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Vous avez dit combativité et détermination ?

Après leur victoire à l’arrachée de 3 buts à 2 devant la Tunisie, les Lions Indomptables du Cameroun ont reçu de M. Paul Biya, le président de la République, un message de félicitation et d’encouragement. Message dans lequel le chef de l’Etat camerounais a salué “l’esprit de combativité et de détermination” de l’équipe nationale de football à la 26e coupe d’Afrique des nations (Can).

Ce n’est pas seulement en football que les Camerounais brillent par leur combativité, leur détermination. A ces deux qualités relevées par le chef de l’Etat dans son message, il faut ajouter l’endurance, la patience, la persévérance, l’ingéniosité et bien d’autres sans lesquelles ce pays ne serait plus qu’un pays de zombies. Encore que nombre de Camerounais ne sont plus que des zombies sous l’effet de la misère et de toutes les tracasseries et frustrations dont ils sont victimes au quotidien.
La ménagère peine tous les jours que Dieu lui donne à joindre les deux bouts, les jeunes qui cahin-caha achèvent leurs études finissent dans la débrouillardise sous une suffocante pression fiscale. Le fonctionnaire ou agent de l’Etat qui prend sa retraite attend indéfiniment sa pension au point où d’aucuns finissent par passer de vie à trépas sans toucher le moindre kopeck. Les jeunes qui réussissent à entrer dans la fonction publique finissent par déserter après avoir trimé de long mois sans salaire. Rien n’est fait dans ce pays pour faciliter la vie au citoyen. Le proverbe dit que la faim chasse le loup du bois. Nos campagnes se vident de leurs populations aujourd’hui parce que la vie là-bas est intenable…
C’est une bonne chose que de jubiler quand les Lions Indomptables remportent des matches. Même sans préparation. Avec un entraîneur-sélectionneur qui connaît à peine sespoulains. C’est très bien d’avoir des joueurs de football qui séduisent le monde entier alors que le pays manque cruellement d’infrastructures et qu’il ne dispose point d’une politique sportive. On peut encenser les footballeurs parce que leur discipline sportive a une dimension planétaire. Le football est l’opium du peuple comme dirait l’autre. Sans rien enlever aux autres belles victoires des années 80, c’est depuis l’Italie en 1990 que les Camerounais sont entrés avec panache dans le gotha du football mondial. 18 ans après, en dehors des lauriers et des trophées, quel autre souvenir palpable le pays en retient-il? Aucun stade construit depuis plus de 30 ans dans un pays de talentueux footballeurs. Le gouvernement du Renouveau ne peut même pas se risquer d’organiser une coupe d’Afrique des nations. Alors que des pays moins nantis, avec moins d’artistes de football : le Burkina Faso, le Mali, pour ne citer que ceux-là s’enorgueillissent d’avoir abrité cette prestigieuse compétition. L’Angola qui sort à peine d’une guerre civile de plus de 40 ans s’apprête à accueillir en 2010 le gratin du football africain. Et parce que ce pays est dirigé par des gens qui aiment profondément leur pays et s’en soucient, il dispose d’une politique sportive qui assure l’épanouissement de tous les sports. Les Angolais brillent déjà en basket-ball, en handball, ils ont été la révélation de la 26e Can.
A quand la deuxième Can camerounaise après celle de Ahmadou Ahidjo en 1972? Il y a de cela… 36 ans. Le pays progresse-t-il ou il régresse ? Certes, les Camerounais recèlent de grandes qualités humaines. Ils sont d’ailleurs capables de faire plus et mieux avec une meilleure organisation sociale et des mesures d’incitation adéquates. Hélas !

Par Jacques DOO BELL

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Après leur victoire à l’arrachée de 3 buts à 2 devant la Tunisie, les Lions Indomptables du Cameroun ont reçu de M. Paul Biya, le président de la République, un message de félicitation et d’encouragement. Message dans lequel le chef de l’Etat camerounais a salué “l’esprit de combativité et de détermination” de l’équipe nationale de football à la 26e coupe d’Afrique des nations (Can).

Ce n’est pas seulement en football que les Camerounais brillent par leur combativité, leur détermination. A ces deux qualités relevées par le chef de l’Etat dans son message, il faut ajouter l’endurance, la patience, la persévérance, l’ingéniosité et bien d’autres sans lesquelles ce pays ne serait plus qu’un pays de zombies. Encore que nombre de Camerounais ne sont plus que des zombies sous l’effet de la misère et de toutes les tracasseries et frustrations dont ils sont victimes au quotidien.
La ménagère peine tous les jours que Dieu lui donne à joindre les deux bouts, les jeunes qui cahin-caha achèvent leurs études finissent dans la débrouillardise sous une suffocante pression fiscale. Le fonctionnaire ou agent de l’Etat qui prend sa retraite attend indéfiniment sa pension au point où d’aucuns finissent par passer de vie à trépas sans toucher le moindre kopeck. Les jeunes qui réussissent à entrer dans la fonction publique finissent par déserter après avoir trimé de long mois sans salaire. Rien n’est fait dans ce pays pour faciliter la vie au citoyen. Le proverbe dit que la faim chasse le loup du bois. Nos campagnes se vident de leurs populations aujourd’hui parce que la vie là-bas est intenable…
C’est une bonne chose que de jubiler quand les Lions Indomptables remportent des matches. Même sans préparation. Avec un entraîneur-sélectionneur qui connaît à peine sespoulains. C’est très bien d’avoir des joueurs de football qui séduisent le monde entier alors que le pays manque cruellement d’infrastructures et qu’il ne dispose point d’une politique sportive. On peut encenser les footballeurs parce que leur discipline sportive a une dimension planétaire. Le football est l’opium du peuple comme dirait l’autre. Sans rien enlever aux autres belles victoires des années 80, c’est depuis l’Italie en 1990 que les Camerounais sont entrés avec panache dans le gotha du football mondial. 18 ans après, en dehors des lauriers et des trophées, quel autre souvenir palpable le pays en retient-il? Aucun stade construit depuis plus de 30 ans dans un pays de talentueux footballeurs. Le gouvernement du Renouveau ne peut même pas se risquer d’organiser une coupe d’Afrique des nations. Alors que des pays moins nantis, avec moins d’artistes de football : le Burkina Faso, le Mali, pour ne citer que ceux-là s’enorgueillissent d’avoir abrité cette prestigieuse compétition. L’Angola qui sort à peine d’une guerre civile de plus de 40 ans s’apprête à accueillir en 2010 le gratin du football africain. Et parce que ce pays est dirigé par des gens qui aiment profondément leur pays et s’en soucient, il dispose d’une politique sportive qui assure l’épanouissement de tous les sports. Les Angolais brillent déjà en basket-ball, en handball, ils ont été la révélation de la 26e Can.
A quand la deuxième Can camerounaise après celle de Ahmadou Ahidjo en 1972? Il y a de cela… 36 ans. Le pays progresse-t-il ou il régresse ? Certes, les Camerounais recèlent de grandes qualités humaines. Ils sont d’ailleurs capables de faire plus et mieux avec une meilleure organisation sociale et des mesures d’incitation adéquates. Hélas !

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Après leur victoire à l’arrachée de 3 buts à 2 devant la Tunisie, les Lions Indomptables du Cameroun ont reçu de M. Paul Biya, le président de la République, un message de félicitation et d’encouragement. Message dans lequel le chef de l’Etat camerounais a salué “l’esprit de combativité et de détermination” de l’équipe nationale de football à la 26e coupe d’Afrique des nations (Can).

Ce n’est pas seulement en football que les Camerounais brillent par leur combativité, leur détermination. A ces deux qualités relevées par le chef de l’Etat dans son message, il faut ajouter l’endurance, la patience, la persévérance, l’ingéniosité et bien d’autres sans lesquelles ce pays ne serait plus qu’un pays de zombies. Encore que nombre de Camerounais ne sont plus que des zombies sous l’effet de la misère et de toutes les tracasseries et frustrations dont ils sont victimes au quotidien.
La ménagère peine tous les jours que Dieu lui donne à joindre les deux bouts, les jeunes qui cahin-caha achèvent leurs études finissent dans la débrouillardise sous une suffocante pression fiscale. Le fonctionnaire ou agent de l’Etat qui prend sa retraite attend indéfiniment sa pension au point où d’aucuns finissent par passer de vie à trépas sans toucher le moindre kopeck. Les jeunes qui réussissent à entrer dans la fonction publique finissent par déserter après avoir trimé de long mois sans salaire. Rien n’est fait dans ce pays pour faciliter la vie au citoyen. Le proverbe dit que la faim chasse le loup du bois. Nos campagnes se vident de leurs populations aujourd’hui parce que la vie là-bas est intenable…
C’est une bonne chose que de jubiler quand les Lions Indomptables remportent des matches. Même sans préparation. Avec un entraîneur-sélectionneur qui connaît à peine sespoulains. C’est très bien d’avoir des joueurs de football qui séduisent le monde entier alors que le pays manque cruellement d’infrastructures et qu’il ne dispose point d’une politique sportive. On peut encenser les footballeurs parce que leur discipline sportive a une dimension planétaire. Le football est l’opium du peuple comme dirait l’autre. Sans rien enlever aux autres belles victoires des années 80, c’est depuis l’Italie en 1990 que les Camerounais sont entrés avec panache dans le gotha du football mondial. 18 ans après, en dehors des lauriers et des trophées, quel autre souvenir palpable le pays en retient-il? Aucun stade construit depuis plus de 30 ans dans un pays de talentueux footballeurs. Le gouvernement du Renouveau ne peut même pas se risquer d’organiser une coupe d’Afrique des nations. Alors que des pays moins nantis, avec moins d’artistes de football : le Burkina Faso, le Mali, pour ne citer que ceux-là s’enorgueillissent d’avoir abrité cette prestigieuse compétition. L’Angola qui sort à peine d’une guerre civile de plus de 40 ans s’apprête à accueillir en 2010 le gratin du football africain. Et parce que ce pays est dirigé par des gens qui aiment profondément leur pays et s’en soucient, il dispose d’une politique sportive qui assure l’épanouissement de tous les sports. Les Angolais brillent déjà en basket-ball, en handball, ils ont été la révélation de la 26e Can.
A quand la deuxième Can camerounaise après celle de Ahmadou Ahidjo en 1972? Il y a de cela… 36 ans. Le pays progresse-t-il ou il régresse ? Certes, les Camerounais recèlent de grandes qualités humaines. Ils sont d’ailleurs capables de faire plus et mieux avec une meilleure organisation sociale et des mesures d’incitation adéquates. Hélas !

Par Jacques DOO BELL

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Mactar Silla : Nous avons tiré les autres vers le haut

Le directeur général de Stv retrace le chemin parcouru.
Propos recueillis par L. K. – Trois ans après le lancement de Stv1 et Stv2 : quel bilan pouvez-vous faire ?
Les téléspectateurs et observateurs sont mieux placés pour le faire. Mais je prendrais le regard de ces personnes pour faire cette esquisse de bilan. J’étais récemment à un sommet au Burkina Faso, lorsque le président Blaise Compaoré a su que j’étais là, il a demandé à me rencontrer. Sans vous mentir, il a avoué qu’il était un téléspectateur de nos chaînes. Il est aujourd’hui reconnu que nous jouons un grand rôle, non seulement sur le continent africain, mais également dans l’espace francophone. Nous sommes les seuls à avoir les images des championnats du Brésil, d’Espagne et d’Angleterre, aucune chaîne au monde n’a cette possibilité. Il y a trois ans, le secteur n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. La télévision du matin au Cameroun, c’est nous qui l’avons initiée. Et pour vous dire à quel niveau nos efforts sont appréciés, le ministère français des Affaires étrangères nous a sollicité pour implémenter une télévision en Zambie et au Malawi.
Je peux multiplier les exemples d’encouragements qui sont servis tout le temps venant souvent de l’extérieur. Aujourd’hui, la question du direct a été banalisée. Vous avez vu sur Stv dernièrement le discours du chef de l’Etat en direct du siège des Nations unies. Nous avons contribué à hisser vers le haut le niveau du secteur de la télévision là où il y avait trop de musique. C’est donc normal que lorsqu’on innove, les autres copient. A ce sujet, un responsable de Africable, Sidibé Ismael, m’a dit qu’il suivait le modèle de nos émissions. Et cette innovation se retrouve dans presque tous les compartiments de la télévision, même l’habillage, le décor. Quand on prend donc tous ces éléments, il y a beaucoup de motifs de fierté. Mais de manière générale, le Cameroun est devenu une plate-forme dans le secteur, parce que sur la trentaine de chaînes africaines que l’on retrouve sur satellite cinq sont camerounaises.

Vous avez pris soin de sélectionner des jeunes gens n’ayant aucune expérience professionnelle, tout en promettant de faire d’eux ce que vous avez comme projet. Vous vous êtes séparés de certains d’entre ceux, trois ans seulement après : peut-on dire qu’il y a eu quelque part une erreur de casting ?
Non. C’est tout à fait normal que de telles situations se produisent. Nous ne sommes pas à la fonction publique. C’est un secteur dynamique, créatif. Le choix des hommes obéit à certains critères du moment. Ce n’est pas parce que ces gens ont été mauvais. Mais en fonction des objectifs qui se présentent, on peut décider de revoir nos effectifs. C’est d’ailleurs comme ça que ça se passe dans presque toutes les grandes chaînes. Il faut donc évoluer. Et d’ailleurs, il faut que nos télévisions évoluent vers des réseaux de producteurs indépendants.

Que dire du plateau technique ?
En matière technique, la perfection se fait au quotidien. Les choses évoluent extrêmement vite. Il y a des adaptations qui sont nécessaires, mais nous pouvons affirmer que nous avons un plateau moderne comparable aux grandes chaînes. Même s’il faut aussi avouer que le renouvellement des équipements dépend de la disponibilité financière et la formation.

Un mot sur votre plan de développement pour les années à venir…
Il y a beaucoup d’innovations que nous allons apporter. Nous essayerons de valoriser le caractère bilingue du Cameroun à travers de nouveaux programmes. Nous allons renforcer la production locale, l’offre de sport. Nous voulons être une plate-forme de dialogue.

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