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Nécrologie : Ndjang zappe la scène

Le chanteur de bikutsi est décédé dimanche des suites d’un accident de la circulation.
Eugène Dipanda – Ses fans ne verront plus jamais sa "punk" géante et son éternelle queue de cheval se trémousser sans discontinuer pendant les spectacles. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, Ndjang le Zappeur a en effet offert les dernières scènes aux amoureux de bikutsi. l’artiste s’est notamment produit à l’Université de Yaoundé II-Soa, avant d’entamer, comme d’habitude, la ronde de quelques cabarets de la capitale où il allait généralement "pointer" ses dernières heures de la nuit. Au grand étonnement de ceux qui l’ont aperçu très tard dans la soirée du samedi 02 juin dernier, Ndjang le Zappeur, Thomas Ndjang dans le civil, est bel et bien mort. La cause du décès, un accident de la circulation survenu au petit matin du dimanche 03 juin au quartier Biteng.

L’air visiblement abattu par la nouvelle, Ama Pierrot, confrère et proche du défunt, retient à peine ses larmes. "Il était environ 6h30 dimanche, lorsque mon téléphone a sonné. On m’annonce que mon ami Ndjang a fait un accident. Je n’ai rien compris. Arrivé sur les lieux, on l’avait déjà transporté à l’hôpital. J’ai alors découvert qu’il avait heurté un camion avec sa moto. Mon épouse et moi, nous nous sommes rendus à l’hôpital, où un médecin rencontré aux urgences nous a fait comprendre que Ndjang avait déjà ‘voyagé’. J’ai compris à l’instant qu’il est peut-être mort sur le carreau. On a retrouvé sur lui une somme de 25.000 Fcfa et un portable…", lâche-t-il, la voix tremblotante d’émoi.

Sur les circonstances exactes du drame, une enquête ouverte par la gendarmerie essayera d’en dire plus. Toutefois, selon les témoignages divers, Ndjang le Zappeur tentait, en effet, de rejoindre son domicile dimanche matin ; lorsque, au guidon de sa moto au quartier Biteng, il aurait effectué un dépassement sur un camion de dix roues. C’est cette manœuvre qui, expliquent les témoins, lui aurait été fatale. Sur le côté opposé, l’artiste s’est en effet retrouvé nez à nez avec un autre camion garé sur les lieux depuis la veille. La violence du choc, dit-on, aura été proportionnelle à la vélocité du conducteur de la moto. Les gendarmes en patrouille à quelques mètres de là n’ont pu constater que les dégâts…

Ndjang le Zappeur est donc mort. "Une grande perte pour la famille des artistes", aux dires de Ama Pierrot. Surtout que, aux dernières nouvelles, l’artiste défunt s’apprêtait à mettre, dans les tout prochains jours, son troisième album solo sur le marché. "Cette histoire nous attriste sérieusement. Mais les artistes ont décidé, avec l’appui de la Cameroon Music Corporation et du ministère de la Culture, de tout mettre en œuvre pour la sortie de cet album avant l’organisation des obsèques de Ndjang le Zappeur. C’était un grand homme de culture, et nous feront tout pour l’enterrer dignement", rassure Ama Pierrot.

Autant le dire : à 48 ans, Ndjang le Zappeur n’était pas une star au sommet. Mais, pendant plus de 20 ans, ce chanteur de bikutsi aura marqué à sa manière le show-biz camerounais. Après un exil aux Etats-Unis et au Nigeria dans les années 80, il avait notamment cheminé aux côtés du groupe les Martiens, avec pour chef de file le bien connu Atebass. Plus tard, on a découvert le timbre vocal et les pas de danse rageur du défunt dans les chansons et les vidéogrammes de certains de ses confrères tels que Mimi Fabiola, Abanda Kis-Kis, Roméo Dika ou encore Chantal Ayissi. Créateur de "la danse du canard", Ndjang le Zappeur laisse trois albums à ses fans, dont le denier en chantier, “Freedom”, qui sortira bientôt à titre posthume.

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Chantal Biya prefère Petit Pays à Samy Diko

Synergies africaines… crée son premier ambassadeur de bonne volonté.

L’Organisation non gouvernementale (Ong), Synergies africaines, vient de désigner le musicien Petit Pays comme ambassadeur de bonne volonté. La nouvelle a été annoncée hier, 1er mars 2007, à Yaoundé au cours d’une cérémonie où l’artiste a été présenté au public sous sa nouvelle casquette. De source bien informée, c’est Mme Chantal Biya, la fondatrice de cette Ong de lutte contre le Sida et les souffrances humaines, qui a personnellement porté son choix sur cet artiste prolixe et controversé.
En 20 ans de carrière musicale, l’auteur de “ Nioxxer ” a en effet charrié des passions par ses écarts comportementaux et vestimentaires très souvent exposés sur les pochettes de ses albums. Après ses grands succès (fin des années 80 et début des années 90), le “Turbo d’Afrique” a créé un rythme propre et communiqué des chansons aux messages ambigus, à la limite de l’ordurier. Le ministre de la Culture, Isaïe Toko Mangan, n’avait-il pas interdit la diffusion de “ Classe F ”, l’un de ses albums où il avait posé nu au milieu des années 90 ? Avide de sensations, l’artiste a récidivé plusieurs fois. Sur la pochette de “ La Monaco ” produit il y a environ deux ans, il a encore travesti son corps masculin contre un look de femme !
Malgré tous ces écarts, les critiques reconnaissent en lui un artiste original qui a marqué son époque et sa génération. Comment oublier des classiques comme “ Ça fait mal”, “Ça ne va pas”, “… Mulema” et autres “Makossa eliko” qui ont fait trembler ses concurrents et mis le baume aux cœurs des mélomanes ? Avec les “Sans visa” (un orchestre qu’il a monté), il a allumé les concerts et autres boîtes de nuit, faisant de nombreux fans parmi les jeunes. C’est sur cette cote de popularité bâtie depuis deux décennies déjà que Moundi Claude – de son vrai nom – a été identifié comme pouvant porter l’étendard de Synergies africaines.
Pour Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de l’Ong, il est question d’exploiter ce côté populaire de l’homme pour diffuser les messages de sensibilisation contre le Sida et autres souffrances. Petit Pays en est conscient. Mais il préfère remercier, à tout rompre, Chantal Biya qui l’a ainsi fait ambassadeur. Cela donne des idées à l’opinion qui avait remarqué que le “ Rabba-Rabbi” ne rate aucune occasion pour faire des louanges à la Première dame.
Quoi qu’il en soit, “ l’avocat défenseur des femmes ” a désormais une nouvelle charge sociale qu’il doit conduire avec diplomatie. Il est donc important qu’il revoit l’image projetée dans l’optique de pouvoir porter le message d’espoir aux malades et aux nécessiteux. Car en fait, le titre d’ambassadeur de bonne volonté n’est souvent attribué qu’à des personnalités reconnues pour leur rectitude morale et leurs aptitudes à rallier des publics à une cause. Bon vent, en tout cas, à Petit pays ! 

Par Alexandre T. DJIMELI
Le 02-03-2007

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Chantal Biya prefère Petit Pays à Samy Diko

Synergies africaines… crée son premier ambassadeur de bonne volonté.

L’Organisation non gouvernementale (Ong), Synergies africaines, vient de désigner le musicien Petit Pays comme ambassadeur de bonne volonté. La nouvelle a été annoncée hier, 1er mars 2007, à Yaoundé au cours d’une cérémonie où l’artiste a été présenté au public sous sa nouvelle casquette. De source bien informée, c’est Mme Chantal Biya, la fondatrice de cette Ong de lutte contre le Sida et les souffrances humaines, qui a personnellement porté son choix sur cet artiste prolixe et controversé.
En 20 ans de carrière musicale, l’auteur de “ Nioxxer ” a en effet charrié des passions par ses écarts comportementaux et vestimentaires très souvent exposés sur les pochettes de ses albums. Après ses grands succès (fin des années 80 et début des années 90), le “Turbo d’Afrique” a créé un rythme propre et communiqué des chansons aux messages ambigus, à la limite de l’ordurier. Le ministre de la Culture, Isaïe Toko Mangan, n’avait-il pas interdit la diffusion de “ Classe F ”, l’un de ses albums où il avait posé nu au milieu des années 90 ? Avide de sensations, l’artiste a récidivé plusieurs fois. Sur la pochette de “ La Monaco ” produit il y a environ deux ans, il a encore travesti son corps masculin contre un look de femme !
Malgré tous ces écarts, les critiques reconnaissent en lui un artiste original qui a marqué son époque et sa génération. Comment oublier des classiques comme “ Ça fait mal”, “Ça ne va pas”, “… Mulema” et autres “Makossa eliko” qui ont fait trembler ses concurrents et mis le baume aux cœurs des mélomanes ? Avec les “Sans visa” (un orchestre qu’il a monté), il a allumé les concerts et autres boîtes de nuit, faisant de nombreux fans parmi les jeunes. C’est sur cette cote de popularité bâtie depuis deux décennies déjà que Moundi Claude – de son vrai nom – a été identifié comme pouvant porter l’étendard de Synergies africaines.
Pour Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de l’Ong, il est question d’exploiter ce côté populaire de l’homme pour diffuser les messages de sensibilisation contre le Sida et autres souffrances. Petit Pays en est conscient. Mais il préfère remercier, à tout rompre, Chantal Biya qui l’a ainsi fait ambassadeur. Cela donne des idées à l’opinion qui avait remarqué que le “ Rabba-Rabbi” ne rate aucune occasion pour faire des louanges à la Première dame.
Quoi qu’il en soit, “ l’avocat défenseur des femmes ” a désormais une nouvelle charge sociale qu’il doit conduire avec diplomatie. Il est donc important qu’il revoit l’image projetée dans l’optique de pouvoir porter le message d’espoir aux malades et aux nécessiteux. Car en fait, le titre d’ambassadeur de bonne volonté n’est souvent attribué qu’à des personnalités reconnues pour leur rectitude morale et leurs aptitudes à rallier des publics à une cause. Bon vent, en tout cas, à Petit pays ! 

Par Alexandre T. DJIMELI
Le 02-03-2007

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Chantal Biya prefère Petit Pays à Samy Diko

Synergies africaines… crée son premier ambassadeur de bonne volonté.

L’Organisation non gouvernementale (Ong), Synergies africaines, vient de désigner le musicien Petit Pays comme ambassadeur de bonne volonté. La nouvelle a été annoncée hier, 1er mars 2007, à Yaoundé au cours d’une cérémonie où l’artiste a été présenté au public sous sa nouvelle casquette. De source bien informée, c’est Mme Chantal Biya, la fondatrice de cette Ong de lutte contre le Sida et les souffrances humaines, qui a personnellement porté son choix sur cet artiste prolixe et controversé.
En 20 ans de carrière musicale, l’auteur de “ Nioxxer ” a en effet charrié des passions par ses écarts comportementaux et vestimentaires très souvent exposés sur les pochettes de ses albums. Après ses grands succès (fin des années 80 et début des années 90), le “Turbo d’Afrique” a créé un rythme propre et communiqué des chansons aux messages ambigus, à la limite de l’ordurier. Le ministre de la Culture, Isaïe Toko Mangan, n’avait-il pas interdit la diffusion de “ Classe F ”, l’un de ses albums où il avait posé nu au milieu des années 90 ? Avide de sensations, l’artiste a récidivé plusieurs fois. Sur la pochette de “ La Monaco ” produit il y a environ deux ans, il a encore travesti son corps masculin contre un look de femme !
Malgré tous ces écarts, les critiques reconnaissent en lui un artiste original qui a marqué son époque et sa génération. Comment oublier des classiques comme “ Ça fait mal”, “Ça ne va pas”, “… Mulema” et autres “Makossa eliko” qui ont fait trembler ses concurrents et mis le baume aux cœurs des mélomanes ? Avec les “Sans visa” (un orchestre qu’il a monté), il a allumé les concerts et autres boîtes de nuit, faisant de nombreux fans parmi les jeunes. C’est sur cette cote de popularité bâtie depuis deux décennies déjà que Moundi Claude – de son vrai nom – a été identifié comme pouvant porter l’étendard de Synergies africaines.
Pour Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de l’Ong, il est question d’exploiter ce côté populaire de l’homme pour diffuser les messages de sensibilisation contre le Sida et autres souffrances. Petit Pays en est conscient. Mais il préfère remercier, à tout rompre, Chantal Biya qui l’a ainsi fait ambassadeur. Cela donne des idées à l’opinion qui avait remarqué que le “ Rabba-Rabbi” ne rate aucune occasion pour faire des louanges à la Première dame.
Quoi qu’il en soit, “ l’avocat défenseur des femmes ” a désormais une nouvelle charge sociale qu’il doit conduire avec diplomatie. Il est donc important qu’il revoit l’image projetée dans l’optique de pouvoir porter le message d’espoir aux malades et aux nécessiteux. Car en fait, le titre d’ambassadeur de bonne volonté n’est souvent attribué qu’à des personnalités reconnues pour leur rectitude morale et leurs aptitudes à rallier des publics à une cause. Bon vent, en tout cas, à Petit pays ! 

Par Alexandre T. DJIMELI
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Synergies africaines… crée son premier ambassadeur de bonne volonté.

L’Organisation non gouvernementale (Ong), Synergies africaines, vient de désigner le musicien Petit Pays comme ambassadeur de bonne volonté. La nouvelle a été annoncée hier, 1er mars 2007, à Yaoundé au cours d’une cérémonie où l’artiste a été présenté au public sous sa nouvelle casquette. De source bien informée, c’est Mme Chantal Biya, la fondatrice de cette Ong de lutte contre le Sida et les souffrances humaines, qui a personnellement porté son choix sur cet artiste prolixe et controversé.
En 20 ans de carrière musicale, l’auteur de “ Nioxxer ” a en effet charrié des passions par ses écarts comportementaux et vestimentaires très souvent exposés sur les pochettes de ses albums. Après ses grands succès (fin des années 80 et début des années 90), le “Turbo d’Afrique” a créé un rythme propre et communiqué des chansons aux messages ambigus, à la limite de l’ordurier. Le ministre de la Culture, Isaïe Toko Mangan, n’avait-il pas interdit la diffusion de “ Classe F ”, l’un de ses albums où il avait posé nu au milieu des années 90 ? Avide de sensations, l’artiste a récidivé plusieurs fois. Sur la pochette de “ La Monaco ” produit il y a environ deux ans, il a encore travesti son corps masculin contre un look de femme !
Malgré tous ces écarts, les critiques reconnaissent en lui un artiste original qui a marqué son époque et sa génération. Comment oublier des classiques comme “ Ça fait mal”, “Ça ne va pas”, “… Mulema” et autres “Makossa eliko” qui ont fait trembler ses concurrents et mis le baume aux cœurs des mélomanes ? Avec les “Sans visa” (un orchestre qu’il a monté), il a allumé les concerts et autres boîtes de nuit, faisant de nombreux fans parmi les jeunes. C’est sur cette cote de popularité bâtie depuis deux décennies déjà que Moundi Claude – de son vrai nom – a été identifié comme pouvant porter l’étendard de Synergies africaines.
Pour Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de l’Ong, il est question d’exploiter ce côté populaire de l’homme pour diffuser les messages de sensibilisation contre le Sida et autres souffrances. Petit Pays en est conscient. Mais il préfère remercier, à tout rompre, Chantal Biya qui l’a ainsi fait ambassadeur. Cela donne des idées à l’opinion qui avait remarqué que le “ Rabba-Rabbi” ne rate aucune occasion pour faire des louanges à la Première dame.
Quoi qu’il en soit, “ l’avocat défenseur des femmes ” a désormais une nouvelle charge sociale qu’il doit conduire avec diplomatie. Il est donc important qu’il revoit l’image projetée dans l’optique de pouvoir porter le message d’espoir aux malades et aux nécessiteux. Car en fait, le titre d’ambassadeur de bonne volonté n’est souvent attribué qu’à des personnalités reconnues pour leur rectitude morale et leurs aptitudes à rallier des publics à une cause. Bon vent, en tout cas, à Petit pays ! 

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