Propriété intellectuelle : Les éditeurs camerounais veulent harmoniser les textes
Ce sera au cours d’une rencontre sous-régionale sur la gestion de cette question dans l’industrie de l’édition en Afrique centrale. –
Qu’est-ce qui explique la rencontre initiée par le réseau des éditeurs du Cameroun en coopération avec le ministère camerounais de la Culture, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et l’Apnet? Les membres du réseau des éditeurs affirment : "C’est dans de la mise à niveau des acteurs du livre de la sous-région Afrique Centrale, que le réseau des éditeurs du Cameroun organise ce séminaire sous-régional portant sur le management de la propriété intellectuelle dans les industries du livre".
Ainsi donc, après la conférence de presse donnée en prélude à cet évènement par le Réseau vendredi dernier, aux éditions Clé, les éditeurs venus de différents pays de la sous-région Afrique centrale prendront part, jeudi et vendredi à cette rencontre. L’objectif est d’évaluer l’évolution de l’édition en Afrique centrale et plus précisément dans le domaine de la gestion de la propriété intellectuelle dans l’industrie de l’édition dans cette partie de l’Afrique. Il sera également question, au cours des travaux de jeudi et vendredi prochains, de créer un cadre sous régional concerté. Ce qui aura pour but de permettre d’harmoniser les législations et veiller à ce qu’elles ne soient plus totalement différentes les unes des autres au sein de la Cemac.
Seulement, pour les éditeurs locaux, cette rencontre devrait également être l’occasion de mettre un terme à une incompréhension qui perdure entre les éditeurs et la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra) qui, selon des personnes proches du réseau, aurait "lancé un certains nombre d’initiatives qui sont de nature à tuer l’édition. Parmi celles-ci, on peut citer la proposition faite par la Sociladra d’estampiller les livres et le fait de demander aux éditeurs de payer une côte part à la Sociladra pour les droits d’auteurs. C’est totalement incompréhensible et impossible car nous payons déjà des droits d’auteurs aux auteurs et nous ne comprenons pas pourquoi nous devrons en faire de même avec la Sociladra". Pour les éditeurs locaux donc, la présence d’un responsable de la présence d’un responsable de l’Ompi à ces assistes devrait permettre d’aplanir cette difficulté.
Dorine Ekwè

