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Constitution : L’Udc dépose sa proposition de loi



Le parti de Adamou Ndam Njoya suggère un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois à la présidence de la République.
Jean Francis Belibi


Il l’avait promis lors de sa dernière sortie devant les médias il y a une dizaine de jours. Adamou Ndam Njoya, le président national de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), vient de rendre public la proposition de loi de son parti portant révision de la Constitution du 18 janvier 1996. Une proposition de lois qui à en croire celui qui est aujourd’hui maire de la commune de Foumban a déjà été déposée à l’Assemblée nationale par le porte-parole des quatre députés de cette formation politique. Pour le président de l’Udc, cette proposition de loi est la suite logique " de l’avant projet de Constitution élaboré et rendu public par l’Udc en 1993 ". Il est notamment question, peut-on lire dans l’avant propos de ce document 22 articles et 12 titres, " d’asseoir la démocratie et la République grâce à une loi fondamentale répondant d’une part aux réalités et aux mutations que connaît notre monde d’aujourd’hui et, d’autre part à la vie et aux activités, des populations et des institutions, demandant des adaptations permanentes…"
Pour Adamou Ndam Njoya, le débat à l’heure actuelle est ailleurs car " les populations dans leur très grande majorité demandent cette modification… ", ce qui fait que pour lui, la révision de la Loi fondamentale " doit aussi être l’affaire de tout le monde… ".

La constitution de 1996 à en croire le président de l’Udc, la constitution de 1996 s’est largement inspirée des travaux de la Tripartite de novembre 1991, même si selon, " beaucoup de dispositions restent lettre morte, non appliquées… ". Il indique dans ce sens que " La Tripartite voulait la Cour des Comptes, le pouvoir en place a créé la Chambre des Comptes de la Cour Suprême ".
S’agissant donc de l’article 6 alinéa 2 limitant les mandats du président de la République à deux, il indique qu’il s’agit là de l’un des grands acquis de la Tripartite. Face à " certains militants du Rdpc " qui veulent aujourd’hui supprimer cette disposition " parce que les quatorze années ont vite passé ", le président de l’Udc invite " à privilégier et faire vivre les institutions pour le bonheur des êtres humains et ne pas sacrifier l’institution pour une personne ou un groupe… ". L’essentiel du débat selon lui est ailleurs, car " Il ne doit pas y avoir détournement de l’essentiel et on ne peut se laisser divertir par les appels pour réviser l’article 6 alinéa 2 et se laisser distraire par ceux qui s’affrontent autour de cet article "

Propositions
Dans le texte proposé au parlement, le préambule place le Cameroun sous la protection de Dieu. Il n’est plus question de " populations autochtones ", mais des " héritages culturels " à protéger . Ainsi, au lieu de " L’Etat assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones conformément à la loi ", l’Udc propose " L’Etat assure l’intégration des populations dans le respect des diversités linguistiques et culturelles et des droits relevant des héritages ancestraux ". Au rang des institutions qui sont appelées à voir le jour, il y a la Cour des Comptes qui " vient compléter l’arsenal des institutions judiciaires”. Sur le rôle du président de la République, la proposition de l’Udc supprime le volet qui indique que celui-ci " définit la politique de la nation ", cette prérogative revenant désormais au " Gouvernement (qui) met en œuvre la politique de la Nation telle qu’elle ressort du Programme du parti ou des partis politique(s) réunissant la majorité lors des élections législatives et ayant fait l’objet de Déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale par le Premier ministre ". Le président de la République est désormais " élu au suffrage universel direct, égal et secret au scrutin majoritaire à deux tours ".

Sur la durée du mandat présidentiel on peut lire dans le document proposé par cette formation politique que " Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une fois". Sur la vacance à la tête de l’Etat, il est proposé que " L’élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu trente (30) jours au moins et soixante (60) au plus après l’ouverture de la vacance ", au lieu des 20 et 40 jours dans la loi de 1996. On note un renforcement des pouvoirs du Premier ministre, chef du Gouvernement qui partage avec le président de la République, l’exercice d’un certain nombre de prérogatives, notamment en ce qui concerne les nominations aux emplois civils et militaires. Il a, à travers le Gouvernement qu’il dirige et qui est issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale, l’initiative des lois. Au niveau du judiciaire, on constate que " la Cour Suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière judiciaire et administrative ". Elle comprend pour cela une Chambre Judiciaire et une chambre Administrative, alors que " la Cour des Comptes est la plus haute juridiction en matière de jugement des Comptes et de la Gestion ".
Reste maintenant à voir quelle suite sera réservée à cette proposition de cette formation politique qui ne compte que quatre partis politiques à l’Assemblée nationale, face au mastodonte Rdpc avec ses 152 élus

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Le parti de Adamou Ndam Njoya suggère un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois à la présidence de la République.
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Il l’avait promis lors de sa dernière sortie devant les médias il y a une dizaine de jours. Adamou Ndam Njoya, le président national de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), vient de rendre public la proposition de loi de son parti portant révision de la Constitution du 18 janvier 1996. Une proposition de lois qui à en croire celui qui est aujourd’hui maire de la commune de Foumban a déjà été déposée à l’Assemblée nationale par le porte-parole des quatre députés de cette formation politique. Pour le président de l’Udc, cette proposition de loi est la suite logique " de l’avant projet de Constitution élaboré et rendu public par l’Udc en 1993 ". Il est notamment question, peut-on lire dans l’avant propos de ce document 22 articles et 12 titres, " d’asseoir la démocratie et la République grâce à une loi fondamentale répondant d’une part aux réalités et aux mutations que connaît notre monde d’aujourd’hui et, d’autre part à la vie et aux activités, des populations et des institutions, demandant des adaptations permanentes…"
Pour Adamou Ndam Njoya, le débat à l’heure actuelle est ailleurs car " les populations dans leur très grande majorité demandent cette modification… ", ce qui fait que pour lui, la révision de la Loi fondamentale " doit aussi être l’affaire de tout le monde… ".

La constitution de 1996 à en croire le président de l’Udc, la constitution de 1996 s’est largement inspirée des travaux de la Tripartite de novembre 1991, même si selon, " beaucoup de dispositions restent lettre morte, non appliquées… ". Il indique dans ce sens que " La Tripartite voulait la Cour des Comptes, le pouvoir en place a créé la Chambre des Comptes de la Cour Suprême ".
S’agissant donc de l’article 6 alinéa 2 limitant les mandats du président de la République à deux, il indique qu’il s’agit là de l’un des grands acquis de la Tripartite. Face à " certains militants du Rdpc " qui veulent aujourd’hui supprimer cette disposition " parce que les quatorze années ont vite passé ", le président de l’Udc invite " à privilégier et faire vivre les institutions pour le bonheur des êtres humains et ne pas sacrifier l’institution pour une personne ou un groupe… ". L’essentiel du débat selon lui est ailleurs, car " Il ne doit pas y avoir détournement de l’essentiel et on ne peut se laisser divertir par les appels pour réviser l’article 6 alinéa 2 et se laisser distraire par ceux qui s’affrontent autour de cet article "

Propositions
Dans le texte proposé au parlement, le préambule place le Cameroun sous la protection de Dieu. Il n’est plus question de " populations autochtones ", mais des " héritages culturels " à protéger . Ainsi, au lieu de " L’Etat assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones conformément à la loi ", l’Udc propose " L’Etat assure l’intégration des populations dans le respect des diversités linguistiques et culturelles et des droits relevant des héritages ancestraux ". Au rang des institutions qui sont appelées à voir le jour, il y a la Cour des Comptes qui " vient compléter l’arsenal des institutions judiciaires”. Sur le rôle du président de la République, la proposition de l’Udc supprime le volet qui indique que celui-ci " définit la politique de la nation ", cette prérogative revenant désormais au " Gouvernement (qui) met en œuvre la politique de la Nation telle qu’elle ressort du Programme du parti ou des partis politique(s) réunissant la majorité lors des élections législatives et ayant fait l’objet de Déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale par le Premier ministre ". Le président de la République est désormais " élu au suffrage universel direct, égal et secret au scrutin majoritaire à deux tours ".

Sur la durée du mandat présidentiel on peut lire dans le document proposé par cette formation politique que " Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une fois". Sur la vacance à la tête de l’Etat, il est proposé que " L’élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu trente (30) jours au moins et soixante (60) au plus après l’ouverture de la vacance ", au lieu des 20 et 40 jours dans la loi de 1996. On note un renforcement des pouvoirs du Premier ministre, chef du Gouvernement qui partage avec le président de la République, l’exercice d’un certain nombre de prérogatives, notamment en ce qui concerne les nominations aux emplois civils et militaires. Il a, à travers le Gouvernement qu’il dirige et qui est issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale, l’initiative des lois. Au niveau du judiciaire, on constate que " la Cour Suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière judiciaire et administrative ". Elle comprend pour cela une Chambre Judiciaire et une chambre Administrative, alors que " la Cour des Comptes est la plus haute juridiction en matière de jugement des Comptes et de la Gestion ".
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Pour Adamou Ndam Njoya, le débat à l’heure actuelle est ailleurs car " les populations dans leur très grande majorité demandent cette modification… ", ce qui fait que pour lui, la révision de la Loi fondamentale " doit aussi être l’affaire de tout le monde… ".

La constitution de 1996 à en croire le président de l’Udc, la constitution de 1996 s’est largement inspirée des travaux de la Tripartite de novembre 1991, même si selon, " beaucoup de dispositions restent lettre morte, non appliquées… ". Il indique dans ce sens que " La Tripartite voulait la Cour des Comptes, le pouvoir en place a créé la Chambre des Comptes de la Cour Suprême ".
S’agissant donc de l’article 6 alinéa 2 limitant les mandats du président de la République à deux, il indique qu’il s’agit là de l’un des grands acquis de la Tripartite. Face à " certains militants du Rdpc " qui veulent aujourd’hui supprimer cette disposition " parce que les quatorze années ont vite passé ", le président de l’Udc invite " à privilégier et faire vivre les institutions pour le bonheur des êtres humains et ne pas sacrifier l’institution pour une personne ou un groupe… ". L’essentiel du débat selon lui est ailleurs, car " Il ne doit pas y avoir détournement de l’essentiel et on ne peut se laisser divertir par les appels pour réviser l’article 6 alinéa 2 et se laisser distraire par ceux qui s’affrontent autour de cet article "

Propositions
Dans le texte proposé au parlement, le préambule place le Cameroun sous la protection de Dieu. Il n’est plus question de " populations autochtones ", mais des " héritages culturels " à protéger . Ainsi, au lieu de " L’Etat assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones conformément à la loi ", l’Udc propose " L’Etat assure l’intégration des populations dans le respect des diversités linguistiques et culturelles et des droits relevant des héritages ancestraux ". Au rang des institutions qui sont appelées à voir le jour, il y a la Cour des Comptes qui " vient compléter l’arsenal des institutions judiciaires”. Sur le rôle du président de la République, la proposition de l’Udc supprime le volet qui indique que celui-ci " définit la politique de la nation ", cette prérogative revenant désormais au " Gouvernement (qui) met en œuvre la politique de la Nation telle qu’elle ressort du Programme du parti ou des partis politique(s) réunissant la majorité lors des élections législatives et ayant fait l’objet de Déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale par le Premier ministre ". Le président de la République est désormais " élu au suffrage universel direct, égal et secret au scrutin majoritaire à deux tours ".

Sur la durée du mandat présidentiel on peut lire dans le document proposé par cette formation politique que " Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une fois". Sur la vacance à la tête de l’Etat, il est proposé que " L’élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu trente (30) jours au moins et soixante (60) au plus après l’ouverture de la vacance ", au lieu des 20 et 40 jours dans la loi de 1996. On note un renforcement des pouvoirs du Premier ministre, chef du Gouvernement qui partage avec le président de la République, l’exercice d’un certain nombre de prérogatives, notamment en ce qui concerne les nominations aux emplois civils et militaires. Il a, à travers le Gouvernement qu’il dirige et qui est issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale, l’initiative des lois. Au niveau du judiciaire, on constate que " la Cour Suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière judiciaire et administrative ". Elle comprend pour cela une Chambre Judiciaire et une chambre Administrative, alors que " la Cour des Comptes est la plus haute juridiction en matière de jugement des Comptes et de la Gestion ".
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Le parti de Adamou Ndam Njoya suggère un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois à la présidence de la République.
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Il l’avait promis lors de sa dernière sortie devant les médias il y a une dizaine de jours. Adamou Ndam Njoya, le président national de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), vient de rendre public la proposition de loi de son parti portant révision de la Constitution du 18 janvier 1996. Une proposition de lois qui à en croire celui qui est aujourd’hui maire de la commune de Foumban a déjà été déposée à l’Assemblée nationale par le porte-parole des quatre députés de cette formation politique. Pour le président de l’Udc, cette proposition de loi est la suite logique " de l’avant projet de Constitution élaboré et rendu public par l’Udc en 1993 ". Il est notamment question, peut-on lire dans l’avant propos de ce document 22 articles et 12 titres, " d’asseoir la démocratie et la République grâce à une loi fondamentale répondant d’une part aux réalités et aux mutations que connaît notre monde d’aujourd’hui et, d’autre part à la vie et aux activités, des populations et des institutions, demandant des adaptations permanentes…"
Pour Adamou Ndam Njoya, le débat à l’heure actuelle est ailleurs car " les populations dans leur très grande majorité demandent cette modification… ", ce qui fait que pour lui, la révision de la Loi fondamentale " doit aussi être l’affaire de tout le monde… ".

La constitution de 1996 à en croire le président de l’Udc, la constitution de 1996 s’est largement inspirée des travaux de la Tripartite de novembre 1991, même si selon, " beaucoup de dispositions restent lettre morte, non appliquées… ". Il indique dans ce sens que " La Tripartite voulait la Cour des Comptes, le pouvoir en place a créé la Chambre des Comptes de la Cour Suprême ".
S’agissant donc de l’article 6 alinéa 2 limitant les mandats du président de la République à deux, il indique qu’il s’agit là de l’un des grands acquis de la Tripartite. Face à " certains militants du Rdpc " qui veulent aujourd’hui supprimer cette disposition " parce que les quatorze années ont vite passé ", le président de l’Udc invite " à privilégier et faire vivre les institutions pour le bonheur des êtres humains et ne pas sacrifier l’institution pour une personne ou un groupe… ". L’essentiel du débat selon lui est ailleurs, car " Il ne doit pas y avoir détournement de l’essentiel et on ne peut se laisser divertir par les appels pour réviser l’article 6 alinéa 2 et se laisser distraire par ceux qui s’affrontent autour de cet article "

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Dans le texte proposé au parlement, le préambule place le Cameroun sous la protection de Dieu. Il n’est plus question de " populations autochtones ", mais des " héritages culturels " à protéger . Ainsi, au lieu de " L’Etat assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones conformément à la loi ", l’Udc propose " L’Etat assure l’intégration des populations dans le respect des diversités linguistiques et culturelles et des droits relevant des héritages ancestraux ". Au rang des institutions qui sont appelées à voir le jour, il y a la Cour des Comptes qui " vient compléter l’arsenal des institutions judiciaires”. Sur le rôle du président de la République, la proposition de l’Udc supprime le volet qui indique que celui-ci " définit la politique de la nation ", cette prérogative revenant désormais au " Gouvernement (qui) met en œuvre la politique de la Nation telle qu’elle ressort du Programme du parti ou des partis politique(s) réunissant la majorité lors des élections législatives et ayant fait l’objet de Déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale par le Premier ministre ". Le président de la République est désormais " élu au suffrage universel direct, égal et secret au scrutin majoritaire à deux tours ".

Sur la durée du mandat présidentiel on peut lire dans le document proposé par cette formation politique que " Le Président de la République est élu pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une fois". Sur la vacance à la tête de l’Etat, il est proposé que " L’élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu trente (30) jours au moins et soixante (60) au plus après l’ouverture de la vacance ", au lieu des 20 et 40 jours dans la loi de 1996. On note un renforcement des pouvoirs du Premier ministre, chef du Gouvernement qui partage avec le président de la République, l’exercice d’un certain nombre de prérogatives, notamment en ce qui concerne les nominations aux emplois civils et militaires. Il a, à travers le Gouvernement qu’il dirige et qui est issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale, l’initiative des lois. Au niveau du judiciaire, on constate que " la Cour Suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière judiciaire et administrative ". Elle comprend pour cela une Chambre Judiciaire et une chambre Administrative, alors que " la Cour des Comptes est la plus haute juridiction en matière de jugement des Comptes et de la Gestion ".
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Tom Yom’s : Les artistes témoignent

Bantou Posi
Rachel Tsoungui
Joé Mboulè
Jean Dikoto Madenguè –
Bantou Posi
“ Tom était plus qu’un grand frère, c’était notre père ”
Nous avons perdu une grande partie de nous-mêmes. C’est grâce à Tom Yom’s que nous sommes connus aujourd’hui au Cameroun et même au-delà. Il a sacrifié de son temps pour nous encadrer, comme il l’a fait pour beaucoup d’autres groupes et artistes isolés. C’est la culture camerounaise entière qui est amputée d’un de ses membres les plus influents. Nous l’avons rencontré pour la première fois, en compagnie de M. Sack du Collège des Nations. Tom nous a entendu chanter. Il a crié : “ Vous chantez merveilleusement bien ”. Ensuite nous sommes retrouvés à Contact médias. C’est là qu’il a décidé de nous produire. Notre premier album, en 2001, porte sa griffe. Il a conçu la maquette gratuitement. Nous avons ensuite sorti un deuxième opus, produit par quelqu’un d’autre. Et c’est encore Tom Yom’s qui devait produire notre troisième album qui était en chantier. Nous devrions retourner à Paris en septembre le rencontrer. Mais son état de santé nous a amenés à repousser la date, dans l’espoir qu’il serait bientôt remis sur pied. Malheureusement, il vient de nous quitter. Tom était plus qu’un aîné pour nous. C’était notre père.

Rachel Tsoungui
“ C’était un grand monsieur ”

L’émotion est évidente et immense. Mais alors comment la traduire, comment l’exprimer ? Tom et moi nous nous sommes rencontrés sur un combat. Nous avons appris à mieux nous connaître. Nous partagions les mêmes préoccupations quant au sort des artistes camerounais. C’est quelqu’un qui avait le sens du respect de la parole donnée. Quand il avait donné un rendez-vous, il l’honorait toujours. C’est le genre de personne sur qui on sait pouvoir compter. Il donnait son amitié pour de bon, il ne changeait pas. C’était un monsieur, un grand monsieur.

Joé Mboulè
“ Il faut pérenniser son œuvre ”

Tom et moi avions de très bonnes relations. D’abord, je l’ai vu grandir, alors qu’il habitait du côté du cimetière de Ngodi, je l’ai vu débuter le métier dans les années 70, au moment où je quittais le Cameroun pour la France. Ensuite, c’est moi qui l’ai accueilli à son retour au Cameroun, au milieu des années 80. C’est quelqu’un qui était perfectionniste, qui avait à cœur d’être un grand artiste. Et je crois qu’il y était parvenu dans une certaine mesure. Il a aidé beaucoup de jeunes musiciens à émerger parce qu’il avait pris conscience très tôt que si l’on ne prépare pas la relève, la chanson et la musique camerounaises vont mourir. Sa disparition est certes un coup dur pour la culture de notre pays. Mais, je suis optimiste. Je sais qu’il avait réussi à constituer toute une équipe solide autour de lui, à commencer par son épouse Dinaly. Je sais que cette équipe relèvera le défi en pérennisant son œuvre, ne serait-ce que pour la mémoire de Tom.

Jean Dikoto Madenguè
“ Il forçait du respect dans la profession ”

J’ai offert à Tom Yom’s sa première guitare sèche, parce qu’il s’intéressait à la musique, même s’il n’était pas encore artiste. Je l’ai accompagné dans certains morceaux comme bassiste. Nous avions de très bons rapports. Il avait réussi à s’imposer comme un auteur compositeur arrangeur et producteur de talent. Il forçait du respect dans la profession. Des artistes de sa trempe, il y en a très peu dans le métier. 

Par Propos recueillis par Jean-Célestin EDJA NGUE
Le 04-01-2008

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