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Décès : Le chef supérieur Batcham est mort

Hervé Francis Tatang quitte son trône à 36 ans, après six années de règne.
Michel Ferdinand


La triste nouvelle est tombée mercredi 19 décembre dernier. Il était environ 12 h, quand des hommes proches de la chefferie supérieure Batcham ont retrouvé S.M. Hervé Francis Tantang, raide mort. Il était couché dans le lit d’une reine, sans vie. Immédiatement, des autorités en ont été informées, à l’instar du sous-préfet de Batcham, Emile Mooh. Tout comme un médecin, selon des recoupements, est descendu à la chefferie de premier degré de Batcham pour faire des prélèvements sur le corps du chef. Les résultats de son autopsie n’ont pas encore été rendus publics. Tout ce que l’on sait, par contre, c’est que le chef Batcham a cassé sa pipe.

A l’entrée de ladite chefferie, hier, 20 décembre 2007, des populations portaient déjà le deuil. D’un côté, des femmes assises à même le sol cachaient à peine leur émotion. De l’autre, des hommes avaient des visages tristes. Le chef est mort. Hervé Francis Tatang, 36 ans est décédé à la fleur de l’âge. Il n’avait régné que pendant six ans. Les causes de sa disparition restent mystérieuses. Personne ne peut dire avec certitude de quoi est mort le chef. " Il n’était pas malade ", reconnaît un témoin. " Je l’ai vu, il y a moins de quatre jours ", affirme un autre. Selon des indiscrétions, le chef a eu, ces derniers temps, des démêlées avec l’un de ses notables. Le notable en question aurait retiré son propre chapeau pour le balancer sur Hervé Francis Tatang. Comme pour marquer une disgrâce.

D’après des informations proches de la chefferie Batcham, S.M. Hervé Francis Tatang est rentré de Bertoua la veille, où il a assisté à l’installation du nouveau gouverneur de la province de l’Est. Il a regagné le bercail où il a trouvé un nouveau-né. Les mêmes témoins reconnaissent qu’il était d’autant plus ému, qu’il s’est retrouvé avec des amis pour partager sa joie. Le lendemain, il n’a pas pu se relever. Il s’en est allé. Cependant, des proches du défunt ont commencé à être entendus à la brigade de gendarmerie de Batcham. Il s’agit de deux reines dont Aimée Kaho, celle chez qui le chef a été retrouvé sans souffle. Il s’agit également des notables qui attendaient jeudi dernier de passer devant l’enquêteur.
Dans la grande cour de la chefferie, on pouvait lire la désolation. Mais, des camps ont commencé à se former. Le premier veut que le successeur soit issu un fils du défunt. Tandis que le second plaide pour une autre lignée.

Né le 18 juillet 1971, le défunt chef était titulaire d’un baccalauréat F2 (électricité), obtenu au lycée technique de Douala. Par la suite, il a été repéré par Paul Kenne, promoteur de Ariane Tv et de Aea à l’époque, une entreprise opérant dans la câblodistribution. S.M. Tatang y a travaillé à Bamenda et à Limbé. Avant de succéder à son père, Robert Tatang, décédé le 5 avril 2001. Reste que, le 29 avril de la même année, lors de l’arrestation de S.M Tatang, des voix se sont élevées en signe de contestation. L’ex-gouverneur de la province de l’Ouest, Ahamadou Tidjani, avait dû abandonner le lieu des cérémonies, en décriant une manipulation. Malgré tout, Hervé Tatang s’est assis sur le trône. Pour très peu de temps. Il vient de le quitter. Ce qui, visiblement, ouvrira la voie à d’autres échauffourées.

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Hervé Francis Tatang quitte son trône à 36 ans, après six années de règne.
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La triste nouvelle est tombée mercredi 19 décembre dernier. Il était environ 12 h, quand des hommes proches de la chefferie supérieure Batcham ont retrouvé S.M. Hervé Francis Tantang, raide mort. Il était couché dans le lit d’une reine, sans vie. Immédiatement, des autorités en ont été informées, à l’instar du sous-préfet de Batcham, Emile Mooh. Tout comme un médecin, selon des recoupements, est descendu à la chefferie de premier degré de Batcham pour faire des prélèvements sur le corps du chef. Les résultats de son autopsie n’ont pas encore été rendus publics. Tout ce que l’on sait, par contre, c’est que le chef Batcham a cassé sa pipe.

A l’entrée de ladite chefferie, hier, 20 décembre 2007, des populations portaient déjà le deuil. D’un côté, des femmes assises à même le sol cachaient à peine leur émotion. De l’autre, des hommes avaient des visages tristes. Le chef est mort. Hervé Francis Tatang, 36 ans est décédé à la fleur de l’âge. Il n’avait régné que pendant six ans. Les causes de sa disparition restent mystérieuses. Personne ne peut dire avec certitude de quoi est mort le chef. " Il n’était pas malade ", reconnaît un témoin. " Je l’ai vu, il y a moins de quatre jours ", affirme un autre. Selon des indiscrétions, le chef a eu, ces derniers temps, des démêlées avec l’un de ses notables. Le notable en question aurait retiré son propre chapeau pour le balancer sur Hervé Francis Tatang. Comme pour marquer une disgrâce.

D’après des informations proches de la chefferie Batcham, S.M. Hervé Francis Tatang est rentré de Bertoua la veille, où il a assisté à l’installation du nouveau gouverneur de la province de l’Est. Il a regagné le bercail où il a trouvé un nouveau-né. Les mêmes témoins reconnaissent qu’il était d’autant plus ému, qu’il s’est retrouvé avec des amis pour partager sa joie. Le lendemain, il n’a pas pu se relever. Il s’en est allé. Cependant, des proches du défunt ont commencé à être entendus à la brigade de gendarmerie de Batcham. Il s’agit de deux reines dont Aimée Kaho, celle chez qui le chef a été retrouvé sans souffle. Il s’agit également des notables qui attendaient jeudi dernier de passer devant l’enquêteur.
Dans la grande cour de la chefferie, on pouvait lire la désolation. Mais, des camps ont commencé à se former. Le premier veut que le successeur soit issu un fils du défunt. Tandis que le second plaide pour une autre lignée.

Né le 18 juillet 1971, le défunt chef était titulaire d’un baccalauréat F2 (électricité), obtenu au lycée technique de Douala. Par la suite, il a été repéré par Paul Kenne, promoteur de Ariane Tv et de Aea à l’époque, une entreprise opérant dans la câblodistribution. S.M. Tatang y a travaillé à Bamenda et à Limbé. Avant de succéder à son père, Robert Tatang, décédé le 5 avril 2001. Reste que, le 29 avril de la même année, lors de l’arrestation de S.M Tatang, des voix se sont élevées en signe de contestation. L’ex-gouverneur de la province de l’Ouest, Ahamadou Tidjani, avait dû abandonner le lieu des cérémonies, en décriant une manipulation. Malgré tout, Hervé Tatang s’est assis sur le trône. Pour très peu de temps. Il vient de le quitter. Ce qui, visiblement, ouvrira la voie à d’autres échauffourées.

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A l’entrée de ladite chefferie, hier, 20 décembre 2007, des populations portaient déjà le deuil. D’un côté, des femmes assises à même le sol cachaient à peine leur émotion. De l’autre, des hommes avaient des visages tristes. Le chef est mort. Hervé Francis Tatang, 36 ans est décédé à la fleur de l’âge. Il n’avait régné que pendant six ans. Les causes de sa disparition restent mystérieuses. Personne ne peut dire avec certitude de quoi est mort le chef. " Il n’était pas malade ", reconnaît un témoin. " Je l’ai vu, il y a moins de quatre jours ", affirme un autre. Selon des indiscrétions, le chef a eu, ces derniers temps, des démêlées avec l’un de ses notables. Le notable en question aurait retiré son propre chapeau pour le balancer sur Hervé Francis Tatang. Comme pour marquer une disgrâce.

D’après des informations proches de la chefferie Batcham, S.M. Hervé Francis Tatang est rentré de Bertoua la veille, où il a assisté à l’installation du nouveau gouverneur de la province de l’Est. Il a regagné le bercail où il a trouvé un nouveau-né. Les mêmes témoins reconnaissent qu’il était d’autant plus ému, qu’il s’est retrouvé avec des amis pour partager sa joie. Le lendemain, il n’a pas pu se relever. Il s’en est allé. Cependant, des proches du défunt ont commencé à être entendus à la brigade de gendarmerie de Batcham. Il s’agit de deux reines dont Aimée Kaho, celle chez qui le chef a été retrouvé sans souffle. Il s’agit également des notables qui attendaient jeudi dernier de passer devant l’enquêteur.
Dans la grande cour de la chefferie, on pouvait lire la désolation. Mais, des camps ont commencé à se former. Le premier veut que le successeur soit issu un fils du défunt. Tandis que le second plaide pour une autre lignée.

Né le 18 juillet 1971, le défunt chef était titulaire d’un baccalauréat F2 (électricité), obtenu au lycée technique de Douala. Par la suite, il a été repéré par Paul Kenne, promoteur de Ariane Tv et de Aea à l’époque, une entreprise opérant dans la câblodistribution. S.M. Tatang y a travaillé à Bamenda et à Limbé. Avant de succéder à son père, Robert Tatang, décédé le 5 avril 2001. Reste que, le 29 avril de la même année, lors de l’arrestation de S.M Tatang, des voix se sont élevées en signe de contestation. L’ex-gouverneur de la province de l’Ouest, Ahamadou Tidjani, avait dû abandonner le lieu des cérémonies, en décriant une manipulation. Malgré tout, Hervé Tatang s’est assis sur le trône. Pour très peu de temps. Il vient de le quitter. Ce qui, visiblement, ouvrira la voie à d’autres échauffourées.

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Théâtre : Une Mémoire de sang sur les planches

La pièce a laissé a suscité une espèce de prise de conscience auprès du public de Yaoundé.
Lionelle Jana Tchokwansi (stagiaire) – 19h30 : les rideaux du Centre culturel français (Ccf) François Villon de Yaoundé s’ouvraient. Nous sommes le vendredi 22 juin, et c’est l’heure du démarrage du premier acte de "Mémoire de sang", une pièce de théâtre de Priso D. Dickens. L’auteur est professeur de géographie urbaine et régionale de la Faculté des arts, lettres et sciences humaines de l’université de Yaoundé I. Le rendez-vous du Ccf de Yaoundé constituait la cinquième projection de cette pièce théâtrale de quatre actes; avec au cœur de la représentation, la Compagnie Ngando Kingué. C’est à elle qu’est en effet revenu le rôle de raconter l’histoire d’un jeune enseignant, Monny, qui se soulève contre ce qu’il considère comme les injustices du chef de son village, une petite bourgade d’Afrique subsaharienne.

À la suite d’une parodie de procès, tout au moins à ses yeux, celui-ci est condamné à 20 ans de prison ferme. Il en sortira néanmoins après 6 ans, parce que atteint de troubles mentaux. Sa fiancée, Kwin, ne supportant pas de le voir ainsi "humilié", se donne la mort, son amoureux avec, en les faisant ingurgiter du poison. Suite à ce drame, les membres du village qui avaient abandonné Monny dans "le combat" comprennent que ce dernier avait raison et qu’il est temps de faire quelque chose pour l’avenir de leur village. En "Mémoire de (ce) sang" sacrifié pour le bien de tout le peuple.
Inspiré par des faits vécus par l’auteur, "Mémoire de sang" soulève plusieurs problèmes à la fois. L’auteur y effleure notamment la question de la corruption, condamne la mauvaise gouvernance, s’irrite face à une population résignée, etc. Autant de tares assimilables à celles dont souffrent encore le Cameroun de nos jours. D’ailleurs l’acteur principal, Eding Nwed, (Monny) dit avoir accepté de jouer le rôle parce qu’il était en accord avec les idées qui y sont véhiculées. "Je me suis retrouvé dans la pensée de la pièce.

C’est une occasion pour moi d’amener les autres jeunes de la société camerounaise à prendre conscience de ce qui se passe autour d’eux ", a-t-il commenté à la fin de cette représentation suivie par plus d’une centaine de personnes.
Lesquelles spectateurs ont manifestement été satisfaits par les prestations de chacun des 12 personnages de la pièce, qui, tout au long des quatre actes, ont su harmoniser leur gestuelle artistique, faisant par ailleurs part d’une certaine maîtrise de l’intrigue. Autant de détails qui ont permis l’adhésion d’un public particulièrement attentif. "Je ne suis vraiment pas déçu. C’était très intéressant, j’ai retrouvé les mêmes idées que je défends. J’avais l’impression que chaque spectateur se reconnaissait et reconnaissait les attitudes et autres comportements observés dans la société camerounaise", a déclaré un spectateur au sortir du Ccf.

Toutefois, bien que l’intrigue de la pièce soit bien conçue, il en ressort quand même des divergences de point de vue. Comme ce spectateur qui estime que "La pièce est très intéressante mais je trouve que la fiancé de Monny a été lâche. Elle donne l’impression qu’on ne peut pas remédier à cette situation et que se donner la mort reste la solution. J’aurai par exemple aimé que Kwin continue à se battre pour les causes que défendait son fiancé en montrant que tout n’est pas perdu". En tout état de cause, "Mémoire de sang" a l’avantage d’attiser le débat. Tout à l’honneur de Priso D. Dickens, son auteur. Membre fondateur du Théâtre universitaire de Yaoundé, ce dernier est également le tout premier président du Club d’arts plastiques de l’Université de Yaoundé I, et ancien membre du jury des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic). Il a écrit "Mémoire de sang" alors qu’il était en classe de seconde ! Il l’a joué lui-même deux fois en 1974, alors qu’il était élève au collège Alfred Saker ; et plus tard, en 1980, lorsqu’il est devenu enseignant dans le même collège.

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