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Yaoundé : on apprécie mieux la paix

Le retour à la normalité depuis vendredi dernier a permis aux Camerounais de réaffirmer leur désir de vivre dans un pays apaisé, malgré les attentes.

Les bouchons sont repartis de plus belle. De longues files de taxis et de véhicules particuliers comme on n’en avait plus vu. Les automobilistes qui se sont donné rendez-vous dans les grandes artères de la capitale, ont retrouvé de la voix : « Tu as appris à conduire où ? », lance l’un d’eux, à un autre qui vient d’effectuer un dépassement risqué. Scènes normales de la vie quotidienne que l’on souhaite définitives. Pour rien au monde. Les sourires sont visibles dans les bars, boulangeries, supermarchés, banques et entreprises de microfinance. Le dernier jour du mois de février est celui des salaires, alors, ça se bouscule un peu partout. Tout ceci encadré par des éléments du BIR (Bataillon d’intervention rapide) qui patrouillent dans la plupart des grands carrefours, afin prévenir tout dérapage. C’est dire que l’appel des autorités à la reprise des activités a été entendu cinq sur cinq par des populations qui avaient besoin d’être rassurées.

C’est dans les marchés que l’on sent mieux l’importance de la paix, et du retour à la normale. Si les vendeurs à la sauvette, éprouvés, évoquent encore le sujet, comme au lendemain d’un match de foot, les images des quatre jours difficiles qu’ont connu certaines villes du Cameroun restent encore en travers de la gorge. « On regrette tous ce qui s’est passé, explique un vendeur de CD du marché central. Casser et brûler ne profite à personne. Le Cameroun est pour nous tous. »

Christian Awono, jeune vendeur d’équipements sportifs va dans le même sens : « Je suis content de revenir au marché, puisque j’ai une famille à nourrir. Avec la situation qu’on a tous connue ma semaine est fichue. Je n’ai même pas vendu 5.000 Fcfa, alors que lorsque vendredi arrive tu as au moins entre 15 et 20 mille francs Cfa. » A propos de la paix qui doit être consolidée, il est encore plus loquace. Et précis : « Je crois qu’on veut tous la paix. La jeunesse veut la paix, il n’y a pas de doute à cela. Mais quand tout devient cher, que l’on n’arrive plus à manger, les dirigeants doivent nous aider puisque tout a augmenté sur le marché : le savon, la viande, le kilo de poisson, etc. Ils doivent aussi montrer l’exemple, car quand on parle de détournement de fonds, ce ne sont pas les jeunes ». Les Yaoundéens l’admettent tous : les jours difficiles ont prouvé à quel point la paix doit être préservée par tous les moyens, malgré les difficultés quotidiennes. En attendant les jours meilleurs.

Alain TCHAKOUNTE

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Yaoundé : on apprécie mieux la paix

Le retour à la normalité depuis vendredi dernier a permis aux Camerounais de réaffirmer leur désir de vivre dans un pays apaisé, malgré les attentes.

Les bouchons sont repartis de plus belle. De longues files de taxis et de véhicules particuliers comme on n’en avait plus vu. Les automobilistes qui se sont donné rendez-vous dans les grandes artères de la capitale, ont retrouvé de la voix : « Tu as appris à conduire où ? », lance l’un d’eux, à un autre qui vient d’effectuer un dépassement risqué. Scènes normales de la vie quotidienne que l’on souhaite définitives. Pour rien au monde. Les sourires sont visibles dans les bars, boulangeries, supermarchés, banques et entreprises de microfinance. Le dernier jour du mois de février est celui des salaires, alors, ça se bouscule un peu partout. Tout ceci encadré par des éléments du BIR (Bataillon d’intervention rapide) qui patrouillent dans la plupart des grands carrefours, afin prévenir tout dérapage. C’est dire que l’appel des autorités à la reprise des activités a été entendu cinq sur cinq par des populations qui avaient besoin d’être rassurées.

C’est dans les marchés que l’on sent mieux l’importance de la paix, et du retour à la normale. Si les vendeurs à la sauvette, éprouvés, évoquent encore le sujet, comme au lendemain d’un match de foot, les images des quatre jours difficiles qu’ont connu certaines villes du Cameroun restent encore en travers de la gorge. « On regrette tous ce qui s’est passé, explique un vendeur de CD du marché central. Casser et brûler ne profite à personne. Le Cameroun est pour nous tous. »

Christian Awono, jeune vendeur d’équipements sportifs va dans le même sens : « Je suis content de revenir au marché, puisque j’ai une famille à nourrir. Avec la situation qu’on a tous connue ma semaine est fichue. Je n’ai même pas vendu 5.000 Fcfa, alors que lorsque vendredi arrive tu as au moins entre 15 et 20 mille francs Cfa. » A propos de la paix qui doit être consolidée, il est encore plus loquace. Et précis : « Je crois qu’on veut tous la paix. La jeunesse veut la paix, il n’y a pas de doute à cela. Mais quand tout devient cher, que l’on n’arrive plus à manger, les dirigeants doivent nous aider puisque tout a augmenté sur le marché : le savon, la viande, le kilo de poisson, etc. Ils doivent aussi montrer l’exemple, car quand on parle de détournement de fonds, ce ne sont pas les jeunes ». Les Yaoundéens l’admettent tous : les jours difficiles ont prouvé à quel point la paix doit être préservée par tous les moyens, malgré les difficultés quotidiennes. En attendant les jours meilleurs.

Alain TCHAKOUNTE

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Le retour à la normalité depuis vendredi dernier a permis aux Camerounais de réaffirmer leur désir de vivre dans un pays apaisé, malgré les attentes.

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C’est dans les marchés que l’on sent mieux l’importance de la paix, et du retour à la normale. Si les vendeurs à la sauvette, éprouvés, évoquent encore le sujet, comme au lendemain d’un match de foot, les images des quatre jours difficiles qu’ont connu certaines villes du Cameroun restent encore en travers de la gorge. « On regrette tous ce qui s’est passé, explique un vendeur de CD du marché central. Casser et brûler ne profite à personne. Le Cameroun est pour nous tous. »

Christian Awono, jeune vendeur d’équipements sportifs va dans le même sens : « Je suis content de revenir au marché, puisque j’ai une famille à nourrir. Avec la situation qu’on a tous connue ma semaine est fichue. Je n’ai même pas vendu 5.000 Fcfa, alors que lorsque vendredi arrive tu as au moins entre 15 et 20 mille francs Cfa. » A propos de la paix qui doit être consolidée, il est encore plus loquace. Et précis : « Je crois qu’on veut tous la paix. La jeunesse veut la paix, il n’y a pas de doute à cela. Mais quand tout devient cher, que l’on n’arrive plus à manger, les dirigeants doivent nous aider puisque tout a augmenté sur le marché : le savon, la viande, le kilo de poisson, etc. Ils doivent aussi montrer l’exemple, car quand on parle de détournement de fonds, ce ne sont pas les jeunes ». Les Yaoundéens l’admettent tous : les jours difficiles ont prouvé à quel point la paix doit être préservée par tous les moyens, malgré les difficultés quotidiennes. En attendant les jours meilleurs.

Alain TCHAKOUNTE

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Patricia Moune Mbédé : La lacune du cinéma africain est la faiblesse des scénarii

Directrice du festival Ecrans noirs elle présente les principaux axes de la prochaine édition.

Propos recueillis par D.E. – La 12ème édition du festival Ecrans noirs est annoncée du 14 au 21 juin 2008 sous le thème: « Femmes cinéma et audiovisuel ». Pourquoi avoir choisi de réunir cinéastes et cinéphiles autour de cette problématique?
Le positionnement de la femme dans le cinéma et l’audiovisuel pose un réel problème de proportion car si on trouve un grand nombre de femmes maquilleuses, scriptes, monteuses et bien sûr comédiennes, des métiers du cinéma tels que la réalisation, la production, la caméra et la prise de son restent des domaines très masculins.
Le colloque qui sera organisé autour du thème central du festival permettra d’évaluer clairement la place des femmes africaines dans la profession et dans la création cinématographique et audiovisuelle aujourd’hui. Si au Cameroun nous avons le plaisir de voir émerger de réels talents tels que Yollande Ekoumou, Joséphine Ndagnou, Hélène Ebah, il n’en demeure pas moins qu’il est deux fois plus difficile pour une femme que pour un homme de se lancer dans le cinéma. Prendre conscience de ce problème nous permettrait sûrement d’influencer favorablement l’évolution de nos sociétés et de ce métier.

A six mois de l’évènement, où en êtes-vous pour ce qui est de l’organisation et de la programmation ?
Comme annoncé à la fin de l’édition 2007, la 12ème édition du festival Ecrans Noirs marque un tournant décisif tant au niveau de la programmation avec l’introduction de la compétition qu’au niveau de l’organisation générale. Nous avons déjà en sélection une vingtaine de films et clôturerons la liste de films en fin mars 2008, ce qui nous permettra de communiquer largement sur les films qui seront en compétition. Un formulaire de candidature est disponible sur notre site internet et aux bureaux de l’association Ecrans Noirs à la rue Ceper à Yaoundé.

On annonce pour le mois de février prochain des projections durant la fête de la jeunesse. Auront-elles un lien quelconque avec le festival Ecrans noirs ?
Le programme de projections pour les jeunes fait partie des Ecrans numériques qui font eux-mêmes partie des activités permanentes de l’Association. Nous savons qu’il est difficile de mobiliser tous les publics sur les lieux de déploiement pendant la semaine du festival, et avons à cet effet initié ce programme qui nous permet d’aller vers les gens là où ils se trouvent et de diffuser grâce à un matériel de vidéo projection, des films africains dans différentes villes du Cameroun. Pour les jeunes scolaires, nous allons dans les lycées et écoles pendant la fête de la jeunesse. Une dizaine de lycées et d’écoles seront sélectionnés à Yaoundé et Douala à cet effet.

Comme innovation majeure de cette 12ème édition en préparation, vous annoncez une compétition thématique. Qu’est-ce qui motive ce choix ?
Ce choix s’est presque imposé à nous comme une évidence car si pendant 11 ans le festival s’est déroulé sans compétition, où tous les types et genres pouvaient s’exprimer en toute liberté, il nous est apparu que l’intérêt pour les discussions autour de films ne suffisait plus aux réalisateurs qui avaient besoin de palmarès. La compétition permet également aux réalisateurs et comédiens présents de mieux communiquer sur leurs films et de participer ainsi à une meilleure médiatisation du festival.

Quels seront les prix mis en compétition?
Nous aurons à cet effet, pour la première édition, 5 prix : L’Ecran d’honneur qui existe depuis 2001 et qui récompense un professionnel du cinéma pour l’ensemble de son œuvre, l’Ecran d’or, qui est décerné au meilleur films long métrage, l’Ecran de l’espoir décerné à la meilleure première œuvre vidéo numérique, l’Ecran du court métrage décerné au meilleur court métrage et enfin, l’Ecran du meilleur scénario d’Afrique Centrale.

L’Ecran du meilleur scénario d’Afrique Centrale est un prix assez particulier par rapport aux autres, car il n’y a pas d’images à voir. Pouvez-vous nous en dire plus ?
L’une des graves lacunes du cinéma africain réside dans la faiblesse des scénarii. Si cette faiblesse pouvait être relevée au niveau de la quantité et de la qualité, cela permettrait aux nombreux jeunes qui écrivent de plus en plus de maîtriser les canons de l’écriture. Un concours de scénario sera lancé dès la mi décembre et les critères de participation seront disponibles sur notre site et dans nos locaux. Le meilleur scénario remportera un prix en numéraires et les cinq premiers participeront à une résidence d’écriture sur 21 jours en juillet 2008. Une bourse de développement sera accordée au projet le plus abouti à la fin de la résidence.

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