Adèle Mbala Atangana : Continuer à moderniser le Cfpa
Le directeur évoque les changements à venir. –
On peut imaginer que le Cfpa a connu diverses mutations en 25 ans…
Dans une institution comme la nôtre, les mutations sont essentiellement de deux ordres. Il y a eu la part technologique et la part des textes qui régissent notre institution. Notre souci a également été, pendant toute cette période de la renaissance, de reprendre les textes fondateurs du centre, de les rebâtir sur la base même de ce que le Cfpa est aujourd’hui. Nous avons, avec l’appui des experts de la Crtv, sous la houlette du directeur général Amadou Vamoulke, entrepris de rédiger les statuts des formateurs du centre, et un certain nombre d’autres textes, jusqu’à celui qui pense la filialisation même du centre, dont la transformation du centre en une direction aujourd’hui, vers la direction déléguée qui pourrait voir la direction du centre en une filiale, avec une certaine autonomie administrative et financière.
Deux de ces textes ont été adoptés parce qu’ils étaient soumis au conseil de direction du centre. Il est inadmissible, si nous voulons entrer dans cette ère de modernité, que dans un centre comme le Cfpa, les formateurs permanents et vacataires n’aient pas un statut clairement défini. Les modalités de paiement de ces vacations et les primes qui ont été décidées pour les formateurs permanents, c’était là le défi de la clarification des textes réglementaires.
A propos justement de défis, quels sont ceux qui vous attendent ?
C’est de suivre déjà la technologie qui évolue à grands pas, de continuer à nous arrimer au niveau mondial des plateaux techniques de formation. Il faut continuer à moderniser le centre, à maintenir ce qui est même déjà acquis en état de fonctionnement. Vous savez que la maintenance est l’un des grands défis de notre continent. C’est donc d’abord un défi technologique qui est permanent. C’est ensuite un défi au niveau des ressources humaines. Les formateurs ici sont essentiellement ceux formés par les Allemands. Ils ont mûri, puis vieilli avec le centre. Il va falloir recruter du sang neuf et recycler les formateurs qui s’essoufflent déjà.
Propos recueillis par P.N.N

