| LEXIQUE DES PEUPLES ET ETHNIES DU CAMEROUN |
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BAKA :
Les Baka sont un groupe de pygmées qui vivent dans le centre de l’Afrique, principalement au Cameroun et au Gabon. http://www.pygmies.info/
BAKWERI:
Les Bakweri sont une ethnie du Cameroun vivant principallement dans la région de Buea, à l’ouest du pays, autour de la montagne Fako. On estime qu’ils sont dans cette région depuis près de 4000 ans.
Les Bakweri ont activement résisté contre les Allemands pendant la colonisation à la fin du XIXe siècle.
BAMILEKE :
Les Bamilékés forment une communauté basée dans la province camerounaise de l’Ouest et parlant des langues semi-bantou plus ou moins proches les unes des autres (dont le yemba, le ghomala’, le fe’fe’ et le medumba). Ils représentent environ 20% de la population du Cameroun.
Origines
les Bamilékés sont issus de plusieurs migrations en provenance du nord et dont l’origine pourrait remonter à l’Égypte Ancienne. Les langues Bamilékés présentent plusieurs similitudes avec la langue de l’Égypte Pharaonique. Les toitures des chefferies Bamilékés sont obligatoirement en structure pyramidale. Le culte du crâne des anciens est pour eux une sorte de momification. ils sont particulièrement impliqués dans la vie économique du Cameroun et ont émigré en masse vers les deux grandes villes camerounaises Douala et Yaoundé
Deux hypothèses différentes, datant de l’époque de la colonisation du Cameroun, expliquent l’origine de ce nom. La première affirme qu’un interprète Douala serait à l’origine du mot Bamiléké. Selon cette version, le mot Bamiléké vient du terme "Baboté Ba leké" qui signifierait "les porteurs de masque au visage". La seconde soutient que le mot "Bamiléké" vient de l’expression de la langue Foto (région de Dschang) "Pe me leke" qui signifie "les habitants des montagnes et des ravins". C’est cette dernière qui est le plus souvent retenue.
Cette population du Cameroun a été l’objet d’une attention particulière des autorités coloniales française puis du gouvernement indépendant camerounais en raison de l’organisation de maquis de l’UPC dans cette région et a fait l’objet d’une violente répression de 1958 à 1964 qui laisse des interrogations dans l’histoire du Cameroun soulevées par divers documents.
Bamoun (peuple) :
Les Bamouns, sont une ethnie du Cameroun qui compte environ 215.000 personnes.
Religion
La religion traditionnelle Bamoun pratique le culte de l’esprit des ancêtres censé être enfermé dans le crâne de celui-ci. Ainsi, l’ainé de chaque famille possède les crânes des hommes de la famille.
Il existe également un culte des femmes.
Les Bamouns pensent aussi qui les femmes rendent le sol fertile, c’est pourquoi les femmes sont généralement en charge des travaux des champs.
Les Masques et les statuettes sont important dans la pratique de ces cultes.
Depuis l’époque coloniale, les Bamouns ont été nombreux à se convertir à l’islam ou au christianisme. Le roi Ibrahim Njoya se convertit à l’Islam, avant de devenir chrétien, et enfin de redevenir musulman. Il aurait déclaré que l’interdiction de polygamie dans la religion chrétienne et celle de l’alcool dans l’islam auraient été des contraintes trop dures à supporter.
Écriture
Les Bamouns sont un des rares peuples d’afrique subsaharienne à avoir développé une écriture. Cette écriture fut inventée par le roi Njoya au début du 20ème siècle. Le roi Njoya bati un musée afin d’encourager l’usage de ce système d’écriture. Néanmoins, le remplacement des Allemands par les Français sonna la fin de la monarchie et du système Bamoun d’écriture qui fut remplacé par la langue française..
BANDENKOP:
Les Bandenkop sont des descendants de chasseurs originaires de Kwop. Bandenkop est un village situé au Cameroun dans la circonscription administrative des hauts-plateaux dans la province de l’Ouest. Les bandenkops font partie du grand groupe ethnique des bamilékés. Il n’existe pratiquement pas de différence entre la langue Bandenkop et les langues Batié et même Bapa.
Quelques mots Bandenkop:
- Scieh = Dieux
- tchah = La terre
- kwouonnieh = L’amour
- Mieh-djuieh = une femme
- Mô-banh = un homme
- Môôk = le feu
- Chêh= l’eau
Les Bandenkops sont pour la plupart animistes (Même quand ils pratiquent des religions occidentales) http://www.bandenkop.net/ http://www.bandenkop.com/
BASSA:
Les Bassas sont un peuple du Cameroun. Ils se sont établis dans la région située entre les villes de Douala et de Yaoundé, plus précisement dans les départements du Nyong-et-kéllé et de la Sanaga Maritime. On trouve aussi les Bassas dans les départements de l’Océan, du Nkam et du Ntem.
Le bassa est une langue bantoue en voici quelques mots :
- Sango = Monsieur
- Nyango = Madame
- Ngonda = Mademoiselle
- Iloga = Jeune homme
- Mè yéga = Merci (on utilise couramment cette expression pour dire aussi bonjour à n’importe quel moment de la journée )
- kel lam = bonjour
- kokoa lam= bonsoir
- nan ii lam= bonne nuit
- I nkè laa? = comment vas-tu?
- I nkè longue = je vais bien
- Job = Dieu
- Mè ngwès wê = je t’aime
Les Bassas ne connaissent qu’un seul Dieu qu’ils ont toujours appelé ainsi.
Au Cameroun, les Bassas sont issus du Mbog liha’a, c’est-à-dire la grotte et partant de là, ils se sont séparés. On distingue aujourd’hui les Babimbis et les autres encore appelés ñhō lôñg.
C’est un peuple qui a activement participé à l’indépendance du Cameroun avec pour principal Leader le très charismatique Ruben Um Nyobe appelé "Mpodol" (le tribun) .Le terme "mpodol" etymologiquement signifie "celui qui parle pour…", le mot s’apparente plus à porte parole, celui qui est investit par un groupe précis pour parler en son nom.
La première église catholique fut construite à Mariemberg, petite localité pas loin d’Edéa à 60Km de Douala. Les missionnaires à l’inauguration de cette église auraient consacré le Cameroun à la Vierge Marie.
Les plats camerounais très connus originaires du pays bassa sont :
- le NBONGO DJOBI
- Le MINTUMBA ou pain de manioc, fait à partir du roui de manioc malaxé et mélangé avec de l’huile de palme du sel et du piment.
BETI :
Les Beti sont un groupe ethnique présent au Cameroun, comprenant entre autres les Etons, les Ewondos, les Bulus et les Manguissas.
BIKUTSI : danse des femmes Beti du Cameroun traditionnellement accompagnée au balafon, puis transposée pour la guitare électrique jouée en étouffant les cordes.
BOUDOUMA :
Les Boudouma sont un peuple vivant sur la rive nord et sur les îles du lac Tchad, principalement au Tchad, mais également au Niger, au Nigéria et au Cameroun. Ils étaient 51 600 au Tchad en 1993 (RGPH).
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DOUALA (ethnie) :
Les doualas ou sawas sont un peuple de la région du Littoral autour de la ville de Douala au Cameroun. Ils parlent une langue bantoue, le Douala
Douala, ville portuaire, est la capitale économique du Cameroun et principal centre d’affaires du pays. Située en bordure de l’océan Atlantique, à l’embouchure du fleuve Wouri, c’est le plus grand port du pays et l’un des plus importants d’Afrique Centrale.
La cité s’étend sur les deux rives du fleuve et il n’existe qu’un seul pont pour passer d’une rive à l’autre.
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FANG :
Les Fangs sont un groupe ethnique de langue bantoue répandu à travers trois pays de l’afrique centrale, à savoir la Guinée équatoriale, le Cameroun,et le Gabon.
En réalité, avant le découpage géographique de la région du bassin du Congo, les Fang vivent au sein de ce qu’il est permis d’appeller un territoire bien défini. Leur langue, leur religion traditionnelle (le biéri, le melane), l’organisation sociale qui leur est propre et leur histoire, en font une société qui a intéressé les anthropologues.
Culture
Il est difficile de cerner l’âme de ce peuple si on ne tient pas compte du Mvett, et du concept d’Ondzabogha. Le Mvett fut révélé à un homme durant la migration (ou a mbara en langue fang, « la course », « la fuite »). Il est d’abord une cosmogonie, puisqu’il explique la formation de l’univers à partir d’une explosion initiale ; il est ensuite un récit merveilleux d’aventures épiques de personnages imaginaires mais constants : les mortels aux prises avec les immortels pour tenter de leur ravir le secret de l’immortalité, sinon de rivaliser en bravoure, force, courage et intelligence, sagesse et prospérité. Par son contenu, le Mvett est donc une mythologie mais une mythologie, qui non seulement explique le cosmos mais règle aussi les rapports entre vivants, entre vivants et morts et entre l’homme et Dieu. Car les Fangs sont monothéistes : le créateur suprême est Eyoh ou « Le Nommant », c’est-à-dire « Celui qui en parlant crée ».
Ondzabogha signifie adzap, « troué » ; adzap étant le nom d’un arbre particulièrement immense, ce mot résumerait la détermination du peuple fang à franchir les obstacles dressés sur sa route pour trouver sa « terre promise », « à la naissance des deux rivières Woleu et Ntem. »
Dialectes
Les différentes dialectes fang sont : – Ntumu – Okak – Mvai – Nzaman – Mekè – Betsi (à ne pas confondre avec Beti)
Les groupes Beti et Bulu sont très proches du groupe Fang. monefang.com
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KIRDI :
Kirdi est un nom d’origine inconnue qui désigne de façon péjorative les païens par opposition aux fidèles de l’Islam. Dans les montagnes du Cameroun depuis la région de Garoua jusqu’à Mora on trouve une grande variété d’ethnies non-musulmanes qui depuis 60 ans se convertissent en ordre dispersé à l’Islam ou au catholicisme des missionaires.
Une bonne partie de ces ethnies compte à peine 10 000 habitants. Les plus nombreux quelques dizainede milliers. Chaque ethnie parle sa propre langue. Quelques noms: Mofu, Dowayo, Mafa, Kapsiki, Fali, Mada, Moundang, Podokwo, Toupouri, Mouktele, Ouldémé, Giziga.
Ces ethnies sont cultivateurs de mil (sorghum) et éleveurs de chèvres, moutons et zébus. La culture du mil a lieu sur des champs en terrasse dont le smurettes sont entretenues ou réparées chaque année. C’est un remarquable trvail d’architecture du sol.
Certains auteurs relient ces populations avec d’autres de la ceinture sub-sahélienne (du [Togo]] à l’Ethiopie) sous le vocable de montagnards paléonigritiques.
Les langues parlées par les peuples kirdi appartiennent au groupe Tchadique (Nilo-saharien).
"La définition claire du mot Kirdi est une source toujours vivante de polémique. Les Kotokos, après les Baguirmiens, désignent par ce vocable l’ensemble des populations non musulmanes, sans limite géographique particulière. Les militaires français du Tchad apportent ce terme au Cameroun, où les Peuls disposent déjà d’une variante : Haabe (sing. Kaado). Le champ de ce vocable recouvre cette fois les populations non peules, comme les vingt et six tribus ou ethnies que Jean Baptiste Baskouda, le Chantre de la Kirditude, reconnaît comme telles. Il peut même s’appliquer aux musulmans tels que les Haoussas qui ne partagent pas la même culture que les Peuls ." Bana Barka,Le Grand-Nord dans le miroir des ses poètes et écrivains:essai d’imagologie littéraire,mémoire de DEA,Université de Ngaoundéré (2002)
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M
MASSA ( peuple ):
Les Massa sont un peuple vivant au Tchad et au Cameroun.
MOUNDANG ( peuple ) :
Les Moundang sont un peuple vivant au Tchad et au Cameroun.
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NGBANDI :
Ngbandi, gbandi, bandi ou mobandi, est un groupe ethnique d’origine soudanaise se situant principalement en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC) (ex. Zaïre). En RCA, ces derniers sont communément appelés les sango. La langue de ce peuple est le ngbandi ou le sango (dénomination centrafricaine du ngbandi qui est parlé de manière vehiculaire et dont la forme est simplifiée). On les retrouve aussi mais en petit nombre dans le sud-est Camerounais, le Congo-Brazzaville et au sud-ouest du Soudan.
Certains linguistes préfèrent désigner cette langues sous la dénomination Sango-Ngbandi-Yakoma. En fait le Sango est la forme simplifiée du ngbandi en Centrafrique. Le yakoma, c’est le terme par lequel les centrafricains désigne les ngbandi dont la langue vernaculaire est le ngbandi ainsi que cette langue. Alors pourquoi appellent-ils les ngbandi Yakoma? En fait, le peuple ngbandi se trouvent de part et d’autres de la frontière centrafricaine. Ils se situent donc en Centrafrique où on les appelle Sango et en République Démocratique du Congo (ex Zaïre) où on les appelle simplement Ngbandi. Exactement comme les basques qu’on retrouve dans le sud-ouest de la France et dans le nord-ouest de l’Espagne ou encore les savoyards que l’on retrouve à la fois du côté Suisse et du côté français.
Ce peuple originaire de la haute Égypte et de la Nubie occidental (sud-ouest des clans de Napata), a, dit-on, migré vers le sud en quête d’une nature plus généreuse et fuyant aussi les razzias de négriers arabes.
Culture
Ce peuple est à la base sédentaire en Haute Egypte et vit de la pêche et de la culture de granulés tels le millet, le sorgho, le maïs etc. Il côtoie d’autres peuples d’origine soudanaise qui vivent en Haute Egypte aussi tel les Alurs, les Lugbara (soudanais orientaux) et d’autres part les Zandé, les Nzakara, les Boa les Gbagiro, les Gbanziri, les Mono, les Gbaya, les Banza.
On peut supposer que les Ngbandi ou les Sango travaillaient le fer en Haute Egypte parce que là où ils vivent maintenant depuis plus de trois cent ans, ils travaillaient le fer avec lequel ils faisaient des marmittes et des récipients ornementaux et utilitaires.
Danses et Folklores
Les Ngbandis ou les Sangos ont enrichi leur culture du fait du contact avec d’autres peuples environnant là où ils vivaient mais aussi pendant leur migration vers le centre de l’Afrique. Aujourd’hui ils gardent encore des chants et des danses folkloriques tels le Gbaduma et le Lenge.
Le Gbaduma, danse très “saccadée” et physique, se danse en agitant son dos de manière convulsive et le bassin aussi. Cette danse fait vite penser à des danses folkloriques de plusieurs peuples au Cameroun d’ailleurs.
Le Lenge est beaucoup moins physique. Sa particularité c’est qu’elle se danse avec des hochements de tête et des épaules en avançant avec des petits pas en avant et en arrière et puis à gauche et à droite.
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P
PEULS :
Les peuls (ou peuhls), également appelés Fulani (pluriel de Fula) ou Fulbe, sont une ethnie vivant en Afrique de l’ouest : Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Cameroun,Tchad,Soudan. Au Mali, les Peuls, principalement implantés dans la région de Mopti, constituent la deuxième ethnie après les Bambaras.
Les Peuls sont traditionnellement des nomades, essentiellement des éleveurs.
L’ethnie Toucouleur est proche des Peuls.
Leur population totale est estimée à 12 voire 15 millions.
Les Peuls parlent la langue peul (ou Pulaar ou Fulfulde) et ses multiples dialectes.
Les Peuls pratiquent l’islam.
Les Peuls ont fondé avec Sékou Amadou l’Empire peul du Macina..
PODOKO :
Le peuple Podoko (parfois Podogo ou Podokwa) est un peuple qui habite l’extrême-Nord du Cameroun dans la région de Mora. La langue parlée est le Podoko ou Parkwa. C’est une langue Tchadique du grand ensemble Mandara.
Ce peuple d’environ 60 000 membres est parmi les plus importantes du groupe Mandara. Les Podoko sont administrativement repartis en 3 grands cantons: Podoko-Nord, Podoko-Centre, et Podoko-Sud.
Ils sont sous la direction des différents chefs traditionnels dont les plus importants est Mozogo Daoka du canton Podoko-Sud. Par ailleurs, d’autres chefs comme celui de Tala Dabara sont très respectés pour leurs rôles plutôt religieux.
Les principaux villages sont: Godigong, Oudjila, Namba, Méjè, Makoulayé, Kassa, Tala Dabara, Mayo Biwana, Ouzlegaya, Naïssa, Fika, Ouvada, Dizla et Slalawa-Zadava.
On retrouvera plus de 4000 d’entre eux à Yaoundé, la capitale du Cameroun, où ils travaillent le plus souvent dans les métiers du gardiennage et le petit commerce.
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S
SOO:
Les Soo sont une ethnie vivant entre Akonolinga et Messamena, au nord de la réserve de Dja et Lobo. Ils sont originaires de Kribi et Lolodorf où on les appelle Ngumba. Leur dialecte, bien qu’apparenté aux autres dialectes bétis, se singularise par des phonèmes inconnus de la langue française et constitué de doubles voyelles séparées par une apostrophe (a’a ou o’o)..
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T
TIKAR ( ethnie ) :
La zone d’habitat des Tikars se trouve à cheval sur les provinces de l’Adamaoua, de l’Ouest, du Centre et du Nord-Ouest où ils sont majoritaires. Les Tikars sont un peuple d’origine Bantou..
TOUPOURI :
Les Toupouri ou Toubouri sont un peuple vivant au Tchad et au Cameroun.
Le royaume toupouri de Doré est un ancien État localisé dans les États actuels du Tchad (principalement) et du Cameroun. Il n’existe plus aujourd’hui en tant qu’entité politique indépendante, mais seulement comme chefferie traditionnelle en relation avec les autorités administratives tchadiennes modernes.
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