Meiway : Je n’ai pas une identité usurpée
Meiway : Je n’ai pas une identité usurpée
L’artiste en concert ce week-end au Cameroun, parle de son dernier album, 9ème commandement.
Propos recueillis par Marion Obam
Vous étiez au Cameroun, précisément à Douala, en décembre 2006 pour les Découvertes Rfi dont vous présidiez le jury. Qu’est-ce qui vous ramène encore aujourd’hui ?
C’est toujours un plaisir de venir ici. Je suis un artiste et je vais partout où le travail m’appelle. Je suis cette fois-ci sollicité pour me joindre à l’Association des femmes d’Orange Cameroun (Adforc) pour une oeuvre humanitaire à l’endroit des enfants déshérites. Je presterai le vendredi 02 mars 2007 au Saint Johns Plazza pour la soirée de Gala qui permettra la collecte de fonds nécessaires à la réalisation des projets pour les enfants.
Ce sera également l’occasion de découvrir votre dernier album, "9ème commandement". Pourquoi l’avoir appelé ainsi ?
Rien n’est le fait du hasard. Ce titre, "9ème commandement ", a été choisi pour faire un jeu de mots qui exprime deux réalités dans ma carrière d’artiste. Tout d’abord, cet album est mon neuvième, ensuite le commandement de Dieu sur lequel je souhaite qu’on médite est lee neuvième : "Tu honoreras ton père et ta mère". Ces deux êtres sont uniques et ne se remplacent pas. Nous existons grâce à eux et par la volonté de Dieu.
Combien de titres comporte l’album et quels sont les différents thèmes qui y sont traités?
Le " 9ème commandement " comporte quinze titres très variés. Les thèmes abordés sont inspirés de notre quotidien, mais aussi de l’actualité socio-politique de notre continent, de nos pays. Un accent fort est mis sur l’amour, la mort, le sida, etc.
Depuis 200% Zoblazo, vous êtes resté dans le même registre. Vous n’avez pas suivi la vague du coupé-décalé. Doit-on s’attendre à quelque chose de nouveau avec le "9ème commandement"?
Je suis le père et la mère du Zoblazo. Cette musique, qui est un rythme particulier, est mon enfant dont je suis très fier. Je compte le protéger jusqu’au bout en m’inspirant, pour le faire évoluer, de tous les courants musicaux qui feront la fierté de la musique noire. Dans cet album, je suis resté moi-même, tout en restant ouvert aux influences positives de chez nous.
Le Cameroun devient une destination privilégiée pour vous depuis quelque temps. Peut-on espérer un titre comme " Bamiléké " dans cet opus?
Malheureusement, l’album est déjà réalisé. J’ai voulu éviter la routine… mais ce n’est que partie remise, pourquoi pas pour 1000%… Car cette fois c’est du 900% Zoblazo
Que représente cet album pour vous, car vous avez commencé la musique il y a plus d’une décennie et on commençait à se plaindre que vous servez du déjà connu au public…
Cet album représente ma volonté de prendre mes responsabilités. Mieux, de servir ce qui ressemble à Meiway. Ce n’est pas évident de rester constant tout au long de ces années quand il y a une floraison de rythmes qui font heureusement danser pour un moment. Ce qui est une bonne chose, c’est que je suis Meiway et j’ai la chance d’avoir une identité qui n’est pas usurpée.

