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Musique : Guy Manu se connecte aux immigrés

Dans son dernier album, l’artiste chante l’amour, et raconte la vie tumultueuse des Africains en Europe.
Eugène Dipanda – Pour ceux qui suivent attentivement l’actualité musicale, "Connexion", le dernier album de Guy Manu, n’est pas aussi récent que cela. Il date de plus d’un an. Et l’un de ses titres, "ça va se savoir ici", qui a connu un succès certain, a longuement été diffusé sur les ondes de radios locales et au cours des programmes de détente Tv. Mais, plusieurs mois plus tard, l’album est revenu au-devant de la scène, à la faveur d’un thème d’actualité qui y est abordé : l’immigration.
Le sujet et notamment évoqué dans "Pays des Blancs", le sixième titre d’un album qui en totalise une douzaine, dont deux reprises en instrumental. Dans le fond, "Pays des Blancs" parle des tribulations des immigrés africains, dans ces pays européens qui s’avèrent ne plus être, finalement, le paradis dont ils ont tant rêvé. "Milan, Paris, c’est pareil. Genève, Bruxelles, c’est pareil. C’est chacun pour soit, Dieu pour tous. Pas de papa, maman, où es-tu ? Frère et sœur n’existe plus. Il n’ y a que problème sur problème…", chante Guy Manu.

Pour s’être installé en Hexagone depuis quelques années pour la poursuite de sa carrière dans le show-biz, l’artiste semble d’ailleurs parler d’expérience. "Je préfère Abidjan à Paris. Je préfère Brazza à Genève. Je préfère Douala à Milan. Je préfère Dakar à Bruxelles…", clame-t-il. Et de s’interroger, comme pour décourager ceux des jeunes qu seraient toujours tentés par l’expatriation, "Cousin, ton projet pour l’Europe, est-ce que ça tient toujours ?"
Le rythme, le makossa, y est aussi dansant que dans "ça va se savoir ici", la chanson devenue célèbre à travers le thème, l’infidélité, qui y est abordé. Extrait du texte : "Je ne voulais pas du tout croire aux ‘on dit’ du quartier, jusqu’à ce que je découvre un jour…" Plus rien à faire, quel que soit le temps qu’il fait dehors, qu’il pleuve ou qu’il neige, c’est la séparation aujourd’hui, semble indiquer un Guy Manu apparemment exaspéré, déçu. Une déception joliment accompagnée par les grincements de guitare du "Japonais" de l’orchestre, qui rappelle ces sonorités soukous qui ont bercé les premiers pas de l’artiste dans le show-biz.

Evolution
De manière générale dans l’album "Connexion", Guy Manu et son équipe ont tenu à mettre un accent particulier sur les roulements de batterie. Occasion pour Dodi d’étaler sa maestria en la matière, appuyé pour la circonstance de quelques éléments du Quartier Latin de Kofi Olomidé. En fond sonore, les percussions de Charly en rajoute au charme de la musique. Laquelle, d’un bout à l’autre, sent la touche personnelle de Karim Louisard alias K-reem-L. En véritable homme-orchestre, on retrouve en effet ce dernier autant à la programmation, qu’à l’arrangement, en passant par les claviers, la bass et… le chant ! De quoi rivaliser avec les chœurs assurés par une Charlotte Dipanda manifestement au faîte de son art.

Souvent voluptueuse, quelquefois mélancolique, la voix de cette jeune fille révélée par le regretté Jeannot Hens est davantage mise en exergue dans "Pourquoi je l’aime", un titre concocté à la sauce caribéenne ; ou encore dans "La camerounaise", un makossa fusionné au soukous, entrecoupé de quelques interventions d’un rappeur de circonstance : K-reem-L, et où Guy Manu tente de donner quelques conseils aux jeunes filles qui semblent de plus en plus perdre le sens de l’amour. "Toute la nuit tu m’as tourné le dos, alors qu’il faut donner en amour autant qu’on vous donne", se plaint notamment l’artiste.
On retrouvera K-reem-L dans "victime", un rap dans lequel Guy Manu chante en featuring pour décrier la misère des hommes, "prisonniers de la haine". Un souci permanent pour la condition humaine, que l’artiste réitère dans "tolérance", makossa moins cadencé, plus mélancolique, traduisant au mieux les lamentations de Guy Manu. "Seigneur notre Dieu, explique à nos peuples l’avantage de l’amour.

Il y a trop de haine entre nous. Je suis Africain du Nord eu Sud, de l’Est à l’Ouest. De coeur et de sang. Je n’ai pas d’ethnie. Faites comme moi, Guy Manu… Que de guerres, que de souffrances, le monde entier pleure. Pourquoi Seigneur ?", lâche-t-il.
Mais, la cerise sur le gâteau de "Connexion", c’est certainement "Jardin secret" et "Souviens-toi", deux titres, authentiques hymne à la femme, où l’on a bien du mal à reconnaître l’auteur de "Sous-préfet" (premier album de Guy Manu sorti en 1998), apparemment plus mature. Dans le second titre notamment, le mélomane croirait écouter l’un des meilleurs makossa love de Petit-Pays ! Et puis, Guy Manu ne se contente pas que de se fondre dans ce style langoureux. La longueur de ses chansons aussi, cinq minutes en moyenne, rappelle aisément l’avocat défenseur des femmes. En attendant le succès populaire…

Mutations

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Eko Roosevelt

L´ Echo Toujours Retentissant

 
Adolescent, il fait déjà montre d´une grande maturité. C´est de culture qu´il est épris, surtout de musique. Mieux, il est assoiffé de connaissance et d´expérience. Cela l´entraîne très tôt sur les chemins du monde. D´abord l´Afrique de l´ Ouest. Il découvre alors, le Ghana où il se frotte avec le High life et le jazz africain des années 60, Puis, la Côte d´Ivoire où il se produit avec plusieurs étoiles montantes de la musique Ivoirienne. Son périple le conduit en France, notamment à Paris où il entre au Conservatoire de Musique de la ville. Son talent de pianiste accompagnateur et arrangeur éblouit. Il accompagne alors plusieurs artistes français, entre autres Johnny Hallyday et Claude François, sans oublier la cohorte d’artistes Afro- antillais. C’est dans son premier album 45 tours intitulé, Na Landi que les aficionados de la musique africaines et world Music découvre son immense talent d´ auteur compositeur arrangeur.

Dans Na Landi, (1976) « j’y vais » Eko, sur fond de High Life revisité avec des notes raffinées de Jazz & Blues, est en pole position sur les hits parades Africains. Dans cet opus à deux titres, il y imprime l´ affection qu´il éprouve pour sa mère et son peuple. Ce titre devient la chanson fétiche que tout un pays fredonne pendant plus d´une décennie. Pour Eko, c´ est la réponse aux rumeurs circulant à l’époque parmi les membres de sa famille comme quoi, il serait décédé. Na Landi le ressuscite alors de sa mort. Fly me back to Kribi, annonce déjà son retour au pays natal. Dans le milieux des années 70, Il crée le « groupe Dikalo (avec Vicky Edimo et Sammy Massamba) »(R.O,2004). Très vite, Eko Roosevelt se retrouve aux précieuses commandes de la Direction artistique de la non moins influente société Française de production et d’édition de musique, Safari Ambiance. Il arrange, produit, co-produit, ce qui devient alors les tubes afro-antillais jusqu’au début des années 80. Il est alors vu à cette époque « comme le Quincy Jones de la musique afro- antillaise. Pianiste raffiné doublé, d´un arrangeur remarquable, même si sa vision des arrangements va parfois puiser dans le baroque.. »

(R.O, 2004) Eko est alors l’homme orchestre, la signature incontournable de la communauté musicale noire de France. Il récidive avec un album 35 tours intitule lobé mon ami. Eko entre alors dans le grand chantier de la modernisation du Makossa. Mbemba Muyengue et Ndolam, prouve sa virtuosité d’autant plus qu’il chante en Douala et Batanga, des langues parentes qu’il affectionne tant. Dans Lobé mon ami, il chante son peuple Batanga qu’il identifie géographiquement. Eko ne chante pas simplement l’amour de son pays, il l´a dans son cœur. Kilimandjaro, my Home démontre cette relation profonde qu´il a avec l´ Afrique de ses ancêtres. C´est sur ce fond de funk africaine, que Eko gagne le cœur de l´Afrique et du monde. L´écho de sa voix retentit encore dans le continent et la diaspora tout entièrement avec ce titre qui reste pendant plus d´une décennie le générique d´une célèbre émission suivez mon regard, « Kilimandjaro » sur Africa Numéro 1. La tentation de retour au pays atteint son comble. Fly me back to Kribi, confirme sa volonté de retour au pays natal. Il retourne au Cameroun avec dans ses bagages son piano et un projet qu´il baptise Eko Music. C’est le nom que porte alors son orchestre. Il y inspire plusieurs jeunes musiciens Camerounais tels que « “Julius Jokin’ at home (Jeldd secret)*** Pianiste, chanteur et arrangeur » qui « fait partie de la nouvelle génération d’artistes camerounais qui s’ouvrent à d’autres sonorités…

Il chante en Douala et en anglais dans ce CD 4 titres où il rend hommage dans "Oh Yeah!" à son compatriote et pianiste comme lui Eko Roosevelt.” (Nja Kwa,2003). C’est le cas de Muntu Valdo qui s´initie à ses cotés pendant plusieurs années. Sans oublier Alain Alioune Agbo ( 1977). Pour ne citer que ceux là. A Douala il participe à la création, l´arrangement la production et co-production de plusieurs albums. Il est alors l´un des réformateurs du Makossa qui connaîtra des moments d´euphorie avec des talents tels que Nkotti François, Toto Guillaume, Emile Kangue … Puis vient la période de la création de la CTV. Les Camerounais ont alors l´occasion de découvrir leur idole, le père de na so ade. C´est l´ère de télé-podium avec Elvis Kemayou. Le génie Camerounais se fait distinguer sur plusieurs domaines surtout culturels. Il marque ainsi d´une pierre irremplaçable, une période clé de l´histoire de la world et plus précisément de la musique Camerounaise. Eko, coache la fanfare nationale pendant une décennie avant de se mettre sur un super projet promotionnel avec une grande compagnie de tabac Américaine qui lui donne l´occasion de tourner dans tout le Cameroun avec un orchestre ambulant.

Puis s´amorce une période de passage à vide pendant que ces albums font le bonheur des radios du monde Funk. Neamoins, on retrouve toujours la silhouette de l´Ayatollah de Kribi derrière un piano au bar de l´Hôtel Méridien de Douala. Il honorera son contrat pendant plus d’une décennie avec l´Hôtel Méridien. Eko demeure à Douala, cette ville qu´il aime tant. Il est surtout fervent activiste de la reconstruction de la grande famille Sawa. Eko, vit en ce moment dans son village natal de Kribi, mais certainement il n´a pas encore rangé son piano. Humaniste, il consacre le reste de son temps à stimuler l´émancipation et la participation au développement de son peuple. Eko porte depuis quelques années le titre de chef traditionnel du groupement de la Lobé dans le département de l´Océan. Eko Roosevelt louis est un modeste homme, qui ne demande plus qu´ a partager son expérience avec les jeunes générations. Il regorge de projets qui vont de l´action humanitaire à la formation des jeunes dans plusieurs domaines outre que la musique. De passage au Cameroun, rendez-vous à Kribi, continuez votre excursion dans le village de Lobé où vous n´aurez pas simplement l´occasion de rencontrer une population chaleureuse et hospitalière, mais vous y retrouverez aussi ce chef de tribu Batanga. Volez à ce symbole vivant une interview, une conversation, un concert privé. Vous en reviendrez avec le sentiment d´avoir rencontrer l´ Homme-dieu de Kribi l´ icône même des Batanga: la sagesse Africaine. Mesdames mesdemoiselles et messieurs nous vous présentons Eko roosvelt Louis pour l´ éternité.

Par Mpeke Ntonga Alphonse
Peuple Batanga.org
Londres.

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Eko Roosevelt

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Adolescent, il fait déjà montre d´une grande maturité. C´est de culture qu´il est épris, surtout de musique. Mieux, il est assoiffé de connaissance et d´expérience. Cela l´entraîne très tôt sur les chemins du monde. D´abord l´Afrique de l´ Ouest. Il découvre alors, le Ghana où il se frotte avec le High life et le jazz africain des années 60, Puis, la Côte d´Ivoire où il se produit avec plusieurs étoiles montantes de la musique Ivoirienne. Son périple le conduit en France, notamment à Paris où il entre au Conservatoire de Musique de la ville. Son talent de pianiste accompagnateur et arrangeur éblouit. Il accompagne alors plusieurs artistes français, entre autres Johnny Hallyday et Claude François, sans oublier la cohorte d’artistes Afro- antillais. C’est dans son premier album 45 tours intitulé, Na Landi que les aficionados de la musique africaines et world Music découvre son immense talent d´ auteur compositeur arrangeur.

Dans Na Landi, (1976) « j’y vais » Eko, sur fond de High Life revisité avec des notes raffinées de Jazz & Blues, est en pole position sur les hits parades Africains. Dans cet opus à deux titres, il y imprime l´ affection qu´il éprouve pour sa mère et son peuple. Ce titre devient la chanson fétiche que tout un pays fredonne pendant plus d´une décennie. Pour Eko, c´ est la réponse aux rumeurs circulant à l’époque parmi les membres de sa famille comme quoi, il serait décédé. Na Landi le ressuscite alors de sa mort. Fly me back to Kribi, annonce déjà son retour au pays natal. Dans le milieux des années 70, Il crée le « groupe Dikalo (avec Vicky Edimo et Sammy Massamba) »(R.O,2004). Très vite, Eko Roosevelt se retrouve aux précieuses commandes de la Direction artistique de la non moins influente société Française de production et d’édition de musique, Safari Ambiance. Il arrange, produit, co-produit, ce qui devient alors les tubes afro-antillais jusqu’au début des années 80. Il est alors vu à cette époque « comme le Quincy Jones de la musique afro- antillaise. Pianiste raffiné doublé, d´un arrangeur remarquable, même si sa vision des arrangements va parfois puiser dans le baroque.. »

(R.O, 2004) Eko est alors l’homme orchestre, la signature incontournable de la communauté musicale noire de France. Il récidive avec un album 35 tours intitule lobé mon ami. Eko entre alors dans le grand chantier de la modernisation du Makossa. Mbemba Muyengue et Ndolam, prouve sa virtuosité d’autant plus qu’il chante en Douala et Batanga, des langues parentes qu’il affectionne tant. Dans Lobé mon ami, il chante son peuple Batanga qu’il identifie géographiquement. Eko ne chante pas simplement l’amour de son pays, il l´a dans son cœur. Kilimandjaro, my Home démontre cette relation profonde qu´il a avec l´ Afrique de ses ancêtres. C´est sur ce fond de funk africaine, que Eko gagne le cœur de l´Afrique et du monde. L´écho de sa voix retentit encore dans le continent et la diaspora tout entièrement avec ce titre qui reste pendant plus d´une décennie le générique d´une célèbre émission suivez mon regard, « Kilimandjaro » sur Africa Numéro 1. La tentation de retour au pays atteint son comble. Fly me back to Kribi, confirme sa volonté de retour au pays natal. Il retourne au Cameroun avec dans ses bagages son piano et un projet qu´il baptise Eko Music. C’est le nom que porte alors son orchestre. Il y inspire plusieurs jeunes musiciens Camerounais tels que « “Julius Jokin’ at home (Jeldd secret)*** Pianiste, chanteur et arrangeur » qui « fait partie de la nouvelle génération d’artistes camerounais qui s’ouvrent à d’autres sonorités…

Il chante en Douala et en anglais dans ce CD 4 titres où il rend hommage dans "Oh Yeah!" à son compatriote et pianiste comme lui Eko Roosevelt.” (Nja Kwa,2003). C’est le cas de Muntu Valdo qui s´initie à ses cotés pendant plusieurs années. Sans oublier Alain Alioune Agbo ( 1977). Pour ne citer que ceux là. A Douala il participe à la création, l´arrangement la production et co-production de plusieurs albums. Il est alors l´un des réformateurs du Makossa qui connaîtra des moments d´euphorie avec des talents tels que Nkotti François, Toto Guillaume, Emile Kangue … Puis vient la période de la création de la CTV. Les Camerounais ont alors l´occasion de découvrir leur idole, le père de na so ade. C´est l´ère de télé-podium avec Elvis Kemayou. Le génie Camerounais se fait distinguer sur plusieurs domaines surtout culturels. Il marque ainsi d´une pierre irremplaçable, une période clé de l´histoire de la world et plus précisément de la musique Camerounaise. Eko, coache la fanfare nationale pendant une décennie avant de se mettre sur un super projet promotionnel avec une grande compagnie de tabac Américaine qui lui donne l´occasion de tourner dans tout le Cameroun avec un orchestre ambulant.

Puis s´amorce une période de passage à vide pendant que ces albums font le bonheur des radios du monde Funk. Neamoins, on retrouve toujours la silhouette de l´Ayatollah de Kribi derrière un piano au bar de l´Hôtel Méridien de Douala. Il honorera son contrat pendant plus d’une décennie avec l´Hôtel Méridien. Eko demeure à Douala, cette ville qu´il aime tant. Il est surtout fervent activiste de la reconstruction de la grande famille Sawa. Eko, vit en ce moment dans son village natal de Kribi, mais certainement il n´a pas encore rangé son piano. Humaniste, il consacre le reste de son temps à stimuler l´émancipation et la participation au développement de son peuple. Eko porte depuis quelques années le titre de chef traditionnel du groupement de la Lobé dans le département de l´Océan. Eko Roosevelt louis est un modeste homme, qui ne demande plus qu´ a partager son expérience avec les jeunes générations. Il regorge de projets qui vont de l´action humanitaire à la formation des jeunes dans plusieurs domaines outre que la musique. De passage au Cameroun, rendez-vous à Kribi, continuez votre excursion dans le village de Lobé où vous n´aurez pas simplement l´occasion de rencontrer une population chaleureuse et hospitalière, mais vous y retrouverez aussi ce chef de tribu Batanga. Volez à ce symbole vivant une interview, une conversation, un concert privé. Vous en reviendrez avec le sentiment d´avoir rencontrer l´ Homme-dieu de Kribi l´ icône même des Batanga: la sagesse Africaine. Mesdames mesdemoiselles et messieurs nous vous présentons Eko roosvelt Louis pour l´ éternité.

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Adolescent, il fait déjà montre d´une grande maturité. C´est de culture qu´il est épris, surtout de musique. Mieux, il est assoiffé de connaissance et d´expérience. Cela l´entraîne très tôt sur les chemins du monde. D´abord l´Afrique de l´ Ouest. Il découvre alors, le Ghana où il se frotte avec le High life et le jazz africain des années 60, Puis, la Côte d´Ivoire où il se produit avec plusieurs étoiles montantes de la musique Ivoirienne. Son périple le conduit en France, notamment à Paris où il entre au Conservatoire de Musique de la ville. Son talent de pianiste accompagnateur et arrangeur éblouit. Il accompagne alors plusieurs artistes français, entre autres Johnny Hallyday et Claude François, sans oublier la cohorte d’artistes Afro- antillais. C’est dans son premier album 45 tours intitulé, Na Landi que les aficionados de la musique africaines et world Music découvre son immense talent d´ auteur compositeur arrangeur.

Dans Na Landi, (1976) « j’y vais » Eko, sur fond de High Life revisité avec des notes raffinées de Jazz & Blues, est en pole position sur les hits parades Africains. Dans cet opus à deux titres, il y imprime l´ affection qu´il éprouve pour sa mère et son peuple. Ce titre devient la chanson fétiche que tout un pays fredonne pendant plus d´une décennie. Pour Eko, c´ est la réponse aux rumeurs circulant à l’époque parmi les membres de sa famille comme quoi, il serait décédé. Na Landi le ressuscite alors de sa mort. Fly me back to Kribi, annonce déjà son retour au pays natal. Dans le milieux des années 70, Il crée le « groupe Dikalo (avec Vicky Edimo et Sammy Massamba) »(R.O,2004). Très vite, Eko Roosevelt se retrouve aux précieuses commandes de la Direction artistique de la non moins influente société Française de production et d’édition de musique, Safari Ambiance. Il arrange, produit, co-produit, ce qui devient alors les tubes afro-antillais jusqu’au début des années 80. Il est alors vu à cette époque « comme le Quincy Jones de la musique afro- antillaise. Pianiste raffiné doublé, d´un arrangeur remarquable, même si sa vision des arrangements va parfois puiser dans le baroque.. »

(R.O, 2004) Eko est alors l’homme orchestre, la signature incontournable de la communauté musicale noire de France. Il récidive avec un album 35 tours intitule lobé mon ami. Eko entre alors dans le grand chantier de la modernisation du Makossa. Mbemba Muyengue et Ndolam, prouve sa virtuosité d’autant plus qu’il chante en Douala et Batanga, des langues parentes qu’il affectionne tant. Dans Lobé mon ami, il chante son peuple Batanga qu’il identifie géographiquement. Eko ne chante pas simplement l’amour de son pays, il l´a dans son cœur. Kilimandjaro, my Home démontre cette relation profonde qu´il a avec l´ Afrique de ses ancêtres. C´est sur ce fond de funk africaine, que Eko gagne le cœur de l´Afrique et du monde. L´écho de sa voix retentit encore dans le continent et la diaspora tout entièrement avec ce titre qui reste pendant plus d´une décennie le générique d´une célèbre émission suivez mon regard, « Kilimandjaro » sur Africa Numéro 1. La tentation de retour au pays atteint son comble. Fly me back to Kribi, confirme sa volonté de retour au pays natal. Il retourne au Cameroun avec dans ses bagages son piano et un projet qu´il baptise Eko Music. C’est le nom que porte alors son orchestre. Il y inspire plusieurs jeunes musiciens Camerounais tels que « “Julius Jokin’ at home (Jeldd secret)*** Pianiste, chanteur et arrangeur » qui « fait partie de la nouvelle génération d’artistes camerounais qui s’ouvrent à d’autres sonorités…

Il chante en Douala et en anglais dans ce CD 4 titres où il rend hommage dans "Oh Yeah!" à son compatriote et pianiste comme lui Eko Roosevelt.” (Nja Kwa,2003). C’est le cas de Muntu Valdo qui s´initie à ses cotés pendant plusieurs années. Sans oublier Alain Alioune Agbo ( 1977). Pour ne citer que ceux là. A Douala il participe à la création, l´arrangement la production et co-production de plusieurs albums. Il est alors l´un des réformateurs du Makossa qui connaîtra des moments d´euphorie avec des talents tels que Nkotti François, Toto Guillaume, Emile Kangue … Puis vient la période de la création de la CTV. Les Camerounais ont alors l´occasion de découvrir leur idole, le père de na so ade. C´est l´ère de télé-podium avec Elvis Kemayou. Le génie Camerounais se fait distinguer sur plusieurs domaines surtout culturels. Il marque ainsi d´une pierre irremplaçable, une période clé de l´histoire de la world et plus précisément de la musique Camerounaise. Eko, coache la fanfare nationale pendant une décennie avant de se mettre sur un super projet promotionnel avec une grande compagnie de tabac Américaine qui lui donne l´occasion de tourner dans tout le Cameroun avec un orchestre ambulant.

Puis s´amorce une période de passage à vide pendant que ces albums font le bonheur des radios du monde Funk. Neamoins, on retrouve toujours la silhouette de l´Ayatollah de Kribi derrière un piano au bar de l´Hôtel Méridien de Douala. Il honorera son contrat pendant plus d’une décennie avec l´Hôtel Méridien. Eko demeure à Douala, cette ville qu´il aime tant. Il est surtout fervent activiste de la reconstruction de la grande famille Sawa. Eko, vit en ce moment dans son village natal de Kribi, mais certainement il n´a pas encore rangé son piano. Humaniste, il consacre le reste de son temps à stimuler l´émancipation et la participation au développement de son peuple. Eko porte depuis quelques années le titre de chef traditionnel du groupement de la Lobé dans le département de l´Océan. Eko Roosevelt louis est un modeste homme, qui ne demande plus qu´ a partager son expérience avec les jeunes générations. Il regorge de projets qui vont de l´action humanitaire à la formation des jeunes dans plusieurs domaines outre que la musique. De passage au Cameroun, rendez-vous à Kribi, continuez votre excursion dans le village de Lobé où vous n´aurez pas simplement l´occasion de rencontrer une population chaleureuse et hospitalière, mais vous y retrouverez aussi ce chef de tribu Batanga. Volez à ce symbole vivant une interview, une conversation, un concert privé. Vous en reviendrez avec le sentiment d´avoir rencontrer l´ Homme-dieu de Kribi l´ icône même des Batanga: la sagesse Africaine. Mesdames mesdemoiselles et messieurs nous vous présentons Eko roosvelt Louis pour l´ éternité.

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Adolescent, il fait déjà montre d´une grande maturité. C´est de culture qu´il est épris, surtout de musique. Mieux, il est assoiffé de connaissance et d´expérience. Cela l´entraîne très tôt sur les chemins du monde. D´abord l´Afrique de l´ Ouest. Il découvre alors, le Ghana où il se frotte avec le High life et le jazz africain des années 60, Puis, la Côte d´Ivoire où il se produit avec plusieurs étoiles montantes de la musique Ivoirienne. Son périple le conduit en France, notamment à Paris où il entre au Conservatoire de Musique de la ville. Son talent de pianiste accompagnateur et arrangeur éblouit. Il accompagne alors plusieurs artistes français, entre autres Johnny Hallyday et Claude François, sans oublier la cohorte d’artistes Afro- antillais. C’est dans son premier album 45 tours intitulé, Na Landi que les aficionados de la musique africaines et world Music découvre son immense talent d´ auteur compositeur arrangeur.

Dans Na Landi, (1976) « j’y vais » Eko, sur fond de High Life revisité avec des notes raffinées de Jazz & Blues, est en pole position sur les hits parades Africains. Dans cet opus à deux titres, il y imprime l´ affection qu´il éprouve pour sa mère et son peuple. Ce titre devient la chanson fétiche que tout un pays fredonne pendant plus d´une décennie. Pour Eko, c´ est la réponse aux rumeurs circulant à l’époque parmi les membres de sa famille comme quoi, il serait décédé. Na Landi le ressuscite alors de sa mort. Fly me back to Kribi, annonce déjà son retour au pays natal. Dans le milieux des années 70, Il crée le « groupe Dikalo (avec Vicky Edimo et Sammy Massamba) »(R.O,2004). Très vite, Eko Roosevelt se retrouve aux précieuses commandes de la Direction artistique de la non moins influente société Française de production et d’édition de musique, Safari Ambiance. Il arrange, produit, co-produit, ce qui devient alors les tubes afro-antillais jusqu’au début des années 80. Il est alors vu à cette époque « comme le Quincy Jones de la musique afro- antillaise. Pianiste raffiné doublé, d´un arrangeur remarquable, même si sa vision des arrangements va parfois puiser dans le baroque.. »

(R.O, 2004) Eko est alors l’homme orchestre, la signature incontournable de la communauté musicale noire de France. Il récidive avec un album 35 tours intitule lobé mon ami. Eko entre alors dans le grand chantier de la modernisation du Makossa. Mbemba Muyengue et Ndolam, prouve sa virtuosité d’autant plus qu’il chante en Douala et Batanga, des langues parentes qu’il affectionne tant. Dans Lobé mon ami, il chante son peuple Batanga qu’il identifie géographiquement. Eko ne chante pas simplement l’amour de son pays, il l´a dans son cœur. Kilimandjaro, my Home démontre cette relation profonde qu´il a avec l´ Afrique de ses ancêtres. C´est sur ce fond de funk africaine, que Eko gagne le cœur de l´Afrique et du monde. L´écho de sa voix retentit encore dans le continent et la diaspora tout entièrement avec ce titre qui reste pendant plus d´une décennie le générique d´une célèbre émission suivez mon regard, « Kilimandjaro » sur Africa Numéro 1. La tentation de retour au pays atteint son comble. Fly me back to Kribi, confirme sa volonté de retour au pays natal. Il retourne au Cameroun avec dans ses bagages son piano et un projet qu´il baptise Eko Music. C’est le nom que porte alors son orchestre. Il y inspire plusieurs jeunes musiciens Camerounais tels que « “Julius Jokin’ at home (Jeldd secret)*** Pianiste, chanteur et arrangeur » qui « fait partie de la nouvelle génération d’artistes camerounais qui s’ouvrent à d’autres sonorités…

Il chante en Douala et en anglais dans ce CD 4 titres où il rend hommage dans "Oh Yeah!" à son compatriote et pianiste comme lui Eko Roosevelt.” (Nja Kwa,2003). C’est le cas de Muntu Valdo qui s´initie à ses cotés pendant plusieurs années. Sans oublier Alain Alioune Agbo ( 1977). Pour ne citer que ceux là. A Douala il participe à la création, l´arrangement la production et co-production de plusieurs albums. Il est alors l´un des réformateurs du Makossa qui connaîtra des moments d´euphorie avec des talents tels que Nkotti François, Toto Guillaume, Emile Kangue … Puis vient la période de la création de la CTV. Les Camerounais ont alors l´occasion de découvrir leur idole, le père de na so ade. C´est l´ère de télé-podium avec Elvis Kemayou. Le génie Camerounais se fait distinguer sur plusieurs domaines surtout culturels. Il marque ainsi d´une pierre irremplaçable, une période clé de l´histoire de la world et plus précisément de la musique Camerounaise. Eko, coache la fanfare nationale pendant une décennie avant de se mettre sur un super projet promotionnel avec une grande compagnie de tabac Américaine qui lui donne l´occasion de tourner dans tout le Cameroun avec un orchestre ambulant.

Puis s´amorce une période de passage à vide pendant que ces albums font le bonheur des radios du monde Funk. Neamoins, on retrouve toujours la silhouette de l´Ayatollah de Kribi derrière un piano au bar de l´Hôtel Méridien de Douala. Il honorera son contrat pendant plus d’une décennie avec l´Hôtel Méridien. Eko demeure à Douala, cette ville qu´il aime tant. Il est surtout fervent activiste de la reconstruction de la grande famille Sawa. Eko, vit en ce moment dans son village natal de Kribi, mais certainement il n´a pas encore rangé son piano. Humaniste, il consacre le reste de son temps à stimuler l´émancipation et la participation au développement de son peuple. Eko porte depuis quelques années le titre de chef traditionnel du groupement de la Lobé dans le département de l´Océan. Eko Roosevelt louis est un modeste homme, qui ne demande plus qu´ a partager son expérience avec les jeunes générations. Il regorge de projets qui vont de l´action humanitaire à la formation des jeunes dans plusieurs domaines outre que la musique. De passage au Cameroun, rendez-vous à Kribi, continuez votre excursion dans le village de Lobé où vous n´aurez pas simplement l´occasion de rencontrer une population chaleureuse et hospitalière, mais vous y retrouverez aussi ce chef de tribu Batanga. Volez à ce symbole vivant une interview, une conversation, un concert privé. Vous en reviendrez avec le sentiment d´avoir rencontrer l´ Homme-dieu de Kribi l´ icône même des Batanga: la sagesse Africaine. Mesdames mesdemoiselles et messieurs nous vous présentons Eko roosvelt Louis pour l´ éternité.

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