Non classé

Charlotte Mbango quitte le show-biz

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La chanteuse camerounaise est décédée hier à Paris, des suites de maladie.

Malgré le coma dans lequel elle est restée plongée depuis une semaine, l’espoir a été fermement entretenu par la famille et les fans. Avant de s’envoler en fumée hier, mardi 2 juin 2009, vers 9h 50. Charlotte Mbango a finalement poussé son ultime souffle. La chanteuse a rendu l’âme au Chu Kremlin-Bicêtre situé dans le Val-de-Marne en France. Elle y avait été transférée en provenance d’un hôpital d’Irlande du Nord, où elle résidait en permanence depuis quelques années. La star souffrait, selon certaines sources, de diabète et d’un cancer du foie. Ses confrères de la diaspora, eux, parlent plutôt d’une maladie cardiovasculaire qui aurait eu raison d’elle. A 49 ans ! Quoiqu’il en soit, la confirmation du décès de Charlotte Mbango a plongé la grande famille de la musique dans la consternation. La défunte est, en effet, l’une des toutes premières femmes à avoir valorisé le Makossa. Charlotte Mbango a d’ailleurs été de tous les combats pour mieux vendre ce rythme à travers le monde. Piquée très tôt par le virus de la musique, elle-même déclarait qu’elle a commencé à l’âge de 9 ans en qualité de soprano dans les chorales. Elle évoluera avec les groupes négros spirituals ; et, plus tard, dans les concerts inter-scolaires. Mais c’est en tant que choriste qu’elle aura le privilège de côtoyer les grands noms de la musique camerounaise. Eboa Lottin, son oncle, l’y encouragera.


Avec Sissi Dipoko et bien d’autres chanteurs et musiciens, Charlotte Mbango fait partie de ce qu’on considère, à l’époque, comme l’équipe nationale du Makossa. Arrivée en Europe en 1979 alors qu’elle est encore mineure, elle va continuer à séduire par sa voix. De nombreux groupes musicaux de diverses nationalités vont ainsi la solliciter. Avant que Aladji Touré, le bien connu bassiste et producteur, lui propose de compiler un ensemble d’anciens succès d’artistes camerounais. En 1987, "Nostalgie", le premier album de Charlotte Mbango, est ainsi né, avec un titre, "dikom lam la moto", qui fait un véritable tabac. La mayonnaise prend. Et l’artiste remet ça. Sous le label Sonodisc, ses remix font danser les millions de mélomanes à travers l’Afrique. La notoriété acquise, Charlotte Mbango peut désormais oser un pari fou : composer et chanter ses propres chansons…


Konkaï Makossa
Pour son coup d’essai, elle se fait néanmoins assister par un vieux briscard, Guy Lobè. Nous sommes en 1991. A peine arrivé dans les bacs grâce à Toure Jim’s Records, l’album "Konkaï Makossa" fait fureur. Un tube, qui lui vaut un disque d’or personnellement remis par un certain Paco Rabane. "Konkaï Makossa" est, en fait, une composition de Guy Lobè que Charlotte Mbango interprète avec un talent remarquable. Succès assuré. Le titre phare raconte l’histoire d’une jeune fille à qui les parents et aînés conseillent de mettre un terme à ses sorties nocturnes répétées. Dans le même album, on retrouve des chansons telles que "Ayo mbae", "Nguina mulema", "Yoma yoma" et "Bito", qui seront toutes adoptées par les mélomanes. "Bito" précisément, est une autre composition de Guy Lobè dans laquelle Charlotte Mbango conseille aux jeunes filles de laisser les maris d’autrui tranquilles.


Cinq ans plus tard, en 1996, l’artiste revient au-devant de la scène avec un nouvel album : "Massoma" (Merci). Charlotte Mbango avouera qu’il s’agit d’un message adressé à tous ceux-là qui l’ont aidée pendant la longue période de maladie, qui l’avait momentanément éloignée de la scène. "Massoma" fait surtout fureur aux Etats-Unis, où l’artiste aura également l’occasion d’offrir quelques spectacles. Charlotte Mbango y prône notamment la paix, "parce que les peuples à travers le monde s’entre-déchirent", soutenait-elle.
1998 marque le retour à ses premiers amours : le gospel. Elle enchaîne "Combines religieuses", "Sans papiers" (compil), "Mon combat" (2002) et un Best off sorti en 2003. La composition des titres "Bana O Topina", "Ya Na Mba" et bien d’autres contenus dans l’album "Essuw’am", boucle une année spéciale. Cette année-là, Charlotte Mbango reçoit en effet le "Tamani d’honneur" à Bamako (Mali), un prix qui récompense les meilleurs chanteurs africains. Entre-temps, elle prête sa voix au concept "Age d’or". Un succès tout aussi retentissant l’y attend, en duo avec le regretté Tom Yom’s avec qui elle interprète "Senga To".


Admiratrice de Miriam Makeba, Charlotte Mbango a collaboré dans les albums et les spectacles de Manu Dibango, Tsala Muana et Paul Simon, entre autres. Mais, le dernier album de sa carrière et de sa vie, sera entièrement constitué de cantiques. "De la musique pour nourrir nos âmes, le chant par excellence…", qualifiera Charlotte Mbango elle-même. Comme pour boucler la boucle. Mère d’une fille unique aujourd’hui âgée de 21 ans, l’artiste a séjourné pour la dernière fois au Cameroun en décembre 2007. Elle était la promotrice de l’"Ecole maternelle et primaire les régals" à Bonamouang (Douala), qui a malheureusement fermé ses portes l’an dernier pour cause de mauvaise gestion. La famille de la défunte n’a pas encore arrêté un programme pour les obsèques de Charlotte Mbango. Mais la communauté des artistes camerounais annonce, à Douala et à Paris, de nombreuses concertations en vue de lui rendre un hommage des plus mérités.






REACTIONS

Beko Sadey, musicienne

ImageCharlotte Mbango et moi étions en symbiose. On était dans un groupe avec le feu Tom Yoms, Ottou Marcellin et les autres, qui luttait contre ceux qui voulaient détruire la culture camerounaise. Je garde d’elle le souvenir d’une combattante qui a beaucoup œuvré pour notre culture, en particulier le makossa. Mais, on voit que Charlotte n’a pas reçu, par exemple, une médaille pour tout son travail. Je déplore l’état de l’artiste camerounais  qui tombe sur le champ de bataille sans honneur. Peut-être qu’on nous attend tous au tombeau pour cela.

Isidore Tamwo, musicien
ImageCharlotte Mango était une femme qui a beaucoup fait pour la musique camerounaise. Dans les années 82, elle était aux choeurs dans presque tous les albums des camerounais réalisés en Europe. C’est le cas des albums de Djene Djento, Jean Paul Mondo que j’ai produits. Dans mes propres albums aussi comme prêtes moi ton costume, Let me see your face ou encore toi et moi, elle a également beaucoup participé. C’est après qu’elle a entamé une carrière solo avec des  chansons comme Konkai Makossa. En fait, lorsqu’on parlait de l’équipe nationale du Makossa, c’est  Charlotte Mbango qui assurait les choeurs , avec d’autres comme Sissy Dipoko, Marilou de Georges Seba, Bebe Manga et Grâce Decca.

Sam Fan Thomas, musicien
ImageCharlotte Mbango a beaucoup œuvré pour l’art au Cameroun. En ce qui me concerne, elle a fait une partie des choeurs dans mon album Mandela. Elle était également avec moi comme choriste dans plusieurs de mes spectacles en Europe. Le mois dernier, elle m’a appelé de l’Irlande, parce qu’elle avait entendu parler d’un projet où les artistes camerounais devait prester en Côte d’Ivoire dans le cadre du 20 mai. Elle m’a dit à cette occasion qu’elle était très malade, mais que çà allait déjà  mieux. J’ai été très surpris d’apprendre qu’elle est décédée.
 

Joe Mboule, musicien

Charlotte Mbango était une femme persévérante qui allait toujours au bout de ce qu’elle entreprenait.  Une vraie battante. Elle avait une très belle voix et se battait seule. J’ai découvert ses talents de l’extérieur. C’est-à-dire que malgré le fait que je sois son frère, elle demandait très rarement mon soutient. Je voyais simplement sa carrière internationale évoluée. Elle cherchait seule ses contrats et j’en étais fier. Elle a marqué de son empreinte le makossa. Dans la variété camerounaise à son époque, il n’y avait pas beaucoup de chanteuses qui avaient des voix qui portaient. Un peu comme du temps des Anne Marie Nzie et Rachel Tchoungui. Dans sa génération, il y avait par exemple Annie Anzouer, mais elles n’étaient pas nombreuses.
 
Propos recueillis par Christian Nounkeu ( LEJOUR)

Eugène Dipanda

MbangoDipoko2.jpg

Charlotte Mbango en compagnie de Sissy Dipoko

MbangoDipokoNdoumbe2.jpg

LongueMbango.jpg
Longuè Longuè , CM, Nazaire

BisouMbango.jpg

Avec Bisou Bass

MbangoDipoko.jpg

Avec Sissy Dipoko

A. Touré, C.Mbango, G. Nazaire, Mbida Douglas

Avec Annie Anzouert

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Non classé

Charlotte Mbango quitte le show-biz

http://farm4.static.flickr.com/3474/3398524482_06fab419e9.jpg

La chanteuse camerounaise est décédée hier à Paris, des suites de maladie.

Malgré le coma dans lequel elle est restée plongée depuis une semaine, l’espoir a été fermement entretenu par la famille et les fans. Avant de s’envoler en fumée hier, mardi 2 juin 2009, vers 9h 50. Charlotte Mbango a finalement poussé son ultime souffle. La chanteuse a rendu l’âme au Chu Kremlin-Bicêtre situé dans le Val-de-Marne en France. Elle y avait été transférée en provenance d’un hôpital d’Irlande du Nord, où elle résidait en permanence depuis quelques années. La star souffrait, selon certaines sources, de diabète et d’un cancer du foie. Ses confrères de la diaspora, eux, parlent plutôt d’une maladie cardiovasculaire qui aurait eu raison d’elle. A 49 ans ! Quoiqu’il en soit, la confirmation du décès de Charlotte Mbango a plongé la grande famille de la musique dans la consternation. La défunte est, en effet, l’une des toutes premières femmes à avoir valorisé le Makossa. Charlotte Mbango a d’ailleurs été de tous les combats pour mieux vendre ce rythme à travers le monde. Piquée très tôt par le virus de la musique, elle-même déclarait qu’elle a commencé à l’âge de 9 ans en qualité de soprano dans les chorales. Elle évoluera avec les groupes négros spirituals ; et, plus tard, dans les concerts inter-scolaires. Mais c’est en tant que choriste qu’elle aura le privilège de côtoyer les grands noms de la musique camerounaise. Eboa Lottin, son oncle, l’y encouragera.


Avec Sissi Dipoko et bien d’autres chanteurs et musiciens, Charlotte Mbango fait partie de ce qu’on considère, à l’époque, comme l’équipe nationale du Makossa. Arrivée en Europe en 1979 alors qu’elle est encore mineure, elle va continuer à séduire par sa voix. De nombreux groupes musicaux de diverses nationalités vont ainsi la solliciter. Avant que Aladji Touré, le bien connu bassiste et producteur, lui propose de compiler un ensemble d’anciens succès d’artistes camerounais. En 1987, "Nostalgie", le premier album de Charlotte Mbango, est ainsi né, avec un titre, "dikom lam la moto", qui fait un véritable tabac. La mayonnaise prend. Et l’artiste remet ça. Sous le label Sonodisc, ses remix font danser les millions de mélomanes à travers l’Afrique. La notoriété acquise, Charlotte Mbango peut désormais oser un pari fou : composer et chanter ses propres chansons…


Konkaï Makossa
Pour son coup d’essai, elle se fait néanmoins assister par un vieux briscard, Guy Lobè. Nous sommes en 1991. A peine arrivé dans les bacs grâce à Toure Jim’s Records, l’album "Konkaï Makossa" fait fureur. Un tube, qui lui vaut un disque d’or personnellement remis par un certain Paco Rabane. "Konkaï Makossa" est, en fait, une composition de Guy Lobè que Charlotte Mbango interprète avec un talent remarquable. Succès assuré. Le titre phare raconte l’histoire d’une jeune fille à qui les parents et aînés conseillent de mettre un terme à ses sorties nocturnes répétées. Dans le même album, on retrouve des chansons telles que "Ayo mbae", "Nguina mulema", "Yoma yoma" et "Bito", qui seront toutes adoptées par les mélomanes. "Bito" précisément, est une autre composition de Guy Lobè dans laquelle Charlotte Mbango conseille aux jeunes filles de laisser les maris d’autrui tranquilles.


Cinq ans plus tard, en 1996, l’artiste revient au-devant de la scène avec un nouvel album : "Massoma" (Merci). Charlotte Mbango avouera qu’il s’agit d’un message adressé à tous ceux-là qui l’ont aidée pendant la longue période de maladie, qui l’avait momentanément éloignée de la scène. "Massoma" fait surtout fureur aux Etats-Unis, où l’artiste aura également l’occasion d’offrir quelques spectacles. Charlotte Mbango y prône notamment la paix, "parce que les peuples à travers le monde s’entre-déchirent", soutenait-elle.
1998 marque le retour à ses premiers amours : le gospel. Elle enchaîne "Combines religieuses", "Sans papiers" (compil), "Mon combat" (2002) et un Best off sorti en 2003. La composition des titres "Bana O Topina", "Ya Na Mba" et bien d’autres contenus dans l’album "Essuw’am", boucle une année spéciale. Cette année-là, Charlotte Mbango reçoit en effet le "Tamani d’honneur" à Bamako (Mali), un prix qui récompense les meilleurs chanteurs africains. Entre-temps, elle prête sa voix au concept "Age d’or". Un succès tout aussi retentissant l’y attend, en duo avec le regretté Tom Yom’s avec qui elle interprète "Senga To".


Admiratrice de Miriam Makeba, Charlotte Mbango a collaboré dans les albums et les spectacles de Manu Dibango, Tsala Muana et Paul Simon, entre autres. Mais, le dernier album de sa carrière et de sa vie, sera entièrement constitué de cantiques. "De la musique pour nourrir nos âmes, le chant par excellence…", qualifiera Charlotte Mbango elle-même. Comme pour boucler la boucle. Mère d’une fille unique aujourd’hui âgée de 21 ans, l’artiste a séjourné pour la dernière fois au Cameroun en décembre 2007. Elle était la promotrice de l’"Ecole maternelle et primaire les régals" à Bonamouang (Douala), qui a malheureusement fermé ses portes l’an dernier pour cause de mauvaise gestion. La famille de la défunte n’a pas encore arrêté un programme pour les obsèques de Charlotte Mbango. Mais la communauté des artistes camerounais annonce, à Douala et à Paris, de nombreuses concertations en vue de lui rendre un hommage des plus mérités.






REACTIONS

Beko Sadey, musicienne

ImageCharlotte Mbango et moi étions en symbiose. On était dans un groupe avec le feu Tom Yoms, Ottou Marcellin et les autres, qui luttait contre ceux qui voulaient détruire la culture camerounaise. Je garde d’elle le souvenir d’une combattante qui a beaucoup œuvré pour notre culture, en particulier le makossa. Mais, on voit que Charlotte n’a pas reçu, par exemple, une médaille pour tout son travail. Je déplore l’état de l’artiste camerounais  qui tombe sur le champ de bataille sans honneur. Peut-être qu’on nous attend tous au tombeau pour cela.

Isidore Tamwo, musicien
ImageCharlotte Mango était une femme qui a beaucoup fait pour la musique camerounaise. Dans les années 82, elle était aux choeurs dans presque tous les albums des camerounais réalisés en Europe. C’est le cas des albums de Djene Djento, Jean Paul Mondo que j’ai produits. Dans mes propres albums aussi comme prêtes moi ton costume, Let me see your face ou encore toi et moi, elle a également beaucoup participé. C’est après qu’elle a entamé une carrière solo avec des  chansons comme Konkai Makossa. En fait, lorsqu’on parlait de l’équipe nationale du Makossa, c’est  Charlotte Mbango qui assurait les choeurs , avec d’autres comme Sissy Dipoko, Marilou de Georges Seba, Bebe Manga et Grâce Decca.

Sam Fan Thomas, musicien
ImageCharlotte Mbango a beaucoup œuvré pour l’art au Cameroun. En ce qui me concerne, elle a fait une partie des choeurs dans mon album Mandela. Elle était également avec moi comme choriste dans plusieurs de mes spectacles en Europe. Le mois dernier, elle m’a appelé de l’Irlande, parce qu’elle avait entendu parler d’un projet où les artistes camerounais devait prester en Côte d’Ivoire dans le cadre du 20 mai. Elle m’a dit à cette occasion qu’elle était très malade, mais que çà allait déjà  mieux. J’ai été très surpris d’apprendre qu’elle est décédée.
 

Joe Mboule, musicien

Charlotte Mbango était une femme persévérante qui allait toujours au bout de ce qu’elle entreprenait.  Une vraie battante. Elle avait une très belle voix et se battait seule. J’ai découvert ses talents de l’extérieur. C’est-à-dire que malgré le fait que je sois son frère, elle demandait très rarement mon soutient. Je voyais simplement sa carrière internationale évoluée. Elle cherchait seule ses contrats et j’en étais fier. Elle a marqué de son empreinte le makossa. Dans la variété camerounaise à son époque, il n’y avait pas beaucoup de chanteuses qui avaient des voix qui portaient. Un peu comme du temps des Anne Marie Nzie et Rachel Tchoungui. Dans sa génération, il y avait par exemple Annie Anzouer, mais elles n’étaient pas nombreuses.
 
Propos recueillis par Christian Nounkeu ( LEJOUR)

Eugène Dipanda

MbangoDipoko2.jpg

Charlotte Mbango en compagnie de Sissy Dipoko

MbangoDipokoNdoumbe2.jpg

LongueMbango.jpg
Longuè Longuè , CM, Nazaire

BisouMbango.jpg

Avec Bisou Bass

MbangoDipoko.jpg

Avec Sissy Dipoko

A. Touré, C.Mbango, G. Nazaire, Mbida Douglas

Avec Annie Anzouert

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Non classé

Charlotte Mbango quitte le show-biz

http://farm4.static.flickr.com/3474/3398524482_06fab419e9.jpg

La chanteuse camerounaise est décédée hier à Paris, des suites de maladie.

Malgré le coma dans lequel elle est restée plongée depuis une semaine, l’espoir a été fermement entretenu par la famille et les fans. Avant de s’envoler en fumée hier, mardi 2 juin 2009, vers 9h 50. Charlotte Mbango a finalement poussé son ultime souffle. La chanteuse a rendu l’âme au Chu Kremlin-Bicêtre situé dans le Val-de-Marne en France. Elle y avait été transférée en provenance d’un hôpital d’Irlande du Nord, où elle résidait en permanence depuis quelques années. La star souffrait, selon certaines sources, de diabète et d’un cancer du foie. Ses confrères de la diaspora, eux, parlent plutôt d’une maladie cardiovasculaire qui aurait eu raison d’elle. A 49 ans ! Quoiqu’il en soit, la confirmation du décès de Charlotte Mbango a plongé la grande famille de la musique dans la consternation. La défunte est, en effet, l’une des toutes premières femmes à avoir valorisé le Makossa. Charlotte Mbango a d’ailleurs été de tous les combats pour mieux vendre ce rythme à travers le monde. Piquée très tôt par le virus de la musique, elle-même déclarait qu’elle a commencé à l’âge de 9 ans en qualité de soprano dans les chorales. Elle évoluera avec les groupes négros spirituals ; et, plus tard, dans les concerts inter-scolaires. Mais c’est en tant que choriste qu’elle aura le privilège de côtoyer les grands noms de la musique camerounaise. Eboa Lottin, son oncle, l’y encouragera.


Avec Sissi Dipoko et bien d’autres chanteurs et musiciens, Charlotte Mbango fait partie de ce qu’on considère, à l’époque, comme l’équipe nationale du Makossa. Arrivée en Europe en 1979 alors qu’elle est encore mineure, elle va continuer à séduire par sa voix. De nombreux groupes musicaux de diverses nationalités vont ainsi la solliciter. Avant que Aladji Touré, le bien connu bassiste et producteur, lui propose de compiler un ensemble d’anciens succès d’artistes camerounais. En 1987, "Nostalgie", le premier album de Charlotte Mbango, est ainsi né, avec un titre, "dikom lam la moto", qui fait un véritable tabac. La mayonnaise prend. Et l’artiste remet ça. Sous le label Sonodisc, ses remix font danser les millions de mélomanes à travers l’Afrique. La notoriété acquise, Charlotte Mbango peut désormais oser un pari fou : composer et chanter ses propres chansons…


Konkaï Makossa
Pour son coup d’essai, elle se fait néanmoins assister par un vieux briscard, Guy Lobè. Nous sommes en 1991. A peine arrivé dans les bacs grâce à Toure Jim’s Records, l’album "Konkaï Makossa" fait fureur. Un tube, qui lui vaut un disque d’or personnellement remis par un certain Paco Rabane. "Konkaï Makossa" est, en fait, une composition de Guy Lobè que Charlotte Mbango interprète avec un talent remarquable. Succès assuré. Le titre phare raconte l’histoire d’une jeune fille à qui les parents et aînés conseillent de mettre un terme à ses sorties nocturnes répétées. Dans le même album, on retrouve des chansons telles que "Ayo mbae", "Nguina mulema", "Yoma yoma" et "Bito", qui seront toutes adoptées par les mélomanes. "Bito" précisément, est une autre composition de Guy Lobè dans laquelle Charlotte Mbango conseille aux jeunes filles de laisser les maris d’autrui tranquilles.


Cinq ans plus tard, en 1996, l’artiste revient au-devant de la scène avec un nouvel album : "Massoma" (Merci). Charlotte Mbango avouera qu’il s’agit d’un message adressé à tous ceux-là qui l’ont aidée pendant la longue période de maladie, qui l’avait momentanément éloignée de la scène. "Massoma" fait surtout fureur aux Etats-Unis, où l’artiste aura également l’occasion d’offrir quelques spectacles. Charlotte Mbango y prône notamment la paix, "parce que les peuples à travers le monde s’entre-déchirent", soutenait-elle.
1998 marque le retour à ses premiers amours : le gospel. Elle enchaîne "Combines religieuses", "Sans papiers" (compil), "Mon combat" (2002) et un Best off sorti en 2003. La composition des titres "Bana O Topina", "Ya Na Mba" et bien d’autres contenus dans l’album "Essuw’am", boucle une année spéciale. Cette année-là, Charlotte Mbango reçoit en effet le "Tamani d’honneur" à Bamako (Mali), un prix qui récompense les meilleurs chanteurs africains. Entre-temps, elle prête sa voix au concept "Age d’or". Un succès tout aussi retentissant l’y attend, en duo avec le regretté Tom Yom’s avec qui elle interprète "Senga To".


Admiratrice de Miriam Makeba, Charlotte Mbango a collaboré dans les albums et les spectacles de Manu Dibango, Tsala Muana et Paul Simon, entre autres. Mais, le dernier album de sa carrière et de sa vie, sera entièrement constitué de cantiques. "De la musique pour nourrir nos âmes, le chant par excellence…", qualifiera Charlotte Mbango elle-même. Comme pour boucler la boucle. Mère d’une fille unique aujourd’hui âgée de 21 ans, l’artiste a séjourné pour la dernière fois au Cameroun en décembre 2007. Elle était la promotrice de l’"Ecole maternelle et primaire les régals" à Bonamouang (Douala), qui a malheureusement fermé ses portes l’an dernier pour cause de mauvaise gestion. La famille de la défunte n’a pas encore arrêté un programme pour les obsèques de Charlotte Mbango. Mais la communauté des artistes camerounais annonce, à Douala et à Paris, de nombreuses concertations en vue de lui rendre un hommage des plus mérités.






REACTIONS

Beko Sadey, musicienne

ImageCharlotte Mbango et moi étions en symbiose. On était dans un groupe avec le feu Tom Yoms, Ottou Marcellin et les autres, qui luttait contre ceux qui voulaient détruire la culture camerounaise. Je garde d’elle le souvenir d’une combattante qui a beaucoup œuvré pour notre culture, en particulier le makossa. Mais, on voit que Charlotte n’a pas reçu, par exemple, une médaille pour tout son travail. Je déplore l’état de l’artiste camerounais  qui tombe sur le champ de bataille sans honneur. Peut-être qu’on nous attend tous au tombeau pour cela.

Isidore Tamwo, musicien
ImageCharlotte Mango était une femme qui a beaucoup fait pour la musique camerounaise. Dans les années 82, elle était aux choeurs dans presque tous les albums des camerounais réalisés en Europe. C’est le cas des albums de Djene Djento, Jean Paul Mondo que j’ai produits. Dans mes propres albums aussi comme prêtes moi ton costume, Let me see your face ou encore toi et moi, elle a également beaucoup participé. C’est après qu’elle a entamé une carrière solo avec des  chansons comme Konkai Makossa. En fait, lorsqu’on parlait de l’équipe nationale du Makossa, c’est  Charlotte Mbango qui assurait les choeurs , avec d’autres comme Sissy Dipoko, Marilou de Georges Seba, Bebe Manga et Grâce Decca.

Sam Fan Thomas, musicien
ImageCharlotte Mbango a beaucoup œuvré pour l’art au Cameroun. En ce qui me concerne, elle a fait une partie des choeurs dans mon album Mandela. Elle était également avec moi comme choriste dans plusieurs de mes spectacles en Europe. Le mois dernier, elle m’a appelé de l’Irlande, parce qu’elle avait entendu parler d’un projet où les artistes camerounais devait prester en Côte d’Ivoire dans le cadre du 20 mai. Elle m’a dit à cette occasion qu’elle était très malade, mais que çà allait déjà  mieux. J’ai été très surpris d’apprendre qu’elle est décédée.
 

Joe Mboule, musicien

Charlotte Mbango était une femme persévérante qui allait toujours au bout de ce qu’elle entreprenait.  Une vraie battante. Elle avait une très belle voix et se battait seule. J’ai découvert ses talents de l’extérieur. C’est-à-dire que malgré le fait que je sois son frère, elle demandait très rarement mon soutient. Je voyais simplement sa carrière internationale évoluée. Elle cherchait seule ses contrats et j’en étais fier. Elle a marqué de son empreinte le makossa. Dans la variété camerounaise à son époque, il n’y avait pas beaucoup de chanteuses qui avaient des voix qui portaient. Un peu comme du temps des Anne Marie Nzie et Rachel Tchoungui. Dans sa génération, il y avait par exemple Annie Anzouer, mais elles n’étaient pas nombreuses.
 
Propos recueillis par Christian Nounkeu ( LEJOUR)

Eugène Dipanda

MbangoDipoko2.jpg

Charlotte Mbango en compagnie de Sissy Dipoko

MbangoDipokoNdoumbe2.jpg

LongueMbango.jpg
Longuè Longuè , CM, Nazaire

BisouMbango.jpg

Avec Bisou Bass

MbangoDipoko.jpg

Avec Sissy Dipoko

A. Touré, C.Mbango, G. Nazaire, Mbida Douglas

Avec Annie Anzouert

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Charlotte Mbango quitte le show-biz

http://farm4.static.flickr.com/3474/3398524482_06fab419e9.jpg

La chanteuse camerounaise est décédée hier à Paris, des suites de maladie.

Malgré le coma dans lequel elle est restée plongée depuis une semaine, l’espoir a été fermement entretenu par la famille et les fans. Avant de s’envoler en fumée hier, mardi 2 juin 2009, vers 9h 50. Charlotte Mbango a finalement poussé son ultime souffle. La chanteuse a rendu l’âme au Chu Kremlin-Bicêtre situé dans le Val-de-Marne en France. Elle y avait été transférée en provenance d’un hôpital d’Irlande du Nord, où elle résidait en permanence depuis quelques années. La star souffrait, selon certaines sources, de diabète et d’un cancer du foie. Ses confrères de la diaspora, eux, parlent plutôt d’une maladie cardiovasculaire qui aurait eu raison d’elle. A 49 ans ! Quoiqu’il en soit, la confirmation du décès de Charlotte Mbango a plongé la grande famille de la musique dans la consternation. La défunte est, en effet, l’une des toutes premières femmes à avoir valorisé le Makossa. Charlotte Mbango a d’ailleurs été de tous les combats pour mieux vendre ce rythme à travers le monde. Piquée très tôt par le virus de la musique, elle-même déclarait qu’elle a commencé à l’âge de 9 ans en qualité de soprano dans les chorales. Elle évoluera avec les groupes négros spirituals ; et, plus tard, dans les concerts inter-scolaires. Mais c’est en tant que choriste qu’elle aura le privilège de côtoyer les grands noms de la musique camerounaise. Eboa Lottin, son oncle, l’y encouragera.


Avec Sissi Dipoko et bien d’autres chanteurs et musiciens, Charlotte Mbango fait partie de ce qu’on considère, à l’époque, comme l’équipe nationale du Makossa. Arrivée en Europe en 1979 alors qu’elle est encore mineure, elle va continuer à séduire par sa voix. De nombreux groupes musicaux de diverses nationalités vont ainsi la solliciter. Avant que Aladji Touré, le bien connu bassiste et producteur, lui propose de compiler un ensemble d’anciens succès d’artistes camerounais. En 1987, "Nostalgie", le premier album de Charlotte Mbango, est ainsi né, avec un titre, "dikom lam la moto", qui fait un véritable tabac. La mayonnaise prend. Et l’artiste remet ça. Sous le label Sonodisc, ses remix font danser les millions de mélomanes à travers l’Afrique. La notoriété acquise, Charlotte Mbango peut désormais oser un pari fou : composer et chanter ses propres chansons…


Konkaï Makossa
Pour son coup d’essai, elle se fait néanmoins assister par un vieux briscard, Guy Lobè. Nous sommes en 1991. A peine arrivé dans les bacs grâce à Toure Jim’s Records, l’album "Konkaï Makossa" fait fureur. Un tube, qui lui vaut un disque d’or personnellement remis par un certain Paco Rabane. "Konkaï Makossa" est, en fait, une composition de Guy Lobè que Charlotte Mbango interprète avec un talent remarquable. Succès assuré. Le titre phare raconte l’histoire d’une jeune fille à qui les parents et aînés conseillent de mettre un terme à ses sorties nocturnes répétées. Dans le même album, on retrouve des chansons telles que "Ayo mbae", "Nguina mulema", "Yoma yoma" et "Bito", qui seront toutes adoptées par les mélomanes. "Bito" précisément, est une autre composition de Guy Lobè dans laquelle Charlotte Mbango conseille aux jeunes filles de laisser les maris d’autrui tranquilles.


Cinq ans plus tard, en 1996, l’artiste revient au-devant de la scène avec un nouvel album : "Massoma" (Merci). Charlotte Mbango avouera qu’il s’agit d’un message adressé à tous ceux-là qui l’ont aidée pendant la longue période de maladie, qui l’avait momentanément éloignée de la scène. "Massoma" fait surtout fureur aux Etats-Unis, où l’artiste aura également l’occasion d’offrir quelques spectacles. Charlotte Mbango y prône notamment la paix, "parce que les peuples à travers le monde s’entre-déchirent", soutenait-elle.
1998 marque le retour à ses premiers amours : le gospel. Elle enchaîne "Combines religieuses", "Sans papiers" (compil), "Mon combat" (2002) et un Best off sorti en 2003. La composition des titres "Bana O Topina", "Ya Na Mba" et bien d’autres contenus dans l’album "Essuw’am", boucle une année spéciale. Cette année-là, Charlotte Mbango reçoit en effet le "Tamani d’honneur" à Bamako (Mali), un prix qui récompense les meilleurs chanteurs africains. Entre-temps, elle prête sa voix au concept "Age d’or". Un succès tout aussi retentissant l’y attend, en duo avec le regretté Tom Yom’s avec qui elle interprète "Senga To".


Admiratrice de Miriam Makeba, Charlotte Mbango a collaboré dans les albums et les spectacles de Manu Dibango, Tsala Muana et Paul Simon, entre autres. Mais, le dernier album de sa carrière et de sa vie, sera entièrement constitué de cantiques. "De la musique pour nourrir nos âmes, le chant par excellence…", qualifiera Charlotte Mbango elle-même. Comme pour boucler la boucle. Mère d’une fille unique aujourd’hui âgée de 21 ans, l’artiste a séjourné pour la dernière fois au Cameroun en décembre 2007. Elle était la promotrice de l’"Ecole maternelle et primaire les régals" à Bonamouang (Douala), qui a malheureusement fermé ses portes l’an dernier pour cause de mauvaise gestion. La famille de la défunte n’a pas encore arrêté un programme pour les obsèques de Charlotte Mbango. Mais la communauté des artistes camerounais annonce, à Douala et à Paris, de nombreuses concertations en vue de lui rendre un hommage des plus mérités.






REACTIONS

Beko Sadey, musicienne

ImageCharlotte Mbango et moi étions en symbiose. On était dans un groupe avec le feu Tom Yoms, Ottou Marcellin et les autres, qui luttait contre ceux qui voulaient détruire la culture camerounaise. Je garde d’elle le souvenir d’une combattante qui a beaucoup œuvré pour notre culture, en particulier le makossa. Mais, on voit que Charlotte n’a pas reçu, par exemple, une médaille pour tout son travail. Je déplore l’état de l’artiste camerounais  qui tombe sur le champ de bataille sans honneur. Peut-être qu’on nous attend tous au tombeau pour cela.

Isidore Tamwo, musicien
ImageCharlotte Mango était une femme qui a beaucoup fait pour la musique camerounaise. Dans les années 82, elle était aux choeurs dans presque tous les albums des camerounais réalisés en Europe. C’est le cas des albums de Djene Djento, Jean Paul Mondo que j’ai produits. Dans mes propres albums aussi comme prêtes moi ton costume, Let me see your face ou encore toi et moi, elle a également beaucoup participé. C’est après qu’elle a entamé une carrière solo avec des  chansons comme Konkai Makossa. En fait, lorsqu’on parlait de l’équipe nationale du Makossa, c’est  Charlotte Mbango qui assurait les choeurs , avec d’autres comme Sissy Dipoko, Marilou de Georges Seba, Bebe Manga et Grâce Decca.

Sam Fan Thomas, musicien
ImageCharlotte Mbango a beaucoup œuvré pour l’art au Cameroun. En ce qui me concerne, elle a fait une partie des choeurs dans mon album Mandela. Elle était également avec moi comme choriste dans plusieurs de mes spectacles en Europe. Le mois dernier, elle m’a appelé de l’Irlande, parce qu’elle avait entendu parler d’un projet où les artistes camerounais devait prester en Côte d’Ivoire dans le cadre du 20 mai. Elle m’a dit à cette occasion qu’elle était très malade, mais que çà allait déjà  mieux. J’ai été très surpris d’apprendre qu’elle est décédée.
 

Joe Mboule, musicien

Charlotte Mbango était une femme persévérante qui allait toujours au bout de ce qu’elle entreprenait.  Une vraie battante. Elle avait une très belle voix et se battait seule. J’ai découvert ses talents de l’extérieur. C’est-à-dire que malgré le fait que je sois son frère, elle demandait très rarement mon soutient. Je voyais simplement sa carrière internationale évoluée. Elle cherchait seule ses contrats et j’en étais fier. Elle a marqué de son empreinte le makossa. Dans la variété camerounaise à son époque, il n’y avait pas beaucoup de chanteuses qui avaient des voix qui portaient. Un peu comme du temps des Anne Marie Nzie et Rachel Tchoungui. Dans sa génération, il y avait par exemple Annie Anzouer, mais elles n’étaient pas nombreuses.
 
Propos recueillis par Christian Nounkeu ( LEJOUR)

Eugène Dipanda

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Charlotte Mbango en compagnie de Sissy Dipoko

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Longuè Longuè , CM, Nazaire

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Avec Bisou Bass

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Avec Sissy Dipoko

A. Touré, C.Mbango, G. Nazaire, Mbida Douglas

Avec Annie Anzouert

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Musique : La 3ème édition des Jcm rendra hommage à Tom Yom’s

Concert, formation et rencontres professionnelles meubleront l’évènement qui aura lieu du 15 au 20 décembre 2008.
Marion Obam –




The show must go on…C’est une phrase qui constitue la chute du texte principal de la plaquette qui annonce la tenue à Douala, du 15 au 20 décembre 2008, de la troisième édition des Journées camerounaises de la Musique. Effectivement, le show doit continuer malgré le décès du promoteur de cet évènement Tom Yom’s en décembre dernier. Son épouse, Dinaly et le comité d’organisation des Jcm ont convié la presse jeudi 18 septembre 2008 au Palais Dicka Akwa pour présenter les axes d’un projet que Tom Yom’s voulait " un moment de fête, de communication. C’est pour cela que nous avons choisi d’organiser les Journées camerounaises de la musique. Entre dissonances parfois désaccords salutaires, il faut rythmer la musique en donnant à ceux et celles qui en font le métier de leur vie, la possibilité d’échanger, de démontrer, de créer et de s’exprimer".
Après deux éditions que Dinaly qualifie de " réussies parce que toutes les articulations annoncées ont été réalisées. Surtout les camerounais ont fait la fête et se sont réconciliés avec leur musique. Nous avons aussi eu, comme partenaire, Orange Cameroun qui nous a aidé dans l’accomplissement de cet évènement."

Promoteurs
On se rappelle que concert des Jcm 2007, le 15 décembre, avaient vu la participation de Ben Decca, Rachel Tsoungui, Jean Bikoko, Beko Sadey, Nkotti François, Belka Thobis et Sergeo Polo et des plus jeunes artistes pour un concert mémorable qui s’était achevé au petit matin. Pour l’édition 2008 des Jcm, Suzanne Kala Lobé, du comité d’organisation déclare que " ce sera un hommage à Tom Yom’s. Une dizaine d’artistes parcouront le répertoire du disparu et marqueront ainsi pendant une heure lors du concert festif, un moment où l’émotion et la joie se mêleront pour célébrer l’oeuvre artistique de Tom Yom’s ".

Les Jcm auront aussi d’autres axes, notamment la formation en ateliers et les rencontres professionnelles. Il y’aura notamment une rencontre avec les journalistes sur les droits d’auteurs, les promoteurs d’évènement se formeront au management culturel. La sortie d’un référentiel de la musique camerounais, un livre de 50 pages, est également prévue lors de ces moments de réflexions sur l’identité, l’évolution de la musique camerounaise. Tous ces moments d’échanges, comme le confirme Dinaly pour préciser l’une des innovations de cette année, "seront retransmis en direct à la télévision pour permettre à un maximum de camerounais de profiter de ces enseignements. Car l’objectif à long terme des Jcm c’est d’avoir un évènement national".

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