L’artisanat en vitrine
Le Salon international de l’artisanat du Cameroun a ouvert ses portes vendredi dernier à Yaoundé. Près de 500 artisans exposent des œuvres d’une rare beauté.
L’ouverture solennelle du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), vendredi dernier à l’esplanade du Musée national à Yaoundé, a donné lieu à une cérémonie riche en sons et couleurs. Le site, dont le caractère historique n’échappe à personne, en a ajouté au prestige de l’événement qui se tient pour la première fois. L’honneur est revenu au vice-Premier ministre, ministre de la Justice Garde des Sceaux, Amadou Ali, de délivrer l’allocution du Premier ministre, chef du gouvernement empêché, et de couper le ruban en guise d’ouverture du SIARC. Il a ensuite visité les stands exposant la fine fleur des produits de notre artisanat.
Dans le discours qu’il a prononcé, Amadou Ali a déclaré que notre économie est dominée par le secteur artisanal. Conscient de cette réalité, a-t-il ajouté, le président Paul Biya a décidé en décembre 2004 de créer pour la première fois au Cameroun un ministère devant s’occuper principalement de ce vaste secteur afin qu’il joue à fond son rôle dans le développement du pays. Dans le même souci, a-t-il poursuivi, et en vue d’une meilleure organisation de cette branche d’activité, la loi du 3 juillet 2007 qui définit la politique de l’artisanat et met en place les instruments efficaces de sa promotion a été votée et promulguée. Pour toutes ces raisons, l’orateur a fait constater que les conditions sont désormais réunies pour assurer le décollage de l’artisanat national qui emploie et fait vivre une grande partie de la population. Pour Amadou Ali, le SIARC, qui intervient à point nommé, représente la célébration du renouveau de l’artisanat au Cameroun. Il a saisi cette occasion pour interpeller les artisans eux-mêmes, afin qu’ils prennent conscience du rôle qui est le leur dans notre économie, et de l’attention soutenue que les pouvoirs publics accordent désormais à la résolution de leurs difficultés. « Il s’agit-là pour eux des motifs d’espoir, de dépassement de soi et d’excellence dans ce qu’ils ont décidé de faire, afin d’améliorer leur productivité, leurs revenus et contribuer de façon plus substantielle au développement du Cameroun tout entier. Aussi devront-ils veiller plus que jamais à rationaliser leurs activités en les sortant des sentiers battus de l’informel et adopter des comportements citoyens qui en feront des partenaires dignes et crédibles sur qui la nation sera en droit de compter », a relevé le vice-Premier ministre.
Avant lui, le ministre des PME, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a présenté le SIARC à travers sa triple dimension commerciale, thématique et culturelle. Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, après ses souhaits de bienvenue, a révélé le projet de construction d’un Centre international de l’artisanat à Yaoundé. Le SIARC, qui s’achève le 2 février prochain, mobilise près des 500 artisans du Cameroun et de plusieurs pays de la sous-région.
Rousseau-Joël FOUTE

