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Livre : Amélie-James Koh Bela et le combat contre la prostitution

Publié aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, l’ouvrage dresse un constat terrifiant du phénomène.
Source, Afrik.com – Pouvez-vous revenir sur la genèse de ce roman ?
Juste après mon arrivé en Europe à la fin des années 1980, j’ai décidé d’écrire un livre, L’enfer au paradis, un message aux jeunes Africains où je leur demandais d’envisager d’autres alternatives que le départ. J’essayais de leur faire comprendre que dans les années 2000 l’Europe se fermerait au Sud et s’ouvrirait à l’Est et qu’il y aurait dès lors toutes sortes de politiques pour qu’ils n’entrent pas. Je voulais qu’ils prennent conscience de cela mais surtout qu’ils comprennent qu’ils ont tout ce qu’il faut sur place pour se développer. Afin de mener ce projet à bien, j’ai décidé de faire une enquête dans le milieu africain de France. C’est ainsi que j’ai rencontré trente associations de trente pays différents. Et c’est en inquêtant dans ce milieu que j’ai découvert le trafic de petits garçons prostitués à domicile. Mon livre n’a pas été publié mais cela m’a permis de découvrir ce problème de la prostitution et d’en faire ma bataille.

La prostitution des mineurs "dans l’intimité des appartements" est justement un des grands thèmes de ce livre…
C’est l’une des premières choses qui m’a choquée : cette prostitution à domicile des petits garçons de 5 à 10 ans, qui font des passes entre le goûter et leurs devoirs. J’ai assisté à ce type de scène, c’est véritablement cela qui m’a fait réagir. C’est ahurissant que cela puisse arriver aujourd’hui en France, surtout quand on connaît le système social français.

Justement, de ce fait, on a du mal à imaginer que les adultes autour de l’enfant, ne serait-ce que les maîtresses à l’école, ne parviennent pas à déceler quelque chose…
Les maîtresses ne peuvent pas déceler quoi que ce soit parce que l’enfant est conditionné dès le départ. On lui a fait comprendre que c’était normal, tous les enfants font ça mais qu’il ne faut pas en parler. Quand je rentre dans une maison et qu’un enfant de 8 ans me dit pendant que je parle à sa mère : "ne fait pas du mal à ma maman, si je fais ça c’est pour que mes sœurs viennent, ce n’est pas grave". A cet âge là, on ne sait pas ce que l’on raconte. Pour tomber sur ces enfants, il faut qu’il y ait un flagrant délit ou que l’enfant parle. A ce propos, je pense que chacun a sa responsabilité, notamment les pouvoirs publics et la Préfecture en particulier.
Quand on régularise une femme qui soit disant vit dans un petit Hlm et survit en faisant des ménages et que la même femme fait entrer quinze enfants dans le pays qu’elle reconnaît comme étant les siens et qu’on la régularise dans les deux ans, moi je demande des comptes à la Préfecture. Personne ne se pose la question de savoir où sont ces enfants, qu’est ce qu’ils font. Ce qui est vraiment dommage, c’est qu’aujourd’hui des personnes innocentes qui désirent faire venir leurs enfants payent pour ces comportements car elles ont bizarrement droit aux enquêtes sans fin. Puis, il faut dire qu’il y a des personnes qui n’hésitent pas marabouter ces enfants. J’ai eu des témoignages de certaines associations de Paris qui ont eu des enfants maraboutés, complètement traumatisés et effrayés car ils pensaient que s’ils disaient quelque chose, ils allaient devenir fou ou mourir.

S’agit-il là des choses qui ont été vérifiées car en France et en Occident en générale, beaucoup doutent des pouvoirs des marabouts ?
Je peux citer par exemple le cas de ce garçon qui avait été accueilli par une association de la région parisienne qui a d’ailleurs refusé que je la cite dans mon livre, chose que je regrette vraiment car elle a un vivier d’informations. Elle m’a cité des cas concrets d’enfants qui font des crises énormes de transe la nuit au point qu’il faut au moins quatre adultes pour les maintenir. Elle n’a pas voulu que j’en parle parce que ces enfants ne seraient pas officiellement répertoriés comme des enfants prostitués, et comme ils sont mineurs, il faut les protéger.

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Quand le Noun épouse le monde :

Le premier album du camerounais mêle avec goût le chant Bamoun et des sonorités classiques.
Marion Obam


Il a choisi comme nom d’artiste Noun. Le nom du département qui héberge ses racines, son village à la culture si diversifiée et riche. Noun, jeune camerounais de son vrai nom Germain Mboué Mboué, est un bamoun qui vient de mettre son album "Yaré" sur le marché. L’opus de 10 titres, qui vient de sortir en France et qui est disponible au Cameroun depuis janvier 2007, est entièrement chanté en langue bamoun. Comme pour affirmer son identité, l’artiste a posé sur sa pochette avec les tons et couleurs qui renvoient à la noblesse. Noun s’est couvert du Tieyar plus connue sous l’appellation du " Ndop " en pays Bamiléké, laissant ses dreadlocks au vent et renforçant les contours des cauris qui y sont fixés. Noun est donc traditionaliste. Il a cependant accepté de s’ouvrir au monde. D’aller au-delà des plaines du Noun.

Yaré, titre de l’album est le premier arrêt la livraison de ce notaire de formation qui a choisi la guitare pour mieux s’exprimer. Il y parle de l’amour que l’on doit porter aux enfants qui sont l’avenir de demain. C’est pour cela qu’il faut qu’ils soient présents dans nos cœurs. Ici, comme dans les autres titres : Salamatou, Aissatou, Raima la guitare de Noun accompagne sa voix claire aux intonations de tristesse pour mieux dire son amour aux filles qu’il a aimé, aux femmes de courage et de caractère mais aussi aux filles mères qui reçoivent les railleries de leur entourage, mais qui élève leur enfant malgré tout. Dan sa langue maternelle, il dit ce qu’il ressent. Il s’est dressé en véritable défenseur des femmes qui sont trompées par leur époux qui reviennent au petit matin et deviennent violent car ne sachant pas comment s’excuser.. Dans E-Silmala, il fustige le Sida et reste optimiste car il sait que " Quand le soleil viendra, le Sida s’en ira". Il crie dans "Tane kone", pour la famine et les ravages qui ont transformé l’Afrique en sous continent.

Parfois, on sort des balades mélancoliques pour trouver quelques notes gaies comme dans Bantou blues. La connotation globale de l’œuvre est très blues, pour une émotion unique, qui s’accouple aux rythmes du terroir, notamment le Kpalum. L’originalité de cet album, c’est que Noun a pu chanter et bamoun et poser sa voix sans fausses notes sur des notes jazzys. Cet album qui est assez singulier a vu la participation de la violoncelliste Johanne Mathaly, des bassistes Philippe Zelmar et Matthieu Sieau, des percussions de Toup’s Bebey, de vents incisifs d’une flûte bien joué par Greg Martens et du chœur de Patricia Abou. Les quatre premiers titres de l’album ont vu la participation de Muntu Valdo, qui a une coloration très africaine. Yaré est la rencontre du chant Bamoun, du Cameroun et des sonorités classiques. Telle est l’essence de la musique de ce jeune camerounais où s’harmonisent guitares, violoncelle, basse, percussions sur des textes qui touchent à l’Humain et dise la vie simple. Des éléments que Thierry Doumergue, le sorcier blanc à mis en orchestration pour le plaisir de l’ouie.

Repères
Album : Yaré
Artiste : Noun
Sortie 2006 France, 2007 Cameroun
Titres : 10
Produit par Noun
A Ecouter : Yaré, Raima, E Simala, Aissatou, Bantou Blues

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Quand le Noun épouse le monde :

Le premier album du camerounais mêle avec goût le chant Bamoun et des sonorités classiques.
Marion Obam


Il a choisi comme nom d’artiste Noun. Le nom du département qui héberge ses racines, son village à la culture si diversifiée et riche. Noun, jeune camerounais de son vrai nom Germain Mboué Mboué, est un bamoun qui vient de mettre son album "Yaré" sur le marché. L’opus de 10 titres, qui vient de sortir en France et qui est disponible au Cameroun depuis janvier 2007, est entièrement chanté en langue bamoun. Comme pour affirmer son identité, l’artiste a posé sur sa pochette avec les tons et couleurs qui renvoient à la noblesse. Noun s’est couvert du Tieyar plus connue sous l’appellation du " Ndop " en pays Bamiléké, laissant ses dreadlocks au vent et renforçant les contours des cauris qui y sont fixés. Noun est donc traditionaliste. Il a cependant accepté de s’ouvrir au monde. D’aller au-delà des plaines du Noun.

Yaré, titre de l’album est le premier arrêt la livraison de ce notaire de formation qui a choisi la guitare pour mieux s’exprimer. Il y parle de l’amour que l’on doit porter aux enfants qui sont l’avenir de demain. C’est pour cela qu’il faut qu’ils soient présents dans nos cœurs. Ici, comme dans les autres titres : Salamatou, Aissatou, Raima la guitare de Noun accompagne sa voix claire aux intonations de tristesse pour mieux dire son amour aux filles qu’il a aimé, aux femmes de courage et de caractère mais aussi aux filles mères qui reçoivent les railleries de leur entourage, mais qui élève leur enfant malgré tout. Dan sa langue maternelle, il dit ce qu’il ressent. Il s’est dressé en véritable défenseur des femmes qui sont trompées par leur époux qui reviennent au petit matin et deviennent violent car ne sachant pas comment s’excuser.. Dans E-Silmala, il fustige le Sida et reste optimiste car il sait que " Quand le soleil viendra, le Sida s’en ira". Il crie dans "Tane kone", pour la famine et les ravages qui ont transformé l’Afrique en sous continent.

Parfois, on sort des balades mélancoliques pour trouver quelques notes gaies comme dans Bantou blues. La connotation globale de l’œuvre est très blues, pour une émotion unique, qui s’accouple aux rythmes du terroir, notamment le Kpalum. L’originalité de cet album, c’est que Noun a pu chanter et bamoun et poser sa voix sans fausses notes sur des notes jazzys. Cet album qui est assez singulier a vu la participation de la violoncelliste Johanne Mathaly, des bassistes Philippe Zelmar et Matthieu Sieau, des percussions de Toup’s Bebey, de vents incisifs d’une flûte bien joué par Greg Martens et du chœur de Patricia Abou. Les quatre premiers titres de l’album ont vu la participation de Muntu Valdo, qui a une coloration très africaine. Yaré est la rencontre du chant Bamoun, du Cameroun et des sonorités classiques. Telle est l’essence de la musique de ce jeune camerounais où s’harmonisent guitares, violoncelle, basse, percussions sur des textes qui touchent à l’Humain et dise la vie simple. Des éléments que Thierry Doumergue, le sorcier blanc à mis en orchestration pour le plaisir de l’ouie.

Repères
Album : Yaré
Artiste : Noun
Sortie 2006 France, 2007 Cameroun
Titres : 10
Produit par Noun
A Ecouter : Yaré, Raima, E Simala, Aissatou, Bantou Blues

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Quand le Noun épouse le monde :

Le premier album du camerounais mêle avec goût le chant Bamoun et des sonorités classiques.
Marion Obam


Il a choisi comme nom d’artiste Noun. Le nom du département qui héberge ses racines, son village à la culture si diversifiée et riche. Noun, jeune camerounais de son vrai nom Germain Mboué Mboué, est un bamoun qui vient de mettre son album "Yaré" sur le marché. L’opus de 10 titres, qui vient de sortir en France et qui est disponible au Cameroun depuis janvier 2007, est entièrement chanté en langue bamoun. Comme pour affirmer son identité, l’artiste a posé sur sa pochette avec les tons et couleurs qui renvoient à la noblesse. Noun s’est couvert du Tieyar plus connue sous l’appellation du " Ndop " en pays Bamiléké, laissant ses dreadlocks au vent et renforçant les contours des cauris qui y sont fixés. Noun est donc traditionaliste. Il a cependant accepté de s’ouvrir au monde. D’aller au-delà des plaines du Noun.

Yaré, titre de l’album est le premier arrêt la livraison de ce notaire de formation qui a choisi la guitare pour mieux s’exprimer. Il y parle de l’amour que l’on doit porter aux enfants qui sont l’avenir de demain. C’est pour cela qu’il faut qu’ils soient présents dans nos cœurs. Ici, comme dans les autres titres : Salamatou, Aissatou, Raima la guitare de Noun accompagne sa voix claire aux intonations de tristesse pour mieux dire son amour aux filles qu’il a aimé, aux femmes de courage et de caractère mais aussi aux filles mères qui reçoivent les railleries de leur entourage, mais qui élève leur enfant malgré tout. Dan sa langue maternelle, il dit ce qu’il ressent. Il s’est dressé en véritable défenseur des femmes qui sont trompées par leur époux qui reviennent au petit matin et deviennent violent car ne sachant pas comment s’excuser.. Dans E-Silmala, il fustige le Sida et reste optimiste car il sait que " Quand le soleil viendra, le Sida s’en ira". Il crie dans "Tane kone", pour la famine et les ravages qui ont transformé l’Afrique en sous continent.

Parfois, on sort des balades mélancoliques pour trouver quelques notes gaies comme dans Bantou blues. La connotation globale de l’œuvre est très blues, pour une émotion unique, qui s’accouple aux rythmes du terroir, notamment le Kpalum. L’originalité de cet album, c’est que Noun a pu chanter et bamoun et poser sa voix sans fausses notes sur des notes jazzys. Cet album qui est assez singulier a vu la participation de la violoncelliste Johanne Mathaly, des bassistes Philippe Zelmar et Matthieu Sieau, des percussions de Toup’s Bebey, de vents incisifs d’une flûte bien joué par Greg Martens et du chœur de Patricia Abou. Les quatre premiers titres de l’album ont vu la participation de Muntu Valdo, qui a une coloration très africaine. Yaré est la rencontre du chant Bamoun, du Cameroun et des sonorités classiques. Telle est l’essence de la musique de ce jeune camerounais où s’harmonisent guitares, violoncelle, basse, percussions sur des textes qui touchent à l’Humain et dise la vie simple. Des éléments que Thierry Doumergue, le sorcier blanc à mis en orchestration pour le plaisir de l’ouie.

Repères
Album : Yaré
Artiste : Noun
Sortie 2006 France, 2007 Cameroun
Titres : 10
Produit par Noun
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Le premier album du camerounais mêle avec goût le chant Bamoun et des sonorités classiques.
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Il a choisi comme nom d’artiste Noun. Le nom du département qui héberge ses racines, son village à la culture si diversifiée et riche. Noun, jeune camerounais de son vrai nom Germain Mboué Mboué, est un bamoun qui vient de mettre son album "Yaré" sur le marché. L’opus de 10 titres, qui vient de sortir en France et qui est disponible au Cameroun depuis janvier 2007, est entièrement chanté en langue bamoun. Comme pour affirmer son identité, l’artiste a posé sur sa pochette avec les tons et couleurs qui renvoient à la noblesse. Noun s’est couvert du Tieyar plus connue sous l’appellation du " Ndop " en pays Bamiléké, laissant ses dreadlocks au vent et renforçant les contours des cauris qui y sont fixés. Noun est donc traditionaliste. Il a cependant accepté de s’ouvrir au monde. D’aller au-delà des plaines du Noun.

Yaré, titre de l’album est le premier arrêt la livraison de ce notaire de formation qui a choisi la guitare pour mieux s’exprimer. Il y parle de l’amour que l’on doit porter aux enfants qui sont l’avenir de demain. C’est pour cela qu’il faut qu’ils soient présents dans nos cœurs. Ici, comme dans les autres titres : Salamatou, Aissatou, Raima la guitare de Noun accompagne sa voix claire aux intonations de tristesse pour mieux dire son amour aux filles qu’il a aimé, aux femmes de courage et de caractère mais aussi aux filles mères qui reçoivent les railleries de leur entourage, mais qui élève leur enfant malgré tout. Dan sa langue maternelle, il dit ce qu’il ressent. Il s’est dressé en véritable défenseur des femmes qui sont trompées par leur époux qui reviennent au petit matin et deviennent violent car ne sachant pas comment s’excuser.. Dans E-Silmala, il fustige le Sida et reste optimiste car il sait que " Quand le soleil viendra, le Sida s’en ira". Il crie dans "Tane kone", pour la famine et les ravages qui ont transformé l’Afrique en sous continent.

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Album : Yaré
Artiste : Noun
Sortie 2006 France, 2007 Cameroun
Titres : 10
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