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Ngondo 2006 : Un appel à l’unité des chefs sawa

Les génies de l’eau interpellent l’autorité traditionnelle sur ses dissidences.
Dippah Kayessé – Une sirène stridente déchire l’air qui précède la délivrance du message des ancêtres. Il n’y a pas de doute, le secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso se retire du lieu des berges du Wouri (lieu des cérémonies) pour rallier Yaoundé où la coupe du Cameroun de football se joue dans quelques heures. Fait inhabituel. En ce 03 décembre 2006 à l’occasion de la célébration de la fête traditionnelle du peuple sawa, l’unique membre du gouvernement ressortissant de la région côtière se fait accompagner par le gouverneur de la province du Littoral, Gounoko Haounaye. "Au-delà de l’aspect traditionnel, n’oublions pas que nous sommes dans un Etat républicain et quand le président de la République sort ou préside un évènement, cela est tout à fait normal que l’ensemble du gouvernement soit à ses cotés", croit savoir Joseph Ngando Bebey, membre de la commission d’organisation du Ngondo 2006.

A l’instar des précédentes éditions, les organisateurs du Ngondo 2006 vont exiger du public, silence et recueillement. "C’est une des conditions pour que le plongeur descende dans les fonds de l’eau à la rencontre des ancêtres", martèle Henri Manga, président de la commission d’organisation. Sur le plan d’eau du fleuve Wouri, seule la pirogue des initiés va d’un coin à un autre. De cette embarcation, un initié va descendre au fonds de l’eau pour aller à la rencontre des ancêtres. Ces moments de retrouvailles vont durer une dizaine de minutes, puis cet homme va remonter à la surface de l’eau avec un message. Décrypté dans le dibala, la case mythique, le message tant attendu par le grand public sera délivré par Mony Akwa II, secrétaire général du Ngondo. "Cette année, les ancêtres ont un message spécial à l’endroit des chefs. Ils exigent d’eux solidarité, amour et entraide. Tout comme les ancêtres leur demander de s’unir pour promouvoir le développement du grand sawa (…) Et, le développement passe par l’action".

Selon les organisateurs, le message des ancêtres rentre en droite ligne avec le thème choisi cette année pour la célébration du Ngondo, Pai o madiba (A l’action) symbolisée par la pagaie. "Les présents et futures défis nous imposent la concorde. Il s’agit donc de conjuguer nos efforts […] C’est unis et c’est dans le même élan de solidarité, d’amour que nous pourrons construire notre communauté, avait commenté tout récemment le thème. Selon les responsables du Ngondo, la pagaie est porteuse de plusieurs symboles. En tant que instrument de navigation, elle permet à la pirogue de se mouvoir. La pagaie symbolise l’effort que chaque personne doit déployer pour faire avancer les choses… C’est aussi une arme de guerre que l’on peut utiliser à la recherche de la paix”, a-t-on appris.

Le vase contenant ce message a été reçu cette année par Sa majesté Salomon Madiba Songué, chef supérieur du canton Bakoko et nouveau président du Ngondo pour les deux prochaines années. A sa sortie de la case mythique où a eu lieu la passation des pouvoirs, le nouveau président, torse nu avec des attributs de chef en main fera le tour des tentes sous des ovations. Il remplace à ce poste Sa majesté Milord Mbappè Bwanga, chef supérieur du canton Bélé-Bélé devenu selon les statuts, premier conseiller de Sa majesté Madiba Songué. Avec un tel changement à la tête du Ngondo, c’est tout le peuple sawa qui caresse le rêve de voir l’assemblée traditionnelle du Ngondo raffermir ses liens. On se souvient qu’en 2003, le prince René Bell du canton Njo-Njo, pour de nombreuses dissensions avait boycotté les manifestations et décrier "la politisation de cette institution".
L’on peut aussi remarquer, le faible engouement ces dernières années. Lancées le 18 novembre 2006, les festivités marquant la fête du Ngondo n’ont pas vu courir grand monde. A l’exception de la grande veillée culturelle, sportive, gastronomique, organisée samedi 02 décembre en présence des chefs traditionnels. Au cours de cette veillée, Esther Bodulé Mukilo, âgée de 17 ans, originaire du canton Bélé-Bélé et Epée Toko du canton Bassa ont respectivement remporté les titres de Tolé, Miss Ngondo et de Ngum, champion de lutte traditionnelle.

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Musique : Angéa veut conquérir le Cameroun


Son album " Kongosarina "est une peinture de la société sur fond de Makossa, Mutuashi et Coupé-décalé.
Marion Obam


Son premier album "Dikom lam" sorti en 1998 en Côte d’Ivoire n’avait pas été distribué au Cameroun. Ce qui fait que les premiers pas de la jeune camerounaise dans le monde artistique n’avait pas été connu des siens. Une galette qui avait pourtant conférer une certaine notoriété à Angéa, de son vrai nom Angeline Mengue. Avec la sortie de son deuxième album "Kongosarina", Angéa a voulu corriger cette première erreur. Elle débarque donc avec une galette de neuf titres, qui malgré les années passées à l’extérieure de son pays ne l’ont pas complètement décollé de la réalité de celui-ci. Un récit assez simple des histoires d’ici et d’ailleurs, qui a pour le lien commun l’amour avec son corollaire de déceptions et de mensonges.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’on rentre dans Kongosarina par un titre évocateur "Mon chéri". Mutuashi et Coupé-décallé tiennent la dragée haute dans cette chanson où Angéa raconte l’histoire d’un homme cocu en lui conseillant " de ne pas pleurer parce que les nanas d’aujourd’hui sont comme ça ". Dans le même style, très dansant, elle enchaîne avec " Magot " et " Femme blessée" pour demander aux hommes de "s’occuper des femmes qu’ils ont épousé comme celles de dehors, qui brillent parce que l’argent de l’entretien est toujours donné par les hommes". L’incursion du Bikutsi faite dans "Magot", permet de rehausser l’envolée Coupé-décallé dû au passage de l’ivoirien Erickson le Zoulou. Après cette séquence, on glisse doucement vers des rythmes moins enflammés comme le Makossa et Zouk.

Dans ce registre, on retrouve "Nnem mintier", "Laisse tomber", "Dzama Odile". Le premier rend hommage aux artistes africains et européens disparus que Angéa a côtoyé. L’artiste a tenu a chanté tout l’amour qu’elle porte à sa mère dans " Dzama Odile ", pour ses sacrifices, sa compréhension et son amour et à travers ce titre exhorter toutes les mères a accorder plus d’attention à leurs enfants. La courbe rythmique remonte à la fin avec le Makossa. Notamment avec le titre phare de l’album Kongosarina. Une peinture qui capte les clichés de la vie des personnes qui ont pour passe temps favori de "faire le kongossa sur les autres". "Vous ne pouvez pas imaginer le mal que vous faites, les amitiés, les mariages et les familles que vous détruisez en racontant des histoires fausses, sur des personnes que vous ne connaissez pas. Il faut changer !", crie t-elle dans un refrain. Avec toute l’émotion d’une personne qui a subi les affres de cette pratique dans leur vie et chair.

Produit par Jimmy Moukelengué, le deuxième album de Angéa a connue la contribution que Ntoumba Minka pour les arrangements, de David Dayirou, de Guy Waï, de Vieux briscard guitariste de Meiway et la voix de Amy Bamba, choriste de Alpha Blondy. Une équipe qui a permis, en somme à Angéa, qui a laissé les influences de Douala, Ewondo, Bété et Français s’exprimer, de proposer un opus potable au public. Album très dansant, s’il bénéficie d’une bonne promotion, il pourra se retrouver dans tous les évènements et célébrations de la fin d’année 2007.

Repère
Album : Kongosarina
Sortie : Septembre 2006
Artiste : Angéa
Nombres de titres : 9
Production : Jimmy Mukenlengué
A écouter : Mon Chéri, Magot,
Femme blessée, Kongosarina
Quotidienmutations

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Son album " Kongosarina "est une peinture de la société sur fond de Makossa, Mutuashi et Coupé-décalé.
Marion Obam


Son premier album "Dikom lam" sorti en 1998 en Côte d’Ivoire n’avait pas été distribué au Cameroun. Ce qui fait que les premiers pas de la jeune camerounaise dans le monde artistique n’avait pas été connu des siens. Une galette qui avait pourtant conférer une certaine notoriété à Angéa, de son vrai nom Angeline Mengue. Avec la sortie de son deuxième album "Kongosarina", Angéa a voulu corriger cette première erreur. Elle débarque donc avec une galette de neuf titres, qui malgré les années passées à l’extérieure de son pays ne l’ont pas complètement décollé de la réalité de celui-ci. Un récit assez simple des histoires d’ici et d’ailleurs, qui a pour le lien commun l’amour avec son corollaire de déceptions et de mensonges.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’on rentre dans Kongosarina par un titre évocateur "Mon chéri". Mutuashi et Coupé-décallé tiennent la dragée haute dans cette chanson où Angéa raconte l’histoire d’un homme cocu en lui conseillant " de ne pas pleurer parce que les nanas d’aujourd’hui sont comme ça ". Dans le même style, très dansant, elle enchaîne avec " Magot " et " Femme blessée" pour demander aux hommes de "s’occuper des femmes qu’ils ont épousé comme celles de dehors, qui brillent parce que l’argent de l’entretien est toujours donné par les hommes". L’incursion du Bikutsi faite dans "Magot", permet de rehausser l’envolée Coupé-décallé dû au passage de l’ivoirien Erickson le Zoulou. Après cette séquence, on glisse doucement vers des rythmes moins enflammés comme le Makossa et Zouk.

Dans ce registre, on retrouve "Nnem mintier", "Laisse tomber", "Dzama Odile". Le premier rend hommage aux artistes africains et européens disparus que Angéa a côtoyé. L’artiste a tenu a chanté tout l’amour qu’elle porte à sa mère dans " Dzama Odile ", pour ses sacrifices, sa compréhension et son amour et à travers ce titre exhorter toutes les mères a accorder plus d’attention à leurs enfants. La courbe rythmique remonte à la fin avec le Makossa. Notamment avec le titre phare de l’album Kongosarina. Une peinture qui capte les clichés de la vie des personnes qui ont pour passe temps favori de "faire le kongossa sur les autres". "Vous ne pouvez pas imaginer le mal que vous faites, les amitiés, les mariages et les familles que vous détruisez en racontant des histoires fausses, sur des personnes que vous ne connaissez pas. Il faut changer !", crie t-elle dans un refrain. Avec toute l’émotion d’une personne qui a subi les affres de cette pratique dans leur vie et chair.

Produit par Jimmy Moukelengué, le deuxième album de Angéa a connue la contribution que Ntoumba Minka pour les arrangements, de David Dayirou, de Guy Waï, de Vieux briscard guitariste de Meiway et la voix de Amy Bamba, choriste de Alpha Blondy. Une équipe qui a permis, en somme à Angéa, qui a laissé les influences de Douala, Ewondo, Bété et Français s’exprimer, de proposer un opus potable au public. Album très dansant, s’il bénéficie d’une bonne promotion, il pourra se retrouver dans tous les évènements et célébrations de la fin d’année 2007.

Repère
Album : Kongosarina
Sortie : Septembre 2006
Artiste : Angéa
Nombres de titres : 9
Production : Jimmy Mukenlengué
A écouter : Mon Chéri, Magot,
Femme blessée, Kongosarina
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Son album " Kongosarina "est une peinture de la société sur fond de Makossa, Mutuashi et Coupé-décalé.
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Son premier album "Dikom lam" sorti en 1998 en Côte d’Ivoire n’avait pas été distribué au Cameroun. Ce qui fait que les premiers pas de la jeune camerounaise dans le monde artistique n’avait pas été connu des siens. Une galette qui avait pourtant conférer une certaine notoriété à Angéa, de son vrai nom Angeline Mengue. Avec la sortie de son deuxième album "Kongosarina", Angéa a voulu corriger cette première erreur. Elle débarque donc avec une galette de neuf titres, qui malgré les années passées à l’extérieure de son pays ne l’ont pas complètement décollé de la réalité de celui-ci. Un récit assez simple des histoires d’ici et d’ailleurs, qui a pour le lien commun l’amour avec son corollaire de déceptions et de mensonges.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’on rentre dans Kongosarina par un titre évocateur "Mon chéri". Mutuashi et Coupé-décallé tiennent la dragée haute dans cette chanson où Angéa raconte l’histoire d’un homme cocu en lui conseillant " de ne pas pleurer parce que les nanas d’aujourd’hui sont comme ça ". Dans le même style, très dansant, elle enchaîne avec " Magot " et " Femme blessée" pour demander aux hommes de "s’occuper des femmes qu’ils ont épousé comme celles de dehors, qui brillent parce que l’argent de l’entretien est toujours donné par les hommes". L’incursion du Bikutsi faite dans "Magot", permet de rehausser l’envolée Coupé-décallé dû au passage de l’ivoirien Erickson le Zoulou. Après cette séquence, on glisse doucement vers des rythmes moins enflammés comme le Makossa et Zouk.

Dans ce registre, on retrouve "Nnem mintier", "Laisse tomber", "Dzama Odile". Le premier rend hommage aux artistes africains et européens disparus que Angéa a côtoyé. L’artiste a tenu a chanté tout l’amour qu’elle porte à sa mère dans " Dzama Odile ", pour ses sacrifices, sa compréhension et son amour et à travers ce titre exhorter toutes les mères a accorder plus d’attention à leurs enfants. La courbe rythmique remonte à la fin avec le Makossa. Notamment avec le titre phare de l’album Kongosarina. Une peinture qui capte les clichés de la vie des personnes qui ont pour passe temps favori de "faire le kongossa sur les autres". "Vous ne pouvez pas imaginer le mal que vous faites, les amitiés, les mariages et les familles que vous détruisez en racontant des histoires fausses, sur des personnes que vous ne connaissez pas. Il faut changer !", crie t-elle dans un refrain. Avec toute l’émotion d’une personne qui a subi les affres de cette pratique dans leur vie et chair.

Produit par Jimmy Moukelengué, le deuxième album de Angéa a connue la contribution que Ntoumba Minka pour les arrangements, de David Dayirou, de Guy Waï, de Vieux briscard guitariste de Meiway et la voix de Amy Bamba, choriste de Alpha Blondy. Une équipe qui a permis, en somme à Angéa, qui a laissé les influences de Douala, Ewondo, Bété et Français s’exprimer, de proposer un opus potable au public. Album très dansant, s’il bénéficie d’une bonne promotion, il pourra se retrouver dans tous les évènements et célébrations de la fin d’année 2007.

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Album : Kongosarina
Sortie : Septembre 2006
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Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’on rentre dans Kongosarina par un titre évocateur "Mon chéri". Mutuashi et Coupé-décallé tiennent la dragée haute dans cette chanson où Angéa raconte l’histoire d’un homme cocu en lui conseillant " de ne pas pleurer parce que les nanas d’aujourd’hui sont comme ça ". Dans le même style, très dansant, elle enchaîne avec " Magot " et " Femme blessée" pour demander aux hommes de "s’occuper des femmes qu’ils ont épousé comme celles de dehors, qui brillent parce que l’argent de l’entretien est toujours donné par les hommes". L’incursion du Bikutsi faite dans "Magot", permet de rehausser l’envolée Coupé-décallé dû au passage de l’ivoirien Erickson le Zoulou. Après cette séquence, on glisse doucement vers des rythmes moins enflammés comme le Makossa et Zouk.

Dans ce registre, on retrouve "Nnem mintier", "Laisse tomber", "Dzama Odile". Le premier rend hommage aux artistes africains et européens disparus que Angéa a côtoyé. L’artiste a tenu a chanté tout l’amour qu’elle porte à sa mère dans " Dzama Odile ", pour ses sacrifices, sa compréhension et son amour et à travers ce titre exhorter toutes les mères a accorder plus d’attention à leurs enfants. La courbe rythmique remonte à la fin avec le Makossa. Notamment avec le titre phare de l’album Kongosarina. Une peinture qui capte les clichés de la vie des personnes qui ont pour passe temps favori de "faire le kongossa sur les autres". "Vous ne pouvez pas imaginer le mal que vous faites, les amitiés, les mariages et les familles que vous détruisez en racontant des histoires fausses, sur des personnes que vous ne connaissez pas. Il faut changer !", crie t-elle dans un refrain. Avec toute l’émotion d’une personne qui a subi les affres de cette pratique dans leur vie et chair.

Produit par Jimmy Moukelengué, le deuxième album de Angéa a connue la contribution que Ntoumba Minka pour les arrangements, de David Dayirou, de Guy Waï, de Vieux briscard guitariste de Meiway et la voix de Amy Bamba, choriste de Alpha Blondy. Une équipe qui a permis, en somme à Angéa, qui a laissé les influences de Douala, Ewondo, Bété et Français s’exprimer, de proposer un opus potable au public. Album très dansant, s’il bénéficie d’une bonne promotion, il pourra se retrouver dans tous les évènements et célébrations de la fin d’année 2007.

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