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Asta Djimbé Ngo Oum : C’est l’Assiko qui m’a forgée

La talentueuse danseuse est au Cameroun pour la promotion de son septième album.
Propos recueillis par Eugène Dipanda – Cela fait un bon bout de temps qu’on ne vous avait plus vu dans votre pays. Que devenez-vous ?
Il a fallu que je prenne du temps pour préparer mon nouvel album. En plus, je ne fais pas que chanter. Je donne également des cours de danse. Il m’a fallu donc passer à autre chose tout en composant cet album. Ce qui m’a pris beaucoup de temps, étant donné que je n’ai pas un producteur. Je me suis auto produite, et il me fallait trouver des moyens pour entrer en studio, payer les musiciens et presser le disque. Ça fait un mois qu’il est sur le marché.

Est-ce que vous pouvez le présenter en quelques mots?
Mon nouvel album a pour titre "Récon", en rapport avec une chanson titrée "Réconciliation". Je chante aussi pour "Les lions indomptables", parce que je veux encourager mon équipe à gagner les prochaines coupes. La deuxième chanson, elle, est intitulée "Visa". Elle est inspirée par toutes les difficultés qu’on a pour obtenir le visa, nos enfants, nos frères qui meurent dans l’océan parce qu’ils veulent traverser ; ceux dont c’est un rêve d’aller en Europe, alors que ce n’est pas toujours le paradis là-bas. Pour moi quand en Europe, ils parlent d’immigration, c’est bien beau. Mais il faut qu’on facilite le visa, qu’on facilite la sortie, qu’on puisse circuler librement. Aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation on ne peut plus avoir des barrières entre les peuples.

Vous avez l’air très engagée dans votre album…
Effectivement. Parce que moi-même j’ai vécu la galère pour me rendre en Europe. J’ai par ailleurs perdu les membres de ma famille dans des expéditions à risque. J’ai un cousin qui est mort dans l’océan en voulant tenter l’aventure. J’ai vécu ces rêves daller en France. Si quelqu’un me disait de ne par pas y aller à l’époque, je lui aurais craché sur le visage. Rien n’est pourtant facile là-bas. Par exemple, j’y ai vu un gars qui est complètement fou parce que, avant d’aller en Europe, il a vendu le terrain de son père avec titre foncier. C’est ce type de mésaventures qui m’ont conduit à composer ce titre.

Et vous continuez de chanter exclusivement l’Assiko et… en Bassa’a ?
Oui je chante l’Assiko. C’est le rythme qui m’a forgée, c’est le folklore du peu peuple dont je suis originaire. Tout le monde aime bien Jean Bikoko Aladin, qui chante avec sa guitare. Eh bien il intervient dans mon nouvel album, où j’ai aussi chanté pour interpeller les membres de ma communauté par rapport au rôle de la femme. En pays Bassa’a, la femme n’a pas droit à l’héritage, contrairement aux autres pays comme les Bétis. Chez les Bassa’a on ne lègue pas les terres à la femme, et cela n’est pas normal. Je chante donc pour décrier un peu cette situation. Il faudrait franchement qu’on y remédie…

Depuis quand êtes-vous installée en France?
Je m’y suis installé en 1982, quand j’accompagnais Manu Dibango en tant que danseuse. Ensuite, j’ai intégré les grands ballets d’Afrique noire et j’ai commencé à donner des cours de danse africaine au Centre américain. Depuis lors, je forme des artistes, je donne des cours de danse à travers l’association que j’ai créée, et qui s’appelle "Village Asta" (Association socio culturelle des traditions africaines), où on a des ateliers de danse, de dessin, d’artisanat, d’exposition, etc. On anime dans les centres de loisir, les maisons des jeunes. Donc je suis énormément occupée en Europe. Parallèlement, j’organise des spectacles, et je n’oublie pas que je suis une ressortissante de Mom, où mon association forme aussi des jeunes danseurs. N’ayant pas trop de moyens on espère que le public va apprécier l’album et va acheter cet album car les fonds vont servir à développer et à vraiment réaliser ce centre des jeunes-là.

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