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Kéguégué international : Nous avons une expérience de 25 ans

Après plusieurs années d’absence, le duo d’humoristes camerounais revient sur scène avec des spectacles riches au goût du public. –

Vous avez participé le 31 décembre dernier au lancement des manifestations du cinquantenaire de l’indépendance. Spectacle au cours duquel vous avez tenu à délivrer un show lié à l’actualité du moment comme c’est le cas pour vous depuis votre retour sur scène…
C’était pour nous un honneur de participer ainsi au lancement de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun. C’était un spectacle grandiose déjà sur le plan de la popularité parce que le public est venu nombreux et ce public là est resté jusqu’au petit matin. C’était un immense plaisir de participer à cette célébration et nous avons personnellement eu à louer les efforts de paix et d’unité. Nous avons eu à parler dans nos sketches de l’avènement de la démocratie après l’indépendance, du Cameroun qui est passé de la phase de réunification à celle de l’unification, de l’avènement du renouveau et de la façon donc les Africains ont reçus le vent démocratique qui nous est un peu tombé sur la tête comme une surprise et nous avons également fait des perspectives pour l’année nouvelle qui a commencée et des résolutions à notre manière sur la prochaine année 2010.

Vous avez la particularité lors de vos spectacles d’improviser vos sketches, cela est-il du au fait du hasard ou est ce que ce sont les organisateurs qui vous le demandent?
En effet, c’est juste une impression qu’on donne pendant les spectacles, mais rien n’est improvisé. De toutes les manières, nous avons une expérience de plus de 25 ans de travail d’équipe et nous sommes des intellectuels qui traitent leur sketch en fonction du thème du jour. On s’assoit sur un thème, on essaye de voir les tenants et les aboutissants de celui-ci, on le décortique et c’est en fonction de cela que nous réalisons nos sketchs. Et puis, il faut noter qu’il nous arrive souvent de procéder à des séances de répétions avant spectacle, donc rien n’est improvisé comme cela s’est fait au musée national. Nous avons eu un thème sur lequel nous avons discuté chaudement et nous l’avons orienté en fonction des attentes à la fois du public et des Camerounais. Je crois que cette impression de non préparation relève aussi du fait que nous refusons de faire la même chose lors de nos spectacles, c’est pour cette raison que nous avons opté pour un humour de situation et un humour à thème.

Vous avez passé quelques années en dehors des scènes. Pourquoi?
Je crois que c’est l’histoire que la plupart des Camerounais connaissent déjà, en 1992, Jean-Jacques Didier Onana Awana que je suis, quitte l’Ecole normale supérieure et j’ai été affecté au Nord, au lycée de Figuil où j’enseignais, et durant ces huit ans le groupe avait été affecté. Il est vrai que durant mon séjour au Nord, j’effectuais des spectacles, étant donné que ceux-ci n’étaient pas médiatisés, le public a eu l’impression que tout était fini pour le groupe, je suis donc revenu à Yaoundé et c’est donc à ce moment que le groupe a repris ses activités et un nouvel élan. Malgré tout ce qui a été fait pour que le groupe disparaisse, nous avons tenu et par la grâce de Dieu, nous avons pu remonté la pente.

Propos recueillis par Carine Marthe Guiliyack (Stagiaire)

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