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Douala : Les avocats désertent les tribunaux

Le mot d’ordre de suspension du port de la robe a paralysé l’ensemble des juridictions du Littoral.

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Douala, hier. Le palais de justice de Bonanjo.

Tribunal de première instance de Douala Bonanjo, lundi 15 juin 2007. Il est 11 heures. Dans la salle principale des audiences, trois gardiens de prison sont assis aux premières loges. Ils sont entourés d’une vingtaine de détenus de la prison de New-Bell.
  Toutes ces personnes ont en commun, le regard hagard. En effet, ils attendent depuis plus de trois heures, l’ouverture des audiences. Peine jusque là perdue. Aucun avocat en robe n’est visible au tribunal. Une jeune dame en robe noire apporte du contraste dans ce décor désert. Vérification faite, il s’agit d’une greffière. Autre lieu, le Tribunal de grande instance du Wouri, situé à un et de pierre du Tpi. Il y a « zéro avocat » aussi bien dans la cours qu’à l’intérieur de la salle des audiences. Comme si cette ambiance inhabituelle n’émouvait personne, le Tgi a tenu à défier le boycott des avocats. Alors, les affaires inscrites au rôle ont été appelées. Mais l’une après l’autre, elles ont été renvoyées. A la Cour d’appel du Littoral, pas de présence humaine dans la cour, aux premières heures de la matinée. Juste deux ou trois personnes sont sorties des bureaux, autour de 12 heures.
La suspension du port de la robe décidée par le conseil de l’ordre des avocats a eu à Douala, toutes les allures d’une grève à deux volets. L’un entretenu par les avocats qui ont tout simplement déserté les palais de justice, et l’autre portant paralysie de tout le système judiciaire. Un membre du conseil a même affirmé que «certains magistrats sont solidaires de la grève ». Egalement a-t-on appris, les griefs des avocats ne se limitent pas à la condamnation pénale de leur collègue, Me Etienne Abessolo. « C’est la goûte d’eau qui a déborder le vase », confie un avocat. Ce dernier affirme que la motivation de la décision des membres de la collégialité à la Cour d’appel du Littoral, dans leur verdict sur l’affaire Pad, a été une insulte ; les magistrats de la Cour ayant enlevé du champ des prérogatives des avocats, le conseil.
En date du 1er juin 2009 déjà, le bâtonnier de l’ordre des avocats avait saisi le premier ministre, chef du gouvernement d’une « vive protestation contre la lettre circulaire n°002/Cab/Pm du 20 avril 2009 relative à la constitution de service d’avocats professionnels dans le cadre de la défense des intérêts de l’Etat en justice (voir encadré). «Notre surprise est d’autant plus grande qu’il a été constaté que, de plus en plus, le gouvernement tend à réduire le champ d’intervention des avocats en créant des structures concurrentes ou en conférant le droit d’assistance et de représentation à des personnes autres que des avocats », écrit Me Eta-Besong Junior. Il y a également dans la ligne de mire du conseil de l’ordre, le projet de nomination des notaires dans les régions anglophones où les avocats jouaient jusqu’ici, d’office, le rôle de notaire.

Denis Nkwebo

16-06-2009

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Tribunal de première instance de Douala Bonanjo, lundi 15 juin 2007. Il est 11 heures. Dans la salle principale des audiences, trois gardiens de prison sont assis aux premières loges. Ils sont entourés d’une vingtaine de détenus de la prison de New-Bell.
  Toutes ces personnes ont en commun, le regard hagard. En effet, ils attendent depuis plus de trois heures, l’ouverture des audiences. Peine jusque là perdue. Aucun avocat en robe n’est visible au tribunal. Une jeune dame en robe noire apporte du contraste dans ce décor désert. Vérification faite, il s’agit d’une greffière. Autre lieu, le Tribunal de grande instance du Wouri, situé à un et de pierre du Tpi. Il y a « zéro avocat » aussi bien dans la cours qu’à l’intérieur de la salle des audiences. Comme si cette ambiance inhabituelle n’émouvait personne, le Tgi a tenu à défier le boycott des avocats. Alors, les affaires inscrites au rôle ont été appelées. Mais l’une après l’autre, elles ont été renvoyées. A la Cour d’appel du Littoral, pas de présence humaine dans la cour, aux premières heures de la matinée. Juste deux ou trois personnes sont sorties des bureaux, autour de 12 heures.
La suspension du port de la robe décidée par le conseil de l’ordre des avocats a eu à Douala, toutes les allures d’une grève à deux volets. L’un entretenu par les avocats qui ont tout simplement déserté les palais de justice, et l’autre portant paralysie de tout le système judiciaire. Un membre du conseil a même affirmé que «certains magistrats sont solidaires de la grève ». Egalement a-t-on appris, les griefs des avocats ne se limitent pas à la condamnation pénale de leur collègue, Me Etienne Abessolo. « C’est la goûte d’eau qui a déborder le vase », confie un avocat. Ce dernier affirme que la motivation de la décision des membres de la collégialité à la Cour d’appel du Littoral, dans leur verdict sur l’affaire Pad, a été une insulte ; les magistrats de la Cour ayant enlevé du champ des prérogatives des avocats, le conseil.
En date du 1er juin 2009 déjà, le bâtonnier de l’ordre des avocats avait saisi le premier ministre, chef du gouvernement d’une « vive protestation contre la lettre circulaire n°002/Cab/Pm du 20 avril 2009 relative à la constitution de service d’avocats professionnels dans le cadre de la défense des intérêts de l’Etat en justice (voir encadré). «Notre surprise est d’autant plus grande qu’il a été constaté que, de plus en plus, le gouvernement tend à réduire le champ d’intervention des avocats en créant des structures concurrentes ou en conférant le droit d’assistance et de représentation à des personnes autres que des avocats », écrit Me Eta-Besong Junior. Il y a également dans la ligne de mire du conseil de l’ordre, le projet de nomination des notaires dans les régions anglophones où les avocats jouaient jusqu’ici, d’office, le rôle de notaire.

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  Toutes ces personnes ont en commun, le regard hagard. En effet, ils attendent depuis plus de trois heures, l’ouverture des audiences. Peine jusque là perdue. Aucun avocat en robe n’est visible au tribunal. Une jeune dame en robe noire apporte du contraste dans ce décor désert. Vérification faite, il s’agit d’une greffière. Autre lieu, le Tribunal de grande instance du Wouri, situé à un et de pierre du Tpi. Il y a « zéro avocat » aussi bien dans la cours qu’à l’intérieur de la salle des audiences. Comme si cette ambiance inhabituelle n’émouvait personne, le Tgi a tenu à défier le boycott des avocats. Alors, les affaires inscrites au rôle ont été appelées. Mais l’une après l’autre, elles ont été renvoyées. A la Cour d’appel du Littoral, pas de présence humaine dans la cour, aux premières heures de la matinée. Juste deux ou trois personnes sont sorties des bureaux, autour de 12 heures.
La suspension du port de la robe décidée par le conseil de l’ordre des avocats a eu à Douala, toutes les allures d’une grève à deux volets. L’un entretenu par les avocats qui ont tout simplement déserté les palais de justice, et l’autre portant paralysie de tout le système judiciaire. Un membre du conseil a même affirmé que «certains magistrats sont solidaires de la grève ». Egalement a-t-on appris, les griefs des avocats ne se limitent pas à la condamnation pénale de leur collègue, Me Etienne Abessolo. « C’est la goûte d’eau qui a déborder le vase », confie un avocat. Ce dernier affirme que la motivation de la décision des membres de la collégialité à la Cour d’appel du Littoral, dans leur verdict sur l’affaire Pad, a été une insulte ; les magistrats de la Cour ayant enlevé du champ des prérogatives des avocats, le conseil.
En date du 1er juin 2009 déjà, le bâtonnier de l’ordre des avocats avait saisi le premier ministre, chef du gouvernement d’une « vive protestation contre la lettre circulaire n°002/Cab/Pm du 20 avril 2009 relative à la constitution de service d’avocats professionnels dans le cadre de la défense des intérêts de l’Etat en justice (voir encadré). «Notre surprise est d’autant plus grande qu’il a été constaté que, de plus en plus, le gouvernement tend à réduire le champ d’intervention des avocats en créant des structures concurrentes ou en conférant le droit d’assistance et de représentation à des personnes autres que des avocats », écrit Me Eta-Besong Junior. Il y a également dans la ligne de mire du conseil de l’ordre, le projet de nomination des notaires dans les régions anglophones où les avocats jouaient jusqu’ici, d’office, le rôle de notaire.

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Tribunal de première instance de Douala Bonanjo, lundi 15 juin 2007. Il est 11 heures. Dans la salle principale des audiences, trois gardiens de prison sont assis aux premières loges. Ils sont entourés d’une vingtaine de détenus de la prison de New-Bell.
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La suspension du port de la robe décidée par le conseil de l’ordre des avocats a eu à Douala, toutes les allures d’une grève à deux volets. L’un entretenu par les avocats qui ont tout simplement déserté les palais de justice, et l’autre portant paralysie de tout le système judiciaire. Un membre du conseil a même affirmé que «certains magistrats sont solidaires de la grève ». Egalement a-t-on appris, les griefs des avocats ne se limitent pas à la condamnation pénale de leur collègue, Me Etienne Abessolo. « C’est la goûte d’eau qui a déborder le vase », confie un avocat. Ce dernier affirme que la motivation de la décision des membres de la collégialité à la Cour d’appel du Littoral, dans leur verdict sur l’affaire Pad, a été une insulte ; les magistrats de la Cour ayant enlevé du champ des prérogatives des avocats, le conseil.
En date du 1er juin 2009 déjà, le bâtonnier de l’ordre des avocats avait saisi le premier ministre, chef du gouvernement d’une « vive protestation contre la lettre circulaire n°002/Cab/Pm du 20 avril 2009 relative à la constitution de service d’avocats professionnels dans le cadre de la défense des intérêts de l’Etat en justice (voir encadré). «Notre surprise est d’autant plus grande qu’il a été constaté que, de plus en plus, le gouvernement tend à réduire le champ d’intervention des avocats en créant des structures concurrentes ou en conférant le droit d’assistance et de représentation à des personnes autres que des avocats », écrit Me Eta-Besong Junior. Il y a également dans la ligne de mire du conseil de l’ordre, le projet de nomination des notaires dans les régions anglophones où les avocats jouaient jusqu’ici, d’office, le rôle de notaire.

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Blaise Nnomo Zanga : Nous nous ouvrons aux autres métiers de l’audiovisuel

Le secrétaire général de l’association des cinéastes camerounais parle des ambitions de ce regroupement dont une assemblée générale est annoncée pour samedi.
Propos recueillis par Dorine Ekwè –




Quels sont les points à l’ordre du jour de cette rencontre des cinéastes camerounais annoncée demain au centre culturel camerounais?
Cette assemblée qui aura lieu au Centre culturel Camerounais de Yaoundé a deux points à l’ordre du jour. Il s’agit notamment de la révision de nos textes et statuts mais aussi de l’élection d’un nouveau bureau de l’association quand on sait que le bureau actuel a mis plus de huit ans sans qu’aucune révision ne soit opérée. Il est question de remédier à ces manquements.

Qu’est-ce qu’il y aura à changer dans ces statuts?
La Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci) nous a demandé de nous arrimer à la nouvelle donne. En effet, lorsque dans les années 1970, nous mettions sur pied l’association des cinéastes camerounais, il n’existait pas encore le numérique. Depuis quelques années, nous faisons face à la montée en force des tournages grâce au numérique et dans nos statuts on ne parle que de cinéastes et plus précisément de ceux qui ont commencé le cinéma avec la pellicule. Il s’agit donc de réaménager tout cela en incluant ces jeunes cinéastes camerounais et les professionnels de l’audiovisuel. Ceux-ci se recrutent parmi les personnes qui font du théâtre radiophonique, et autres vidéastes. En plus, étant donné que la Fepaci était d’abord un organe spécialisé de l’Oua, il est important qu’avec l’avènement de l’Union africaine, nous nous battions pour occuper la même place. Ce sont là, les principaux débats de notre association.

Cette assemblée générale des cinéastes intervient alors qu’il y a des remous au sein de la Société civile des arts audiovisuels et photographiques. Quelles sont les relations que vous avez avec cette société de gestion de droit d’auteur?
Nous avons des rapports cordiaux avec les responsables de la Scaap dont nous sommes membres, pour la plupart. Les gens ont souvent pensé qu’avec l’avènement de la Scaap, nous n’avons plus rien à faire d’une association de cinéastes. Ce qui est faux car nous ne gerons pas les mêmes préoccupations. La Scaap s’occupe de la gestion du droit d’auteur alors qu’au sein de l’Association, on parle de métier.

L’équipe actuelle est là depuis huit ans et l’association existe depuis les années 1970. On n’a pas souvent senti votre implication dans les problèmes du cinéma camerounais…
Nous posons des actes qui ne sont pas toujours médiatisés. Nous avons souvent aidé à la formation des jeunes cinéastes à travers des bourses que nous leur accordions pu des séminaires de formation que nous organisions. Nous les prenions également comme stagiaires lors des tournages et ils pouvaient, après avoir fait leurs preuves, occuper le poste d’assistant. Dans les statuts de l’association, tous les membres établis avaient l’obligation de prendre au moins deux stagiaires lors du tournage de leurs fictions. Cela permettait aux jeunes de se former. Le problème que nous avons eu à gérer ces dernières années est que, il y a eu des membres de l’association qui ont préféré se mettre dans des associations internationales qui sont plus dynamiques. Désormais, les personnes qui viennent à l’association font cette démarche juste pour avoir une carte professionnelle.

Vous parlez de jeunes mais ils se sont toujours plaints du fait que les aînés les rejettent et pour la plupart, ils ne sont pas membres de votre association…
Il est vrai qu’au début, il y avait un petit rejet des aînés qui ne les ont pas encadré comme cela était prévu. Ils n’étaient pas pris au sérieux et c’est pour cette raison qu’ils se sont refermés sur eux-mêmes et ont décidé de créer leurs associations. Il faut reconnaître qu’ils ne s’en sortent pas plus mal étant donné que quelqu’un comme Cyril Masso a été primé au Fespaco. Ce n’est pas rien. Il est normal qu’après avoir fait leur chemin tous seuls, ils n’ont plus besoin des aînés. Cependant, il faut préciser que nous n’avons pas l’exclusivité. Ils ont le droit de créer d’autres associations comme cela est le cas dans plusieurs autres pays à travers le monde.

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