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Rdpc : Plus d’un milliard pour financer la formati



L’argent devrait provenir des " contributions " des militants et des " caisses " du parti au pouvoir.
Jean Francis Belibi


" Comment pouvez-vous poser la question du financement du Rdpc pour l’organisation du séminaire de formation et d’information des responsables de base ? ", nous a répondu au téléphone Jean Fabien Monkam Nintcheu, l’un des conseillers du secrétaire général du comité central du Rdpc qui semblait quelque peu surpris que nous nous intéressions à ce qui apparaît au niveau du comité d’organisation des assises de jeudi prochain comme une non préoccupation. Pourtant, il s’agit bien de l’accueil de quelques 800 séminaristes, dont certains venant des différentes sections du parti à travers le pays, et de l’étranger.

" Nous avons des militants qui vont prendre à leur compte un certain nombre de charges… ". Et de citer entre autre exemples, " Alhadji Mohaman Abbo qui prendra en charge le transport par voie aérienne des délégués du Nord ", ou encore de tel autre militant, député à l’Assemblée nationale et propriétaire d’un établissement hôtelier " qui mettra à la disposition des délégués venant de la même province que lui, une vingtaine de chambres… ", ou encore tel président de chambre consulaire qui a décidé de mettre des bus de sa compagnie de transport à la disposition du comité d’organisation…
Et de préciser : " la préoccupation n’est pas aux règlements des problèmes d’intendance, mais à la réflexion sur le contenu des travaux de jeudi prochain ". C’est donc dire que du côté du palais des Congrès de Yaoundé, siège du parti au pouvoir, l’on a dépassé les préoccupations liées à l’organisation matérielle de ce type de rencontre. " Vous comprenez donc qu’avec des contributions aussi diversifiées, nous ne pouvons pas faire une évaluation chiffrée du coût du séminaire… ".

Pourtant une source interne auprès du secrétariat du comité central du Rdpc parle d’un budget qui s’élève pour l’ensemble du séminaire à un peu plus d’un milliard de francs Cfa. De l’argent que cette source évalue en espèces sonnantes et trébuchantes, mais aussi par des contributions en nature, pour corroborer ce que disait plus haut un autre cadre du parti au pouvoir.
Pour ce qui est des contributions financières (lire ci-contre), le Rdpc a mis à contribution " ses militants " qui apportent directement leurs contributions au niveau de la commission de l’Intendance et de la logistique que dirige, non pas le trésorier général du parti dont le nom apparaît très loin dans la liste, mais Hamadjoda Adjoudji, l’un des deux adjoints de René Sadi. S’ils ne sont pas directement cités dans la note du secrétaire général du comité central portant organisation de ce séminaire, les " gros contributeurs " ont, selon notre source, été contactés directement par la hiérarchie du parti. Il en est de même de certains hauts responsables de sociétés publiques et parapubliques et même des membres du gouvernement.
En tout état de cause, comme indique notre source, " même si certains contributions directes et en nature de certains membres permettront de réduire de fait le budget, il faut prévoir que la mobilisation en espèce tournera autour de 700 millions Cfa qu’il faudra bien trouver quelque part ".
Une initiative qui, comme on peut l’imaginer, est du plus mauvais effet au moment où il est de plus en plus question de continuer la lutte contre la corruption, et alors que d’anciens responsables du parti croupissent en prison, ou alors font en ce moment face à la justice pour des affaires de détournements, dont il est souvent apparu que le parti en a quelque fois été bénéficiaire.

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L’argent devrait provenir des " contributions " des militants et des " caisses " du parti au pouvoir.
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" Comment pouvez-vous poser la question du financement du Rdpc pour l’organisation du séminaire de formation et d’information des responsables de base ? ", nous a répondu au téléphone Jean Fabien Monkam Nintcheu, l’un des conseillers du secrétaire général du comité central du Rdpc qui semblait quelque peu surpris que nous nous intéressions à ce qui apparaît au niveau du comité d’organisation des assises de jeudi prochain comme une non préoccupation. Pourtant, il s’agit bien de l’accueil de quelques 800 séminaristes, dont certains venant des différentes sections du parti à travers le pays, et de l’étranger.

" Nous avons des militants qui vont prendre à leur compte un certain nombre de charges… ". Et de citer entre autre exemples, " Alhadji Mohaman Abbo qui prendra en charge le transport par voie aérienne des délégués du Nord ", ou encore de tel autre militant, député à l’Assemblée nationale et propriétaire d’un établissement hôtelier " qui mettra à la disposition des délégués venant de la même province que lui, une vingtaine de chambres… ", ou encore tel président de chambre consulaire qui a décidé de mettre des bus de sa compagnie de transport à la disposition du comité d’organisation…
Et de préciser : " la préoccupation n’est pas aux règlements des problèmes d’intendance, mais à la réflexion sur le contenu des travaux de jeudi prochain ". C’est donc dire que du côté du palais des Congrès de Yaoundé, siège du parti au pouvoir, l’on a dépassé les préoccupations liées à l’organisation matérielle de ce type de rencontre. " Vous comprenez donc qu’avec des contributions aussi diversifiées, nous ne pouvons pas faire une évaluation chiffrée du coût du séminaire… ".

Pourtant une source interne auprès du secrétariat du comité central du Rdpc parle d’un budget qui s’élève pour l’ensemble du séminaire à un peu plus d’un milliard de francs Cfa. De l’argent que cette source évalue en espèces sonnantes et trébuchantes, mais aussi par des contributions en nature, pour corroborer ce que disait plus haut un autre cadre du parti au pouvoir.
Pour ce qui est des contributions financières (lire ci-contre), le Rdpc a mis à contribution " ses militants " qui apportent directement leurs contributions au niveau de la commission de l’Intendance et de la logistique que dirige, non pas le trésorier général du parti dont le nom apparaît très loin dans la liste, mais Hamadjoda Adjoudji, l’un des deux adjoints de René Sadi. S’ils ne sont pas directement cités dans la note du secrétaire général du comité central portant organisation de ce séminaire, les " gros contributeurs " ont, selon notre source, été contactés directement par la hiérarchie du parti. Il en est de même de certains hauts responsables de sociétés publiques et parapubliques et même des membres du gouvernement.
En tout état de cause, comme indique notre source, " même si certains contributions directes et en nature de certains membres permettront de réduire de fait le budget, il faut prévoir que la mobilisation en espèce tournera autour de 700 millions Cfa qu’il faudra bien trouver quelque part ".
Une initiative qui, comme on peut l’imaginer, est du plus mauvais effet au moment où il est de plus en plus question de continuer la lutte contre la corruption, et alors que d’anciens responsables du parti croupissent en prison, ou alors font en ce moment face à la justice pour des affaires de détournements, dont il est souvent apparu que le parti en a quelque fois été bénéficiaire.

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L’argent devrait provenir des " contributions " des militants et des " caisses " du parti au pouvoir.
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" Nous avons des militants qui vont prendre à leur compte un certain nombre de charges… ". Et de citer entre autre exemples, " Alhadji Mohaman Abbo qui prendra en charge le transport par voie aérienne des délégués du Nord ", ou encore de tel autre militant, député à l’Assemblée nationale et propriétaire d’un établissement hôtelier " qui mettra à la disposition des délégués venant de la même province que lui, une vingtaine de chambres… ", ou encore tel président de chambre consulaire qui a décidé de mettre des bus de sa compagnie de transport à la disposition du comité d’organisation…
Et de préciser : " la préoccupation n’est pas aux règlements des problèmes d’intendance, mais à la réflexion sur le contenu des travaux de jeudi prochain ". C’est donc dire que du côté du palais des Congrès de Yaoundé, siège du parti au pouvoir, l’on a dépassé les préoccupations liées à l’organisation matérielle de ce type de rencontre. " Vous comprenez donc qu’avec des contributions aussi diversifiées, nous ne pouvons pas faire une évaluation chiffrée du coût du séminaire… ".

Pourtant une source interne auprès du secrétariat du comité central du Rdpc parle d’un budget qui s’élève pour l’ensemble du séminaire à un peu plus d’un milliard de francs Cfa. De l’argent que cette source évalue en espèces sonnantes et trébuchantes, mais aussi par des contributions en nature, pour corroborer ce que disait plus haut un autre cadre du parti au pouvoir.
Pour ce qui est des contributions financières (lire ci-contre), le Rdpc a mis à contribution " ses militants " qui apportent directement leurs contributions au niveau de la commission de l’Intendance et de la logistique que dirige, non pas le trésorier général du parti dont le nom apparaît très loin dans la liste, mais Hamadjoda Adjoudji, l’un des deux adjoints de René Sadi. S’ils ne sont pas directement cités dans la note du secrétaire général du comité central portant organisation de ce séminaire, les " gros contributeurs " ont, selon notre source, été contactés directement par la hiérarchie du parti. Il en est de même de certains hauts responsables de sociétés publiques et parapubliques et même des membres du gouvernement.
En tout état de cause, comme indique notre source, " même si certains contributions directes et en nature de certains membres permettront de réduire de fait le budget, il faut prévoir que la mobilisation en espèce tournera autour de 700 millions Cfa qu’il faudra bien trouver quelque part ".
Une initiative qui, comme on peut l’imaginer, est du plus mauvais effet au moment où il est de plus en plus question de continuer la lutte contre la corruption, et alors que d’anciens responsables du parti croupissent en prison, ou alors font en ce moment face à la justice pour des affaires de détournements, dont il est souvent apparu que le parti en a quelque fois été bénéficiaire.

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Hans Mbong : Les “ Couleurs urbaines ” auront une télévision

Le promoteur du festival annonce un concours de la meilleure affiche et la diffusion d’une télévision en interne pendant l’événement.
Propos recueillis par J. B. A. – Vous avez organisé le 1er festival Couleurs urbaines en juin dernier et vous parlez déjà du deuxième rendez-vous en juillet 2008, avec ce concours de la meilleure affiche du festival. Comment va-t-il se dérouler ?
Nous avons lancé ce concours afin de permettre aux jeunes créateurs de tous les pays de s’associer à cette aventure en nous faisant part de talent en nous proposant des créations assez originales. Qu’ils soient infographistes, professionnels ou débutants, ils son tous concernés.

Qu’est-ce qui amènerait les jeunes à s’intéresser à ce concours ?
Le festival en lui-même est déjà un facteur de rassemblement de la jeunesse. Cette affiche fera l’objet d’une communication spécifique, tout comme la remise du prix se fera d’une manière solennelle pendant le festival. Autant d’atouts qui peuvent servir de tremplin à ces jeunes, qui peuvent, à travers ce concours, trouver un emploi dans une entreprise de presse. Le plus important n’est pas le prix mis en jeu, c’est-à-dire les 50.000 Fcfa, mais, de détecter certains talents ou d’amener certains jeunes à exposer leur génie.

Quel est le règlement du concours ?
Le règlement, qui accompagne ce genre de concours tient sur quatre pages. L’on pourra le consulter à travers les panneaux d’affichage ou notre site Internet. La crédibilité repose sur le jury qui sera mis sur pied. Il faut relever que la plupart des affiches feront l’objet d’une exposition pendant le festival. Un autre espace de visibilité pour ces jeunes de faire valoir leur talent.

Vous annoncez aussi une télévision événementielle pendant le festival prévu du 15 au 20 juillet 2008. De quoi s’agit-il précisément ?
Tout part du fait que les jeunes essayent de mettre à contribution leur génie créateur. A l’occasion de cette deuxième édition des Couleurs urbaines, nous allons expérimenter quelque chose de nouveau. Cette grande première au Cameroun consistera à faire une production télévisée, qui sera émise à l’intérieur du site du festival. Les jeunes étudiants des métiers de la communication pourront, comme dans un média sérieux, montrer leurs capacités en matière de couverture d’événements, en matière de montage, de réalisation, de trucage, etc. La diffusion sera faite à travers un écran géant. Nous avons la chance d’avoir un aîné comme Bassek ba Kobhio, qui a accepté de nous accompagner dans cette aventure.
Cette production appelée U.télé, c’est-à-dire Urban Tv du nom des Couleurs urbaines, pourra également servir de régie aux autres chaînes de télévision nationales, qui ne pourront pas être là tout le temps, pour agrémenter leurs papiers.

Peut-on tirer le bilan de la première édition de votre festival ?
La première édition a été positive. Ce n’est jamais évident pour l’accouchement du premier bébé. On est allé jusqu’au bout. Nous comptons prendre le taureau par les cornes pour éviter à l’avenir quelques manquements et couacs enregistrés lors de la première édition. Grâce aux médias, qui nous ont beaucoup aidés, l’écho est allé le plus loin possible et des partenaires sont prêts à nous soutenir dans l’organisation de ce festival dont les dates ont été réajustées afin d’éviter la mauvaise météo et les programmes scolaires. Et puis, avec l’arrivée de la nouvelle ministre de la Culture, on espère que le Cameroun retrouvera toutes ses lettres de noblesse en ce qui concerne la culture.

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