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Jacques-Greg Belobo : Un spectacle majeur à la Basilique mineure

Le baryton camerounais a étalé son immense talent vendredi dernier à Yaoundé.
Justin Blaise Akono – Pour les absents à la Basilique mineure Marie reine des apôtres vendredi dernier, le spectacle de Jacques-Greg Belobo ne se raconte pas. Les interminables rangs de spectateurs à l’entrée pourraient expliquer le début du concert avec une heure de retard. Question, peut-être, de permettre à tous ceux qui ont pu défier la colline de Mvolyé et braver les bousculades à l’entrée de la Basilique mineure de prendre place. Amoureux des musiques religieuses, venus en famille, en couple ou seuls, hautes personnalités parmi lesquelles le ministre délégué à la présidence en charge des relations avec les Assemblées Grégoire Owona, ainsi que les enfants de la rue auxquels était dédié le spectacle.

"Noël des enfants de chez moi", c’était d’abord et surtout Jacques–Greg Belobo, l’acteur principal dont l’entrée en scène est marquée par une longue salve d’applaudissements. Bien avant lui, le Quatuor à cordes Sine Qua Non de Paris exécute le Concerto Brandebourgeois. Jacques – Greg, accompagné des quatre jeunes femmes du Quatuor et de son pianiste Damien Lehman démontre son talent à travers des chansons bien connues des milieux religieux. Non pas sous la forme d’un concert de chorale auquel les Camerounais sont habitués, mais à travers la voix d’un baryton chanteur d’opéra et spécialiste du chant lyrique.
Jacques–Greg Belobo, tout de blanc vêtu, couvre la Basilique de sa voix grave, entre le ténor et la basse, que les professionnels appellent le Baryton. Il alterne entre le français, l’anglais et le Bassa (pour le titre "a man nyo maleb"). Toutefois, certains spectateurs trouvent le son presque inaudible. "Il faut avoir le texte pour comprendre de quoi il s’agit précisément", s’est plaint une dame d’une cinquantaine d’années.

Le Baryton camerounais n’était pas seul sur la scène pour traverser la "douce nuit", un classique repris en chœur par le public ; ou Ave Maria de Schubert, sur lequel Corry Denguemo, la chanteuse du groupe Macase est venue poser sa voix angélique, avant de venir offrir aux enfants de la rue, "Mon cadeau de Noël. " Invité de Jacques – Greg, Corry est à la tête d’une association des enfants de la rue. L’autre invité était le "Beau Négro" Donny Elwood, venu exécuter " Et ma Noël." A l’arrière plan, une chorale de cent jeunes hommes et femmes accompagnaient les artistes, sous le contrôle du Maestro René Esso, qui a arraché une salve d’applaudissements de plusieurs secondes après l’interprétation de Hallelujah de Haendel.
Jacques-Greg Belobo, célèbre chanteur d’Opéra, qui évolue depuis plusieurs années en Allemagne et qui donnait son premier concert grand public au Cameroun, après avoir interprété Ave Maria deux fois (une version de Bach et une autre de Schubert) a anticipé sur le réveillon de Noël à travers le "Minuit chrétien."

Cette chanson a été la plus ovationnée de toutes les 20 chansons. Le zénith de la soirée est atteint lorsque Jacques – Greg et ses deux invités Corry Denguemo et Donny Elwood entonnent " C’est Noël tous les jours ", en compagnie de la chorale des cent voix, du groupe Quatuor Sine Qua Non et du pianiste Damien Lehman.
A la fin de cette chanson, qui était la dernière dans le programme, le public s’est levé et a applaudi pendant un long moment, comme pour élever au ciel Jacques–Greg Belobo, qui concluait régulièrement ses chants en écartant les bras sous la forme de la croix.
Le chanteur avait prévu un spectacle devant durer entre 1h 30 et 1h 45. Il a relevé ce défi avec trois minutes d’avance sur le temps. Pour la plupart des spectateurs, c’était un concert très beau et d’une rare précision. Jacques–Greg Belobo revient au Cameroun au mois de février prochain, dans le cadre du Carmen.

Mutations

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PECKEY POWER : Ce qu’il y a de bien dans le hip ho

Ce qu’il y a de bien dans le hip hop, c’est l’espoir.

Bien des années se sont écoulées depuis l’époque du fameux « Djeumeck » des Star Systeme, le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990 dont faisait parti  Peckey Power, mais l’artiste reste très encré dans le paysage musical camerounais et a récemment commit sur le marché du disque un second album solo (Mè kome). Malgré son programme chargé, il a tenu a parler de cette passion qu’est la musique qu’il a choisit et de ses projets à venir.

Pourquoi avoir choisi de porter le rouge aujourd’hui ?
J’aime la couleur rouge. Elle est rayonnante.

Plusieurs tatouages sur les bras, est-ce un look ou une croyance ?
Les deux. Ça me rappelle moi-même. Le lion symbolise mon signe zodiaque. Le long couteau, c’est pour me protéger et les quatre autres signes : Venus représente la musique, Jupiter, l’élévation sous le plan financier, Mars, la force …
 
Parle nous de toi.
Je suis Peckey  power, leader de « Star Système » devenu en 1996, War Système. C’est le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990.

Parcours jalonné de succès ?
Mon parcours avec le groupe «  Star Système » m’a fait comprendre que l’artiste pouvait vivre de son art. En 1990, « Djeumeck », le premier maxi, a fait un carton, aussi la sortie de l’album « Djé danse » qui connaîtra un succès international avec plus de 26 000 exemplaires vendus.

Un peu surpris par le succès et le fric ?
Pas du tout. « C’est en forgeant qu’on  devient forgeron ». J’ai aujourd’hui 5 albums dans mon parcours artistique.3 avec mon ex groupe, et 2 solo. Parlant de fric, je ne suis pas milliardaire et je ne misère pas non plus.  Je suis victime de la piraterie, mais je réussis à écouler mon produit. Ma sœur, par exemple, m’aide à vendre mon cd à 25 euros en Europe.  Voilà !

Ta musique a quel effet sur le public   ?
C’est chacun qui trouve son compte, car je fais un mélange de RnB, Makossa, et du folklore. Ce style est un hip-hop évolué que j’appelle « l’Afro Soul Vibration ». Tu sais, dans la vie il faut toujours évoluer (rire)

Parlant de hip-hop Kamer, deux noms ?
Ils sont nombreux  mais je peux citer à Yaoundé Dj Bilik et Krotal et,  à Douala, Big Bzy et Bantou Posee. Cela ne veut pas dire qu’il n’ y a pas d’autres talents tout au contraire. Je pense même que le kamer a beaucoup de potentialités en matière de hip hop.

En dehors de la musique, tu es professeur de mathématiques. Comment gères-tu cette double identité ?
Chaque chose en son temps. Au lycée, je prends le personnage du prof et j’oublie même que je suis artiste et vice versa.

Comment trouves-tu l’univers du hip-hop  Kamer ?
D’un côté, il y a des jeunes qui donnent le meilleur d’eux mêmes et de l’autre, il y a cette absence de réalisme au niveau de la réalisation de ces œuvres musicales due à plusieurs réalités que nul n’ignore.

Qu’est ce qu’ils ont de plus, les rappeurs de l’Hexagone ?
Je pense que la différence se fait au niveau du matoch’ et du suivi de l’artiste. Si Busta Rhymes était au Kamer dans les même conditions que nos rappeurs, il produira, j’en suis sûr, le même rendement ou alors moins.

Certains jeunes artistes se plaignent du ministère de la Culture et de la CMC ; penses-tu qu’ils ont le droit de se plaindre ?
Quand un jeune a choisit de faire de la musique, il épouse un métier. Et un  
métier, c’est pour avoir des revenus. Quand on va en Europe, on va travailler. Le rôle de la CMC  est de récupérer les droits des artistes à la télé et à la radio pour le leur restituer. Hélas ce n’est pas toujours le cas au Cameroun.

Est-ce que les plaintes font partir de ton vocabulaire ?

Oui, je me plains. J’ai déposé un dossier au ministère de la culture et mon nom n’est jamais sorti. Pourtant, il y a des gens qui ne font rien pour la culture et qui touchent des droits. Il y a une magouille qui existe en dessous.

Qu’est ce que tu déplores le plus dans la culture camerounaise ?
Je déplore le comportement que le gouvernement affiche en l’endroit des artistes. Chaque mois, on prélève une somme dans le salaire de tous les camerounais pour la reverser à la CRTV. C’est ce qu’on appelle redevance audio visuelle. Où va cet argent ? On peut également dénoncer le non suivi des artistes et le manque de confiance surtout en ce qui concerne les artistes de Rap. La culture se meurt. Je me plains aussi du côté de l’enseignement qui fait également partie de la culture. Avant le salaire de base des enseignants était d’environ 300 000Fcfa  voire plus mais, aujourd’hui, c’est  moins de 200 000Fcfa.

Qu’est ce qu’il y a de bien dans la culture au Kamer ?
Ce qu’il y a de bien, c’est l’espoir. On se dit que ça va changer, surtout que le Cameroun a beaucoup de potentialités. On y trouve des artistes très talentueux qu’on devrait juste encadrer.

Des projets immédiats ?
J’ai deux albums que je dois présenter à des maisons de  production en France. Je suis venu au Cameroun préparer cette prestation parce que les albums que j’ai eu à faire ici ne peuvent pas être en compétition sur le plan international. Vous voyez donc qu’il y a toujours du travail.

Des projets pour la jeunesse du Cameroun ?
je suis en train de me lancer dans la production.  J’ai toute une équipe derrière moi et je sais que si je le fais au Cameroun, personne n’en profitera. J’ai été moi-même victime de la piraterie. Je vais donc installer cette maison de production en Europe et, de temps en temps, faire monter les jeunes. On sait qu’au Cameroun, on a de succès que de popularité et non   financier. Or, l’artiste devrait vivre de son art.

Quelques contacts à l’extérieur ?
Il y a un nouveau festival en Montargis où je vais prester en Mars 2007.  C’est un spectacle de hip hop live beaucoup plus évolué, un hip hop mature.  Il en existe d’autres projets comme la soirée Ecossaise où nous défendrons la culture camerounaise.  Egalement, en Janvier 2007, du 13 au 17 plus précisément avec des artistes comme Agee-X, nous ferons la première  partie du congrès de la Femme Noire sur le même plateau que Kassav. 

Que deviennent les autres membres du groupe « War Systeme »?
En ce moment, Armand alias Chris Beyar finit une formation en management et prépare aussi un album. Il sera mon futur manager.

Quoi de neuf dans le milieu Hip Hop du Kamer ?
Le mouvement 2H évolue énormément. A voir le nombre d’émissions de Rap, on sent que le message passe. Félicitation aux Hommes de média qui travaillent pour. Avant, il fallait payer pour être diffusé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Avec le temps, les rappeurs pourront vivrent de leur art.

Sur la quatrième de couverture de ton Press-book  tu as écris : « Merci Seigneur pour tout ce que tu fais pour moi sur le plan artistique et musical »  Pourquoi cette phrase, une imitation ou un réconfort ? 
Je crois au bon Dieu. Il est mon rempart et mon inspiration. (Rires) Merci. Kamerhiphop.com

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PECKEY POWER : Ce qu’il y a de bien dans le hip ho

Ce qu’il y a de bien dans le hip hop, c’est l’espoir.

Bien des années se sont écoulées depuis l’époque du fameux « Djeumeck » des Star Systeme, le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990 dont faisait parti  Peckey Power, mais l’artiste reste très encré dans le paysage musical camerounais et a récemment commit sur le marché du disque un second album solo (Mè kome). Malgré son programme chargé, il a tenu a parler de cette passion qu’est la musique qu’il a choisit et de ses projets à venir.

Pourquoi avoir choisi de porter le rouge aujourd’hui ?
J’aime la couleur rouge. Elle est rayonnante.

Plusieurs tatouages sur les bras, est-ce un look ou une croyance ?
Les deux. Ça me rappelle moi-même. Le lion symbolise mon signe zodiaque. Le long couteau, c’est pour me protéger et les quatre autres signes : Venus représente la musique, Jupiter, l’élévation sous le plan financier, Mars, la force …
 
Parle nous de toi.
Je suis Peckey  power, leader de « Star Système » devenu en 1996, War Système. C’est le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990.

Parcours jalonné de succès ?
Mon parcours avec le groupe «  Star Système » m’a fait comprendre que l’artiste pouvait vivre de son art. En 1990, « Djeumeck », le premier maxi, a fait un carton, aussi la sortie de l’album « Djé danse » qui connaîtra un succès international avec plus de 26 000 exemplaires vendus.

Un peu surpris par le succès et le fric ?
Pas du tout. « C’est en forgeant qu’on  devient forgeron ». J’ai aujourd’hui 5 albums dans mon parcours artistique.3 avec mon ex groupe, et 2 solo. Parlant de fric, je ne suis pas milliardaire et je ne misère pas non plus.  Je suis victime de la piraterie, mais je réussis à écouler mon produit. Ma sœur, par exemple, m’aide à vendre mon cd à 25 euros en Europe.  Voilà !

Ta musique a quel effet sur le public   ?
C’est chacun qui trouve son compte, car je fais un mélange de RnB, Makossa, et du folklore. Ce style est un hip-hop évolué que j’appelle « l’Afro Soul Vibration ». Tu sais, dans la vie il faut toujours évoluer (rire)

Parlant de hip-hop Kamer, deux noms ?
Ils sont nombreux  mais je peux citer à Yaoundé Dj Bilik et Krotal et,  à Douala, Big Bzy et Bantou Posee. Cela ne veut pas dire qu’il n’ y a pas d’autres talents tout au contraire. Je pense même que le kamer a beaucoup de potentialités en matière de hip hop.

En dehors de la musique, tu es professeur de mathématiques. Comment gères-tu cette double identité ?
Chaque chose en son temps. Au lycée, je prends le personnage du prof et j’oublie même que je suis artiste et vice versa.

Comment trouves-tu l’univers du hip-hop  Kamer ?
D’un côté, il y a des jeunes qui donnent le meilleur d’eux mêmes et de l’autre, il y a cette absence de réalisme au niveau de la réalisation de ces œuvres musicales due à plusieurs réalités que nul n’ignore.

Qu’est ce qu’ils ont de plus, les rappeurs de l’Hexagone ?
Je pense que la différence se fait au niveau du matoch’ et du suivi de l’artiste. Si Busta Rhymes était au Kamer dans les même conditions que nos rappeurs, il produira, j’en suis sûr, le même rendement ou alors moins.

Certains jeunes artistes se plaignent du ministère de la Culture et de la CMC ; penses-tu qu’ils ont le droit de se plaindre ?
Quand un jeune a choisit de faire de la musique, il épouse un métier. Et un  
métier, c’est pour avoir des revenus. Quand on va en Europe, on va travailler. Le rôle de la CMC  est de récupérer les droits des artistes à la télé et à la radio pour le leur restituer. Hélas ce n’est pas toujours le cas au Cameroun.

Est-ce que les plaintes font partir de ton vocabulaire ?

Oui, je me plains. J’ai déposé un dossier au ministère de la culture et mon nom n’est jamais sorti. Pourtant, il y a des gens qui ne font rien pour la culture et qui touchent des droits. Il y a une magouille qui existe en dessous.

Qu’est ce que tu déplores le plus dans la culture camerounaise ?
Je déplore le comportement que le gouvernement affiche en l’endroit des artistes. Chaque mois, on prélève une somme dans le salaire de tous les camerounais pour la reverser à la CRTV. C’est ce qu’on appelle redevance audio visuelle. Où va cet argent ? On peut également dénoncer le non suivi des artistes et le manque de confiance surtout en ce qui concerne les artistes de Rap. La culture se meurt. Je me plains aussi du côté de l’enseignement qui fait également partie de la culture. Avant le salaire de base des enseignants était d’environ 300 000Fcfa  voire plus mais, aujourd’hui, c’est  moins de 200 000Fcfa.

Qu’est ce qu’il y a de bien dans la culture au Kamer ?
Ce qu’il y a de bien, c’est l’espoir. On se dit que ça va changer, surtout que le Cameroun a beaucoup de potentialités. On y trouve des artistes très talentueux qu’on devrait juste encadrer.

Des projets immédiats ?
J’ai deux albums que je dois présenter à des maisons de  production en France. Je suis venu au Cameroun préparer cette prestation parce que les albums que j’ai eu à faire ici ne peuvent pas être en compétition sur le plan international. Vous voyez donc qu’il y a toujours du travail.

Des projets pour la jeunesse du Cameroun ?
je suis en train de me lancer dans la production.  J’ai toute une équipe derrière moi et je sais que si je le fais au Cameroun, personne n’en profitera. J’ai été moi-même victime de la piraterie. Je vais donc installer cette maison de production en Europe et, de temps en temps, faire monter les jeunes. On sait qu’au Cameroun, on a de succès que de popularité et non   financier. Or, l’artiste devrait vivre de son art.

Quelques contacts à l’extérieur ?
Il y a un nouveau festival en Montargis où je vais prester en Mars 2007.  C’est un spectacle de hip hop live beaucoup plus évolué, un hip hop mature.  Il en existe d’autres projets comme la soirée Ecossaise où nous défendrons la culture camerounaise.  Egalement, en Janvier 2007, du 13 au 17 plus précisément avec des artistes comme Agee-X, nous ferons la première  partie du congrès de la Femme Noire sur le même plateau que Kassav. 

Que deviennent les autres membres du groupe « War Systeme »?
En ce moment, Armand alias Chris Beyar finit une formation en management et prépare aussi un album. Il sera mon futur manager.

Quoi de neuf dans le milieu Hip Hop du Kamer ?
Le mouvement 2H évolue énormément. A voir le nombre d’émissions de Rap, on sent que le message passe. Félicitation aux Hommes de média qui travaillent pour. Avant, il fallait payer pour être diffusé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Avec le temps, les rappeurs pourront vivrent de leur art.

Sur la quatrième de couverture de ton Press-book  tu as écris : « Merci Seigneur pour tout ce que tu fais pour moi sur le plan artistique et musical »  Pourquoi cette phrase, une imitation ou un réconfort ? 
Je crois au bon Dieu. Il est mon rempart et mon inspiration. (Rires) Merci. Kamerhiphop.com

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PECKEY POWER : Ce qu’il y a de bien dans le hip ho

Ce qu’il y a de bien dans le hip hop, c’est l’espoir.

Bien des années se sont écoulées depuis l’époque du fameux « Djeumeck » des Star Systeme, le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990 dont faisait parti  Peckey Power, mais l’artiste reste très encré dans le paysage musical camerounais et a récemment commit sur le marché du disque un second album solo (Mè kome). Malgré son programme chargé, il a tenu a parler de cette passion qu’est la musique qu’il a choisit et de ses projets à venir.

Pourquoi avoir choisi de porter le rouge aujourd’hui ?
J’aime la couleur rouge. Elle est rayonnante.

Plusieurs tatouages sur les bras, est-ce un look ou une croyance ?
Les deux. Ça me rappelle moi-même. Le lion symbolise mon signe zodiaque. Le long couteau, c’est pour me protéger et les quatre autres signes : Venus représente la musique, Jupiter, l’élévation sous le plan financier, Mars, la force …
 
Parle nous de toi.
Je suis Peckey  power, leader de « Star Système » devenu en 1996, War Système. C’est le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990.

Parcours jalonné de succès ?
Mon parcours avec le groupe «  Star Système » m’a fait comprendre que l’artiste pouvait vivre de son art. En 1990, « Djeumeck », le premier maxi, a fait un carton, aussi la sortie de l’album « Djé danse » qui connaîtra un succès international avec plus de 26 000 exemplaires vendus.

Un peu surpris par le succès et le fric ?
Pas du tout. « C’est en forgeant qu’on  devient forgeron ». J’ai aujourd’hui 5 albums dans mon parcours artistique.3 avec mon ex groupe, et 2 solo. Parlant de fric, je ne suis pas milliardaire et je ne misère pas non plus.  Je suis victime de la piraterie, mais je réussis à écouler mon produit. Ma sœur, par exemple, m’aide à vendre mon cd à 25 euros en Europe.  Voilà !

Ta musique a quel effet sur le public   ?
C’est chacun qui trouve son compte, car je fais un mélange de RnB, Makossa, et du folklore. Ce style est un hip-hop évolué que j’appelle « l’Afro Soul Vibration ». Tu sais, dans la vie il faut toujours évoluer (rire)

Parlant de hip-hop Kamer, deux noms ?
Ils sont nombreux  mais je peux citer à Yaoundé Dj Bilik et Krotal et,  à Douala, Big Bzy et Bantou Posee. Cela ne veut pas dire qu’il n’ y a pas d’autres talents tout au contraire. Je pense même que le kamer a beaucoup de potentialités en matière de hip hop.

En dehors de la musique, tu es professeur de mathématiques. Comment gères-tu cette double identité ?
Chaque chose en son temps. Au lycée, je prends le personnage du prof et j’oublie même que je suis artiste et vice versa.

Comment trouves-tu l’univers du hip-hop  Kamer ?
D’un côté, il y a des jeunes qui donnent le meilleur d’eux mêmes et de l’autre, il y a cette absence de réalisme au niveau de la réalisation de ces œuvres musicales due à plusieurs réalités que nul n’ignore.

Qu’est ce qu’ils ont de plus, les rappeurs de l’Hexagone ?
Je pense que la différence se fait au niveau du matoch’ et du suivi de l’artiste. Si Busta Rhymes était au Kamer dans les même conditions que nos rappeurs, il produira, j’en suis sûr, le même rendement ou alors moins.

Certains jeunes artistes se plaignent du ministère de la Culture et de la CMC ; penses-tu qu’ils ont le droit de se plaindre ?
Quand un jeune a choisit de faire de la musique, il épouse un métier. Et un  
métier, c’est pour avoir des revenus. Quand on va en Europe, on va travailler. Le rôle de la CMC  est de récupérer les droits des artistes à la télé et à la radio pour le leur restituer. Hélas ce n’est pas toujours le cas au Cameroun.

Est-ce que les plaintes font partir de ton vocabulaire ?

Oui, je me plains. J’ai déposé un dossier au ministère de la culture et mon nom n’est jamais sorti. Pourtant, il y a des gens qui ne font rien pour la culture et qui touchent des droits. Il y a une magouille qui existe en dessous.

Qu’est ce que tu déplores le plus dans la culture camerounaise ?
Je déplore le comportement que le gouvernement affiche en l’endroit des artistes. Chaque mois, on prélève une somme dans le salaire de tous les camerounais pour la reverser à la CRTV. C’est ce qu’on appelle redevance audio visuelle. Où va cet argent ? On peut également dénoncer le non suivi des artistes et le manque de confiance surtout en ce qui concerne les artistes de Rap. La culture se meurt. Je me plains aussi du côté de l’enseignement qui fait également partie de la culture. Avant le salaire de base des enseignants était d’environ 300 000Fcfa  voire plus mais, aujourd’hui, c’est  moins de 200 000Fcfa.

Qu’est ce qu’il y a de bien dans la culture au Kamer ?
Ce qu’il y a de bien, c’est l’espoir. On se dit que ça va changer, surtout que le Cameroun a beaucoup de potentialités. On y trouve des artistes très talentueux qu’on devrait juste encadrer.

Des projets immédiats ?
J’ai deux albums que je dois présenter à des maisons de  production en France. Je suis venu au Cameroun préparer cette prestation parce que les albums que j’ai eu à faire ici ne peuvent pas être en compétition sur le plan international. Vous voyez donc qu’il y a toujours du travail.

Des projets pour la jeunesse du Cameroun ?
je suis en train de me lancer dans la production.  J’ai toute une équipe derrière moi et je sais que si je le fais au Cameroun, personne n’en profitera. J’ai été moi-même victime de la piraterie. Je vais donc installer cette maison de production en Europe et, de temps en temps, faire monter les jeunes. On sait qu’au Cameroun, on a de succès que de popularité et non   financier. Or, l’artiste devrait vivre de son art.

Quelques contacts à l’extérieur ?
Il y a un nouveau festival en Montargis où je vais prester en Mars 2007.  C’est un spectacle de hip hop live beaucoup plus évolué, un hip hop mature.  Il en existe d’autres projets comme la soirée Ecossaise où nous défendrons la culture camerounaise.  Egalement, en Janvier 2007, du 13 au 17 plus précisément avec des artistes comme Agee-X, nous ferons la première  partie du congrès de la Femme Noire sur le même plateau que Kassav. 

Que deviennent les autres membres du groupe « War Systeme »?
En ce moment, Armand alias Chris Beyar finit une formation en management et prépare aussi un album. Il sera mon futur manager.

Quoi de neuf dans le milieu Hip Hop du Kamer ?
Le mouvement 2H évolue énormément. A voir le nombre d’émissions de Rap, on sent que le message passe. Félicitation aux Hommes de média qui travaillent pour. Avant, il fallait payer pour être diffusé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Avec le temps, les rappeurs pourront vivrent de leur art.

Sur la quatrième de couverture de ton Press-book  tu as écris : « Merci Seigneur pour tout ce que tu fais pour moi sur le plan artistique et musical »  Pourquoi cette phrase, une imitation ou un réconfort ? 
Je crois au bon Dieu. Il est mon rempart et mon inspiration. (Rires) Merci. Kamerhiphop.com

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PECKEY POWER : Ce qu’il y a de bien dans le hip ho

Ce qu’il y a de bien dans le hip hop, c’est l’espoir.

Bien des années se sont écoulées depuis l’époque du fameux « Djeumeck » des Star Systeme, le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990 dont faisait parti  Peckey Power, mais l’artiste reste très encré dans le paysage musical camerounais et a récemment commit sur le marché du disque un second album solo (Mè kome). Malgré son programme chargé, il a tenu a parler de cette passion qu’est la musique qu’il a choisit et de ses projets à venir.

Pourquoi avoir choisi de porter le rouge aujourd’hui ?
J’aime la couleur rouge. Elle est rayonnante.

Plusieurs tatouages sur les bras, est-ce un look ou une croyance ?
Les deux. Ça me rappelle moi-même. Le lion symbolise mon signe zodiaque. Le long couteau, c’est pour me protéger et les quatre autres signes : Venus représente la musique, Jupiter, l’élévation sous le plan financier, Mars, la force …
 
Parle nous de toi.
Je suis Peckey  power, leader de « Star Système » devenu en 1996, War Système. C’est le premier groupe hip-hop au Kamer bien avant les années 1990.

Parcours jalonné de succès ?
Mon parcours avec le groupe «  Star Système » m’a fait comprendre que l’artiste pouvait vivre de son art. En 1990, « Djeumeck », le premier maxi, a fait un carton, aussi la sortie de l’album « Djé danse » qui connaîtra un succès international avec plus de 26 000 exemplaires vendus.

Un peu surpris par le succès et le fric ?
Pas du tout. « C’est en forgeant qu’on  devient forgeron ». J’ai aujourd’hui 5 albums dans mon parcours artistique.3 avec mon ex groupe, et 2 solo. Parlant de fric, je ne suis pas milliardaire et je ne misère pas non plus.  Je suis victime de la piraterie, mais je réussis à écouler mon produit. Ma sœur, par exemple, m’aide à vendre mon cd à 25 euros en Europe.  Voilà !

Ta musique a quel effet sur le public   ?
C’est chacun qui trouve son compte, car je fais un mélange de RnB, Makossa, et du folklore. Ce style est un hip-hop évolué que j’appelle « l’Afro Soul Vibration ». Tu sais, dans la vie il faut toujours évoluer (rire)

Parlant de hip-hop Kamer, deux noms ?
Ils sont nombreux  mais je peux citer à Yaoundé Dj Bilik et Krotal et,  à Douala, Big Bzy et Bantou Posee. Cela ne veut pas dire qu’il n’ y a pas d’autres talents tout au contraire. Je pense même que le kamer a beaucoup de potentialités en matière de hip hop.

En dehors de la musique, tu es professeur de mathématiques. Comment gères-tu cette double identité ?
Chaque chose en son temps. Au lycée, je prends le personnage du prof et j’oublie même que je suis artiste et vice versa.

Comment trouves-tu l’univers du hip-hop  Kamer ?
D’un côté, il y a des jeunes qui donnent le meilleur d’eux mêmes et de l’autre, il y a cette absence de réalisme au niveau de la réalisation de ces œuvres musicales due à plusieurs réalités que nul n’ignore.

Qu’est ce qu’ils ont de plus, les rappeurs de l’Hexagone ?
Je pense que la différence se fait au niveau du matoch’ et du suivi de l’artiste. Si Busta Rhymes était au Kamer dans les même conditions que nos rappeurs, il produira, j’en suis sûr, le même rendement ou alors moins.

Certains jeunes artistes se plaignent du ministère de la Culture et de la CMC ; penses-tu qu’ils ont le droit de se plaindre ?
Quand un jeune a choisit de faire de la musique, il épouse un métier. Et un  
métier, c’est pour avoir des revenus. Quand on va en Europe, on va travailler. Le rôle de la CMC  est de récupérer les droits des artistes à la télé et à la radio pour le leur restituer. Hélas ce n’est pas toujours le cas au Cameroun.

Est-ce que les plaintes font partir de ton vocabulaire ?

Oui, je me plains. J’ai déposé un dossier au ministère de la culture et mon nom n’est jamais sorti. Pourtant, il y a des gens qui ne font rien pour la culture et qui touchent des droits. Il y a une magouille qui existe en dessous.

Qu’est ce que tu déplores le plus dans la culture camerounaise ?
Je déplore le comportement que le gouvernement affiche en l’endroit des artistes. Chaque mois, on prélève une somme dans le salaire de tous les camerounais pour la reverser à la CRTV. C’est ce qu’on appelle redevance audio visuelle. Où va cet argent ? On peut également dénoncer le non suivi des artistes et le manque de confiance surtout en ce qui concerne les artistes de Rap. La culture se meurt. Je me plains aussi du côté de l’enseignement qui fait également partie de la culture. Avant le salaire de base des enseignants était d’environ 300 000Fcfa  voire plus mais, aujourd’hui, c’est  moins de 200 000Fcfa.

Qu’est ce qu’il y a de bien dans la culture au Kamer ?
Ce qu’il y a de bien, c’est l’espoir. On se dit que ça va changer, surtout que le Cameroun a beaucoup de potentialités. On y trouve des artistes très talentueux qu’on devrait juste encadrer.

Des projets immédiats ?
J’ai deux albums que je dois présenter à des maisons de  production en France. Je suis venu au Cameroun préparer cette prestation parce que les albums que j’ai eu à faire ici ne peuvent pas être en compétition sur le plan international. Vous voyez donc qu’il y a toujours du travail.

Des projets pour la jeunesse du Cameroun ?
je suis en train de me lancer dans la production.  J’ai toute une équipe derrière moi et je sais que si je le fais au Cameroun, personne n’en profitera. J’ai été moi-même victime de la piraterie. Je vais donc installer cette maison de production en Europe et, de temps en temps, faire monter les jeunes. On sait qu’au Cameroun, on a de succès que de popularité et non   financier. Or, l’artiste devrait vivre de son art.

Quelques contacts à l’extérieur ?
Il y a un nouveau festival en Montargis où je vais prester en Mars 2007.  C’est un spectacle de hip hop live beaucoup plus évolué, un hip hop mature.  Il en existe d’autres projets comme la soirée Ecossaise où nous défendrons la culture camerounaise.  Egalement, en Janvier 2007, du 13 au 17 plus précisément avec des artistes comme Agee-X, nous ferons la première  partie du congrès de la Femme Noire sur le même plateau que Kassav. 

Que deviennent les autres membres du groupe « War Systeme »?
En ce moment, Armand alias Chris Beyar finit une formation en management et prépare aussi un album. Il sera mon futur manager.

Quoi de neuf dans le milieu Hip Hop du Kamer ?
Le mouvement 2H évolue énormément. A voir le nombre d’émissions de Rap, on sent que le message passe. Félicitation aux Hommes de média qui travaillent pour. Avant, il fallait payer pour être diffusé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Avec le temps, les rappeurs pourront vivrent de leur art.

Sur la quatrième de couverture de ton Press-book  tu as écris : « Merci Seigneur pour tout ce que tu fais pour moi sur le plan artistique et musical »  Pourquoi cette phrase, une imitation ou un réconfort ? 
Je crois au bon Dieu. Il est mon rempart et mon inspiration. (Rires) Merci. Kamerhiphop.com

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