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Orange Cameroun : plus de 200 employés sanctionnés

 

Depuis le 12 janvier et ceci jusqu’au 4 mars 2010, plus de deux cent agents d’Orange Cameroun, tous grades confondus sont dans l’œil du cyclone de la direction générale de cette entreprise de téléphonie mobile. D’après des informations en notre possession, en dehors des employés «grévistes» qui ont tous été traduits au conseil de discipline avec des sanctions allant des avertissements, blâmes et mises à pied (de trois à huit jours), un employé de cette société a été licencié, pour avoir participé à cette grève. D’après les confidences d’un délégué du personnel ayant requis l’anonymat, «la direction de Orange Cameroun fait la chasse aux sorcières. Tous ceux qui ont participé à cette grève de décembre doivent payer les pots cassés. A travers cette grève, nous avons montré tous les dysfonctionnements qui existent dans cette société, dysfonctionnements que les responsables voulaient maintenir cachés. Ce n’est rien d’autre qu’une vengeance pour que nous ne grevions plus, même si nous avions raison».
 

Joint au téléphone pour avoir la réaction de l’entreprise face à ces accusations, Blaise Etoa, chargé des relations avec la presse, s’est dit incompétent pour se prononcer sur ce problème : «Faites-moi parvenir un protocole d’interview où toutes vos inquiétudes seront mentionnées. Je vais me rapprocher des services compétents pour trouver une réponse à vos interrogations. Je suis responsable des relations avec la presse et non directeur des ressources humaines. Si vous posez une question sur la technique ou sur les finances, j’aurai la même démarche. Je suis un communicateur et non un technicien ni un financier. A Orange Cameroun, tout est organisé» sous réserve des évènements éclairages que les responsables de cette entreprise pourraient apporter, Les concernés ont leurs petites idées. Parmi ces agents sanctionnés, se trouvent des délégués du personnel en ballottage défavorable. Qui se refusent à percer l’abcès. Pour l’un d’eux qui pèse ses mots avant de parler, «le moment n’est pas encore venu de communiquer. Nous le ferons en temps opportun car nous sommes à une période charnière de nos négociations avec la direction générale. Si tout se passe bien, la sérénité va revenir dans la maison, sinon nous allons passer à l’offensive et tant pis pour les pots cassés.»

Convention collective

Malgré cette situation trouble, la signature de la convention collective s’est effectuée vendredi 29 janvier 2010 à Yaoundé sous les bons hospices du Pr Robert Nkili, ministre du Travail et de la sécurité. Mais chose curieuse, relèvera un délégué du personnel, «dans la salle de l’hôtel Hilton où se signait cette convention collective, on retrouve un employé licencié et des délégués du personnel pourtant suspendus par la direction générale. Ces délégués ont même paraphé des documents. Que cache ce cirque ? Comment peut-on signer des documents avec un licencié et des suspendus qui de toute façon ne seront plus intégrés sans représailles ?» Avec trente et quatre délégués du personnel (titulaires et suppléants) dont certains ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés avant la fin de ce mois de mars 2010, car de nouvelles sanctions plus draconiennes sont annoncées par la rumeur, c’est un branle-bas général à Orange Cameroun aussi bien à Douala qu’à Yaoundé.

Selon un délégué du personnel sous anonymat, «il y aura encore des licenciements pour ce mois. Les dirigeants sont décidés à nous faire ça dur. Je sais que mon nom sera inscrit sur la liste des partants, sauf si c’est un miracle. Mais j’ai espoir en la dernière négociation qui est en cours. De là peut jaillir la lumière qui épargnera des désagréments aussi bien à l’entreprise qu’aux employés. La direction générale doit comprendre que la grève est un moyen d’expression reconnu par la loi».

Aux dernières nouvelles, les négociations sont bloquées entre les délégués du personnel représentant les employés sanctionnés et la direction générale. «La direction générale a balayé nos dernières propositions du revers de la main », se plaint un délégué du personnel joint au téléphone hier dimanche 7 mars 2010, aux environs de 19 heures . « C’est comme si pour nous, la cause est entendue ». Pourtant, des séances de travail entre l’Union network international (le syndicat mondial des télécommunications), et France Télécom avaient abouti à la décision selon laquelle les employés sanctionnés devraient reprendre du service. Le feuilleton de la crise à Orange Cameroun est loin d’être terminé. Malgré la forte pression internationale et la volonté des agents à rentrer dans leurs droits.


Focal: Un soutien international

Dans un communiqué en date du 25 février 2010, La fédération Sud Ptt (un syndicat français) avait lancé une pétition en ligne adressée aux dirigeants d’Orange Cameroun et aux dirigeants du Groupe France Telecom/Orange. Pétition pour exiger l’arrêt des sanctions à l’encontre de leurs confrères d’Orange – Cameroun. En voici la teneur. «Salarié-es, client-es de France Télécom-Orange ou simple citoyen-nes nous sommes offusqué-es de la manière dont vous agissez envers nos collègues d’Orange Cameroun. Le fait d’intimider ces derniers en les convoquant à des entretiens de licenciement ou entretiens pour sanction ne peut avoir cours dans une entreprise qui se doit de respecter les droits sociaux fondamentaux.

Le fait que des personnes défendent leurs droits individuels et collectifs et à cette fin, utilisent l’ensemble des moyens à leur disposition ne vous autorise absolument pas à répondre par des méthodes d’un autre âge et contradictoires avec la volonté affichée du groupe Orange de mettre en place un dialogue social à la hauteur des attentes de l’ensemble des salarié-es du groupe. Nous vous demandons donc d’intervenir de toute urgence pour arrêter cette répression sur 300 salariés d’Orange Cameroun en annulant toutes les convocations et sanctions déjà prises et en réintégrant celles et ceux déjà licenciés-es. Nous vous demandons aussi de ré-ouvrir de toute urgence les négociations.».

Etame Kouoh (Source : Sud Ptt.com)

 

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Orange Cameroun : plus de 200 employés sanctionnés

 

Depuis le 12 janvier et ceci jusqu’au 4 mars 2010, plus de deux cent agents d’Orange Cameroun, tous grades confondus sont dans l’œil du cyclone de la direction générale de cette entreprise de téléphonie mobile. D’après des informations en notre possession, en dehors des employés «grévistes» qui ont tous été traduits au conseil de discipline avec des sanctions allant des avertissements, blâmes et mises à pied (de trois à huit jours), un employé de cette société a été licencié, pour avoir participé à cette grève. D’après les confidences d’un délégué du personnel ayant requis l’anonymat, «la direction de Orange Cameroun fait la chasse aux sorcières. Tous ceux qui ont participé à cette grève de décembre doivent payer les pots cassés. A travers cette grève, nous avons montré tous les dysfonctionnements qui existent dans cette société, dysfonctionnements que les responsables voulaient maintenir cachés. Ce n’est rien d’autre qu’une vengeance pour que nous ne grevions plus, même si nous avions raison».
 

Joint au téléphone pour avoir la réaction de l’entreprise face à ces accusations, Blaise Etoa, chargé des relations avec la presse, s’est dit incompétent pour se prononcer sur ce problème : «Faites-moi parvenir un protocole d’interview où toutes vos inquiétudes seront mentionnées. Je vais me rapprocher des services compétents pour trouver une réponse à vos interrogations. Je suis responsable des relations avec la presse et non directeur des ressources humaines. Si vous posez une question sur la technique ou sur les finances, j’aurai la même démarche. Je suis un communicateur et non un technicien ni un financier. A Orange Cameroun, tout est organisé» sous réserve des évènements éclairages que les responsables de cette entreprise pourraient apporter, Les concernés ont leurs petites idées. Parmi ces agents sanctionnés, se trouvent des délégués du personnel en ballottage défavorable. Qui se refusent à percer l’abcès. Pour l’un d’eux qui pèse ses mots avant de parler, «le moment n’est pas encore venu de communiquer. Nous le ferons en temps opportun car nous sommes à une période charnière de nos négociations avec la direction générale. Si tout se passe bien, la sérénité va revenir dans la maison, sinon nous allons passer à l’offensive et tant pis pour les pots cassés.»

Convention collective

Malgré cette situation trouble, la signature de la convention collective s’est effectuée vendredi 29 janvier 2010 à Yaoundé sous les bons hospices du Pr Robert Nkili, ministre du Travail et de la sécurité. Mais chose curieuse, relèvera un délégué du personnel, «dans la salle de l’hôtel Hilton où se signait cette convention collective, on retrouve un employé licencié et des délégués du personnel pourtant suspendus par la direction générale. Ces délégués ont même paraphé des documents. Que cache ce cirque ? Comment peut-on signer des documents avec un licencié et des suspendus qui de toute façon ne seront plus intégrés sans représailles ?» Avec trente et quatre délégués du personnel (titulaires et suppléants) dont certains ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés avant la fin de ce mois de mars 2010, car de nouvelles sanctions plus draconiennes sont annoncées par la rumeur, c’est un branle-bas général à Orange Cameroun aussi bien à Douala qu’à Yaoundé.

Selon un délégué du personnel sous anonymat, «il y aura encore des licenciements pour ce mois. Les dirigeants sont décidés à nous faire ça dur. Je sais que mon nom sera inscrit sur la liste des partants, sauf si c’est un miracle. Mais j’ai espoir en la dernière négociation qui est en cours. De là peut jaillir la lumière qui épargnera des désagréments aussi bien à l’entreprise qu’aux employés. La direction générale doit comprendre que la grève est un moyen d’expression reconnu par la loi».

Aux dernières nouvelles, les négociations sont bloquées entre les délégués du personnel représentant les employés sanctionnés et la direction générale. «La direction générale a balayé nos dernières propositions du revers de la main », se plaint un délégué du personnel joint au téléphone hier dimanche 7 mars 2010, aux environs de 19 heures . « C’est comme si pour nous, la cause est entendue ». Pourtant, des séances de travail entre l’Union network international (le syndicat mondial des télécommunications), et France Télécom avaient abouti à la décision selon laquelle les employés sanctionnés devraient reprendre du service. Le feuilleton de la crise à Orange Cameroun est loin d’être terminé. Malgré la forte pression internationale et la volonté des agents à rentrer dans leurs droits.


Focal: Un soutien international

Dans un communiqué en date du 25 février 2010, La fédération Sud Ptt (un syndicat français) avait lancé une pétition en ligne adressée aux dirigeants d’Orange Cameroun et aux dirigeants du Groupe France Telecom/Orange. Pétition pour exiger l’arrêt des sanctions à l’encontre de leurs confrères d’Orange – Cameroun. En voici la teneur. «Salarié-es, client-es de France Télécom-Orange ou simple citoyen-nes nous sommes offusqué-es de la manière dont vous agissez envers nos collègues d’Orange Cameroun. Le fait d’intimider ces derniers en les convoquant à des entretiens de licenciement ou entretiens pour sanction ne peut avoir cours dans une entreprise qui se doit de respecter les droits sociaux fondamentaux.

Le fait que des personnes défendent leurs droits individuels et collectifs et à cette fin, utilisent l’ensemble des moyens à leur disposition ne vous autorise absolument pas à répondre par des méthodes d’un autre âge et contradictoires avec la volonté affichée du groupe Orange de mettre en place un dialogue social à la hauteur des attentes de l’ensemble des salarié-es du groupe. Nous vous demandons donc d’intervenir de toute urgence pour arrêter cette répression sur 300 salariés d’Orange Cameroun en annulant toutes les convocations et sanctions déjà prises et en réintégrant celles et ceux déjà licenciés-es. Nous vous demandons aussi de ré-ouvrir de toute urgence les négociations.».

Etame Kouoh (Source : Sud Ptt.com)

 

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Orange Cameroun : plus de 200 employés sanctionnés

 

Depuis le 12 janvier et ceci jusqu’au 4 mars 2010, plus de deux cent agents d’Orange Cameroun, tous grades confondus sont dans l’œil du cyclone de la direction générale de cette entreprise de téléphonie mobile. D’après des informations en notre possession, en dehors des employés «grévistes» qui ont tous été traduits au conseil de discipline avec des sanctions allant des avertissements, blâmes et mises à pied (de trois à huit jours), un employé de cette société a été licencié, pour avoir participé à cette grève. D’après les confidences d’un délégué du personnel ayant requis l’anonymat, «la direction de Orange Cameroun fait la chasse aux sorcières. Tous ceux qui ont participé à cette grève de décembre doivent payer les pots cassés. A travers cette grève, nous avons montré tous les dysfonctionnements qui existent dans cette société, dysfonctionnements que les responsables voulaient maintenir cachés. Ce n’est rien d’autre qu’une vengeance pour que nous ne grevions plus, même si nous avions raison».
 

Joint au téléphone pour avoir la réaction de l’entreprise face à ces accusations, Blaise Etoa, chargé des relations avec la presse, s’est dit incompétent pour se prononcer sur ce problème : «Faites-moi parvenir un protocole d’interview où toutes vos inquiétudes seront mentionnées. Je vais me rapprocher des services compétents pour trouver une réponse à vos interrogations. Je suis responsable des relations avec la presse et non directeur des ressources humaines. Si vous posez une question sur la technique ou sur les finances, j’aurai la même démarche. Je suis un communicateur et non un technicien ni un financier. A Orange Cameroun, tout est organisé» sous réserve des évènements éclairages que les responsables de cette entreprise pourraient apporter, Les concernés ont leurs petites idées. Parmi ces agents sanctionnés, se trouvent des délégués du personnel en ballottage défavorable. Qui se refusent à percer l’abcès. Pour l’un d’eux qui pèse ses mots avant de parler, «le moment n’est pas encore venu de communiquer. Nous le ferons en temps opportun car nous sommes à une période charnière de nos négociations avec la direction générale. Si tout se passe bien, la sérénité va revenir dans la maison, sinon nous allons passer à l’offensive et tant pis pour les pots cassés.»

Convention collective

Malgré cette situation trouble, la signature de la convention collective s’est effectuée vendredi 29 janvier 2010 à Yaoundé sous les bons hospices du Pr Robert Nkili, ministre du Travail et de la sécurité. Mais chose curieuse, relèvera un délégué du personnel, «dans la salle de l’hôtel Hilton où se signait cette convention collective, on retrouve un employé licencié et des délégués du personnel pourtant suspendus par la direction générale. Ces délégués ont même paraphé des documents. Que cache ce cirque ? Comment peut-on signer des documents avec un licencié et des suspendus qui de toute façon ne seront plus intégrés sans représailles ?» Avec trente et quatre délégués du personnel (titulaires et suppléants) dont certains ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés avant la fin de ce mois de mars 2010, car de nouvelles sanctions plus draconiennes sont annoncées par la rumeur, c’est un branle-bas général à Orange Cameroun aussi bien à Douala qu’à Yaoundé.

Selon un délégué du personnel sous anonymat, «il y aura encore des licenciements pour ce mois. Les dirigeants sont décidés à nous faire ça dur. Je sais que mon nom sera inscrit sur la liste des partants, sauf si c’est un miracle. Mais j’ai espoir en la dernière négociation qui est en cours. De là peut jaillir la lumière qui épargnera des désagréments aussi bien à l’entreprise qu’aux employés. La direction générale doit comprendre que la grève est un moyen d’expression reconnu par la loi».

Aux dernières nouvelles, les négociations sont bloquées entre les délégués du personnel représentant les employés sanctionnés et la direction générale. «La direction générale a balayé nos dernières propositions du revers de la main », se plaint un délégué du personnel joint au téléphone hier dimanche 7 mars 2010, aux environs de 19 heures . « C’est comme si pour nous, la cause est entendue ». Pourtant, des séances de travail entre l’Union network international (le syndicat mondial des télécommunications), et France Télécom avaient abouti à la décision selon laquelle les employés sanctionnés devraient reprendre du service. Le feuilleton de la crise à Orange Cameroun est loin d’être terminé. Malgré la forte pression internationale et la volonté des agents à rentrer dans leurs droits.


Focal: Un soutien international

Dans un communiqué en date du 25 février 2010, La fédération Sud Ptt (un syndicat français) avait lancé une pétition en ligne adressée aux dirigeants d’Orange Cameroun et aux dirigeants du Groupe France Telecom/Orange. Pétition pour exiger l’arrêt des sanctions à l’encontre de leurs confrères d’Orange – Cameroun. En voici la teneur. «Salarié-es, client-es de France Télécom-Orange ou simple citoyen-nes nous sommes offusqué-es de la manière dont vous agissez envers nos collègues d’Orange Cameroun. Le fait d’intimider ces derniers en les convoquant à des entretiens de licenciement ou entretiens pour sanction ne peut avoir cours dans une entreprise qui se doit de respecter les droits sociaux fondamentaux.

Le fait que des personnes défendent leurs droits individuels et collectifs et à cette fin, utilisent l’ensemble des moyens à leur disposition ne vous autorise absolument pas à répondre par des méthodes d’un autre âge et contradictoires avec la volonté affichée du groupe Orange de mettre en place un dialogue social à la hauteur des attentes de l’ensemble des salarié-es du groupe. Nous vous demandons donc d’intervenir de toute urgence pour arrêter cette répression sur 300 salariés d’Orange Cameroun en annulant toutes les convocations et sanctions déjà prises et en réintégrant celles et ceux déjà licenciés-es. Nous vous demandons aussi de ré-ouvrir de toute urgence les négociations.».

Etame Kouoh (Source : Sud Ptt.com)

 

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Orange Cameroun : plus de 200 employés sanctionnés

 

Depuis le 12 janvier et ceci jusqu’au 4 mars 2010, plus de deux cent agents d’Orange Cameroun, tous grades confondus sont dans l’œil du cyclone de la direction générale de cette entreprise de téléphonie mobile. D’après des informations en notre possession, en dehors des employés «grévistes» qui ont tous été traduits au conseil de discipline avec des sanctions allant des avertissements, blâmes et mises à pied (de trois à huit jours), un employé de cette société a été licencié, pour avoir participé à cette grève. D’après les confidences d’un délégué du personnel ayant requis l’anonymat, «la direction de Orange Cameroun fait la chasse aux sorcières. Tous ceux qui ont participé à cette grève de décembre doivent payer les pots cassés. A travers cette grève, nous avons montré tous les dysfonctionnements qui existent dans cette société, dysfonctionnements que les responsables voulaient maintenir cachés. Ce n’est rien d’autre qu’une vengeance pour que nous ne grevions plus, même si nous avions raison».
 

Joint au téléphone pour avoir la réaction de l’entreprise face à ces accusations, Blaise Etoa, chargé des relations avec la presse, s’est dit incompétent pour se prononcer sur ce problème : «Faites-moi parvenir un protocole d’interview où toutes vos inquiétudes seront mentionnées. Je vais me rapprocher des services compétents pour trouver une réponse à vos interrogations. Je suis responsable des relations avec la presse et non directeur des ressources humaines. Si vous posez une question sur la technique ou sur les finances, j’aurai la même démarche. Je suis un communicateur et non un technicien ni un financier. A Orange Cameroun, tout est organisé» sous réserve des évènements éclairages que les responsables de cette entreprise pourraient apporter, Les concernés ont leurs petites idées. Parmi ces agents sanctionnés, se trouvent des délégués du personnel en ballottage défavorable. Qui se refusent à percer l’abcès. Pour l’un d’eux qui pèse ses mots avant de parler, «le moment n’est pas encore venu de communiquer. Nous le ferons en temps opportun car nous sommes à une période charnière de nos négociations avec la direction générale. Si tout se passe bien, la sérénité va revenir dans la maison, sinon nous allons passer à l’offensive et tant pis pour les pots cassés.»

Convention collective

Malgré cette situation trouble, la signature de la convention collective s’est effectuée vendredi 29 janvier 2010 à Yaoundé sous les bons hospices du Pr Robert Nkili, ministre du Travail et de la sécurité. Mais chose curieuse, relèvera un délégué du personnel, «dans la salle de l’hôtel Hilton où se signait cette convention collective, on retrouve un employé licencié et des délégués du personnel pourtant suspendus par la direction générale. Ces délégués ont même paraphé des documents. Que cache ce cirque ? Comment peut-on signer des documents avec un licencié et des suspendus qui de toute façon ne seront plus intégrés sans représailles ?» Avec trente et quatre délégués du personnel (titulaires et suppléants) dont certains ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés avant la fin de ce mois de mars 2010, car de nouvelles sanctions plus draconiennes sont annoncées par la rumeur, c’est un branle-bas général à Orange Cameroun aussi bien à Douala qu’à Yaoundé.

Selon un délégué du personnel sous anonymat, «il y aura encore des licenciements pour ce mois. Les dirigeants sont décidés à nous faire ça dur. Je sais que mon nom sera inscrit sur la liste des partants, sauf si c’est un miracle. Mais j’ai espoir en la dernière négociation qui est en cours. De là peut jaillir la lumière qui épargnera des désagréments aussi bien à l’entreprise qu’aux employés. La direction générale doit comprendre que la grève est un moyen d’expression reconnu par la loi».

Aux dernières nouvelles, les négociations sont bloquées entre les délégués du personnel représentant les employés sanctionnés et la direction générale. «La direction générale a balayé nos dernières propositions du revers de la main », se plaint un délégué du personnel joint au téléphone hier dimanche 7 mars 2010, aux environs de 19 heures . « C’est comme si pour nous, la cause est entendue ». Pourtant, des séances de travail entre l’Union network international (le syndicat mondial des télécommunications), et France Télécom avaient abouti à la décision selon laquelle les employés sanctionnés devraient reprendre du service. Le feuilleton de la crise à Orange Cameroun est loin d’être terminé. Malgré la forte pression internationale et la volonté des agents à rentrer dans leurs droits.


Focal: Un soutien international

Dans un communiqué en date du 25 février 2010, La fédération Sud Ptt (un syndicat français) avait lancé une pétition en ligne adressée aux dirigeants d’Orange Cameroun et aux dirigeants du Groupe France Telecom/Orange. Pétition pour exiger l’arrêt des sanctions à l’encontre de leurs confrères d’Orange – Cameroun. En voici la teneur. «Salarié-es, client-es de France Télécom-Orange ou simple citoyen-nes nous sommes offusqué-es de la manière dont vous agissez envers nos collègues d’Orange Cameroun. Le fait d’intimider ces derniers en les convoquant à des entretiens de licenciement ou entretiens pour sanction ne peut avoir cours dans une entreprise qui se doit de respecter les droits sociaux fondamentaux.

Le fait que des personnes défendent leurs droits individuels et collectifs et à cette fin, utilisent l’ensemble des moyens à leur disposition ne vous autorise absolument pas à répondre par des méthodes d’un autre âge et contradictoires avec la volonté affichée du groupe Orange de mettre en place un dialogue social à la hauteur des attentes de l’ensemble des salarié-es du groupe. Nous vous demandons donc d’intervenir de toute urgence pour arrêter cette répression sur 300 salariés d’Orange Cameroun en annulant toutes les convocations et sanctions déjà prises et en réintégrant celles et ceux déjà licenciés-es. Nous vous demandons aussi de ré-ouvrir de toute urgence les négociations.».

Etame Kouoh (Source : Sud Ptt.com)

 

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Musique : Essimo enchante le public de Yaoundé

L’occasion du concert-dédicace a permis aux Yaoundéens de prendre connaissance d’une œuvre à la qualité intéressante.
Parfait Tabapsi –




Avec seulement cinq morceaux exécutés ce soir-là, Charles Manga a réussi à maintenir en haleine le nombreux public du Cabaret La réserve au quartier Etoa Meki à Yaoundé. Dans un récital qui, sans être inoubliable, n’a pas moins édifié le public sur les méandres de ce nouveau concept créatif auquel il doit s’habituer désormais : Poetry Contest.
Un concept né à Paris et porté par le saxophoniste King Blaise, le percussionniste Dominique Elame, le claviériste Epée Nsongo et le bassiste Charles Manga, le seul ayant fait le déplacement pour ces soirées dédicaces camerounaises dont celle de samedi dernier en constituait l’épilogue.

Si le public a donc apprécié le spectacle donné à l’occasion par Charles Manga pour le compte de son groupe Essimo, en compagnie d’un orchestre du cru (Vibrations), il demeure que, sans doute pour faire adhérer le maximum à cette initiative, l’artiste a puisé au fond de lui-même pour expliciter le concept.Il a ainsi indiqué que "Poetry contest comme son nom l’indique est la mise en musique de poèmes d’auteurs connus. Avec cet album dans lequel ils s’expriment, le groupe Essimo propose au public un produit de qualité à tout point de vue puisque réalisé par des professionnels exigeants. Nous sommes un groupe d’anciens camarades de lycée. Tous ont eu des parents musiciens reconnus ; un seul a choisi d’être musicien professionnel (King Blaise) quand les trois autres, après de solides études, reviennent à la musique après des expériences professionnelles avérées".

Dans son expression d’un soir, on sentait bien le malaise pour le bassiste à recourir à une façon de communiquer visiblement difficile. C’est pourquoi il sera très heureux par la suite, grattant les cordes de sa guitare avec finesse et chantant avec application comme s’il voulait, en détachant les syllabes des poèmes, instiller en chacun des spectateurs, qui l’accompagnaient d’applaudissements saccadés, la profondeur de ces messages jadis élaborés par des auteurs comme Victor Hugo, Léopold-Sédar Senghor ou Henri David Kala Lobe. Où ils scandaient tour à tour l’amour maternel, l’émigration ou les difficultés de la vie quotidienne. Avec pour point culminant cet hymne au nationaliste Rudolph Douala Manga Belle pendu en 1914 par les Allemands. Un hommage où l’on pouvait entendre : "Nous ne sommes pas venus pleurer, mais nous sommes venus rendre hommage à Rudolph Duala Manga Bell le père de notre nation".

Un autre moment aura été la déclamation par le duo de comédiennes Bibi Kouo et Marthe Ndomè Ewanè. Des comédiennes qui, malgré l’émotion perceptible dans leur voix, ont tout de même déclamé Le souffle, un poème du Sénégalais Birago Diop. Une déclamation qui est venue en rajouter sur l’envie de Essimo à lutter "pour l’amplification de tout ce qui est positif chez nous". Un chez nous bien difficile et chaotique pour des projets de cette nature dans la mesure où, et comme l’a relevé un critique, la piraterie empêche les créateurs de dormir et de rêver à un avenir meilleur dans l’artistique. Un obstacle qui pourrait noyer un projet dont les prémisses ainsi présentés au public augurent d’une orchestration de premier choix, preuve de la qualité et du talent de ses concepteurs.

INTERVIEW ESSIMO

ECOUTEZ ESSIMO

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