Non classé

Des étudiants en désaccord avec Tchiroma

Révision

Certains étudiants veulent à tout prix le départ de Paul Biya en 2011

Sandrine Ngango a particulièrement été amère vis-à-vis de Paul Biya samedi dernier, au cours de l’échange organisé par Issa Tchiroma à Ngaoundéré. En sa qualité de porte parole du Cercle des étudiants unis pour l’éthique et la transparence, elle déclare que la révision de la Constitution est une bonne chose. Néanmoins, que le chef de l’Etat sache qu’il n’a plus le droit de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Car, soutient-elle, il a laissé piller les caisses de l’Etat et prospérer le chômage. "Depuis 25 ans, il conjugue tous les verbes au futur. Nous demandons son départ parce que quand la tête est malade, tout le corps en souffre. Or si la tête change, le corps changera également".
Face à cette déclaration musclée, le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) n’a plus tenu assis. Il s’est même transformé séance tenante en mathématicien…politique. Et d’affirmer qu’en politique, 2 +2 ne font pas toujours 4. " Si M. Biya quitte le pouvoir tel que vous le demandez, ce sera le chaos. Faites comprendre à vos camarades que le chef de l’Etat n’est là que pour porter les rêves et les utopies du peuple. Après la crise de 1987, notre pays a perdu sa souveraineté économique. Il était sous la coupe des institutions financières internationales. Celles-ci décidaient de lui administrer des doses homéopathiques, des doses de cheval ou de procéder à des amputations sans anesthésie. L’Etat ne pouvait plus honorer ses engagements. Avec l’atteinte du point d’achèvement, c’est le moment de le faire. En accordant par exemple des crédits aux jeunes en quête d’emplois, car la fonction publique ne peut plus les absorber tous", indique le patron du Fsnc. Toujours est-il que la plupart des intervenants dans la salle ont plaidé pour l’alternance en 2011. Comme à Yaoundé le 20 février 2008, Tchiroma soutient, pour sa part mordicus, qu’il faut toiletter la Loi fondamentale et prolonger le bail de Paul Biya à la magistrature suprême. Il brandit notamment les menaces que font peser la nébuleuse G11 (Génération 2011) sur la stabilité de l’Etat : "Tous ceux qui ont détroussé le peuple et qui disposent d’un trésor de guerre colossal se lanceront dans un activisme politique destabilisant. Ils savent qu’un Cameroun en paix est une menace pour leurs libertés individuelles et pour les biens qu’ils ont indûment amassés. Seul le désordre peut leur servir de refuge. Ils risquent de dépenser sans compter pour une fin de règne invivable".

Bluff politique
Ironisant sur l’éternité en politique, Tchiroma assène que le plafond de l’actuel chef de l’Etat tourne autour de 80 ans. "Nous n’allons pas tout de même lui faire la guerre pour cinq ans de plus". En outre, le leader du Fsnc pense qu’il revient au peuple de reprendre sa souveraineté pour choisir ses dirigeants. "Chaque peuple a le chef qu’il se donne par action ou par omission". Pour lui, un homme politique doit être un visionnaire. "Lorsque l’avenir de la Nation est en jeu, on met de côté les intérêts partisans". Tout en s’obstinant à dire qu’il n’est pas passé à la caisse, Tchiroma se félicite des mesures prises par le chef de l’Etat pour atténuer les souffrances des Camerounais. S’agissant des accusations portées sur le principal leader de l’opposition après les émeutes de février dernier, il est d’avis que s’il n y a pas de preuves, c’est un procès en sorcellerie ou simplement du bluff politique. En rapport avec la crise de la Camair, l’ex-président du conseil d’administration de cette compagnie explique que la Cameroon Airlines n’est pas privatisable. C’est un cadeau empoisonné en raison du poids de sa dette. Résultat de l’incompétence des hommes qui l’ont dirigée et de la gabegie ambiante. Il faut restructurer sa dette pour envisager une sortie de crise, conclut-il. A l’entame de cet "échange avec les intellectuels", une minute de silence a été observée en hommage aux morts de Bakassi et aux "jeunes Camerounais qui sont tombés sur le champ de la construction nationale" le mois dernier. 

Par Georges Alain BOYOMO

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Sandrine Ngango a particulièrement été amère vis-à-vis de Paul Biya samedi dernier, au cours de l’échange organisé par Issa Tchiroma à Ngaoundéré. En sa qualité de porte parole du Cercle des étudiants unis pour l’éthique et la transparence, elle déclare que la révision de la Constitution est une bonne chose. Néanmoins, que le chef de l’Etat sache qu’il n’a plus le droit de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Car, soutient-elle, il a laissé piller les caisses de l’Etat et prospérer le chômage. "Depuis 25 ans, il conjugue tous les verbes au futur. Nous demandons son départ parce que quand la tête est malade, tout le corps en souffre. Or si la tête change, le corps changera également".
Face à cette déclaration musclée, le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) n’a plus tenu assis. Il s’est même transformé séance tenante en mathématicien…politique. Et d’affirmer qu’en politique, 2 +2 ne font pas toujours 4. " Si M. Biya quitte le pouvoir tel que vous le demandez, ce sera le chaos. Faites comprendre à vos camarades que le chef de l’Etat n’est là que pour porter les rêves et les utopies du peuple. Après la crise de 1987, notre pays a perdu sa souveraineté économique. Il était sous la coupe des institutions financières internationales. Celles-ci décidaient de lui administrer des doses homéopathiques, des doses de cheval ou de procéder à des amputations sans anesthésie. L’Etat ne pouvait plus honorer ses engagements. Avec l’atteinte du point d’achèvement, c’est le moment de le faire. En accordant par exemple des crédits aux jeunes en quête d’emplois, car la fonction publique ne peut plus les absorber tous", indique le patron du Fsnc. Toujours est-il que la plupart des intervenants dans la salle ont plaidé pour l’alternance en 2011. Comme à Yaoundé le 20 février 2008, Tchiroma soutient, pour sa part mordicus, qu’il faut toiletter la Loi fondamentale et prolonger le bail de Paul Biya à la magistrature suprême. Il brandit notamment les menaces que font peser la nébuleuse G11 (Génération 2011) sur la stabilité de l’Etat : "Tous ceux qui ont détroussé le peuple et qui disposent d’un trésor de guerre colossal se lanceront dans un activisme politique destabilisant. Ils savent qu’un Cameroun en paix est une menace pour leurs libertés individuelles et pour les biens qu’ils ont indûment amassés. Seul le désordre peut leur servir de refuge. Ils risquent de dépenser sans compter pour une fin de règne invivable".

Bluff politique
Ironisant sur l’éternité en politique, Tchiroma assène que le plafond de l’actuel chef de l’Etat tourne autour de 80 ans. "Nous n’allons pas tout de même lui faire la guerre pour cinq ans de plus". En outre, le leader du Fsnc pense qu’il revient au peuple de reprendre sa souveraineté pour choisir ses dirigeants. "Chaque peuple a le chef qu’il se donne par action ou par omission". Pour lui, un homme politique doit être un visionnaire. "Lorsque l’avenir de la Nation est en jeu, on met de côté les intérêts partisans". Tout en s’obstinant à dire qu’il n’est pas passé à la caisse, Tchiroma se félicite des mesures prises par le chef de l’Etat pour atténuer les souffrances des Camerounais. S’agissant des accusations portées sur le principal leader de l’opposition après les émeutes de février dernier, il est d’avis que s’il n y a pas de preuves, c’est un procès en sorcellerie ou simplement du bluff politique. En rapport avec la crise de la Camair, l’ex-président du conseil d’administration de cette compagnie explique que la Cameroon Airlines n’est pas privatisable. C’est un cadeau empoisonné en raison du poids de sa dette. Résultat de l’incompétence des hommes qui l’ont dirigée et de la gabegie ambiante. Il faut restructurer sa dette pour envisager une sortie de crise, conclut-il. A l’entame de cet "échange avec les intellectuels", une minute de silence a été observée en hommage aux morts de Bakassi et aux "jeunes Camerounais qui sont tombés sur le champ de la construction nationale" le mois dernier. 

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Sandrine Ngango a particulièrement été amère vis-à-vis de Paul Biya samedi dernier, au cours de l’échange organisé par Issa Tchiroma à Ngaoundéré. En sa qualité de porte parole du Cercle des étudiants unis pour l’éthique et la transparence, elle déclare que la révision de la Constitution est une bonne chose. Néanmoins, que le chef de l’Etat sache qu’il n’a plus le droit de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Car, soutient-elle, il a laissé piller les caisses de l’Etat et prospérer le chômage. "Depuis 25 ans, il conjugue tous les verbes au futur. Nous demandons son départ parce que quand la tête est malade, tout le corps en souffre. Or si la tête change, le corps changera également".
Face à cette déclaration musclée, le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) n’a plus tenu assis. Il s’est même transformé séance tenante en mathématicien…politique. Et d’affirmer qu’en politique, 2 +2 ne font pas toujours 4. " Si M. Biya quitte le pouvoir tel que vous le demandez, ce sera le chaos. Faites comprendre à vos camarades que le chef de l’Etat n’est là que pour porter les rêves et les utopies du peuple. Après la crise de 1987, notre pays a perdu sa souveraineté économique. Il était sous la coupe des institutions financières internationales. Celles-ci décidaient de lui administrer des doses homéopathiques, des doses de cheval ou de procéder à des amputations sans anesthésie. L’Etat ne pouvait plus honorer ses engagements. Avec l’atteinte du point d’achèvement, c’est le moment de le faire. En accordant par exemple des crédits aux jeunes en quête d’emplois, car la fonction publique ne peut plus les absorber tous", indique le patron du Fsnc. Toujours est-il que la plupart des intervenants dans la salle ont plaidé pour l’alternance en 2011. Comme à Yaoundé le 20 février 2008, Tchiroma soutient, pour sa part mordicus, qu’il faut toiletter la Loi fondamentale et prolonger le bail de Paul Biya à la magistrature suprême. Il brandit notamment les menaces que font peser la nébuleuse G11 (Génération 2011) sur la stabilité de l’Etat : "Tous ceux qui ont détroussé le peuple et qui disposent d’un trésor de guerre colossal se lanceront dans un activisme politique destabilisant. Ils savent qu’un Cameroun en paix est une menace pour leurs libertés individuelles et pour les biens qu’ils ont indûment amassés. Seul le désordre peut leur servir de refuge. Ils risquent de dépenser sans compter pour une fin de règne invivable".

Bluff politique
Ironisant sur l’éternité en politique, Tchiroma assène que le plafond de l’actuel chef de l’Etat tourne autour de 80 ans. "Nous n’allons pas tout de même lui faire la guerre pour cinq ans de plus". En outre, le leader du Fsnc pense qu’il revient au peuple de reprendre sa souveraineté pour choisir ses dirigeants. "Chaque peuple a le chef qu’il se donne par action ou par omission". Pour lui, un homme politique doit être un visionnaire. "Lorsque l’avenir de la Nation est en jeu, on met de côté les intérêts partisans". Tout en s’obstinant à dire qu’il n’est pas passé à la caisse, Tchiroma se félicite des mesures prises par le chef de l’Etat pour atténuer les souffrances des Camerounais. S’agissant des accusations portées sur le principal leader de l’opposition après les émeutes de février dernier, il est d’avis que s’il n y a pas de preuves, c’est un procès en sorcellerie ou simplement du bluff politique. En rapport avec la crise de la Camair, l’ex-président du conseil d’administration de cette compagnie explique que la Cameroon Airlines n’est pas privatisable. C’est un cadeau empoisonné en raison du poids de sa dette. Résultat de l’incompétence des hommes qui l’ont dirigée et de la gabegie ambiante. Il faut restructurer sa dette pour envisager une sortie de crise, conclut-il. A l’entame de cet "échange avec les intellectuels", une minute de silence a été observée en hommage aux morts de Bakassi et aux "jeunes Camerounais qui sont tombés sur le champ de la construction nationale" le mois dernier. 

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Certains étudiants veulent à tout prix le départ de Paul Biya en 2011

Sandrine Ngango a particulièrement été amère vis-à-vis de Paul Biya samedi dernier, au cours de l’échange organisé par Issa Tchiroma à Ngaoundéré. En sa qualité de porte parole du Cercle des étudiants unis pour l’éthique et la transparence, elle déclare que la révision de la Constitution est une bonne chose. Néanmoins, que le chef de l’Etat sache qu’il n’a plus le droit de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Car, soutient-elle, il a laissé piller les caisses de l’Etat et prospérer le chômage. "Depuis 25 ans, il conjugue tous les verbes au futur. Nous demandons son départ parce que quand la tête est malade, tout le corps en souffre. Or si la tête change, le corps changera également".
Face à cette déclaration musclée, le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) n’a plus tenu assis. Il s’est même transformé séance tenante en mathématicien…politique. Et d’affirmer qu’en politique, 2 +2 ne font pas toujours 4. " Si M. Biya quitte le pouvoir tel que vous le demandez, ce sera le chaos. Faites comprendre à vos camarades que le chef de l’Etat n’est là que pour porter les rêves et les utopies du peuple. Après la crise de 1987, notre pays a perdu sa souveraineté économique. Il était sous la coupe des institutions financières internationales. Celles-ci décidaient de lui administrer des doses homéopathiques, des doses de cheval ou de procéder à des amputations sans anesthésie. L’Etat ne pouvait plus honorer ses engagements. Avec l’atteinte du point d’achèvement, c’est le moment de le faire. En accordant par exemple des crédits aux jeunes en quête d’emplois, car la fonction publique ne peut plus les absorber tous", indique le patron du Fsnc. Toujours est-il que la plupart des intervenants dans la salle ont plaidé pour l’alternance en 2011. Comme à Yaoundé le 20 février 2008, Tchiroma soutient, pour sa part mordicus, qu’il faut toiletter la Loi fondamentale et prolonger le bail de Paul Biya à la magistrature suprême. Il brandit notamment les menaces que font peser la nébuleuse G11 (Génération 2011) sur la stabilité de l’Etat : "Tous ceux qui ont détroussé le peuple et qui disposent d’un trésor de guerre colossal se lanceront dans un activisme politique destabilisant. Ils savent qu’un Cameroun en paix est une menace pour leurs libertés individuelles et pour les biens qu’ils ont indûment amassés. Seul le désordre peut leur servir de refuge. Ils risquent de dépenser sans compter pour une fin de règne invivable".

Bluff politique
Ironisant sur l’éternité en politique, Tchiroma assène que le plafond de l’actuel chef de l’Etat tourne autour de 80 ans. "Nous n’allons pas tout de même lui faire la guerre pour cinq ans de plus". En outre, le leader du Fsnc pense qu’il revient au peuple de reprendre sa souveraineté pour choisir ses dirigeants. "Chaque peuple a le chef qu’il se donne par action ou par omission". Pour lui, un homme politique doit être un visionnaire. "Lorsque l’avenir de la Nation est en jeu, on met de côté les intérêts partisans". Tout en s’obstinant à dire qu’il n’est pas passé à la caisse, Tchiroma se félicite des mesures prises par le chef de l’Etat pour atténuer les souffrances des Camerounais. S’agissant des accusations portées sur le principal leader de l’opposition après les émeutes de février dernier, il est d’avis que s’il n y a pas de preuves, c’est un procès en sorcellerie ou simplement du bluff politique. En rapport avec la crise de la Camair, l’ex-président du conseil d’administration de cette compagnie explique que la Cameroon Airlines n’est pas privatisable. C’est un cadeau empoisonné en raison du poids de sa dette. Résultat de l’incompétence des hommes qui l’ont dirigée et de la gabegie ambiante. Il faut restructurer sa dette pour envisager une sortie de crise, conclut-il. A l’entame de cet "échange avec les intellectuels", une minute de silence a été observée en hommage aux morts de Bakassi et aux "jeunes Camerounais qui sont tombés sur le champ de la construction nationale" le mois dernier. 

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Infrastructures culturelles

Un vent nouveau souffle sur la culture camerounaise. Contrairement au vent de l’Esprit, on sait d’où il vient quoiqu’on ignore encore jusqu’où il ira.
Par Marcellin Vounda Etoa* – Il y a en effet fort longtemps qu’on n’avait plus lu dans la presse nationale un article disant du bien des instances en charge de la vie culturelle nationale. Sans qu’ils se soient passés le mot, des journaux dont la dureté du ton et la virulence des commentaires avait fini pas faire penser à un acharnement en viennent à prêcher l’espoir.
Du côté des artistes, l’esprit semble également en nette mutation. Manu Dibango, lors de la célébration de ses cinquante ans de carrière, a ainsi su éviter tous les pièges des questions des medias qui tentaient de remettre à l’ordre du jour ses déboires de la CMC et son différend avec l’ancien ministre de la culture. Le nombre d’artistes venus faire chorus avec le père du Soul Makossa samedi dernier au Musée National est un autre signe que les bas sentiments d’égoïsme, de jalousie… sont en train d’être dominés dans un univers où les ego sont généralement surdimensionnés. Il était temps que les artistes comprennent que chacun d’eux porte en lui la forme entière de la condition de ce corps de métiers. Ils auraient eu tort de continuer à confondre Manu Dibango et Emmanuel Njoke Dibango et de ne pas voir en la célébration de Manu, celle de tous ceux d’entre eux qui, talentueux et sérieux, se dévoue au travail. Par-delà la personne de Manu, en effet, ce qui a été célébré, c’est l’esprit créateur, le génie et l’ingéniosité.

Mais la question de la relance de notre culture est plus qu’une question d’esprit ; elle est surtout une question de volonté politique, de moyens et de temps. Les erreurs d’interprétation des textes, les abus et les errements divers de leur application, les questions et les querelles de personnes peuvent être vite corrigés mais les retards accusés dans le domaine de la construction des infrastructures culturelles, eux, sont lourds de conséquences fâcheuses. Et si un pays ne saurait être en compétition culturelle avec les autres pays, il ne devrait pour autant pas être indifférent à ce qui se déroule au-delà de ses frontières. A ce titre l’exemple tunisien nous semble riche d’enseignements.
Dans ce pays aux trois cent cinquante festivals annuels et où la subvention accordée annuellement au cinéma dépasse le milliard de francs cfa, 1.1% du budget de l’Etat est consacré à la culture. Les plus beaux sites des villes sont attribués à la construction des infrastructures culturelles. La nouvelle bibliothèque nationale de Tunis occupe une superficie de 35.000 m2 et dispose d’un fonds d’un million de monographies, quarante mille titres manuscrits et seize mille collections de périodiques. Ce pays compte également trois cent quatre vingt bibliothèques publiques et deux cent trois maisons de la culture dont cent quatre vingt cinq ont accès à internet.

Grâce à des crédits de la Banque Mondiale, la Tunisie s’est engagée dans un vaste et ambitieux projet de construction de nouvelles infrastructures culturelles. Avec les fonds ainsi mis à disposition, il sera à la fois question de moderniser le Musée du Bardo à concurrence de un million d’euros (six cent cinquante cinq millions de francs cfa) et surtout de la construction d’une cité de la culture dont l’inauguration est prévue en 2009. Cette cité dont la construction coûtera à l’Etat tunisien quatre vingt dix millions de dinars (un peu moins de trente sept milliards de francs cfa) abritera un opéra de 1800 places, plusieurs salles de projection cinématographique de 300 à 700 places, une galerie d’exposition et une tour pour des animations culturelles. Le complexe des Berges, lui aussi en chantier, abritera un complexe de douze salles de cinéma.
On ne peut se consoler en se comparant que lorsque qu’on regarde vers le bas.
Toutes les parties prenantes de la vie culturelle nationale auraient donc tort, après la page de " l’affaire Manu" tournée avec classe et élégance par le Ministère de la culture, de ramener les débats à leurs ego et surtout de distraire par des querelles byzantines ceux qui veulent résolument élever le débat et s’engager dans sur le long chemin de la construction d’infrastructures culturelles à la hauteur du génie et du talent des Camerounais. Le contre exemple du football ne saurait être une fatalité nationale

* Directeur des éditions CLE

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