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Obala/Sa’a : Ndongo Essomba accusé d’atteinte aux limites territoriales

Les populations d’Obala viennent de saisir le chef de l’Etat d’une plainte contre le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir.

Mercredi, 16 septembre 2009 (après demain), les membres de la commission constituée par le préfet de la Lékié, Grégoire Mvongo, chargé de connaître de cette affaire, se retrouveront pour la quatrième fois. Il s’agit notamment de ses collaborateurs de Sa’a et Obala, des notables du village de Nkoltomo II (Obala) dans le département de la Lékié, du chef de groupement de Loua I, Marc Modo Ewodo auquel se rattache Nkoltomo II, mais aussi du chef du groupement Lebamzip, du "chef" du "village" Nkolebaï, Joseph Ewolo Menounga.

A la même rencontre sont conviés les maires des arrondissements d’Obala, Simon Pierre Ediba, et de Sa’a, Mbena Mengue, les députés du coin et bien entendu certaines figures représentatives des deux parties dont Joseph Ndzomo Molé, Marcel Mbono et Faustin Mvogo (Obala); Jean Guidel Menounga et Ayissi Mbili (Sa’a). De l’avis de certains observateurs, après la descente sur le terrain du 1er septembre dernier, l’affaire pourrait connaître son dénouement.
Les habitants et natifs du village de Nkoltomo II accusent le député de Sa’a, Jean Bernard Ndongo Essomba, d’avoir déplacé la limite territoriale héritée de la chefferie traditionnelle sous l’administration coloniale entre les arrondissements d’Obala et de Sa’a. Ils l’accusent "de profiter de sa situation sociale et de sa résidence en construction dans le village" en bordure de l’axe lourd Yaoundé/Bafoussam pour faire passer cette localité de l’arrondissement d’Obala à Sa’a, son unité administrative et politique.

Les plaignants se fondent notamment sur la décision prise le 1er décembre 1933 par l’administrateur colonial, M. Cournarié, et portant réorganisation du groupement du chef Simon Etaba Okala et à la loi du 14 décembre 1957 érigeant le poste administratif d’Obala en nouvelle subdivision.
A toutes ces allégations, le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba et sa suite répondent que la résidence en construction de l’homme d’affaires se trouve dans le village Nkolebaï (du reste pas indiqué sur la carte administrative de la Lékié), dans l’arrondissement de Sa’a. Suite à sa saisine, le chef de l’Etat, Paul Biya a demandé à l’autorité administrative compétente de trouver une solution à ce litige.

Emoi
Cette affaire, qui remonte à 1997 (année de l’aménagement du domaine acquis en 1977 par Jean Bernard Ndongo Essomba au village de Nkoltomo II en bordure l’axe lourd Yaoundé Bafoussam), a connu un rebondissement le 09 mai dernier. Ce matin là en effet, les riverains de l’imposante concession de M. Ndongo Essomba ont découvert sur le trottoir, à l’extrémité Sud du domaine, une plaque nuitamment érigée, indiquant au visiteur qui embarque que "l’arrondissement de Sa’a vous souhaite la bienvenue". Aucune indication ne signale cependant "l’endroit où il vous dit au revoir". Pour les populations, sans nulle doute, "c’est l’œuvre de l’homme d’affaires et président du groupe parlementaire qui, ayant acquis un terrain à Obala, veut par un coup de force, déplacer la limite entre Obala son arrondissement d’adoption et Sa’a, son arrondissement d’origine".

Suffisant aussi, pour susciter l’émoi dans la contrée où 106 notables tiennent une rencontre de concertation le 14 juin 2009. 10 jours plus tard, le préfet Grégoire Mvongo, mis au parfum, convoque les plaignants de l’arrondissement d’Obala et le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba ainsi que sa suite. L’assise a lieu, en témoigne le procès verbal, en l’absence des plénipotentiaires de l’arrondissement de Sa’a.
Le même jour, le préfet décide de mettre en place une commission tripartite et demande à chacune des parties de produire "tout document pouvant permettre d’éclairer sa lanterne aux plans historique, juridique et administratif sur l’évolution de la démarcation des limites" entre les arrondissements de Monatélé, Obala et Sa’a. Le 06 juillet 2009, les populations de Nkoltomo II et celles du groupement de Loua I adressent une plainte au président de la République, M. Paul Biya.

Dans cette adresse, les populations reprochent à Jean Bernard Ndongo Essomba le "trouble de jouissance", "expropriation abusive", les "menaces à l’ordre public", la "destruction d’un monument historique" et "atteinte à la Constitution de la République". C’est ainsi que le député Ndongo Essomba conduit sa délégation à la convocation du 26 août 2009. De l’avis des parties présentes, il rejette les accusations portées contre lui.
Il souligne par ailleurs qu’il n’est pas l’auteur de l’érection de la plaque. Mais plutôt le maire de la commune de Sa’a, Mbena Mengue. Pour autant, observe l’assistance, il soutient que son domaine de Nkoltomo II appartient au village Nkolebaï dont il présente le chef, Joseph Ewolo Menounga, au préfet. Grégoire Mvongo, à cette révélation, voudra savoir s’il existe quelque arrêté créant la dite chefferie. Comme le président de séance demandera si M. Ewolo Menounga dispose de son arrêté de désignation. Pour chacune de ces interrogations, le concerné dira avoir négligé les actes "pris" dont on a en vain cherché des traces au Minatd.

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Les populations d’Obala viennent de saisir le chef de l’Etat d’une plainte contre le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir.

Mercredi, 16 septembre 2009 (après demain), les membres de la commission constituée par le préfet de la Lékié, Grégoire Mvongo, chargé de connaître de cette affaire, se retrouveront pour la quatrième fois. Il s’agit notamment de ses collaborateurs de Sa’a et Obala, des notables du village de Nkoltomo II (Obala) dans le département de la Lékié, du chef de groupement de Loua I, Marc Modo Ewodo auquel se rattache Nkoltomo II, mais aussi du chef du groupement Lebamzip, du "chef" du "village" Nkolebaï, Joseph Ewolo Menounga.

A la même rencontre sont conviés les maires des arrondissements d’Obala, Simon Pierre Ediba, et de Sa’a, Mbena Mengue, les députés du coin et bien entendu certaines figures représentatives des deux parties dont Joseph Ndzomo Molé, Marcel Mbono et Faustin Mvogo (Obala); Jean Guidel Menounga et Ayissi Mbili (Sa’a). De l’avis de certains observateurs, après la descente sur le terrain du 1er septembre dernier, l’affaire pourrait connaître son dénouement.
Les habitants et natifs du village de Nkoltomo II accusent le député de Sa’a, Jean Bernard Ndongo Essomba, d’avoir déplacé la limite territoriale héritée de la chefferie traditionnelle sous l’administration coloniale entre les arrondissements d’Obala et de Sa’a. Ils l’accusent "de profiter de sa situation sociale et de sa résidence en construction dans le village" en bordure de l’axe lourd Yaoundé/Bafoussam pour faire passer cette localité de l’arrondissement d’Obala à Sa’a, son unité administrative et politique.

Les plaignants se fondent notamment sur la décision prise le 1er décembre 1933 par l’administrateur colonial, M. Cournarié, et portant réorganisation du groupement du chef Simon Etaba Okala et à la loi du 14 décembre 1957 érigeant le poste administratif d’Obala en nouvelle subdivision.
A toutes ces allégations, le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba et sa suite répondent que la résidence en construction de l’homme d’affaires se trouve dans le village Nkolebaï (du reste pas indiqué sur la carte administrative de la Lékié), dans l’arrondissement de Sa’a. Suite à sa saisine, le chef de l’Etat, Paul Biya a demandé à l’autorité administrative compétente de trouver une solution à ce litige.

Emoi
Cette affaire, qui remonte à 1997 (année de l’aménagement du domaine acquis en 1977 par Jean Bernard Ndongo Essomba au village de Nkoltomo II en bordure l’axe lourd Yaoundé Bafoussam), a connu un rebondissement le 09 mai dernier. Ce matin là en effet, les riverains de l’imposante concession de M. Ndongo Essomba ont découvert sur le trottoir, à l’extrémité Sud du domaine, une plaque nuitamment érigée, indiquant au visiteur qui embarque que "l’arrondissement de Sa’a vous souhaite la bienvenue". Aucune indication ne signale cependant "l’endroit où il vous dit au revoir". Pour les populations, sans nulle doute, "c’est l’œuvre de l’homme d’affaires et président du groupe parlementaire qui, ayant acquis un terrain à Obala, veut par un coup de force, déplacer la limite entre Obala son arrondissement d’adoption et Sa’a, son arrondissement d’origine".

Suffisant aussi, pour susciter l’émoi dans la contrée où 106 notables tiennent une rencontre de concertation le 14 juin 2009. 10 jours plus tard, le préfet Grégoire Mvongo, mis au parfum, convoque les plaignants de l’arrondissement d’Obala et le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba ainsi que sa suite. L’assise a lieu, en témoigne le procès verbal, en l’absence des plénipotentiaires de l’arrondissement de Sa’a.
Le même jour, le préfet décide de mettre en place une commission tripartite et demande à chacune des parties de produire "tout document pouvant permettre d’éclairer sa lanterne aux plans historique, juridique et administratif sur l’évolution de la démarcation des limites" entre les arrondissements de Monatélé, Obala et Sa’a. Le 06 juillet 2009, les populations de Nkoltomo II et celles du groupement de Loua I adressent une plainte au président de la République, M. Paul Biya.

Dans cette adresse, les populations reprochent à Jean Bernard Ndongo Essomba le "trouble de jouissance", "expropriation abusive", les "menaces à l’ordre public", la "destruction d’un monument historique" et "atteinte à la Constitution de la République". C’est ainsi que le député Ndongo Essomba conduit sa délégation à la convocation du 26 août 2009. De l’avis des parties présentes, il rejette les accusations portées contre lui.
Il souligne par ailleurs qu’il n’est pas l’auteur de l’érection de la plaque. Mais plutôt le maire de la commune de Sa’a, Mbena Mengue. Pour autant, observe l’assistance, il soutient que son domaine de Nkoltomo II appartient au village Nkolebaï dont il présente le chef, Joseph Ewolo Menounga, au préfet. Grégoire Mvongo, à cette révélation, voudra savoir s’il existe quelque arrêté créant la dite chefferie. Comme le président de séance demandera si M. Ewolo Menounga dispose de son arrêté de désignation. Pour chacune de ces interrogations, le concerné dira avoir négligé les actes "pris" dont on a en vain cherché des traces au Minatd.

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Les populations d’Obala viennent de saisir le chef de l’Etat d’une plainte contre le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir.

Mercredi, 16 septembre 2009 (après demain), les membres de la commission constituée par le préfet de la Lékié, Grégoire Mvongo, chargé de connaître de cette affaire, se retrouveront pour la quatrième fois. Il s’agit notamment de ses collaborateurs de Sa’a et Obala, des notables du village de Nkoltomo II (Obala) dans le département de la Lékié, du chef de groupement de Loua I, Marc Modo Ewodo auquel se rattache Nkoltomo II, mais aussi du chef du groupement Lebamzip, du "chef" du "village" Nkolebaï, Joseph Ewolo Menounga.

A la même rencontre sont conviés les maires des arrondissements d’Obala, Simon Pierre Ediba, et de Sa’a, Mbena Mengue, les députés du coin et bien entendu certaines figures représentatives des deux parties dont Joseph Ndzomo Molé, Marcel Mbono et Faustin Mvogo (Obala); Jean Guidel Menounga et Ayissi Mbili (Sa’a). De l’avis de certains observateurs, après la descente sur le terrain du 1er septembre dernier, l’affaire pourrait connaître son dénouement.
Les habitants et natifs du village de Nkoltomo II accusent le député de Sa’a, Jean Bernard Ndongo Essomba, d’avoir déplacé la limite territoriale héritée de la chefferie traditionnelle sous l’administration coloniale entre les arrondissements d’Obala et de Sa’a. Ils l’accusent "de profiter de sa situation sociale et de sa résidence en construction dans le village" en bordure de l’axe lourd Yaoundé/Bafoussam pour faire passer cette localité de l’arrondissement d’Obala à Sa’a, son unité administrative et politique.

Les plaignants se fondent notamment sur la décision prise le 1er décembre 1933 par l’administrateur colonial, M. Cournarié, et portant réorganisation du groupement du chef Simon Etaba Okala et à la loi du 14 décembre 1957 érigeant le poste administratif d’Obala en nouvelle subdivision.
A toutes ces allégations, le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba et sa suite répondent que la résidence en construction de l’homme d’affaires se trouve dans le village Nkolebaï (du reste pas indiqué sur la carte administrative de la Lékié), dans l’arrondissement de Sa’a. Suite à sa saisine, le chef de l’Etat, Paul Biya a demandé à l’autorité administrative compétente de trouver une solution à ce litige.

Emoi
Cette affaire, qui remonte à 1997 (année de l’aménagement du domaine acquis en 1977 par Jean Bernard Ndongo Essomba au village de Nkoltomo II en bordure l’axe lourd Yaoundé Bafoussam), a connu un rebondissement le 09 mai dernier. Ce matin là en effet, les riverains de l’imposante concession de M. Ndongo Essomba ont découvert sur le trottoir, à l’extrémité Sud du domaine, une plaque nuitamment érigée, indiquant au visiteur qui embarque que "l’arrondissement de Sa’a vous souhaite la bienvenue". Aucune indication ne signale cependant "l’endroit où il vous dit au revoir". Pour les populations, sans nulle doute, "c’est l’œuvre de l’homme d’affaires et président du groupe parlementaire qui, ayant acquis un terrain à Obala, veut par un coup de force, déplacer la limite entre Obala son arrondissement d’adoption et Sa’a, son arrondissement d’origine".

Suffisant aussi, pour susciter l’émoi dans la contrée où 106 notables tiennent une rencontre de concertation le 14 juin 2009. 10 jours plus tard, le préfet Grégoire Mvongo, mis au parfum, convoque les plaignants de l’arrondissement d’Obala et le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba ainsi que sa suite. L’assise a lieu, en témoigne le procès verbal, en l’absence des plénipotentiaires de l’arrondissement de Sa’a.
Le même jour, le préfet décide de mettre en place une commission tripartite et demande à chacune des parties de produire "tout document pouvant permettre d’éclairer sa lanterne aux plans historique, juridique et administratif sur l’évolution de la démarcation des limites" entre les arrondissements de Monatélé, Obala et Sa’a. Le 06 juillet 2009, les populations de Nkoltomo II et celles du groupement de Loua I adressent une plainte au président de la République, M. Paul Biya.

Dans cette adresse, les populations reprochent à Jean Bernard Ndongo Essomba le "trouble de jouissance", "expropriation abusive", les "menaces à l’ordre public", la "destruction d’un monument historique" et "atteinte à la Constitution de la République". C’est ainsi que le député Ndongo Essomba conduit sa délégation à la convocation du 26 août 2009. De l’avis des parties présentes, il rejette les accusations portées contre lui.
Il souligne par ailleurs qu’il n’est pas l’auteur de l’érection de la plaque. Mais plutôt le maire de la commune de Sa’a, Mbena Mengue. Pour autant, observe l’assistance, il soutient que son domaine de Nkoltomo II appartient au village Nkolebaï dont il présente le chef, Joseph Ewolo Menounga, au préfet. Grégoire Mvongo, à cette révélation, voudra savoir s’il existe quelque arrêté créant la dite chefferie. Comme le président de séance demandera si M. Ewolo Menounga dispose de son arrêté de désignation. Pour chacune de ces interrogations, le concerné dira avoir négligé les actes "pris" dont on a en vain cherché des traces au Minatd.

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Les populations d’Obala viennent de saisir le chef de l’Etat d’une plainte contre le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir.

Mercredi, 16 septembre 2009 (après demain), les membres de la commission constituée par le préfet de la Lékié, Grégoire Mvongo, chargé de connaître de cette affaire, se retrouveront pour la quatrième fois. Il s’agit notamment de ses collaborateurs de Sa’a et Obala, des notables du village de Nkoltomo II (Obala) dans le département de la Lékié, du chef de groupement de Loua I, Marc Modo Ewodo auquel se rattache Nkoltomo II, mais aussi du chef du groupement Lebamzip, du "chef" du "village" Nkolebaï, Joseph Ewolo Menounga.

A la même rencontre sont conviés les maires des arrondissements d’Obala, Simon Pierre Ediba, et de Sa’a, Mbena Mengue, les députés du coin et bien entendu certaines figures représentatives des deux parties dont Joseph Ndzomo Molé, Marcel Mbono et Faustin Mvogo (Obala); Jean Guidel Menounga et Ayissi Mbili (Sa’a). De l’avis de certains observateurs, après la descente sur le terrain du 1er septembre dernier, l’affaire pourrait connaître son dénouement.
Les habitants et natifs du village de Nkoltomo II accusent le député de Sa’a, Jean Bernard Ndongo Essomba, d’avoir déplacé la limite territoriale héritée de la chefferie traditionnelle sous l’administration coloniale entre les arrondissements d’Obala et de Sa’a. Ils l’accusent "de profiter de sa situation sociale et de sa résidence en construction dans le village" en bordure de l’axe lourd Yaoundé/Bafoussam pour faire passer cette localité de l’arrondissement d’Obala à Sa’a, son unité administrative et politique.

Les plaignants se fondent notamment sur la décision prise le 1er décembre 1933 par l’administrateur colonial, M. Cournarié, et portant réorganisation du groupement du chef Simon Etaba Okala et à la loi du 14 décembre 1957 érigeant le poste administratif d’Obala en nouvelle subdivision.
A toutes ces allégations, le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba et sa suite répondent que la résidence en construction de l’homme d’affaires se trouve dans le village Nkolebaï (du reste pas indiqué sur la carte administrative de la Lékié), dans l’arrondissement de Sa’a. Suite à sa saisine, le chef de l’Etat, Paul Biya a demandé à l’autorité administrative compétente de trouver une solution à ce litige.

Emoi
Cette affaire, qui remonte à 1997 (année de l’aménagement du domaine acquis en 1977 par Jean Bernard Ndongo Essomba au village de Nkoltomo II en bordure l’axe lourd Yaoundé Bafoussam), a connu un rebondissement le 09 mai dernier. Ce matin là en effet, les riverains de l’imposante concession de M. Ndongo Essomba ont découvert sur le trottoir, à l’extrémité Sud du domaine, une plaque nuitamment érigée, indiquant au visiteur qui embarque que "l’arrondissement de Sa’a vous souhaite la bienvenue". Aucune indication ne signale cependant "l’endroit où il vous dit au revoir". Pour les populations, sans nulle doute, "c’est l’œuvre de l’homme d’affaires et président du groupe parlementaire qui, ayant acquis un terrain à Obala, veut par un coup de force, déplacer la limite entre Obala son arrondissement d’adoption et Sa’a, son arrondissement d’origine".

Suffisant aussi, pour susciter l’émoi dans la contrée où 106 notables tiennent une rencontre de concertation le 14 juin 2009. 10 jours plus tard, le préfet Grégoire Mvongo, mis au parfum, convoque les plaignants de l’arrondissement d’Obala et le mis en cause, Jean Bernard Ndongo Essomba ainsi que sa suite. L’assise a lieu, en témoigne le procès verbal, en l’absence des plénipotentiaires de l’arrondissement de Sa’a.
Le même jour, le préfet décide de mettre en place une commission tripartite et demande à chacune des parties de produire "tout document pouvant permettre d’éclairer sa lanterne aux plans historique, juridique et administratif sur l’évolution de la démarcation des limites" entre les arrondissements de Monatélé, Obala et Sa’a. Le 06 juillet 2009, les populations de Nkoltomo II et celles du groupement de Loua I adressent une plainte au président de la République, M. Paul Biya.

Dans cette adresse, les populations reprochent à Jean Bernard Ndongo Essomba le "trouble de jouissance", "expropriation abusive", les "menaces à l’ordre public", la "destruction d’un monument historique" et "atteinte à la Constitution de la République". C’est ainsi que le député Ndongo Essomba conduit sa délégation à la convocation du 26 août 2009. De l’avis des parties présentes, il rejette les accusations portées contre lui.
Il souligne par ailleurs qu’il n’est pas l’auteur de l’érection de la plaque. Mais plutôt le maire de la commune de Sa’a, Mbena Mengue. Pour autant, observe l’assistance, il soutient que son domaine de Nkoltomo II appartient au village Nkolebaï dont il présente le chef, Joseph Ewolo Menounga, au préfet. Grégoire Mvongo, à cette révélation, voudra savoir s’il existe quelque arrêté créant la dite chefferie. Comme le président de séance demandera si M. Ewolo Menounga dispose de son arrêté de désignation. Pour chacune de ces interrogations, le concerné dira avoir négligé les actes "pris" dont on a en vain cherché des traces au Minatd.

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Exposition : « Evanescences », la sublime renaissance de Koko

La nouvelle option artistique de Koko Komegne mêlant sculpture et métal soudé a pour muse sa fille, Vanessa.
Marion Obam –




Depuis le 20 septembre 2008 et ce jusqu’au 18 octobre 2008 Koko Komegne présente à l’Espace Doual’art au quartier Bonanjo sa nouvelle identité artistique. Pour résumer la somme de son travail partant de l’inspiration à la matérialisation de cette exposition, l’un des ténors de la scène plastique au Cameroun a choisi le vocable "Evanescences". Le déclic de ce projet est la rencontre de Koko Komegne avec sa fille "Vanessa ", dont il ignorait totalement l’existence. Elle va agir sur lui comme l’eau qu’on verse sur une plante qui se meurt. Koko Komegne qui a fêté ses 40 ans de peinture il y’a 2 ans et qui croyait avoir tout donné renoue avec l’amie inspiration. Pour Vanessa, il doit créer à nouveau. Pour celle qu’il considère comme la mère de l’humanité " Eva ", il doit entreprendre un autre pèlerinage artistique. Koko veut, enfin, prendre tout ceci pour prétexte et renaître. Toute cela est la somme des "Evanescences". Ces choses qu’on croit tenir mais qui peu à peu s’amoindrissent et finissent par disparaître.

Koko Komegne présente certes ces "Evanescences", mais refuse que son travail soit évanescent. L’artiste qu’on a connu avec la peinture et son style très unique qui mêlent cubisme et tons africains a exploré une nouvelle voie. Celle de la sculpture. Dans son refus peut-être inconscient de voir son œuvre s’évaporer, Koko travaille sur une matière solide : le fer. Il le coupe, le taille, le lime et pour rajouter un peu de fantaisie Koko peint quelques unes des 15 sculptures qu’il a proposé pour cette exposition. La véritable alchimie ici qui survole la reproduction terne chez les jeunes artistes, c’est que Koko a réussi à reproduire sur cette matière rigide son style en peinture. Les statues en métaux soudés comme Chaka Zulu, Guerrier Mandingue, Reine captive, la Grande royale qui sont entre l’expérimentation géométrique et l’abstraction ont des formes cubiques. On les reproduirait sur une toile que ce serait toujours et uniquement du Koko. D’ailleurs pour montré qu’il n’a pas triché et qu’avec l’âge comme le vin, il s’est bonifié, l’artiste a accompagné les sculptures de 16 toiles.

Le renouvellement du vocabulaire artistique de Koko Komegne a été possible grâce à son nouvel espace de travail à Youpwé. L’artiste est resté plusieurs années sans repères ni atelier. Inspiré par l’air de Youpwé, la vie simple et pleine des pêcheurs, les berceuses des femmes de pêcheurs qui calment les enfants au petit matin avant le départ de leur père. Cela se traduit par la liberté et la joie perceptibles sur les toiles " Youpwé Sénérade ", " Spiritual evolution ", " Sur les ailes de la foi ", " D’amour et d’eau fraîche ". Le tableau " Evanescences " lui-même est un chef d’œuvre. Sur fond rouge se détache une créature de la forêt avec des tentacules qui semblent ne pas avoir de fin. Cubisme, abstraction, gaîté et spiritualité donnent à cette toile une vie unique. Ceux qui veulent découvrir le "Nouveau" Koko ont jusqu’au 18 octobre 2008 et les nombreux sticks verts ronds apposés sur les œuvres indiquent que tout est presque "vendu"

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