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13 ans de confusion dans la succession Soppo Priso


L’imbroglio perdure, la co-liquidation piétine. Les cohéritiers ont adressé au juge commissionnaire une requête pour demander le changement des co-liquidateurs. Ils dénoncent des manquements graves et même des dérives de gestion de certains administrateurs.

Les ayant-droits de la succession Soppo Priso, après s’être déchirés depuis le décès du richissime homme d’affaires en 1996, ont tenu une énième réunion de conciliation le 4 novembre 2000 à Douala. De commun accord, ils ont accepté la désignation des co-liquidateurs de cette succession : Koum Théodore, expert financier, Mes Jacqueline Moussinga et Régine Dooh Collins, tous deux notaires. Le procès-verbal de la famille est entériné par arrêt N°135/C de la Cour d’appel du Littoral rendu le 16 mai 2003.
Les co-liquidateurs ont pour mission : “Assurer la gestion des biens de Paul Soppo Priso, encaisser tous les fruits et revenus générés, effectuer tous apports en compte dans le capital de certaines sociétés détenues majoritairement par le decujus, élaborer un projet de liquidation, estimer ou faire estimer les biens immeubles ainsi que les valeurs mobilières et ou les meubles meublant.” Ils avaient à cet effet un mandat d’une durée de sept mois, au terme duquel, ils présenteraient un rapport de gestion et d’activités aux ayant-droits. A cette occasion, ces derniers pourraient décider d’une nouvelle répartition à part égale des revenus de ce patrimoine successorale.

Les récriminations
Les sept co-héritiers (Jean Paul, Gaston, Laurette, Hervé, Violette, Chantal et Serge Bruno) constatent que le mandat des co-liquidateurs a expiré depuis belle lurette, sans qu’ils aient produit un rapport de gestion de ladite succession. Plusieurs immeubles sont tombés en ruine, les diverses factures d’électricité et d’eau ne sont pas payées et qu’ils n’ont aucune information sur le paiement de la taxe foncière des différents immeubles et d’autres redevances de l’Etat. Conséquence, ils estiment dans leur requête du 16 juin 2009 “qu’une telle confiscation et gestion opaque ne peuvent que susciter des inquiétudes entraînant le changement des co-liquidateurs[…] qui se sont détournés de la mission a eux assignée”. Pis encore, Gaston Soppo Priso, résidant en France, dans une requête de février 2008, aux fins de changement de co-liquidateurs, relève que les co-liquidateurs “se sont eux-mêmes rendus débiteurs de la succession en s’octroyant des emprunts pour leur compte personnel atteignant parfois des dizaines de millions Fcfa sans autorisation préalable du juge commissionnaire.”
Par ailleurs, les co-liquidateurs sont accusés d’avoir cédé la gestion de deux grands groupes constitués des Sa Ugi et Ugid respectivement à Jean Paul Soppo Priso et à Violette Soppo Priso épouse Pensy. “Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa.” Et les loyers des immeubles Br et Brossette Valor et la polyclinique Paul Soppo Priso à Hervé Soppo Priso. Gaston accuse aussi son frère Jean-Paul de spolier le groupe Ugic, au chiffre d’affaires de plusieurs milliards Fcfa dont leur défunt père détenait 90% d’actions. Notamment, du fait qu’il a “sans qualité ni droit, vendu clandestinement certaines actions de cette société au groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.”
En revanche, les autres poursuivent au pénal Tiam II Pierre que Gaston Soppo Priso a fait désigner administrateur provisoire de la société Ugid par ordonnance n°360 du 8 décembre 2005, pour abus de confiance après avoir retiré sans aucun mandat judiciaire et sans justifier d’un acte de sa mission, une somme de plus de 50 millions Fcfa des comptes de la société Ugid.

Le partage à problème du patrimoine
Face à tout cet imbroglio dans les opérations de liquidation devant aboutir au partage des biens de feu Soppo Priso, ses sept ayant-droits ont par les requêtes datant des 25 mars, 23 et 24 avril et 7 mai 2009, sollicité qu’il leur soit alloué, au titre d’avancement d’hoiries et avancement de dividendes, la somme de 100 millions Fcfa pour chacun dans le compte de l’Ugid afin de faire face aux défis de la vie quotidienne auxquels ils sont confrontés. Tsanga Bediga, juge commissionnaire, a décidé en date du 15 juin 2009 “ qu’aucune avance ne peut être consentie à un associé sans qu’il ait une lisibilité sur la gestion des sociétés.” A cet effet, il a nommé pour deux mois en qualité d’expert, le cabinet Bekolo and Patners pour avoir une lisibilité sur la gestion de ces sociétés, des informations complètes, fiables, à jour sur leur patrimoine et leur trésorerie.
Ce qui permettra de : – établir la situation patrimoniale des sociétés de feu Soppo Priso au 30 juin 2009 – dresser leurs états financiers au 31 décembre 2008 – dresser les tableaux des ressources et des emplois des ressources financières pour chaque exercice financier à partir de l’exercice 1996-1997. Le lendemain 16 juin, le juge commissionnaire a nommé pour deux mois deux experts immobiliers, Moukouri Same Claude et Balepa François Jean Bosco pour procéder à l’évaluation des 69 titres fonciers recensés (20 autres restent introuvables) en proposant leur valeur locative au jour de l’expertise afin d’aboutir à un partage équitable entre les co-héritiers. Mais ces derniers y voient un dilatoire de la Justice qui ne s’est pas prononcé sur le changement des co-liquidateurs.

 

Par Mathieu Nathanaël Njog

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L’imbroglio perdure, la co-liquidation piétine. Les cohéritiers ont adressé au juge commissionnaire une requête pour demander le changement des co-liquidateurs. Ils dénoncent des manquements graves et même des dérives de gestion de certains administrateurs.

Les ayant-droits de la succession Soppo Priso, après s’être déchirés depuis le décès du richissime homme d’affaires en 1996, ont tenu une énième réunion de conciliation le 4 novembre 2000 à Douala. De commun accord, ils ont accepté la désignation des co-liquidateurs de cette succession : Koum Théodore, expert financier, Mes Jacqueline Moussinga et Régine Dooh Collins, tous deux notaires. Le procès-verbal de la famille est entériné par arrêt N°135/C de la Cour d’appel du Littoral rendu le 16 mai 2003.
Les co-liquidateurs ont pour mission : “Assurer la gestion des biens de Paul Soppo Priso, encaisser tous les fruits et revenus générés, effectuer tous apports en compte dans le capital de certaines sociétés détenues majoritairement par le decujus, élaborer un projet de liquidation, estimer ou faire estimer les biens immeubles ainsi que les valeurs mobilières et ou les meubles meublant.” Ils avaient à cet effet un mandat d’une durée de sept mois, au terme duquel, ils présenteraient un rapport de gestion et d’activités aux ayant-droits. A cette occasion, ces derniers pourraient décider d’une nouvelle répartition à part égale des revenus de ce patrimoine successorale.

Les récriminations
Les sept co-héritiers (Jean Paul, Gaston, Laurette, Hervé, Violette, Chantal et Serge Bruno) constatent que le mandat des co-liquidateurs a expiré depuis belle lurette, sans qu’ils aient produit un rapport de gestion de ladite succession. Plusieurs immeubles sont tombés en ruine, les diverses factures d’électricité et d’eau ne sont pas payées et qu’ils n’ont aucune information sur le paiement de la taxe foncière des différents immeubles et d’autres redevances de l’Etat. Conséquence, ils estiment dans leur requête du 16 juin 2009 “qu’une telle confiscation et gestion opaque ne peuvent que susciter des inquiétudes entraînant le changement des co-liquidateurs[…] qui se sont détournés de la mission a eux assignée”. Pis encore, Gaston Soppo Priso, résidant en France, dans une requête de février 2008, aux fins de changement de co-liquidateurs, relève que les co-liquidateurs “se sont eux-mêmes rendus débiteurs de la succession en s’octroyant des emprunts pour leur compte personnel atteignant parfois des dizaines de millions Fcfa sans autorisation préalable du juge commissionnaire.”
Par ailleurs, les co-liquidateurs sont accusés d’avoir cédé la gestion de deux grands groupes constitués des Sa Ugi et Ugid respectivement à Jean Paul Soppo Priso et à Violette Soppo Priso épouse Pensy. “Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa.” Et les loyers des immeubles Br et Brossette Valor et la polyclinique Paul Soppo Priso à Hervé Soppo Priso. Gaston accuse aussi son frère Jean-Paul de spolier le groupe Ugic, au chiffre d’affaires de plusieurs milliards Fcfa dont leur défunt père détenait 90% d’actions. Notamment, du fait qu’il a “sans qualité ni droit, vendu clandestinement certaines actions de cette société au groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.”
En revanche, les autres poursuivent au pénal Tiam II Pierre que Gaston Soppo Priso a fait désigner administrateur provisoire de la société Ugid par ordonnance n°360 du 8 décembre 2005, pour abus de confiance après avoir retiré sans aucun mandat judiciaire et sans justifier d’un acte de sa mission, une somme de plus de 50 millions Fcfa des comptes de la société Ugid.

Le partage à problème du patrimoine
Face à tout cet imbroglio dans les opérations de liquidation devant aboutir au partage des biens de feu Soppo Priso, ses sept ayant-droits ont par les requêtes datant des 25 mars, 23 et 24 avril et 7 mai 2009, sollicité qu’il leur soit alloué, au titre d’avancement d’hoiries et avancement de dividendes, la somme de 100 millions Fcfa pour chacun dans le compte de l’Ugid afin de faire face aux défis de la vie quotidienne auxquels ils sont confrontés. Tsanga Bediga, juge commissionnaire, a décidé en date du 15 juin 2009 “ qu’aucune avance ne peut être consentie à un associé sans qu’il ait une lisibilité sur la gestion des sociétés.” A cet effet, il a nommé pour deux mois en qualité d’expert, le cabinet Bekolo and Patners pour avoir une lisibilité sur la gestion de ces sociétés, des informations complètes, fiables, à jour sur leur patrimoine et leur trésorerie.
Ce qui permettra de : – établir la situation patrimoniale des sociétés de feu Soppo Priso au 30 juin 2009 – dresser leurs états financiers au 31 décembre 2008 – dresser les tableaux des ressources et des emplois des ressources financières pour chaque exercice financier à partir de l’exercice 1996-1997. Le lendemain 16 juin, le juge commissionnaire a nommé pour deux mois deux experts immobiliers, Moukouri Same Claude et Balepa François Jean Bosco pour procéder à l’évaluation des 69 titres fonciers recensés (20 autres restent introuvables) en proposant leur valeur locative au jour de l’expertise afin d’aboutir à un partage équitable entre les co-héritiers. Mais ces derniers y voient un dilatoire de la Justice qui ne s’est pas prononcé sur le changement des co-liquidateurs.

 

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L’imbroglio perdure, la co-liquidation piétine. Les cohéritiers ont adressé au juge commissionnaire une requête pour demander le changement des co-liquidateurs. Ils dénoncent des manquements graves et même des dérives de gestion de certains administrateurs.

Les ayant-droits de la succession Soppo Priso, après s’être déchirés depuis le décès du richissime homme d’affaires en 1996, ont tenu une énième réunion de conciliation le 4 novembre 2000 à Douala. De commun accord, ils ont accepté la désignation des co-liquidateurs de cette succession : Koum Théodore, expert financier, Mes Jacqueline Moussinga et Régine Dooh Collins, tous deux notaires. Le procès-verbal de la famille est entériné par arrêt N°135/C de la Cour d’appel du Littoral rendu le 16 mai 2003.
Les co-liquidateurs ont pour mission : “Assurer la gestion des biens de Paul Soppo Priso, encaisser tous les fruits et revenus générés, effectuer tous apports en compte dans le capital de certaines sociétés détenues majoritairement par le decujus, élaborer un projet de liquidation, estimer ou faire estimer les biens immeubles ainsi que les valeurs mobilières et ou les meubles meublant.” Ils avaient à cet effet un mandat d’une durée de sept mois, au terme duquel, ils présenteraient un rapport de gestion et d’activités aux ayant-droits. A cette occasion, ces derniers pourraient décider d’une nouvelle répartition à part égale des revenus de ce patrimoine successorale.

Les récriminations
Les sept co-héritiers (Jean Paul, Gaston, Laurette, Hervé, Violette, Chantal et Serge Bruno) constatent que le mandat des co-liquidateurs a expiré depuis belle lurette, sans qu’ils aient produit un rapport de gestion de ladite succession. Plusieurs immeubles sont tombés en ruine, les diverses factures d’électricité et d’eau ne sont pas payées et qu’ils n’ont aucune information sur le paiement de la taxe foncière des différents immeubles et d’autres redevances de l’Etat. Conséquence, ils estiment dans leur requête du 16 juin 2009 “qu’une telle confiscation et gestion opaque ne peuvent que susciter des inquiétudes entraînant le changement des co-liquidateurs[…] qui se sont détournés de la mission a eux assignée”. Pis encore, Gaston Soppo Priso, résidant en France, dans une requête de février 2008, aux fins de changement de co-liquidateurs, relève que les co-liquidateurs “se sont eux-mêmes rendus débiteurs de la succession en s’octroyant des emprunts pour leur compte personnel atteignant parfois des dizaines de millions Fcfa sans autorisation préalable du juge commissionnaire.”
Par ailleurs, les co-liquidateurs sont accusés d’avoir cédé la gestion de deux grands groupes constitués des Sa Ugi et Ugid respectivement à Jean Paul Soppo Priso et à Violette Soppo Priso épouse Pensy. “Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa.” Et les loyers des immeubles Br et Brossette Valor et la polyclinique Paul Soppo Priso à Hervé Soppo Priso. Gaston accuse aussi son frère Jean-Paul de spolier le groupe Ugic, au chiffre d’affaires de plusieurs milliards Fcfa dont leur défunt père détenait 90% d’actions. Notamment, du fait qu’il a “sans qualité ni droit, vendu clandestinement certaines actions de cette société au groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.”
En revanche, les autres poursuivent au pénal Tiam II Pierre que Gaston Soppo Priso a fait désigner administrateur provisoire de la société Ugid par ordonnance n°360 du 8 décembre 2005, pour abus de confiance après avoir retiré sans aucun mandat judiciaire et sans justifier d’un acte de sa mission, une somme de plus de 50 millions Fcfa des comptes de la société Ugid.

Le partage à problème du patrimoine
Face à tout cet imbroglio dans les opérations de liquidation devant aboutir au partage des biens de feu Soppo Priso, ses sept ayant-droits ont par les requêtes datant des 25 mars, 23 et 24 avril et 7 mai 2009, sollicité qu’il leur soit alloué, au titre d’avancement d’hoiries et avancement de dividendes, la somme de 100 millions Fcfa pour chacun dans le compte de l’Ugid afin de faire face aux défis de la vie quotidienne auxquels ils sont confrontés. Tsanga Bediga, juge commissionnaire, a décidé en date du 15 juin 2009 “ qu’aucune avance ne peut être consentie à un associé sans qu’il ait une lisibilité sur la gestion des sociétés.” A cet effet, il a nommé pour deux mois en qualité d’expert, le cabinet Bekolo and Patners pour avoir une lisibilité sur la gestion de ces sociétés, des informations complètes, fiables, à jour sur leur patrimoine et leur trésorerie.
Ce qui permettra de : – établir la situation patrimoniale des sociétés de feu Soppo Priso au 30 juin 2009 – dresser leurs états financiers au 31 décembre 2008 – dresser les tableaux des ressources et des emplois des ressources financières pour chaque exercice financier à partir de l’exercice 1996-1997. Le lendemain 16 juin, le juge commissionnaire a nommé pour deux mois deux experts immobiliers, Moukouri Same Claude et Balepa François Jean Bosco pour procéder à l’évaluation des 69 titres fonciers recensés (20 autres restent introuvables) en proposant leur valeur locative au jour de l’expertise afin d’aboutir à un partage équitable entre les co-héritiers. Mais ces derniers y voient un dilatoire de la Justice qui ne s’est pas prononcé sur le changement des co-liquidateurs.

 

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L’imbroglio perdure, la co-liquidation piétine. Les cohéritiers ont adressé au juge commissionnaire une requête pour demander le changement des co-liquidateurs. Ils dénoncent des manquements graves et même des dérives de gestion de certains administrateurs.

Les ayant-droits de la succession Soppo Priso, après s’être déchirés depuis le décès du richissime homme d’affaires en 1996, ont tenu une énième réunion de conciliation le 4 novembre 2000 à Douala. De commun accord, ils ont accepté la désignation des co-liquidateurs de cette succession : Koum Théodore, expert financier, Mes Jacqueline Moussinga et Régine Dooh Collins, tous deux notaires. Le procès-verbal de la famille est entériné par arrêt N°135/C de la Cour d’appel du Littoral rendu le 16 mai 2003.
Les co-liquidateurs ont pour mission : “Assurer la gestion des biens de Paul Soppo Priso, encaisser tous les fruits et revenus générés, effectuer tous apports en compte dans le capital de certaines sociétés détenues majoritairement par le decujus, élaborer un projet de liquidation, estimer ou faire estimer les biens immeubles ainsi que les valeurs mobilières et ou les meubles meublant.” Ils avaient à cet effet un mandat d’une durée de sept mois, au terme duquel, ils présenteraient un rapport de gestion et d’activités aux ayant-droits. A cette occasion, ces derniers pourraient décider d’une nouvelle répartition à part égale des revenus de ce patrimoine successorale.

Les récriminations
Les sept co-héritiers (Jean Paul, Gaston, Laurette, Hervé, Violette, Chantal et Serge Bruno) constatent que le mandat des co-liquidateurs a expiré depuis belle lurette, sans qu’ils aient produit un rapport de gestion de ladite succession. Plusieurs immeubles sont tombés en ruine, les diverses factures d’électricité et d’eau ne sont pas payées et qu’ils n’ont aucune information sur le paiement de la taxe foncière des différents immeubles et d’autres redevances de l’Etat. Conséquence, ils estiment dans leur requête du 16 juin 2009 “qu’une telle confiscation et gestion opaque ne peuvent que susciter des inquiétudes entraînant le changement des co-liquidateurs[…] qui se sont détournés de la mission a eux assignée”. Pis encore, Gaston Soppo Priso, résidant en France, dans une requête de février 2008, aux fins de changement de co-liquidateurs, relève que les co-liquidateurs “se sont eux-mêmes rendus débiteurs de la succession en s’octroyant des emprunts pour leur compte personnel atteignant parfois des dizaines de millions Fcfa sans autorisation préalable du juge commissionnaire.”
Par ailleurs, les co-liquidateurs sont accusés d’avoir cédé la gestion de deux grands groupes constitués des Sa Ugi et Ugid respectivement à Jean Paul Soppo Priso et à Violette Soppo Priso épouse Pensy. “Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa.” Et les loyers des immeubles Br et Brossette Valor et la polyclinique Paul Soppo Priso à Hervé Soppo Priso. Gaston accuse aussi son frère Jean-Paul de spolier le groupe Ugic, au chiffre d’affaires de plusieurs milliards Fcfa dont leur défunt père détenait 90% d’actions. Notamment, du fait qu’il a “sans qualité ni droit, vendu clandestinement certaines actions de cette société au groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.”
En revanche, les autres poursuivent au pénal Tiam II Pierre que Gaston Soppo Priso a fait désigner administrateur provisoire de la société Ugid par ordonnance n°360 du 8 décembre 2005, pour abus de confiance après avoir retiré sans aucun mandat judiciaire et sans justifier d’un acte de sa mission, une somme de plus de 50 millions Fcfa des comptes de la société Ugid.

Le partage à problème du patrimoine
Face à tout cet imbroglio dans les opérations de liquidation devant aboutir au partage des biens de feu Soppo Priso, ses sept ayant-droits ont par les requêtes datant des 25 mars, 23 et 24 avril et 7 mai 2009, sollicité qu’il leur soit alloué, au titre d’avancement d’hoiries et avancement de dividendes, la somme de 100 millions Fcfa pour chacun dans le compte de l’Ugid afin de faire face aux défis de la vie quotidienne auxquels ils sont confrontés. Tsanga Bediga, juge commissionnaire, a décidé en date du 15 juin 2009 “ qu’aucune avance ne peut être consentie à un associé sans qu’il ait une lisibilité sur la gestion des sociétés.” A cet effet, il a nommé pour deux mois en qualité d’expert, le cabinet Bekolo and Patners pour avoir une lisibilité sur la gestion de ces sociétés, des informations complètes, fiables, à jour sur leur patrimoine et leur trésorerie.
Ce qui permettra de : – établir la situation patrimoniale des sociétés de feu Soppo Priso au 30 juin 2009 – dresser leurs états financiers au 31 décembre 2008 – dresser les tableaux des ressources et des emplois des ressources financières pour chaque exercice financier à partir de l’exercice 1996-1997. Le lendemain 16 juin, le juge commissionnaire a nommé pour deux mois deux experts immobiliers, Moukouri Same Claude et Balepa François Jean Bosco pour procéder à l’évaluation des 69 titres fonciers recensés (20 autres restent introuvables) en proposant leur valeur locative au jour de l’expertise afin d’aboutir à un partage équitable entre les co-héritiers. Mais ces derniers y voient un dilatoire de la Justice qui ne s’est pas prononcé sur le changement des co-liquidateurs.

 

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Limbe se remet timidement de l’attaque armée du 28 septembre

La Sgbc reste fermée tandis que les autres banques ciblées par les pirates assurent le service minimum.

La vie après le braquage à Down Beach

 

Down Beach Street, ce lundi 29 septembre 2008. Des passants peu diserts regardent de loin les agences locales de la Sgbc, Amity Bank et Scb Crédit agricole, toutes situées côte à côte. Des gendarmes en faction veillent au grain, devant Amity Bank. Cette dernière a été la plus secouée par l’attaque armée de dimanche dernier au petit matin. A la Sgbc, l’on ne s’est pas remis des bruits d’explosifs qui ont soufflé une bonne partie de la façade principale. Un impact de bombe est visible sous la porte centrale. Les vitres ont été soufflées. « La banque est fermée pour besoin d’enquête », peut-on lire sur l’une des portes. Les vigiles affichent une certaine nervosité. Personne ne s’exprime à découvert. Même si le récent acte de grand banditisme est sur toutes les lèvres, à voix basse.
Sur la chaussée, les impacts d’explosifs sont également visibles. « Il y en a à peu près une centaine », s’empresse d’indiquer l’un des gendarmes en faction. De là, l’horreur s’inscrit sur les murs de la préfecture du Fako. Toutes les vitres ont sauté sous l’effet des grenades. Plus de 150 impacts de balles ont modifié l’éclat d’au moins deux plans de ce bâtiment administratif. Un militaire ayant participé aux premières opérations de ratissage quelques heures après l’attaque affirme qu’il n’a jamais assisté à une telle parade militaire gratuite. « Ceux qui ont passé toute la nuit à faire la démonstration de leur force ont usé gratuitement des explosifs et des kalachnikov K47 pour faire découvrir leur force de frappe », dit-il.
Depuis deux jours, les pêcheurs qui débordent souvent d’activité, ont déserté les plages de Limbe. Un calme plat règne sur le bord de mer. Fini donc les luttes amusantes des revendeuses de poisson qui se regroupent à la tombée de la nuit pour arracher la moisson quotidienne des « maîtres de l’eau ». Au loin, des piroguiers ayant pris leur courage à deux mains ont été aperçus, agitant un fanion blanc, comme pour indiquer qu’ils n’étaient pas offensifs. Les vagues continuent de se dresser de façon intermittente, comme si rien ne s’était passé. Ugoh Noh, un pêcheur de nationalité  nigériane, accepte de se confier au téléphone. Il fait partie de ceux qui ont affirmé avoir aperçu en mer, samedi dernier, des personnages étranges. « Ceux qui ont volé à Limbe sont arrivé à bord de trois pirogues. Ils avaient des moteurs puissants. Ils ont utilisé leurs armes pour se frayer un passage », dit-il.
A l’arrière des bâtiments attaqués, les gendarmes ont localisé des pas humains sur les murs de soutènement. C’est d’ailleurs de l’arrière que les assaillants ont utilisé des explosifs pour souffler les locaux et emporter le coffre fort de Amity Bank contenant plus de 200 millions de francs Cfa. Dans les locaux des agences bancaires attaquées, comme ailleurs à Down Beach, un probable retour des pirates fait craindre à la fois les employés et  les usagers.

Denis Nkwebo,
à Limbe

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