Emploi : Les étudiants en quête de solutions
L’Iut de Douala a accueilli le Directeur général de Sitrafer hier.
Eugène Dipanda
L’angoisse du chômage était perceptible sur leurs visages. Notamment sur celui des étudiants en fin de formation à l’Institut universitaire de technologie (Iut) de Douala. Au moment d’affronter le monde de l’emploi, à quelle sauce seront-ils mangés ? Quelles sont les opportunités qui leur sont réellement offertes ? Quels comportements devront-ils adopter pour mieux séduire les employeurs ? Pour ceux qui souhaitent se lancer dans la création d’entreprises, de quelle manière devraient-ils monter leurs business plans ? Autant de questions dont l’association des étudiants et la direction de l’Iut, ont sollicité des réponses auprès de Jacques Bimaï, l’Administrateur Directeur général de la Société internationale de transformation du fer (Sitrafer).
Dans le cadre des activités des associations des étudiants de l’Université de Douala, M. Jacques Bimaï était en effet le principal animateur de la conférence-débat organisée hier, 02 avril 2008, dans l’amphithéâtre de l’Iut qui porte le nom du professeur Ebanja Mangea John, de regretté mémoire. En sa qualité de manager, Jacques Bimaï devait entretenir les jeunes sur le thème intitulé "Développement du Cameroun : quel enseignement supérieur ? Fondements d’un partenariat triangulaire Etat-entreprises-universités / grandes Ecoles pour l’insertion socioprofessionnelle". Un sujet qui, de par son importance pour l’avenir des étudiants, aura suscité l’attention de plusieurs centaines d’entre eux.
Formation
Face à son auditoire, l’Adg de Sitrafer a abondamment puisé dans son expérience personnelle. Ce parcours singulier qui l’a conduit en Europe il y a plus de deux décennies, et principalement en Allemagne où il a bénéficié d’une "solide" formation d’ingénieur, qu’il a souhaité partager avec les plus jeunes ; mais également cette abnégation a monter une entreprise viable, malgré un climat des affaires peu propice à l’époque. Mais, M. Jacques Bimaï a voulu rester optimiste face aux étudiants. Le contexte, soutient-il, n’est plus le même aujourd’hui. En d’autres termes, aujourd’hui "tous les clignotants sont au vert", croit-il. Parce que "l’Université ne saurait être un terrain pour fabriquer les chômeurs", aux dires de l’Adg, il est question d’arrêter des stratégies efficaces pour "faire du Cameroun un pays émergents dans dix ans", souhaite-t-il.
Et pour M. Jacques Bimaï, la première solution serait la mise en place de ce qu’il appelle "un partenariat triangulaire", qui rapprocherait l’Etat, les entreprises et les centres de formation universitaire. Le but du partenariat : faciliter le contact des étudiants avec les milieux professionnels, en vue de leur insertion au terme de leur formation. Aux jeunes, M. Jacques Bimaï a prescrit la loyauté, la sincérité, l’abnégation et l’amour du prochain, qui, de son avis, sont autant de gages de réussite. En attendant la concrétisation de ce "partenariat triangulaire" qu’il semble souhaiter de tous ses vœux, l’Adg de Sitrafer a promis d’être "l’avocat des jeunes" auprès du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), ne serait-ce que pour l’obtention des stages. Une annonce longuement applaudie par Essama Onguene, le jeune président de l’association des étudiants de l’Iut de Douala.

