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Oyono Mveng aux arrêts

Le Commandant de l’Opération Delta à Bakassi, relevé il y a quelques jours, suite à la mort de 21 soldats camerounais, est au Sed depuis jeudi 13 décembre.

Le capitaine de vaisseau Oyono Mveng est mis aux arrêts. Depuis jeudi 13 décembre dans la nuit, il passe des jours peu confortables au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed), à Yaoundé. Conséquence directe de la “ Lettre ouverte ” adressée conjointement au président de la République, Paul Biya, et au Premier ministre Inoni Ephraïm, mercredi 12 décembre, par un Collectif de Sous-Officiers du Rmia 2 (région militaire inter arme 2). Une correspondance qui dénonce la tuerie, un mois plus tôt, de 21 soldats camerounais à Bakassi. Le gouvernement, dans un communiqué laconique diffusé sur les ondes de la Crtv radio, le 13 novembre, accusait des “ assaillants ” d’avoir été à l’origine de ce drame. Ajoutant que la riposte des militaires camerounais a fait dix morts parmi ces assaillants. Ce que dément formellement Le Collectif des sous-officiers de la Rmia 2 (lire Le Messager du mardi 12 décembre 2007). Le collectif indique notamment : “ Nous demandons à Monsieur Oyono Mveng et Akah Robinson, les cerveaux de cette mutinerie, de ressusciter nos camarades ”.Car, il ne fait aucun doute que “ c’est le Lieutenant colonel Akah Robinson lui-même qui a tiré lui-même qui tirait avec la Mag(mitrailleuse à gaz). Il était vêtu d’une gandoura rouge, figure masquée avec une cagoule, tous étaient masqués. Ils avaient 07 embarcations alimentées chacune de deux moteurs or bord de 75 Chv ”. Et de demander, entre autre, “ La condamnation à mort par pendaison de Oyono Mveng, Akah Robinson, le Mindef lui-même, en la personne de Rémy Ze Meka et tout le reste ”.

Vent de panique
Aussitôt parvenue aux destinataires, la lettre ouverte a agi comme une bombe. Ce sont les services de la présidence de la République du Cameroun qui ont immédiatement interpellé le Mindef. Lequel va contacter le commandant Sali pour savoir ce qui se passe au Rmia 2. Parallèlement à ce vent de panique, une équipe d’enquêteurs est dépêchée à l’Hôpital de garnison militaire de Douala, jeudi 13 décembre. Sa mission : interroger la dizaine de survivants de la tuerie du 12 novembre à Bakassi pour vérifier l’authenticité des faits relatés par Le Collectif des Sous-Officiers dans sa désormais célébrissime “ Lettre ouverte ”. En attendant d’y voir plus clair, un mandat d’arrêt à été décerné à l’encontre du Capitaine de Vaisseau Oyono Mveng. Arrêté, il a été conduit au Sed à Yaoundé.
Pour Le Collectif des Sous-Officiers du Rmia 2, c’est un pas significatif vers la manifestation de la vérité, quant à la tuerie des 21 soldats camerounais à Bakassi. Un pas qui reste néanmoins insuffisant, puisque celui qui est reconnu y compris au plus haut lieu comme étant le tireur, le Lieutenant Colonel Akah Robinson, n’a pas, pour l’instant, été inquiété : “ Le Mindef Rémy Ze Meka connaît la vérité dans cette affaire. Il ne doit pas faire semblant de découvrir les choses. C’est pourquoi nous demandons qu’il soit lui aussi condamné et pendu ”, insiste les membres du Collectif avant de conclure : “ Nous voulons que l’opinion sache rapidement ce qui s’est réellement passé le 12 novembre 2007 autour de 14h45’ à Bakassi, lieu dit C3/Goc. C’est la seule manière de venger la mémoire de nos 21 camarades assassinés ce jour-là ”.
Rémy Ze Meka, le Mindef, est attendu dans la capitale économique du Cameroun, demain mardi 18 décembre, pour présider la cérémonie de passation de commandement. A cette occasion, le Commandant du secteur militaire terrestre n°2 sera installé. Il remplace le Colonel Zoa Jean-Baptiste parti à la retraite. Par ailleurs, le Commandant du Génie militaire, Oumarou Hamann remplace le Colonel Eloumè Eya Alphonsus. 

Par Jean-Célestin EDJANGUE

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Oyono Mveng aux arrêts

Le Commandant de l’Opération Delta à Bakassi, relevé il y a quelques jours, suite à la mort de 21 soldats camerounais, est au Sed depuis jeudi 13 décembre.

Le capitaine de vaisseau Oyono Mveng est mis aux arrêts. Depuis jeudi 13 décembre dans la nuit, il passe des jours peu confortables au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed), à Yaoundé. Conséquence directe de la “ Lettre ouverte ” adressée conjointement au président de la République, Paul Biya, et au Premier ministre Inoni Ephraïm, mercredi 12 décembre, par un Collectif de Sous-Officiers du Rmia 2 (région militaire inter arme 2). Une correspondance qui dénonce la tuerie, un mois plus tôt, de 21 soldats camerounais à Bakassi. Le gouvernement, dans un communiqué laconique diffusé sur les ondes de la Crtv radio, le 13 novembre, accusait des “ assaillants ” d’avoir été à l’origine de ce drame. Ajoutant que la riposte des militaires camerounais a fait dix morts parmi ces assaillants. Ce que dément formellement Le Collectif des sous-officiers de la Rmia 2 (lire Le Messager du mardi 12 décembre 2007). Le collectif indique notamment : “ Nous demandons à Monsieur Oyono Mveng et Akah Robinson, les cerveaux de cette mutinerie, de ressusciter nos camarades ”.Car, il ne fait aucun doute que “ c’est le Lieutenant colonel Akah Robinson lui-même qui a tiré lui-même qui tirait avec la Mag(mitrailleuse à gaz). Il était vêtu d’une gandoura rouge, figure masquée avec une cagoule, tous étaient masqués. Ils avaient 07 embarcations alimentées chacune de deux moteurs or bord de 75 Chv ”. Et de demander, entre autre, “ La condamnation à mort par pendaison de Oyono Mveng, Akah Robinson, le Mindef lui-même, en la personne de Rémy Ze Meka et tout le reste ”.

Vent de panique
Aussitôt parvenue aux destinataires, la lettre ouverte a agi comme une bombe. Ce sont les services de la présidence de la République du Cameroun qui ont immédiatement interpellé le Mindef. Lequel va contacter le commandant Sali pour savoir ce qui se passe au Rmia 2. Parallèlement à ce vent de panique, une équipe d’enquêteurs est dépêchée à l’Hôpital de garnison militaire de Douala, jeudi 13 décembre. Sa mission : interroger la dizaine de survivants de la tuerie du 12 novembre à Bakassi pour vérifier l’authenticité des faits relatés par Le Collectif des Sous-Officiers dans sa désormais célébrissime “ Lettre ouverte ”. En attendant d’y voir plus clair, un mandat d’arrêt à été décerné à l’encontre du Capitaine de Vaisseau Oyono Mveng. Arrêté, il a été conduit au Sed à Yaoundé.
Pour Le Collectif des Sous-Officiers du Rmia 2, c’est un pas significatif vers la manifestation de la vérité, quant à la tuerie des 21 soldats camerounais à Bakassi. Un pas qui reste néanmoins insuffisant, puisque celui qui est reconnu y compris au plus haut lieu comme étant le tireur, le Lieutenant Colonel Akah Robinson, n’a pas, pour l’instant, été inquiété : “ Le Mindef Rémy Ze Meka connaît la vérité dans cette affaire. Il ne doit pas faire semblant de découvrir les choses. C’est pourquoi nous demandons qu’il soit lui aussi condamné et pendu ”, insiste les membres du Collectif avant de conclure : “ Nous voulons que l’opinion sache rapidement ce qui s’est réellement passé le 12 novembre 2007 autour de 14h45’ à Bakassi, lieu dit C3/Goc. C’est la seule manière de venger la mémoire de nos 21 camarades assassinés ce jour-là ”.
Rémy Ze Meka, le Mindef, est attendu dans la capitale économique du Cameroun, demain mardi 18 décembre, pour présider la cérémonie de passation de commandement. A cette occasion, le Commandant du secteur militaire terrestre n°2 sera installé. Il remplace le Colonel Zoa Jean-Baptiste parti à la retraite. Par ailleurs, le Commandant du Génie militaire, Oumarou Hamann remplace le Colonel Eloumè Eya Alphonsus. 

Par Jean-Célestin EDJANGUE

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Le Commandant de l’Opération Delta à Bakassi, relevé il y a quelques jours, suite à la mort de 21 soldats camerounais, est au Sed depuis jeudi 13 décembre.

Le capitaine de vaisseau Oyono Mveng est mis aux arrêts. Depuis jeudi 13 décembre dans la nuit, il passe des jours peu confortables au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed), à Yaoundé. Conséquence directe de la “ Lettre ouverte ” adressée conjointement au président de la République, Paul Biya, et au Premier ministre Inoni Ephraïm, mercredi 12 décembre, par un Collectif de Sous-Officiers du Rmia 2 (région militaire inter arme 2). Une correspondance qui dénonce la tuerie, un mois plus tôt, de 21 soldats camerounais à Bakassi. Le gouvernement, dans un communiqué laconique diffusé sur les ondes de la Crtv radio, le 13 novembre, accusait des “ assaillants ” d’avoir été à l’origine de ce drame. Ajoutant que la riposte des militaires camerounais a fait dix morts parmi ces assaillants. Ce que dément formellement Le Collectif des sous-officiers de la Rmia 2 (lire Le Messager du mardi 12 décembre 2007). Le collectif indique notamment : “ Nous demandons à Monsieur Oyono Mveng et Akah Robinson, les cerveaux de cette mutinerie, de ressusciter nos camarades ”.Car, il ne fait aucun doute que “ c’est le Lieutenant colonel Akah Robinson lui-même qui a tiré lui-même qui tirait avec la Mag(mitrailleuse à gaz). Il était vêtu d’une gandoura rouge, figure masquée avec une cagoule, tous étaient masqués. Ils avaient 07 embarcations alimentées chacune de deux moteurs or bord de 75 Chv ”. Et de demander, entre autre, “ La condamnation à mort par pendaison de Oyono Mveng, Akah Robinson, le Mindef lui-même, en la personne de Rémy Ze Meka et tout le reste ”.

Vent de panique
Aussitôt parvenue aux destinataires, la lettre ouverte a agi comme une bombe. Ce sont les services de la présidence de la République du Cameroun qui ont immédiatement interpellé le Mindef. Lequel va contacter le commandant Sali pour savoir ce qui se passe au Rmia 2. Parallèlement à ce vent de panique, une équipe d’enquêteurs est dépêchée à l’Hôpital de garnison militaire de Douala, jeudi 13 décembre. Sa mission : interroger la dizaine de survivants de la tuerie du 12 novembre à Bakassi pour vérifier l’authenticité des faits relatés par Le Collectif des Sous-Officiers dans sa désormais célébrissime “ Lettre ouverte ”. En attendant d’y voir plus clair, un mandat d’arrêt à été décerné à l’encontre du Capitaine de Vaisseau Oyono Mveng. Arrêté, il a été conduit au Sed à Yaoundé.
Pour Le Collectif des Sous-Officiers du Rmia 2, c’est un pas significatif vers la manifestation de la vérité, quant à la tuerie des 21 soldats camerounais à Bakassi. Un pas qui reste néanmoins insuffisant, puisque celui qui est reconnu y compris au plus haut lieu comme étant le tireur, le Lieutenant Colonel Akah Robinson, n’a pas, pour l’instant, été inquiété : “ Le Mindef Rémy Ze Meka connaît la vérité dans cette affaire. Il ne doit pas faire semblant de découvrir les choses. C’est pourquoi nous demandons qu’il soit lui aussi condamné et pendu ”, insiste les membres du Collectif avant de conclure : “ Nous voulons que l’opinion sache rapidement ce qui s’est réellement passé le 12 novembre 2007 autour de 14h45’ à Bakassi, lieu dit C3/Goc. C’est la seule manière de venger la mémoire de nos 21 camarades assassinés ce jour-là ”.
Rémy Ze Meka, le Mindef, est attendu dans la capitale économique du Cameroun, demain mardi 18 décembre, pour présider la cérémonie de passation de commandement. A cette occasion, le Commandant du secteur militaire terrestre n°2 sera installé. Il remplace le Colonel Zoa Jean-Baptiste parti à la retraite. Par ailleurs, le Commandant du Génie militaire, Oumarou Hamann remplace le Colonel Eloumè Eya Alphonsus. 

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Spectacle : Un cocktail de chant lyrique au menu

La Voix du Cenacle, le baryton Tobias Mbarga et le Grand Chœur classique de la Cathédrale de Yaoundé sur la même scène.
Eugène Dipanda –

 

Pour une première, l’Association pour le renforcement des liens économiques et culturels entre l’Afrique et la France (Afec), n’a pas fait dans la dentelle. A l’occasion de la célébration demain, 21 juin, de la fête internationale de la musique, elle organise un concert gratuit de chant lyrique à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Au programme à partir de 19h30 : deux groupes, La Voix du Cénacle du Pr Gervais Mendo Ze, et le Grand Chœur classique de la Cathédrale Notre Dames des Victoires de Yaoundé. Mais, en guise d’apéritif, le public aura droit à une prestation du jeune baryton camerounais Tobias Mbarga.

Selon la présidente de l’Afec, Mme Nicole Chaaban Dupuch, qui a rencontré la presse hier au siège de l’association à Yaoundé, ces "trois artistes ou groupes lyriques exécuteront un répertoire mixte, constitué de compositions du cru et d’interprétation des classiques du genre". Placé sous la direction artistique de l’abbé Jean Marie Bodo, musicologue et compositeur, il s’agit-là du tout premier spectacle du genre organisé par la délégation camerounaise de l’Afec depuis le lancement des ses activités en janvier 2006.
Au-delà de la coopération bilatérale entre l’Afrique et la France, l’Afec s’est en effet fixée comme objectif le "partage des valeurs matérielles et immatérielles". Scindée en cinq commissions de travail, c’est à celle chargée de la culture et présidée par Jean Christophe Heidsieck que revient la charge de l’organisation du spectacle de demain. Parmi les missions constitutives de l’Afec, il est en effet question de "contribuer à l’expression de la diversité et du pluralismes culturels Afrique / France ; former les artistes camerounais à la performance ; soutenir le chant lyrique ; et susciter une réflexion sur l’art, l’artisanat d’art et le transfert de l’excellence artistique".

Déploiement
A propos de soutien au chant lyrique justement, le baryton Tobias Mbarga peut être considéré comme le premier "bébé" de l’Afec. Et, selon Mme Nicole Chaaban Dupuch, le spectacle gratuit de l’hôtel Hilton est également une belle opportunité pour "vendre" les qualités exceptionnelles de ce jeune Camerounais, tapissier de formation ! Sur scène, il interprétera aussi bien "Les contes d’Hoffmann" de Jacques Offenbach, "Le pénitencier" de Johnny Hallyday, "Ekan" de Donny Eldwood et Jacques Greg Belobo, "Don Quichotte à Dulcinée" de Maurice Ravel et Paul Morand, "Jules César" de Georg Friedrich Haenedl, etc.

Comme le baryton Tobias Mbarga, d’autres jeunes Camerounais pourraient d’ailleurs choisir de se professionnaliser dans le chant lyrique, après la formation technique vocale prévue du 13 au 26 juillet prochain au Centre culturel François Villon de Yaoundé. Ce sera sous la direction de Jacques Greg Belobo, qui bénéficie du soutien de l’Afec et du Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France.
Créée en France en 2005, l’Afec est donc une association de droit français. Son antenne camerounaise a effectué sa première grande sortie le 27 avril dernier, à l’occasion d’un dîner-débat sur la croissance économique du Cameroun au lendemain de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte).

L’association compte en son sein plusieurs expatriés français et des Camerounais bien connus, à l’instar de l’ancien ministre Roger Melingui (vice-président), le journaliste Christian Wangue (secrétaire général), les professeurs Laurent Charles Boyomo Assala, Albert Samè Ekobo et Paul Célestin Ndembiyembe (membres), le Dg du Fonds national de l’emploi, Camille Moute à Bidias, qui y préside la commission "Education-Formation-Emploi".
Aux dires de Mme Nicole Chaaban Dupuch, "Après l’implantation en 2006, cette année 2007 sera pour l’Afec celle de l’éclosion". Et le spectacle de chant lyrique de demain, de par le casting des artistes, le choix du lieu et la mobilisation des moyens techniques, semble bien répondre à une philosophie chère à l’Afec : "l’excellence est notre chemin…"

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