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Henry Okala : « Zen » est une ballade à travers le Cameroun

L’ex choriste des Macase parle de l’album solo qu’il vient de commettre chez True Color production. –

 

Où avez-vous puisé les ressorts de votre premier album solo Zen?
Quand je pars du groupe Macase il y a quelques années, c’est pour faire quelque chose de plus grand car j’avais constaté que nous piétinions déjà un peu. Je voulais continuer mon chemin car ce groupe pour moi n’était qu’une étape dans l’accomplissement de ma carrière. C’est ainsi que j’ai commencé à mûrir ce projet qui a pris trois ans et lui ai donné le nom de Zen qui veut dire dans ma langue le chemin. C’est donc là une trace qui annonce un peu ce que je veux devenir et la voix dans laquelle j’ai désormais choisi de m’inscrire.

Pourquoi avoir mis jusqu’à trois ans pour y arriver ?
Comme je le soulignais d’entrée, il n’était pas question de régresser après ce que nous avions fait avec le Macase. Car nous avions alors atteint un niveau certain qui faisait que décrocher n’était plus concevable. C’est pour cela que dans mon envie d’aller loin, et surtout de bien faire savoir le chemin que j’avais pris désormais, la parturition a duré aussi longtemps.

On vous a vu dans plein d’albums commis à l’étranger depuis trois ans. Pourquoi avez-vous choisi de réaliser Zen sur place?
Ce n’est pas toujours à l’étranger que l’on trouve des structures pour mieux exprimer ce que l’on a en soi. Ensuite, il y a que j’ai trouvé sur place un studio qui obéissait aux normes indiquées en la matière. A True Colors à la Cité verte, le matériel avec lequel j’ai travaillé avec toute l’équipe derrière moi étaient de qualité et je n’ai plus du coup senti la nécessité d’aller voir ailleurs, fût-il en Europe. Je me suis dit que si nous les artistes ne travaillons pas dans de telles conditions, à quoi cela aura donc servi l’investissement qui, je dois le dire, vaut le détour. Il était donc question de valoriser cet investissement et j’espère que les mélomanes apprécieront. D’ailleurs, des albums comme ceux de Sanzy Viany ou de Kareyce Fotso sont sortis de ce studio et ont connu un succès d’estime très appréciable.

Quelles thématiques butinez-vous dans cet album?
Ce sont les problèmes de tous les jours que j’essaye de mettre en musique à savoir l’amour, la misère, la paix, la guerre, etc. C’est une ballade à travers le Cameroun avec une ouverture sur le monde. J’ai travaillé à ce que les titres ne soient pas le reflet d’un espace géographique quelconque. Je ne voulais pas chanter uniquement pour les citadins ou les ruraux afin de ne pas être confiné dans un espace précis et que les Camerounais, où qu’ils se trouvent se reconnaissent dans mon travail. J’espère simplement y être parvenu.

Quels rapports gardez-vous avec les Macase?
Les rapports sont bien.

Même comme nos albums sortent au même moment?
Cela est simplement une coïncidence et rien de plus; il ne faut pas aller chercher ailleurs la raison. Maintenant, je dois dire que si certains ont souffert de mon départ à l’époque, c’est parce qu’ils ne comprenaient pas mon envie de changer d’air, d’aller plus loin. Je peux dire aujourd’hui que tout est rentré dans l’ordre et que l’orage est passé puisque chacun poursuit son chemin. Et puis, rien ne dit que le groupe peut se reconstituer demain ou dans un an pour travailler sur un projet. Je ne ferme aucune porte et reconnaît tout ce que j’ai gagné à être de l’aventure du groupe Macase.

Propos recueillis par Parfait Tabapsi

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