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Place aux consultations participatives

Tous les acteurs donnent leurs avis, du cadre d’administration de la ville au petit paysan du village.

Le processus de révision du Document de stratégie de réduction de la pauvreté est enclenché (DSRP). A terme, on aura un autre DSRP dit de deuxième génération. Il couvrira la période quinquennale 2008-2012. Les experts impliqués dans la rédaction de ce document expliquent que « la révision en cours respecte un processus participatif intégrant dans toutes ses étapes, tous les acteurs concernés par la réduction de la pauvreté ».

Les consultations participatives sont ainsi organisées depuis plusieurs jours dans l’ensemble du pays, la série ayant été ouverte à Yaoundé, il y a deux semaines environ. Toutes les provinces seront sillonnées. Les équipes sont constituées de facilitateurs et rapporteurs issus des administrations publiques et de la société civile. Les consultations sont menées auprès des groupes-cibles identifiés au préalable. Ces groupes sont constitués des représentants des administrations, du secteur privé, de la société civile, du syndicat et des couches défavorisées.

Dix huit équipes mènent les consultations dans les 58 département. A peu près 7.000 personnes seront consultées. Il est dit qu’elles ont été identifiées récemment. Leur choix aurait tenu compte de la couverture géographique et du critère genre "avec une attention particulière sur la représentativité des jeunes".

Les consultations sont des moments d’échanges d’informations sur les réalisations du gouvernement et de ses partenaires dans les localités concernées sur la période allant de 2003 à 2007 (période de mise en œuvre du DSRP de première génération). Les populations font elles-mêmes le bilan et formulent des propositions en vue de l’amélioration des stratégies et politiques retenues dans le premier DSRP. Elles suggèrent aussi des projets et programmes selon leurs priorités et susceptibles de leur garantir un mieux-être.

Les rapports à produire à l’issue des consultations devront bien faire ressortir le bilan de la mise en œuvre du DSRP dans la région telle que vécue par les populations, l’appréciation des participants sur les actions de réduction de la pauvreté dans leurs régions, les propositions de projets et programmes retenus, les suggestions en vue d’améliorer la politique menée par le gouvernement.

Jeanine FANKAM

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Le processus de révision du Document de stratégie de réduction de la pauvreté est enclenché (DSRP). A terme, on aura un autre DSRP dit de deuxième génération. Il couvrira la période quinquennale 2008-2012. Les experts impliqués dans la rédaction de ce document expliquent que « la révision en cours respecte un processus participatif intégrant dans toutes ses étapes, tous les acteurs concernés par la réduction de la pauvreté ».

Les consultations participatives sont ainsi organisées depuis plusieurs jours dans l’ensemble du pays, la série ayant été ouverte à Yaoundé, il y a deux semaines environ. Toutes les provinces seront sillonnées. Les équipes sont constituées de facilitateurs et rapporteurs issus des administrations publiques et de la société civile. Les consultations sont menées auprès des groupes-cibles identifiés au préalable. Ces groupes sont constitués des représentants des administrations, du secteur privé, de la société civile, du syndicat et des couches défavorisées.

Dix huit équipes mènent les consultations dans les 58 département. A peu près 7.000 personnes seront consultées. Il est dit qu’elles ont été identifiées récemment. Leur choix aurait tenu compte de la couverture géographique et du critère genre "avec une attention particulière sur la représentativité des jeunes".

Les consultations sont des moments d’échanges d’informations sur les réalisations du gouvernement et de ses partenaires dans les localités concernées sur la période allant de 2003 à 2007 (période de mise en œuvre du DSRP de première génération). Les populations font elles-mêmes le bilan et formulent des propositions en vue de l’amélioration des stratégies et politiques retenues dans le premier DSRP. Elles suggèrent aussi des projets et programmes selon leurs priorités et susceptibles de leur garantir un mieux-être.

Les rapports à produire à l’issue des consultations devront bien faire ressortir le bilan de la mise en œuvre du DSRP dans la région telle que vécue par les populations, l’appréciation des participants sur les actions de réduction de la pauvreté dans leurs régions, les propositions de projets et programmes retenus, les suggestions en vue d’améliorer la politique menée par le gouvernement.

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Les consultations participatives sont ainsi organisées depuis plusieurs jours dans l’ensemble du pays, la série ayant été ouverte à Yaoundé, il y a deux semaines environ. Toutes les provinces seront sillonnées. Les équipes sont constituées de facilitateurs et rapporteurs issus des administrations publiques et de la société civile. Les consultations sont menées auprès des groupes-cibles identifiés au préalable. Ces groupes sont constitués des représentants des administrations, du secteur privé, de la société civile, du syndicat et des couches défavorisées.

Dix huit équipes mènent les consultations dans les 58 département. A peu près 7.000 personnes seront consultées. Il est dit qu’elles ont été identifiées récemment. Leur choix aurait tenu compte de la couverture géographique et du critère genre "avec une attention particulière sur la représentativité des jeunes".

Les consultations sont des moments d’échanges d’informations sur les réalisations du gouvernement et de ses partenaires dans les localités concernées sur la période allant de 2003 à 2007 (période de mise en œuvre du DSRP de première génération). Les populations font elles-mêmes le bilan et formulent des propositions en vue de l’amélioration des stratégies et politiques retenues dans le premier DSRP. Elles suggèrent aussi des projets et programmes selon leurs priorités et susceptibles de leur garantir un mieux-être.

Les rapports à produire à l’issue des consultations devront bien faire ressortir le bilan de la mise en œuvre du DSRP dans la région telle que vécue par les populations, l’appréciation des participants sur les actions de réduction de la pauvreté dans leurs régions, les propositions de projets et programmes retenus, les suggestions en vue d’améliorer la politique menée par le gouvernement.

Jeanine FANKAM

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Les consultations participatives sont ainsi organisées depuis plusieurs jours dans l’ensemble du pays, la série ayant été ouverte à Yaoundé, il y a deux semaines environ. Toutes les provinces seront sillonnées. Les équipes sont constituées de facilitateurs et rapporteurs issus des administrations publiques et de la société civile. Les consultations sont menées auprès des groupes-cibles identifiés au préalable. Ces groupes sont constitués des représentants des administrations, du secteur privé, de la société civile, du syndicat et des couches défavorisées.

Dix huit équipes mènent les consultations dans les 58 département. A peu près 7.000 personnes seront consultées. Il est dit qu’elles ont été identifiées récemment. Leur choix aurait tenu compte de la couverture géographique et du critère genre "avec une attention particulière sur la représentativité des jeunes".

Les consultations sont des moments d’échanges d’informations sur les réalisations du gouvernement et de ses partenaires dans les localités concernées sur la période allant de 2003 à 2007 (période de mise en œuvre du DSRP de première génération). Les populations font elles-mêmes le bilan et formulent des propositions en vue de l’amélioration des stratégies et politiques retenues dans le premier DSRP. Elles suggèrent aussi des projets et programmes selon leurs priorités et susceptibles de leur garantir un mieux-être.

Les rapports à produire à l’issue des consultations devront bien faire ressortir le bilan de la mise en œuvre du DSRP dans la région telle que vécue par les populations, l’appréciation des participants sur les actions de réduction de la pauvreté dans leurs régions, les propositions de projets et programmes retenus, les suggestions en vue d’améliorer la politique menée par le gouvernement.

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Discours : L’imprécision comme mode

S’il indique clairement que la constitution sera modifiée, Paul Biya reste muet sur le calendrier de la mise en place des autres institutions et les attentes liées à une augmentation des salaires.
Jean Francis Belibi – S’il indique clairement que la constitution sera modifiée, Paul Biya est resté muet sur le calendrier de la mise en place des autres institutions.
C’est sans doute là où on l’attendait le moins (même si les dernières décisions prises sur le sujet montrent sa détermination à faire la lumière sur cette affaire), que Paul Biya a débuté son message de fin d’année par l’actualité à Bakassi. Les récents événements ayant coûté la vie à 21 éléments des forces de défense du Cameroun sur cette presqu’île camerounaise font donc à ce point, l’objet de préoccupation. Et pour cause, Paul Biya a tenu à ouvrir ses 27 minutes de discours de fin d’année (un record), par cette tuerie survenue le 12 novembre 2007. Le ton grave et l’air visiblement déterminé, le chef de l’Etat a tenu à dire la fermeté des autorités camerounaise à faire la lumière sur une affaire où lui-même semble visiblement convaincu de la non implication de la partie nigériane qui fait montre d’une grande disponibilité à tirer au clair cette histoire.

En attendant le résultat des enquêtes en cours des deux côtés, le président de la République annonce que "des précautions ont été prises pour qu’ils (les événements du 12 novembre 2007 ndlr) ne puissent plus se reproduire". Paul Biya est apparu ensuite assez précis sur le débat qui a cours en ce moment sur une éventuelle révision de la constitution du 18 janvier 1996. En déclarant, au sujet de l’article 6, alinéa 2 que "celui-ci apporte… une limitation à la volonté populaire, limitation qui s’accorde mal avec l’idée même de choix démocratique" il a clairement annoncé que "nous allons donc, dans cet esprit, réexaminer les dispositions de notre constitution qui mériteraient d’être harmonisées avec les avancées récentes de notre système".

Ma constitution
Une manière de couper court au débat, de se ranger du côté de ces "nombreux appels favorables à une révision" et de faire sienne, la position prise récemment par le comité central du Rdpc, la formation politique dont il est le président national. On l’a par contre entendu moins précis sur des sujets qui sont au centre des préoccupations de ses compatriotes aujourd’hui. C’est le cas en ce qui concerne la revalorisation des salaires où il annonce qu’au "cours des prochains mois, nous allons voir dans quelle mesure, les marges de manœuvres budgétaires nous permettent d’envisager le relèvement progressif des rémunérations de la fonction publique". Dans cette optique, de manière confuse, Paul Biya brandit comme action d’amélioration des conditions de vie des Camerounais, les avances de soldes accordées au moment où l’Etat tient gelé les rappels en mémoire de ses agents.

C’est le cas également en ce qui concerne la mise en place des autres institutions prévues dans la constitution de 1996. S’il affirme en effet que "Les décrets d’application (des lois sur la décentralisation ndlr) sont prêts et pourront prochainement être mis en œuvre… Il nous restera… à mettre en place le Sénat…Enfin nous donnerons sa forme définitive au Conseil constitutionnel", il ne donne par contre aucune indication sur le calendrier de la mise en place de ces institutions qui ont été prévues dans la modification constitutionnelle signalée plus haut. Des annonces qui ressemblent à s’y méprendre à celles des années antérieures. Un autre passage qui apparaissait également comme une redite, ce sont les difficultés sans cesse croissantes des populations pour leur approvisionnement en énergie électrique.

On le sait depuis, le Cameroun dispose du 2ème potentiel hydrologique du continent derrière la République démocratique du Congo. La pénurie constatée aujourd’hui et qui prive de nombreux foyers d’énergie électrique ne s’explique pas selon le président de la République. Le numéro un camerounais est surpris de ce que "des projets de barrages, de centrales électriques existent qui font depuis de nombreuses années l’objet de négociations" sans toutefois connaître le moindre aboutissement. Là aussi, on est quelque peu surpris de l’appel lancé par le chef de l’Etat au Gouvernement pour que l’on "passe à l’action, que les décisions soient prises, que les engagements soient tenus et qu’en cas de carence les conséquences en soient tirées". En déclarant qu’il est anormal "dans un pays qui dispose d’un potentiel hydro-électrique important…", Paul Biya fustige le peu de sérieux mis par les siens dans la recherche de solutions à ce problème qui, comme il le reconnaît finalement lui-même, a été à l’origine de mécontentements enregistrés à certains endroits du pays.

Réalisations
Sur le plan économique, le président de la République parle de 2007 comme d’une "année de transition entre une période de remise en ordre de nos finances publiques…", avec une amélioration de la gestion du budget de l’Etat. Une avancée qui selon Paul Biya a conduit à l’octroi des "avances de solde… aux agents de l’Etat…" et la prise d’un ensemble de mesures "pour lutter contre la hausse des prix…" Sur les chiffres de la croissance, le chef de l’Etat parle d’une probabilité de l’ordre de 4% en 2007, une estimation qui devrait être reconduite selon lui au cours de l’année qui commence. Une année où il souhaite voir ses collaborateurs sur le terrain des réalisations concrètes et non plus celui des "séminaires" et des "comités" et des "ateliers".
Un appel à la fin de l’inertie qui sonne comme une répétition sans effet du maître à ses élèves après les précédents. Le volet social a également été l’objet d’une grande attention comme il fallait s’y attendre.

En annonçant la poursuite des efforts du Gouvernement dans la "modernisation et la professionnalisation du système éducatif", Paul Biya fait part de mesures concrètes en ce qui concerne la prise en charge de certains maux sur le plan médical. "Je compte donner instruction au gouvernement de doter nos hôpitaux provinciaux qui n’en sont pas pourvus d’appareils de dialyse et de scanners afin de soulager les malades qui sont actuellement astreints à des déplacements longs et pénibles…"
Le chef de l’Etat a sans doute encore en mémoire la disparition en début d’année dernière de l’un de ses plus proches collaborateurs qui avait eu le malheur de se trouver en dehors de Yaoundé au moment où il avait été victime d’une attaque. Paul Biya sait-il seulement combien de ses compatriotes ont été terrassés par le même malaise avant ce 3 janvier 2007, et qui n’aurait même pas eu comme son proche collaborateur l’opportunité de bénéficier de ces soins.

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