono, qui dit vivre seule dans une chambre et s’occuperait à vendre de petits articles pour survivre. D’ailleurs, Didier Onana, le coordonnateur de l’association " Au cœur de l’espoir ", la trouve dynamique. " Quand je travaille avec elle, je la considère comme une personne normale. Cela l’aide sûrement à être plus rigoureuse envers elle-même ". Agée de 25 ans, elle parle très peu de sa vie privée. Juste qu’elle se " débrouille toute seule ". Son physique d’athlète trahit bien ses multiples activités. Notamment l’athlétisme et le goalball (sport collectif pour handicapé avec un ballon sonore) qu’elle pratique régulièrement avec ses semblables. Très impliquée dans les activités de son association, Bernadette Ngono compte se produire en spectacles dans des écoles " afin de montrer au monde que les handicapés sont capables de bien de choses ".

Mutations

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EKO6TM : « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l

 « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l’esprit »
Par idy le 21/08/2006

Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol constituent le noyau dur du groupe EKO6TM. Depuis 4 ans, ils essaient de se faire entendre à travers leur hip hop. En 2005, ils montent leur label « Mbita Kola Records ». ils ont bien voulu nous livrer leur façon de voir le hip hop kamer.

Que signifie EKO6TM ?
Le mot EKO6TM renvoie à deux définitions dont la 1ère
Ecosystème : désignant l’ensemble des éléments vivants ou non vivants qui constituent le milieu de vie qui les conditionne. Et la 2nde purement engagé est « l’ÉCHO du SYSTEME » se qui renvoie au reflet de se qui se passe au quotidien dans notre société. C’est donc la voix des sans voix. EKO6T’M est donc un groupe au concept universel. Nous représentons le citoyen et l’homme.

Parlez moi de votre rencontre ?
Nous étions d’abord des amis et EKO6TM était à l’origine un collectif de rappeurs et de groupes de rap.  Après moult discorde, 8 rappeurs dont 7 garçons et 1 fille décident de poursuivre l’aventure en se réunissant au moins deux fois par semaine pour des répétitions.
La distance, l’ardeur au travail, les frustrations et les études ont amené certains à « se barrer ». depuis 2005, nous sommes restés à quatre, à savoir : Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol.

Et vos débuts ?
Rous’Bab : en 2000, je faisais parti d’un collectif de 5 rappeurs qui s’appelait « city tribunat ». j’étais le benjamin du groupe. Tous étaient à l’université, excepté moi qui étais encore au collège. En 2002, je rencontre Snec du groupe Mizerable avec qui je preste jusqu’à ce que j’intègre le collectif EKO6TM.
Mbleth TH : mes débuts et ceux de FL se ressemblent. En 2000, après mon bac, avec FL qui est à l’origine un pote est devenu mon petit frère, nous formions le k-posee (TH, FL, et Christiane). Juste après, je fais la rencontre du cousin de FL qui n’est autre que Snec. Il y’a eu le projet ennemy fusion d’enfer. En 2002, nous suspendons nos activités rapologiques pour nous consacrer aux études. En 2003, nous relançons la machine avec le groupe EKO6TM qui regroupe dans en son sein : les groupes Mizerable, k-posee et les rappeurs solo.

C’est quoi votre style ?
Nous faisons du dancehall, de l’underground, du reggae. Nous sommes avant tout des artistes. EKO6TM, c’est ICO entendez imaginez, créez et osez. Nous refusons des barrières dans nos musiques.

Les internautes ont eu l’occasion de suivre quelques sons d’EKO6TM. Alors à quand l’album ?
S’il plait à Dieu, la sortie de l’album est prévue pour 2007. C’est d’abord un maxi qui s’intitule « marée basse ». nous sommes en phase de confirmation. C’est un rap scientifique expérimental. Nous avons aussi des titres engagés tels que « Cameroun tu nous a déçu ». dans ce maxi, il y’a deux featurings avec des rappeurs Bisko et Toxkravitz. Ce maxi annonce l’album qui sortira plus tard.
Sur la pochette, vous avez le masque à gaz qui protége notre environnement et sauvegarde la couche d’ozone. Nous lâchons aussi un gaz de purification dans ce pays de corrompu et pédé. Le rouge de « marée basse » représente notre combat pour le hip hop. La couleur verte est celle de la paix et la noire, celle du deuil.

N’avez-vous pas peur de la piraterie ?
Tout artiste devrait avoir peur de la piraterie. C’est un virus et nous devons trouver son antivirus. La piraterie est un délit et l’état a le devoir de sévir. Les camerounais doivent respecter l’art. « je sors du ghetto et je te sors du ghetto ».  le ministère de la culture doit subventionner la musique. Il doit informer le public sur les avantages d’acheter les CD originaux. A l’encontre des producteurs, nous leur disons de « diminuer leur marché noir ».

Quelles relations entretenez vous avec la CMC ?
La CMC est bâti sur des ruines. Tu te rends compte, nous arrivons là bas, nous rencontrons un Monsieur dans un bureau, incapable de nous donner des renseignements. Nous allons dans un autre bureau cette fois occupé par une jeune dame qui prétend « être nouvelle et ne connaissant pas le fonctionnement de la maison ». c’est un club d’amis. Ils ignorent les langages techniques. Certains confondent les partitions et les lyrics. Pour être franc, nous ne sommes pas convaincu qu’ils puissent défendre nos droits.

Quelles sont selon vous les mesures à prendre pour faire avancer le hip hop kamer ?
Le problème du rap kamer, c’est le rappeur lui-même. Dans les années 90, les choses étaient mieux organisées. On a l’impression que c’est un démarrage en l’envers. Le rappeur doit prendre conscience. Arrêtons de nous prendre la tête. Nous devons aller vers les medias. Avant de dire que « l’état ne fait rien pour le hip hop », disons plus tôt «  qu’est ce que nous avons fait pour le hip hop ? ». nous devons cultiver notre propre personnalité.

Dans un pays pauvre et très endetté ou la pauvreté gagne du terrain. Plus de la moitié des kamers n’ont pas accès à l’eau potable, à l’éducation et à la santé. Alors croyez vous que le hip hop soit une priorité pour l’état ?
Nous disons, oui. Le hip hop est un marché qui peut se développer. Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, il rapporte beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat. Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade soutient le hip hop. Au Gabon, l’état s’implique de plus en plus. Dernièrement, le rappeur 50 cent s’est produit au Gabon sous le haut patronage de la première dame du Gabon. Le hip hop est aussi plus éducateur. C’est un moyen de pression sur l’Etat. Nous tirons sur tout ce qui n’est pas bien.

On vient d’atteindre le point d’achèvement. Qu’est ce que le groupe EKO6TM peut il attendre de l’annulation de cette dette ?
On attend du concret. Les paroles, on en a marre. Qu’ils passent de la parole à l’acte. Pour le moment, on attend voir. Commencez par augmenter les salaires de nos parents.

Que pensez vous de la guerre puriste- Mboa ?
Cette guerre n’a pas lieu d’être. Notre rap est encore très fragile. Que de nous battre, organisons nous. Tout travail artistique doit être respecté. On ne saurait quantifier l’œuvre de l’esprit.

Y’a-t-il une critique que le groupe aies peur d’entendre ?
Nous voulons les critiques, elles font avancer. Il faut souhaiter être critiqué. Ça fait rougir parfois mais c’est mieux. Il faudra l’avis et l’apport des autres.

Des projets ?
Des projets, il y’en a. Tout d’abord, la sortie du maxi d’EKO6TM. Avec notre label « Mbita kola Records», nous comptons organiser des spectacles avant la fin de l’année. Nous lancerons en 2007, notre compil à 2 volumes. Le premier volume s’intitule « De l’ombre à la lumière ». les artistes invités sont anonymes à l’exception du rappeur valsero.
Le deuxième volume « parce que les vrais sont dans l’ombre » parce qu’une fois sorti de l’ombre, on ne retourne plus. Mais en effet les meilleurs sont dans l’ombre. Les medias doivent chercher ceux qui sont dans l’ombre, ne pas seulement se focaliser sur ceux qui sont confirmés.
Il y’a aussi le projet k-posee avec k’mal du groupe J-Hard, un album de 10 titres. Ensuite le projet EKO6TM, Shabazz et son protégé Same « cocktail Molotov » qui annonce le retour de Shabazz sur scène.

Votre mot de fin ?
Merci à l’initiative de kamerhiphop.com. big up et merci de nous donner la parole. Big up à nos parents, à nos amis et aux gars de Mbita kola Records.

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EKO6TM : « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l

 « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l’esprit »
Par idy le 21/08/2006

Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol constituent le noyau dur du groupe EKO6TM. Depuis 4 ans, ils essaient de se faire entendre à travers leur hip hop. En 2005, ils montent leur label « Mbita Kola Records ». ils ont bien voulu nous livrer leur façon de voir le hip hop kamer.

Que signifie EKO6TM ?
Le mot EKO6TM renvoie à deux définitions dont la 1ère
Ecosystème : désignant l’ensemble des éléments vivants ou non vivants qui constituent le milieu de vie qui les conditionne. Et la 2nde purement engagé est « l’ÉCHO du SYSTEME » se qui renvoie au reflet de se qui se passe au quotidien dans notre société. C’est donc la voix des sans voix. EKO6T’M est donc un groupe au concept universel. Nous représentons le citoyen et l’homme.

Parlez moi de votre rencontre ?
Nous étions d’abord des amis et EKO6TM était à l’origine un collectif de rappeurs et de groupes de rap.  Après moult discorde, 8 rappeurs dont 7 garçons et 1 fille décident de poursuivre l’aventure en se réunissant au moins deux fois par semaine pour des répétitions.
La distance, l’ardeur au travail, les frustrations et les études ont amené certains à « se barrer ». depuis 2005, nous sommes restés à quatre, à savoir : Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol.

Et vos débuts ?
Rous’Bab : en 2000, je faisais parti d’un collectif de 5 rappeurs qui s’appelait « city tribunat ». j’étais le benjamin du groupe. Tous étaient à l’université, excepté moi qui étais encore au collège. En 2002, je rencontre Snec du groupe Mizerable avec qui je preste jusqu’à ce que j’intègre le collectif EKO6TM.
Mbleth TH : mes débuts et ceux de FL se ressemblent. En 2000, après mon bac, avec FL qui est à l’origine un pote est devenu mon petit frère, nous formions le k-posee (TH, FL, et Christiane). Juste après, je fais la rencontre du cousin de FL qui n’est autre que Snec. Il y’a eu le projet ennemy fusion d’enfer. En 2002, nous suspendons nos activités rapologiques pour nous consacrer aux études. En 2003, nous relançons la machine avec le groupe EKO6TM qui regroupe dans en son sein : les groupes Mizerable, k-posee et les rappeurs solo.

C’est quoi votre style ?
Nous faisons du dancehall, de l’underground, du reggae. Nous sommes avant tout des artistes. EKO6TM, c’est ICO entendez imaginez, créez et osez. Nous refusons des barrières dans nos musiques.

Les internautes ont eu l’occasion de suivre quelques sons d’EKO6TM. Alors à quand l’album ?
S’il plait à Dieu, la sortie de l’album est prévue pour 2007. C’est d’abord un maxi qui s’intitule « marée basse ». nous sommes en phase de confirmation. C’est un rap scientifique expérimental. Nous avons aussi des titres engagés tels que « Cameroun tu nous a déçu ». dans ce maxi, il y’a deux featurings avec des rappeurs Bisko et Toxkravitz. Ce maxi annonce l’album qui sortira plus tard.
Sur la pochette, vous avez le masque à gaz qui protége notre environnement et sauvegarde la couche d’ozone. Nous lâchons aussi un gaz de purification dans ce pays de corrompu et pédé. Le rouge de « marée basse » représente notre combat pour le hip hop. La couleur verte est celle de la paix et la noire, celle du deuil.

N’avez-vous pas peur de la piraterie ?
Tout artiste devrait avoir peur de la piraterie. C’est un virus et nous devons trouver son antivirus. La piraterie est un délit et l’état a le devoir de sévir. Les camerounais doivent respecter l’art. « je sors du ghetto et je te sors du ghetto ».  le ministère de la culture doit subventionner la musique. Il doit informer le public sur les avantages d’acheter les CD originaux. A l’encontre des producteurs, nous leur disons de « diminuer leur marché noir ».

Quelles relations entretenez vous avec la CMC ?
La CMC est bâti sur des ruines. Tu te rends compte, nous arrivons là bas, nous rencontrons un Monsieur dans un bureau, incapable de nous donner des renseignements. Nous allons dans un autre bureau cette fois occupé par une jeune dame qui prétend « être nouvelle et ne connaissant pas le fonctionnement de la maison ». c’est un club d’amis. Ils ignorent les langages techniques. Certains confondent les partitions et les lyrics. Pour être franc, nous ne sommes pas convaincu qu’ils puissent défendre nos droits.

Quelles sont selon vous les mesures à prendre pour faire avancer le hip hop kamer ?
Le problème du rap kamer, c’est le rappeur lui-même. Dans les années 90, les choses étaient mieux organisées. On a l’impression que c’est un démarrage en l’envers. Le rappeur doit prendre conscience. Arrêtons de nous prendre la tête. Nous devons aller vers les medias. Avant de dire que « l’état ne fait rien pour le hip hop », disons plus tôt «  qu’est ce que nous avons fait pour le hip hop ? ». nous devons cultiver notre propre personnalité.

Dans un pays pauvre et très endetté ou la pauvreté gagne du terrain. Plus de la moitié des kamers n’ont pas accès à l’eau potable, à l’éducation et à la santé. Alors croyez vous que le hip hop soit une priorité pour l’état ?
Nous disons, oui. Le hip hop est un marché qui peut se développer. Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, il rapporte beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat. Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade soutient le hip hop. Au Gabon, l’état s’implique de plus en plus. Dernièrement, le rappeur 50 cent s’est produit au Gabon sous le haut patronage de la première dame du Gabon. Le hip hop est aussi plus éducateur. C’est un moyen de pression sur l’Etat. Nous tirons sur tout ce qui n’est pas bien.

On vient d’atteindre le point d’achèvement. Qu’est ce que le groupe EKO6TM peut il attendre de l’annulation de cette dette ?
On attend du concret. Les paroles, on en a marre. Qu’ils passent de la parole à l’acte. Pour le moment, on attend voir. Commencez par augmenter les salaires de nos parents.

Que pensez vous de la guerre puriste- Mboa ?
Cette guerre n’a pas lieu d’être. Notre rap est encore très fragile. Que de nous battre, organisons nous. Tout travail artistique doit être respecté. On ne saurait quantifier l’œuvre de l’esprit.

Y’a-t-il une critique que le groupe aies peur d’entendre ?
Nous voulons les critiques, elles font avancer. Il faut souhaiter être critiqué. Ça fait rougir parfois mais c’est mieux. Il faudra l’avis et l’apport des autres.

Des projets ?
Des projets, il y’en a. Tout d’abord, la sortie du maxi d’EKO6TM. Avec notre label « Mbita kola Records», nous comptons organiser des spectacles avant la fin de l’année. Nous lancerons en 2007, notre compil à 2 volumes. Le premier volume s’intitule « De l’ombre à la lumière ». les artistes invités sont anonymes à l’exception du rappeur valsero.
Le deuxième volume « parce que les vrais sont dans l’ombre » parce qu’une fois sorti de l’ombre, on ne retourne plus. Mais en effet les meilleurs sont dans l’ombre. Les medias doivent chercher ceux qui sont dans l’ombre, ne pas seulement se focaliser sur ceux qui sont confirmés.
Il y’a aussi le projet k-posee avec k’mal du groupe J-Hard, un album de 10 titres. Ensuite le projet EKO6TM, Shabazz et son protégé Same « cocktail Molotov » qui annonce le retour de Shabazz sur scène.

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Merci à l’initiative de kamerhiphop.com. big up et merci de nous donner la parole. Big up à nos parents, à nos amis et aux gars de Mbita kola Records.

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EKO6TM : « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l

 « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l’esprit »
Par idy le 21/08/2006

Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol constituent le noyau dur du groupe EKO6TM. Depuis 4 ans, ils essaient de se faire entendre à travers leur hip hop. En 2005, ils montent leur label « Mbita Kola Records ». ils ont bien voulu nous livrer leur façon de voir le hip hop kamer.

Que signifie EKO6TM ?
Le mot EKO6TM renvoie à deux définitions dont la 1ère
Ecosystème : désignant l’ensemble des éléments vivants ou non vivants qui constituent le milieu de vie qui les conditionne. Et la 2nde purement engagé est « l’ÉCHO du SYSTEME » se qui renvoie au reflet de se qui se passe au quotidien dans notre société. C’est donc la voix des sans voix. EKO6T’M est donc un groupe au concept universel. Nous représentons le citoyen et l’homme.

Parlez moi de votre rencontre ?
Nous étions d’abord des amis et EKO6TM était à l’origine un collectif de rappeurs et de groupes de rap.  Après moult discorde, 8 rappeurs dont 7 garçons et 1 fille décident de poursuivre l’aventure en se réunissant au moins deux fois par semaine pour des répétitions.
La distance, l’ardeur au travail, les frustrations et les études ont amené certains à « se barrer ». depuis 2005, nous sommes restés à quatre, à savoir : Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol.

Et vos débuts ?
Rous’Bab : en 2000, je faisais parti d’un collectif de 5 rappeurs qui s’appelait « city tribunat ». j’étais le benjamin du groupe. Tous étaient à l’université, excepté moi qui étais encore au collège. En 2002, je rencontre Snec du groupe Mizerable avec qui je preste jusqu’à ce que j’intègre le collectif EKO6TM.
Mbleth TH : mes débuts et ceux de FL se ressemblent. En 2000, après mon bac, avec FL qui est à l’origine un pote est devenu mon petit frère, nous formions le k-posee (TH, FL, et Christiane). Juste après, je fais la rencontre du cousin de FL qui n’est autre que Snec. Il y’a eu le projet ennemy fusion d’enfer. En 2002, nous suspendons nos activités rapologiques pour nous consacrer aux études. En 2003, nous relançons la machine avec le groupe EKO6TM qui regroupe dans en son sein : les groupes Mizerable, k-posee et les rappeurs solo.

C’est quoi votre style ?
Nous faisons du dancehall, de l’underground, du reggae. Nous sommes avant tout des artistes. EKO6TM, c’est ICO entendez imaginez, créez et osez. Nous refusons des barrières dans nos musiques.

Les internautes ont eu l’occasion de suivre quelques sons d’EKO6TM. Alors à quand l’album ?
S’il plait à Dieu, la sortie de l’album est prévue pour 2007. C’est d’abord un maxi qui s’intitule « marée basse ». nous sommes en phase de confirmation. C’est un rap scientifique expérimental. Nous avons aussi des titres engagés tels que « Cameroun tu nous a déçu ». dans ce maxi, il y’a deux featurings avec des rappeurs Bisko et Toxkravitz. Ce maxi annonce l’album qui sortira plus tard.
Sur la pochette, vous avez le masque à gaz qui protége notre environnement et sauvegarde la couche d’ozone. Nous lâchons aussi un gaz de purification dans ce pays de corrompu et pédé. Le rouge de « marée basse » représente notre combat pour le hip hop. La couleur verte est celle de la paix et la noire, celle du deuil.

N’avez-vous pas peur de la piraterie ?
Tout artiste devrait avoir peur de la piraterie. C’est un virus et nous devons trouver son antivirus. La piraterie est un délit et l’état a le devoir de sévir. Les camerounais doivent respecter l’art. « je sors du ghetto et je te sors du ghetto ».  le ministère de la culture doit subventionner la musique. Il doit informer le public sur les avantages d’acheter les CD originaux. A l’encontre des producteurs, nous leur disons de « diminuer leur marché noir ».

Quelles relations entretenez vous avec la CMC ?
La CMC est bâti sur des ruines. Tu te rends compte, nous arrivons là bas, nous rencontrons un Monsieur dans un bureau, incapable de nous donner des renseignements. Nous allons dans un autre bureau cette fois occupé par une jeune dame qui prétend « être nouvelle et ne connaissant pas le fonctionnement de la maison ». c’est un club d’amis. Ils ignorent les langages techniques. Certains confondent les partitions et les lyrics. Pour être franc, nous ne sommes pas convaincu qu’ils puissent défendre nos droits.

Quelles sont selon vous les mesures à prendre pour faire avancer le hip hop kamer ?
Le problème du rap kamer, c’est le rappeur lui-même. Dans les années 90, les choses étaient mieux organisées. On a l’impression que c’est un démarrage en l’envers. Le rappeur doit prendre conscience. Arrêtons de nous prendre la tête. Nous devons aller vers les medias. Avant de dire que « l’état ne fait rien pour le hip hop », disons plus tôt «  qu’est ce que nous avons fait pour le hip hop ? ». nous devons cultiver notre propre personnalité.

Dans un pays pauvre et très endetté ou la pauvreté gagne du terrain. Plus de la moitié des kamers n’ont pas accès à l’eau potable, à l’éducation et à la santé. Alors croyez vous que le hip hop soit une priorité pour l’état ?
Nous disons, oui. Le hip hop est un marché qui peut se développer. Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, il rapporte beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat. Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade soutient le hip hop. Au Gabon, l’état s’implique de plus en plus. Dernièrement, le rappeur 50 cent s’est produit au Gabon sous le haut patronage de la première dame du Gabon. Le hip hop est aussi plus éducateur. C’est un moyen de pression sur l’Etat. Nous tirons sur tout ce qui n’est pas bien.

On vient d’atteindre le point d’achèvement. Qu’est ce que le groupe EKO6TM peut il attendre de l’annulation de cette dette ?
On attend du concret. Les paroles, on en a marre. Qu’ils passent de la parole à l’acte. Pour le moment, on attend voir. Commencez par augmenter les salaires de nos parents.

Que pensez vous de la guerre puriste- Mboa ?
Cette guerre n’a pas lieu d’être. Notre rap est encore très fragile. Que de nous battre, organisons nous. Tout travail artistique doit être respecté. On ne saurait quantifier l’œuvre de l’esprit.

Y’a-t-il une critique que le groupe aies peur d’entendre ?
Nous voulons les critiques, elles font avancer. Il faut souhaiter être critiqué. Ça fait rougir parfois mais c’est mieux. Il faudra l’avis et l’apport des autres.

Des projets ?
Des projets, il y’en a. Tout d’abord, la sortie du maxi d’EKO6TM. Avec notre label « Mbita kola Records», nous comptons organiser des spectacles avant la fin de l’année. Nous lancerons en 2007, notre compil à 2 volumes. Le premier volume s’intitule « De l’ombre à la lumière ». les artistes invités sont anonymes à l’exception du rappeur valsero.
Le deuxième volume « parce que les vrais sont dans l’ombre » parce qu’une fois sorti de l’ombre, on ne retourne plus. Mais en effet les meilleurs sont dans l’ombre. Les medias doivent chercher ceux qui sont dans l’ombre, ne pas seulement se focaliser sur ceux qui sont confirmés.
Il y’a aussi le projet k-posee avec k’mal du groupe J-Hard, un album de 10 titres. Ensuite le projet EKO6TM, Shabazz et son protégé Same « cocktail Molotov » qui annonce le retour de Shabazz sur scène.

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Merci à l’initiative de kamerhiphop.com. big up et merci de nous donner la parole. Big up à nos parents, à nos amis et aux gars de Mbita kola Records.

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EKO6TM : « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l

 « nous ne saurons quantifier l’œuvre de l’esprit »
Par idy le 21/08/2006

Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol constituent le noyau dur du groupe EKO6TM. Depuis 4 ans, ils essaient de se faire entendre à travers leur hip hop. En 2005, ils montent leur label « Mbita Kola Records ». ils ont bien voulu nous livrer leur façon de voir le hip hop kamer.

Que signifie EKO6TM ?
Le mot EKO6TM renvoie à deux définitions dont la 1ère
Ecosystème : désignant l’ensemble des éléments vivants ou non vivants qui constituent le milieu de vie qui les conditionne. Et la 2nde purement engagé est « l’ÉCHO du SYSTEME » se qui renvoie au reflet de se qui se passe au quotidien dans notre société. C’est donc la voix des sans voix. EKO6T’M est donc un groupe au concept universel. Nous représentons le citoyen et l’homme.

Parlez moi de votre rencontre ?
Nous étions d’abord des amis et EKO6TM était à l’origine un collectif de rappeurs et de groupes de rap.  Après moult discorde, 8 rappeurs dont 7 garçons et 1 fille décident de poursuivre l’aventure en se réunissant au moins deux fois par semaine pour des répétitions.
La distance, l’ardeur au travail, les frustrations et les études ont amené certains à « se barrer ». depuis 2005, nous sommes restés à quatre, à savoir : Rous’Bab, Mbleth TH, FL Poseidon et Teguol.

Et vos débuts ?
Rous’Bab : en 2000, je faisais parti d’un collectif de 5 rappeurs qui s’appelait « city tribunat ». j’étais le benjamin du groupe. Tous étaient à l’université, excepté moi qui étais encore au collège. En 2002, je rencontre Snec du groupe Mizerable avec qui je preste jusqu’à ce que j’intègre le collectif EKO6TM.
Mbleth TH : mes débuts et ceux de FL se ressemblent. En 2000, après mon bac, avec FL qui est à l’origine un pote est devenu mon petit frère, nous formions le k-posee (TH, FL, et Christiane). Juste après, je fais la rencontre du cousin de FL qui n’est autre que Snec. Il y’a eu le projet ennemy fusion d’enfer. En 2002, nous suspendons nos activités rapologiques pour nous consacrer aux études. En 2003, nous relançons la machine avec le groupe EKO6TM qui regroupe dans en son sein : les groupes Mizerable, k-posee et les rappeurs solo.

C’est quoi votre style ?
Nous faisons du dancehall, de l’underground, du reggae. Nous sommes avant tout des artistes. EKO6TM, c’est ICO entendez imaginez, créez et osez. Nous refusons des barrières dans nos musiques.

Les internautes ont eu l’occasion de suivre quelques sons d’EKO6TM. Alors à quand l’album ?
S’il plait à Dieu, la sortie de l’album est prévue pour 2007. C’est d’abord un maxi qui s’intitule « marée basse ». nous sommes en phase de confirmation. C’est un rap scientifique expérimental. Nous avons aussi des titres engagés tels que « Cameroun tu nous a déçu ». dans ce maxi, il y’a deux featurings avec des rappeurs Bisko et Toxkravitz. Ce maxi annonce l’album qui sortira plus tard.
Sur la pochette, vous avez le masque à gaz qui protége notre environnement et sauvegarde la couche d’ozone. Nous lâchons aussi un gaz de purification dans ce pays de corrompu et pédé. Le rouge de « marée basse » représente notre combat pour le hip hop. La couleur verte est celle de la paix et la noire, celle du deuil.

N’avez-vous pas peur de la piraterie ?
Tout artiste devrait avoir peur de la piraterie. C’est un virus et nous devons trouver son antivirus. La piraterie est un délit et l’état a le devoir de sévir. Les camerounais doivent respecter l’art. « je sors du ghetto et je te sors du ghetto ».  le ministère de la culture doit subventionner la musique. Il doit informer le public sur les avantages d’acheter les CD originaux. A l’encontre des producteurs, nous leur disons de « diminuer leur marché noir ».

Quelles relations entretenez vous avec la CMC ?
La CMC est bâti sur des ruines. Tu te rends compte, nous arrivons là bas, nous rencontrons un Monsieur dans un bureau, incapable de nous donner des renseignements. Nous allons dans un autre bureau cette fois occupé par une jeune dame qui prétend « être nouvelle et ne connaissant pas le fonctionnement de la maison ». c’est un club d’amis. Ils ignorent les langages techniques. Certains confondent les partitions et les lyrics. Pour être franc, nous ne sommes pas convaincu qu’ils puissent défendre nos droits.

Quelles sont selon vous les mesures à prendre pour faire avancer le hip hop kamer ?
Le problème du rap kamer, c’est le rappeur lui-même. Dans les années 90, les choses étaient mieux organisées. On a l’impression que c’est un démarrage en l’envers. Le rappeur doit prendre conscience. Arrêtons de nous prendre la tête. Nous devons aller vers les medias. Avant de dire que « l’état ne fait rien pour le hip hop », disons plus tôt «  qu’est ce que nous avons fait pour le hip hop ? ». nous devons cultiver notre propre personnalité.

Dans un pays pauvre et très endetté ou la pauvreté gagne du terrain. Plus de la moitié des kamers n’ont pas accès à l’eau potable, à l’éducation et à la santé. Alors croyez vous que le hip hop soit une priorité pour l’état ?
Nous disons, oui. Le hip hop est un marché qui peut se développer. Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, il rapporte beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat. Au Sénégal, le président Abdoulaye Wade soutient le hip hop. Au Gabon, l’état s’implique de plus en plus. Dernièrement, le rappeur 50 cent s’est produit au Gabon sous le haut patronage de la première dame du Gabon. Le hip hop est aussi plus éducateur. C’est un moyen de pression sur l’Etat. Nous tirons sur tout ce qui n’est pas bien.

On vient d’atteindre le point d’achèvement. Qu’est ce que le groupe EKO6TM peut il attendre de l’annulation de cette dette ?
On attend du concret. Les paroles, on en a marre. Qu’ils passent de la parole à l’acte. Pour le moment, on attend voir. Commencez par augmenter les salaires de nos parents.

Que pensez vous de la guerre puriste- Mboa ?
Cette guerre n’a pas lieu d’être. Notre rap est encore très fragile. Que de nous battre, organisons nous. Tout travail artistique doit être respecté. On ne saurait quantifier l’œuvre de l’esprit.

Y’a-t-il une critique que le groupe aies peur d’entendre ?
Nous voulons les critiques, elles font avancer. Il faut souhaiter être critiqué. Ça fait rougir parfois mais c’est mieux. Il faudra l’avis et l’apport des autres.

Des projets ?
Des projets, il y’en a. Tout d’abord, la sortie du maxi d’EKO6TM. Avec notre label « Mbita kola Records», nous comptons organiser des spectacles avant la fin de l’année. Nous lancerons en 2007, notre compil à 2 volumes. Le premier volume s’intitule « De l’ombre à la lumière ». les artistes invités sont anonymes à l’exception du rappeur valsero.
Le deuxième volume « parce que les vrais sont dans l’ombre » parce qu’une fois sorti de l’ombre, on ne retourne plus. Mais en effet les meilleurs sont dans l’ombre. Les medias doivent chercher ceux qui sont dans l’ombre, ne pas seulement se focaliser sur ceux qui sont confirmés.
Il y’a aussi le projet k-posee avec k’mal du groupe J-Hard, un album de 10 titres. Ensuite le projet EKO6TM, Shabazz et son protégé Same « cocktail Molotov » qui annonce le retour de Shabazz sur scène.

Votre mot de fin ?
Merci à l’initiative de kamerhiphop.com. big up et merci de nous donner la parole. Big up à nos parents, à nos amis et aux gars de Mbita kola Records.

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