Constitution : Le Rdpc veut enrôler sa base



Deux mois après les députés, les présidents de sections sont conviés à un " séminaire d’information " pour mieux s’assurer de leur fidélité.
Jean Francis Belibi


La perspective d’actes de défiance comme ceux du 31 août 2007 quand Adama Modi s’était ouvertement prononcé contre le choix de son parti pour la désignation du président de l’Assemblée nationale hante-t-elle la hiérarchie du parti au pouvoir dans l’optique de la modification de la loi fondamentale ? On serait tenté de répondre par l’affirmative au regard de la fébrilité observée ces jours dans la préparation du " séminaire de formation et d’information à l’intention des coordonnateurs, des présidents des sections Rdpc, Ofrdpc et Ojrdpc " prévu au palais des Congrès de Yaoundé jeudi prochain.
Même si au comité central du Rdpc, l’on se veut rassurant sur la finalité de la rencontre qui intervient après celles qui avait permis de rappeler à l’ordre les élus de cette formation à l’Assemblée nationale après ce qui était apparu comme des actes de défiance vis-à-vis de la direction du Rdpc. Joint hier en début d’après midi, l’un des responsables du secrétariat à la Communication du parti évoque plutôt " le devoir de formation permanent de ses militants, tout étant une question de moyens disponibles pour l’organisation de ces assises…" Pourtant, la coïncidence en ce moment de la disponibilité des moyens pour l’organisation de ce séminaire et le contexte politique actuel ne peut pas manquer d’attirer l’attention. "Nous avions déjà tenu des séminaires similaires en 2003, alors que rien ne nous y obligeait…"

Sur le but de la rencontre qui va regrouper près de 800 participants, notre interlocuteur évoque en ce qui concerne la formation, " les questions liées à la formation sur la maîtrise des textes de base et la discipline au sein du parti ". Alors qu’en ce qui concerne l’information, il reconnaît que " l’on ne peut pas manquer d’évoquer le contexte actuel où il est entre autre question de la modification de la constitution ". Il n’est un secret pour personne aujourd’hui que la discipline n’est pas la chose du monde la mieux partagée chez les militants et les responsables de base du parti au pouvoir. Après les actes de défiance de Adama Modi et certains députés étaient allés jusqu’à menacer de ne pas examiner le projet de loi des finances de l’exercice 2008 si un certain nombre de faits au rang desquels l’amélioration du traitement des agents du secteur public n’étaient pas pris en compte.

Indiscrétion
Selon des indiscrétions, certains des responsables politiques concernés par le conclave de jeudi prochain ne manquent pas de manifester leur hostilité à la modification de la loi fondamentale. On signale ainsi le cas de Ntoko Mepule, le président de la section Rdpc de Tombel dans le Koupé Manengouba, qui a choisi les colonnes de nos confrères du journal " The Post " pour manifester son hostilité à cette entreprise. C’est le cas de certains des présidents des sections des jeunes du Mfoundi qui souhaitent " un débat libre " pour leur permettre de dire " le désarroi de la jeunesse du Cameroun 25 ans après l’avènement du renouveau national… " Une demande de liberté qui n’est manifestement pas de l’avis de l’exécutif du parti au pouvoir qui veut procéder au verrouillage avant l’échéance que certaines sources annoncent pour la session parlementaire de mars prochain.

Le mode de " formation et d’information" choisi par le comité central du Rdpc intervient au moment où l’on se pose de plus en plus de questions sur le cadre de cette concertation, alors qu’au niveau de la base, l’on se pose des questions sur le devenir de l’Ecole des cadres du parti annoncée par Paul Biya lors du congrès extraordinaire de juillet 2006. La situation est d’autant plus préoccupante que la base, appelée à subir cette " formation ", ne cesse de remettre en cause " une hiérarchie " qui, installée depuis 1996 pour une part, et " parachutée " pour l’autre, ne disposerait pas de toute la légitimité nécessaire pour " instruire " des personnes qui, elles, s’estiment investies du pouvoir de la base obtenu après les opérations de renouvellement de l’année dernière. Enfin, on comprend difficilement que le Rdpc veuille sensibiliser sa base maintenant sur une initiative de modification de la constitution qui, en son temps, avait été présentée par l’élite minoritaire du parti comme émanant précisément de la base.

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Deux mois après les députés, les présidents de sections sont conviés à un " séminaire d’information " pour mieux s’assurer de leur fidélité.
Jean Francis Belibi


La perspective d’actes de défiance comme ceux du 31 août 2007 quand Adama Modi s’était ouvertement prononcé contre le choix de son parti pour la désignation du président de l’Assemblée nationale hante-t-elle la hiérarchie du parti au pouvoir dans l’optique de la modification de la loi fondamentale ? On serait tenté de répondre par l’affirmative au regard de la fébrilité observée ces jours dans la préparation du " séminaire de formation et d’information à l’intention des coordonnateurs, des présidents des sections Rdpc, Ofrdpc et Ojrdpc " prévu au palais des Congrès de Yaoundé jeudi prochain.
Même si au comité central du Rdpc, l’on se veut rassurant sur la finalité de la rencontre qui intervient après celles qui avait permis de rappeler à l’ordre les élus de cette formation à l’Assemblée nationale après ce qui était apparu comme des actes de défiance vis-à-vis de la direction du Rdpc. Joint hier en début d’après midi, l’un des responsables du secrétariat à la Communication du parti évoque plutôt " le devoir de formation permanent de ses militants, tout étant une question de moyens disponibles pour l’organisation de ces assises…" Pourtant, la coïncidence en ce moment de la disponibilité des moyens pour l’organisation de ce séminaire et le contexte politique actuel ne peut pas manquer d’attirer l’attention. "Nous avions déjà tenu des séminaires similaires en 2003, alors que rien ne nous y obligeait…"

Sur le but de la rencontre qui va regrouper près de 800 participants, notre interlocuteur évoque en ce qui concerne la formation, " les questions liées à la formation sur la maîtrise des textes de base et la discipline au sein du parti ". Alors qu’en ce qui concerne l’information, il reconnaît que " l’on ne peut pas manquer d’évoquer le contexte actuel où il est entre autre question de la modification de la constitution ". Il n’est un secret pour personne aujourd’hui que la discipline n’est pas la chose du monde la mieux partagée chez les militants et les responsables de base du parti au pouvoir. Après les actes de défiance de Adama Modi et certains députés étaient allés jusqu’à menacer de ne pas examiner le projet de loi des finances de l’exercice 2008 si un certain nombre de faits au rang desquels l’amélioration du traitement des agents du secteur public n’étaient pas pris en compte.

Indiscrétion
Selon des indiscrétions, certains des responsables politiques concernés par le conclave de jeudi prochain ne manquent pas de manifester leur hostilité à la modification de la loi fondamentale. On signale ainsi le cas de Ntoko Mepule, le président de la section Rdpc de Tombel dans le Koupé Manengouba, qui a choisi les colonnes de nos confrères du journal " The Post " pour manifester son hostilité à cette entreprise. C’est le cas de certains des présidents des sections des jeunes du Mfoundi qui souhaitent " un débat libre " pour leur permettre de dire " le désarroi de la jeunesse du Cameroun 25 ans après l’avènement du renouveau national… " Une demande de liberté qui n’est manifestement pas de l’avis de l’exécutif du parti au pouvoir qui veut procéder au verrouillage avant l’échéance que certaines sources annoncent pour la session parlementaire de mars prochain.

Le mode de " formation et d’information" choisi par le comité central du Rdpc intervient au moment où l’on se pose de plus en plus de questions sur le cadre de cette concertation, alors qu’au niveau de la base, l’on se pose des questions sur le devenir de l’Ecole des cadres du parti annoncée par Paul Biya lors du congrès extraordinaire de juillet 2006. La situation est d’autant plus préoccupante que la base, appelée à subir cette " formation ", ne cesse de remettre en cause " une hiérarchie " qui, installée depuis 1996 pour une part, et " parachutée " pour l’autre, ne disposerait pas de toute la légitimité nécessaire pour " instruire " des personnes qui, elles, s’estiment investies du pouvoir de la base obtenu après les opérations de renouvellement de l’année dernière. Enfin, on comprend difficilement que le Rdpc veuille sensibiliser sa base maintenant sur une initiative de modification de la constitution qui, en son temps, avait été présentée par l’élite minoritaire du parti comme émanant précisément de la base.

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La perspective d’actes de défiance comme ceux du 31 août 2007 quand Adama Modi s’était ouvertement prononcé contre le choix de son parti pour la désignation du président de l’Assemblée nationale hante-t-elle la hiérarchie du parti au pouvoir dans l’optique de la modification de la loi fondamentale ? On serait tenté de répondre par l’affirmative au regard de la fébrilité observée ces jours dans la préparation du " séminaire de formation et d’information à l’intention des coordonnateurs, des présidents des sections Rdpc, Ofrdpc et Ojrdpc " prévu au palais des Congrès de Yaoundé jeudi prochain.
Même si au comité central du Rdpc, l’on se veut rassurant sur la finalité de la rencontre qui intervient après celles qui avait permis de rappeler à l’ordre les élus de cette formation à l’Assemblée nationale après ce qui était apparu comme des actes de défiance vis-à-vis de la direction du Rdpc. Joint hier en début d’après midi, l’un des responsables du secrétariat à la Communication du parti évoque plutôt " le devoir de formation permanent de ses militants, tout étant une question de moyens disponibles pour l’organisation de ces assises…" Pourtant, la coïncidence en ce moment de la disponibilité des moyens pour l’organisation de ce séminaire et le contexte politique actuel ne peut pas manquer d’attirer l’attention. "Nous avions déjà tenu des séminaires similaires en 2003, alors que rien ne nous y obligeait…"

Sur le but de la rencontre qui va regrouper près de 800 participants, notre interlocuteur évoque en ce qui concerne la formation, " les questions liées à la formation sur la maîtrise des textes de base et la discipline au sein du parti ". Alors qu’en ce qui concerne l’information, il reconnaît que " l’on ne peut pas manquer d’évoquer le contexte actuel où il est entre autre question de la modification de la constitution ". Il n’est un secret pour personne aujourd’hui que la discipline n’est pas la chose du monde la mieux partagée chez les militants et les responsables de base du parti au pouvoir. Après les actes de défiance de Adama Modi et certains députés étaient allés jusqu’à menacer de ne pas examiner le projet de loi des finances de l’exercice 2008 si un certain nombre de faits au rang desquels l’amélioration du traitement des agents du secteur public n’étaient pas pris en compte.

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Selon des indiscrétions, certains des responsables politiques concernés par le conclave de jeudi prochain ne manquent pas de manifester leur hostilité à la modification de la loi fondamentale. On signale ainsi le cas de Ntoko Mepule, le président de la section Rdpc de Tombel dans le Koupé Manengouba, qui a choisi les colonnes de nos confrères du journal " The Post " pour manifester son hostilité à cette entreprise. C’est le cas de certains des présidents des sections des jeunes du Mfoundi qui souhaitent " un débat libre " pour leur permettre de dire " le désarroi de la jeunesse du Cameroun 25 ans après l’avènement du renouveau national… " Une demande de liberté qui n’est manifestement pas de l’avis de l’exécutif du parti au pouvoir qui veut procéder au verrouillage avant l’échéance que certaines sources annoncent pour la session parlementaire de mars prochain.

Le mode de " formation et d’information" choisi par le comité central du Rdpc intervient au moment où l’on se pose de plus en plus de questions sur le cadre de cette concertation, alors qu’au niveau de la base, l’on se pose des questions sur le devenir de l’Ecole des cadres du parti annoncée par Paul Biya lors du congrès extraordinaire de juillet 2006. La situation est d’autant plus préoccupante que la base, appelée à subir cette " formation ", ne cesse de remettre en cause " une hiérarchie " qui, installée depuis 1996 pour une part, et " parachutée " pour l’autre, ne disposerait pas de toute la légitimité nécessaire pour " instruire " des personnes qui, elles, s’estiment investies du pouvoir de la base obtenu après les opérations de renouvellement de l’année dernière. Enfin, on comprend difficilement que le Rdpc veuille sensibiliser sa base maintenant sur une initiative de modification de la constitution qui, en son temps, avait été présentée par l’élite minoritaire du parti comme émanant précisément de la base.

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Les médias d’Etat entrent en campagne

Gari aux crevettes

Ingrédients
1 bol gari
2 louches huile de palme
2 oignons
.500 kg tomates
1/2 bol crevettes séchées
piment
sel
–

Recette

  • Nombre de personnes : 4
  • Temps de préparation : 15 mn
  • Temps de cuisson : 10 mn

    Trempez le gari dans un verre d’eau froide pendant quelques minutes.

    Faites chauffer l’huile dans une cocotte, faites-y revenir l’oignon émincé et la tomate. Salez, laissez cuire 5 minutes.

    Pendant ce temps lavez soigneusement les crevettes puis égouttez-les.

    Mettez le gari et les crevettes dans la cocotte. Mouillez avec une louche d’eau chaude et pimentez.

    Laissez cuire 5 minutes en remuant.

    Laissez refroidir un peu avant de manger.

    (préparation: 15 minutes, cuisson : 10 minutes)

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    2 Comments

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    Recette de crevettes à l’ail