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Quand « Les Afriques » s’éveilleront

Le nouvel hebdomadaire panafricain de la Finance, qui en est à son 12e numéro, veut rendre compte des évolutions économiques du continent.

C’est en couleurs, mais on n’y croirait pas au premier regard. Son papier est de bonne facture, et ses infos pays par pays, sont visiblement très fouillées. Sur format tabloïd, « Les Afriques », hebdomadaire panafricain de la Finance passe en revue tous les domaines de l’actualité économique. De la macro à la micro, 24 pages qui donnent l’actualité économique d’un point de vue africain. Par exemple : saviez-vous qu’au Cameroun, la minute de téléphone est plus chère qu’une baguette de pain ? Avec cette comparaison, on comprend mieux pourquoi, selon « Les Afriques », les prix doivent être réduits. Puisque de 5.000 utilisateurs en 2000, on est passé aujourd’hui à 4 millions d’abonnés, avec un chiffre d’affaires du secteur rassurant.

Il y a de bonnes choses à découvrir dans le numéro du 17 au 23 janvier. Des menaces d’abandon de la BCEAO par la Côte d’Ivoire à la nouvelle bourse des valeurs immobilières dont se dote l’Angola, en passant par les grands chantiers du Maroc, avec notamment la construction d’un grand stade à Casablanca. « Les Afriques », dont la rédaction est répartie à Casablanca, Alger et Dakar, est porté par des plumes expérimentées du journalisme économique africain. Parce que le redémarrage économique du continent passe par une bonne information. Disponible en kiosques, au prix de 1500 Fcfa.

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Quand « Les Afriques » s’éveilleront

Le nouvel hebdomadaire panafricain de la Finance, qui en est à son 12e numéro, veut rendre compte des évolutions économiques du continent.

C’est en couleurs, mais on n’y croirait pas au premier regard. Son papier est de bonne facture, et ses infos pays par pays, sont visiblement très fouillées. Sur format tabloïd, « Les Afriques », hebdomadaire panafricain de la Finance passe en revue tous les domaines de l’actualité économique. De la macro à la micro, 24 pages qui donnent l’actualité économique d’un point de vue africain. Par exemple : saviez-vous qu’au Cameroun, la minute de téléphone est plus chère qu’une baguette de pain ? Avec cette comparaison, on comprend mieux pourquoi, selon « Les Afriques », les prix doivent être réduits. Puisque de 5.000 utilisateurs en 2000, on est passé aujourd’hui à 4 millions d’abonnés, avec un chiffre d’affaires du secteur rassurant.

Il y a de bonnes choses à découvrir dans le numéro du 17 au 23 janvier. Des menaces d’abandon de la BCEAO par la Côte d’Ivoire à la nouvelle bourse des valeurs immobilières dont se dote l’Angola, en passant par les grands chantiers du Maroc, avec notamment la construction d’un grand stade à Casablanca. « Les Afriques », dont la rédaction est répartie à Casablanca, Alger et Dakar, est porté par des plumes expérimentées du journalisme économique africain. Parce que le redémarrage économique du continent passe par une bonne information. Disponible en kiosques, au prix de 1500 Fcfa.

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Il y a de bonnes choses à découvrir dans le numéro du 17 au 23 janvier. Des menaces d’abandon de la BCEAO par la Côte d’Ivoire à la nouvelle bourse des valeurs immobilières dont se dote l’Angola, en passant par les grands chantiers du Maroc, avec notamment la construction d’un grand stade à Casablanca. « Les Afriques », dont la rédaction est répartie à Casablanca, Alger et Dakar, est porté par des plumes expérimentées du journalisme économique africain. Parce que le redémarrage économique du continent passe par une bonne information. Disponible en kiosques, au prix de 1500 Fcfa.

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Jean David Bilé : Un fusible dans les compteurs de Aes-Sonel ?

Les émeutes d’Abong-Mbang ont remis sur le feu des projecteurs ce compatriote dont la nomination comme Dg avait charrié beaucoup d’espoirs.
Brice R. Mbodiam – Sa nomination comme directeur général de Aes-Sonel, en 2004, avait suscité beaucoup d’espoirs au sein de la population camerounaise. D’abord, parce que Jean David Bilé connaissait bien la maison dont il venait d’hériter des rênes, pour être arrivé au sein de la défunte Sonel en 1977. 26 ans après son recrutement au sein de cette entreprise, il a même occupé le poste de directeur général adjoint (en 2003) de cette société, après avoir été l’un des principaux acteurs de la cession de l’ancienne Sonel au groupe américain Aes Sirocco. C’était en 2001.
D’ailleurs, cet espoir n’était-il pas entretenu par le fait que le Cv de ce fils de Dibombari, dans la province du Littoral, lui donnait la présomption d’avoir le profil pour l’emploi qui venait de lui être confié ? En plus de l’expérience dans la " maison " signalée plus haut, il est en effet diplômé de la célèbre Ecole Centrale de Paris, dont la réputation à former des ingénieurs rigoureux et des managers modernes a dépassé les frontières de la France qui l’abrite.

Ensuite, l’arrivée de Jean David Bilé au poste de Dg de Aes-Sonel a suscité beaucoup d’espoir parce qu’après le règne marqué du sceau des délestages des deux premiers "boss" américains de Aes-Sonel (Mark Miller et Elen Tarnoy), les populations camerounaises, un peu trop chauvines, avaient fini par croire que la nomination de l’un des leurs à la tête de la seule entreprise jusqu’ici chargée de produire et de distribuer l’énergie électrique sur le territoire camerounais allait, sinon mettre un terme à la galère des délestages, du moins réduire de manière considérable cette pratique du rationnement systématique de l’énergie électrique. Pratique dont les conséquences néfastes, aussi bien pour les ménages que les entreprises, sont indicibles.

Trois années après avoir pris ses fonctions, Jean David Bilé a-t-il été à la hauteur des espoirs qu’a suscité, au sein de la population camerounaise, sa nomination à la tête de Aes-Sonel ? A cette question, les populations d’Abong-Mbang, descendues dans la rue le 17 septembre dernier pour réclamer le retour de l’énergie électrique (avec deux morts à la clé), répondront certainement par la négative. Idem pour les opérateurs économiques qui n’ont cesse de décrier les incidences économiques négatives des interruptions répétées de la distribution de l’énergie électrique. Pareil aussi pour les habitants des 42 localités de la province du Sud plongées dans le noir pendant au moins mois, ainsi que l’a révélé, en juin dernier, une récente mission de contrôle de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel). Pour les habitants de Douala, Yaoundé, Bafoussam, etc. régulièrement obligés de retourner à la lampe tempête au 3ème millénaire. A cause des délestages de Aes-Sonel.

150 milliards Fcfa
Mais, malgré tous ces désagréments, les consommateurs de l’énergie électrique au Cameroun continuent d’appeler le Dg de Aes-Sonel par son nom : Jean David Bilé. Certainement parce qu’à cause de l’atténuation des délestages auxquels se confondait le nom Aes-Sonel au cours de la période 2001-2002, les Camerounais n’ont pas encore consenti à trouver un pseudonyme obscur à l’actuelle Dg de cette entreprise. Comme ils l’avaient fait en 2002 pour Mark Miller, le tout premier Dg de Aes-Sonel au Cameroun, rebaptisé… Dark [obscurité en anglais] Miller, en référence à l’obscurité dans laquelle Aes-sonel avait plongé le Cameroun à l’époque. A cet éclat de lumière observé sur le tableau toujours obscur des prestations de Aes-Sonel, l’on peut également mettre à l’actif de Jean David Bilé, la relecture récente du contrat de concession entre Aes-Sonel et l’Etat du Cameroun, qui impose un cahier de charges plus rigoureux à cette entreprise de distribution de l’énergie électrique.

Dans le même registre, on logerait bien l’enclenchement d’un programme d’investissements devant permettre, à terme, le renouvellement des équipements de Aes-Sonel. Laquelle rénovation des équipements sera, en grande partie, financée par un prêt de 150 milliards Fcfa récemment obtenu par le groupe Aes auprès d’un certain nombre de bailleurs de fonds multilatéraux, dont la Banque africaine de développement (Bad).
Autant d’indices qui incitent à penser que le Dg de Aes-Sonel et ses collaborateurs sont au moins "conscients des problèmes et de la mission de service publique", qui incombe à cette entreprise, ainsi que l’a indiqué Jean David Bilé au cours d’un point de presse organisé le 18 septembre dernier à Yaoundé, au lendemain des émeutes d’Abong-Mbang. "Nous sommes engagés dans la restructuration de notre réseau, qui est important pour [le développement de] l’économie de notre pays (…) Nous sommes une entreprise fortement attachée à son rôle", a-t-il ajouté à la même occasion, avant d’implorer, diplomatiquement, la patience des Camerounais : "Je voudrais remercier les populations qui, jusqu’ici, se sont montrés patientes sur ce défi du secteur de l’électricité au Cameroun". Un défi pour lequel Jean David Bilé et Aes-sonel, au-delà des déclarations de bonnes intentions, doivent davantage agir que de réagir.

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