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André Mama Fouda Omgba

André Mama Fouda Omgba : Mengele réapparaît à Ongola


Le ministre de la Santé publique prend des allures de "l’ange de la mort", avec l’appel à la haine tribale dont il est l’instigateur.
Léger Ntiga


Même s’il n’était pas drapé du pagne de son parti politique, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), lors du meeting que la direction pour le Centre de cette formation politique a tenu hier place de l’Hôtel de ville à Yaoundé, André Mama Fouda, le vice-président de la section Rdpc du Mfoundi 3 et ministre de la Santé publique, y tenait une place de choix. En témoigne sa place aux premières loges de la tribune principale, bien qu’il n’ait pas pris la parole. Au centre des préoccupations de tous les orateurs – et même s’ils ne l’ont pas confessé –, l’ancien maire de Yaoundé 3 est, du bout des lèvres, adulé par certains et décrié par d’autres au niveau de l’opinion publique nationale et internationale.
C’est que André Mama Fouda embarrasse le gouvernement, dont de nombreux membres (Jacques Fame Ndongo et Jean Pierre Biyiti bi Essam, par exemple), dans des cadres différents, l’ont avoué et indiqué: il ne s’agit pas de désavouer publiquement l’initiateur de "l’appel de Yaoundé". Pourtant, le bémol de Gilbert Tsimi Evouna, "signataire" de la "déclaration des forces vives du Mfoundi" et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), marque une rupture avec l’esprit et même la lettre de cet appel.

Le texte, instigué par André Mama Fouda et signé d’une vingtaine de notables de la capitale, appelle ceux qui ne sont pas de Yaoundé à "quitter rapidement et définitivement notre sol. Car, ils n’y seront plus jamais en sécurité. Qu’ils disent à leurs commettants que les forces vives du Mfoundi ont à nouveau revêtu la tenue de combat de leurs ancêtres. Lesquels ont longtemps résisté à la pénétration allemande". Cet extrait, comme d’autres passages du texte, font dire à plus d’un qu’il s’agit d’"un appel au génocide et à la haine tribale". Une tendance qui s’est manifestée plusieurs fois et à de nombreuses occasions, chez de nombreux dignitaires du Renouveau qui, dans le discours, prônent l’unité nationale mais dans les faits cautionnent des actions bellicistes. Une attitude qui fait dire à plus d’un que le Minsanté à travers cette initiative, rappelle Mengele, le médecin de Hitler, le planificateur nazi qui sema la mort de mille manières.

Au grand jour donc, un membre du gouvernement appelle au divisionnisme et au tribalisme d’Etat. Un peu comme il le fit déjà le 24 novembre 2007, lors d’un meeting qu’il convoqua aux côtés d’autres responsables politiques du Rdpc et frères de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem). Une réunion boudée à l’époque par une tendance dirigée par Gilbert Tsimi Evouna. Une situation qui obligea Henri Damase Omgba, depuis Paris et avec le concours de René Sadi, Grégoire Owona et Jacques Fame Ndongo, à faire pression sur les protagonistes afin que se tienne le meeting de soutien au chef de l’Etat (Paul Biya) le 25 novembre de la même année. On comprend donc pourquoi ses adversaires politiques, dans la capitale, disent de M. Mama Fouda que "derrière son visage d’agneau, se cache une férocité de lion".

Tribalisme d’Etat
Un trait de caractère que vient de dévoiler aux incrédules cet homme de 57 ans qui, dans sa dépendance, protège et partage ses jours avec "les gens venus d’ailleurs". Lui d’ailleurs à qui une certaine opinion dénie, comme à certains autres signataires de la fameuse "déclaration de Yaoundé", des origines yaoundéennes.
Après 33 ans passés dans l’administration publique camerounaise, cet ingénieur de génie civil et major de sa promotion à l’Ecole nationale polytechnique, inaugure une nouvelle approche de la politique. A la Société immobilière du Cameroun (Sic), où il a passé 17 ans avant d’en devenir le directeur général par intérim en 1991, on retient de lui l’image d’un homme réservé, mais perfectionniste. Un masque qu’il a perdu il y a quelques jours, lorsque son département ministériel a exigé des personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvs) qu’elles paient leurs bilans thérapeutiques à 21.000Fcfa.
A la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maétur), qu’il a dirigée depuis 1991, certains de ses collaborateurs trouvent excessif et disproportionné le contenu de la déclaration qu’il a initiée il y a une semaine.

Tout comme ils affirment ne plus le reconnaître dans les différentes batailles qu’il engage. Une position partagée par Claude Bonthoux, son directeur à Polytech. Car, c’est bien M. Mama Fouda qui a pris la parole le 1er mars dernier à la permanence départementale du Rdpc du Mfoundi, devant des élites du Mfoundi, membres de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem), tous venus prendre part à une réunion qu’il a convoquée la veille pour dénoncer les différentes casses qui ont été enregistrées dans la capitale la semaine dernière.
Un peu comme pour dire que la leçon et la contradiction qui lui ont été faites au cours de l’assise convoquée, deux heures auparavant, n’ont servi à rien. Dirigée par Gilbert Tsimi Evouna, avec la participation de Laurent Charles Etoundi Ngoa, Augustin Edzoa, Philippe Mbarga Mboa, Martin Aristide Okouda, Etoundi Charles, Marie Thérèse Atangana (épouse Assiga) et bien entendu André Mama Fouda, cette réunion a abouti à la recommandation que les fils et filles du Mfoundi ne se réunissent plus ailleurs que dans les locaux de l’Hôtel de ville. De même, l’assistance au cours d’un débat qualifié de houleux par les témoins, a reproché au président de l’Asfesem son arrogance.

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Le ministre de la Santé publique prend des allures de "l’ange de la mort", avec l’appel à la haine tribale dont il est l’instigateur.
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Même s’il n’était pas drapé du pagne de son parti politique, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), lors du meeting que la direction pour le Centre de cette formation politique a tenu hier place de l’Hôtel de ville à Yaoundé, André Mama Fouda, le vice-président de la section Rdpc du Mfoundi 3 et ministre de la Santé publique, y tenait une place de choix. En témoigne sa place aux premières loges de la tribune principale, bien qu’il n’ait pas pris la parole. Au centre des préoccupations de tous les orateurs – et même s’ils ne l’ont pas confessé –, l’ancien maire de Yaoundé 3 est, du bout des lèvres, adulé par certains et décrié par d’autres au niveau de l’opinion publique nationale et internationale.
C’est que André Mama Fouda embarrasse le gouvernement, dont de nombreux membres (Jacques Fame Ndongo et Jean Pierre Biyiti bi Essam, par exemple), dans des cadres différents, l’ont avoué et indiqué: il ne s’agit pas de désavouer publiquement l’initiateur de "l’appel de Yaoundé". Pourtant, le bémol de Gilbert Tsimi Evouna, "signataire" de la "déclaration des forces vives du Mfoundi" et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), marque une rupture avec l’esprit et même la lettre de cet appel.

Le texte, instigué par André Mama Fouda et signé d’une vingtaine de notables de la capitale, appelle ceux qui ne sont pas de Yaoundé à "quitter rapidement et définitivement notre sol. Car, ils n’y seront plus jamais en sécurité. Qu’ils disent à leurs commettants que les forces vives du Mfoundi ont à nouveau revêtu la tenue de combat de leurs ancêtres. Lesquels ont longtemps résisté à la pénétration allemande". Cet extrait, comme d’autres passages du texte, font dire à plus d’un qu’il s’agit d’"un appel au génocide et à la haine tribale". Une tendance qui s’est manifestée plusieurs fois et à de nombreuses occasions, chez de nombreux dignitaires du Renouveau qui, dans le discours, prônent l’unité nationale mais dans les faits cautionnent des actions bellicistes. Une attitude qui fait dire à plus d’un que le Minsanté à travers cette initiative, rappelle Mengele, le médecin de Hitler, le planificateur nazi qui sema la mort de mille manières.

Au grand jour donc, un membre du gouvernement appelle au divisionnisme et au tribalisme d’Etat. Un peu comme il le fit déjà le 24 novembre 2007, lors d’un meeting qu’il convoqua aux côtés d’autres responsables politiques du Rdpc et frères de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem). Une réunion boudée à l’époque par une tendance dirigée par Gilbert Tsimi Evouna. Une situation qui obligea Henri Damase Omgba, depuis Paris et avec le concours de René Sadi, Grégoire Owona et Jacques Fame Ndongo, à faire pression sur les protagonistes afin que se tienne le meeting de soutien au chef de l’Etat (Paul Biya) le 25 novembre de la même année. On comprend donc pourquoi ses adversaires politiques, dans la capitale, disent de M. Mama Fouda que "derrière son visage d’agneau, se cache une férocité de lion".

Tribalisme d’Etat
Un trait de caractère que vient de dévoiler aux incrédules cet homme de 57 ans qui, dans sa dépendance, protège et partage ses jours avec "les gens venus d’ailleurs". Lui d’ailleurs à qui une certaine opinion dénie, comme à certains autres signataires de la fameuse "déclaration de Yaoundé", des origines yaoundéennes.
Après 33 ans passés dans l’administration publique camerounaise, cet ingénieur de génie civil et major de sa promotion à l’Ecole nationale polytechnique, inaugure une nouvelle approche de la politique. A la Société immobilière du Cameroun (Sic), où il a passé 17 ans avant d’en devenir le directeur général par intérim en 1991, on retient de lui l’image d’un homme réservé, mais perfectionniste. Un masque qu’il a perdu il y a quelques jours, lorsque son département ministériel a exigé des personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvs) qu’elles paient leurs bilans thérapeutiques à 21.000Fcfa.
A la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maétur), qu’il a dirigée depuis 1991, certains de ses collaborateurs trouvent excessif et disproportionné le contenu de la déclaration qu’il a initiée il y a une semaine.

Tout comme ils affirment ne plus le reconnaître dans les différentes batailles qu’il engage. Une position partagée par Claude Bonthoux, son directeur à Polytech. Car, c’est bien M. Mama Fouda qui a pris la parole le 1er mars dernier à la permanence départementale du Rdpc du Mfoundi, devant des élites du Mfoundi, membres de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem), tous venus prendre part à une réunion qu’il a convoquée la veille pour dénoncer les différentes casses qui ont été enregistrées dans la capitale la semaine dernière.
Un peu comme pour dire que la leçon et la contradiction qui lui ont été faites au cours de l’assise convoquée, deux heures auparavant, n’ont servi à rien. Dirigée par Gilbert Tsimi Evouna, avec la participation de Laurent Charles Etoundi Ngoa, Augustin Edzoa, Philippe Mbarga Mboa, Martin Aristide Okouda, Etoundi Charles, Marie Thérèse Atangana (épouse Assiga) et bien entendu André Mama Fouda, cette réunion a abouti à la recommandation que les fils et filles du Mfoundi ne se réunissent plus ailleurs que dans les locaux de l’Hôtel de ville. De même, l’assistance au cours d’un débat qualifié de houleux par les témoins, a reproché au président de l’Asfesem son arrogance.

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Le ministre de la Santé publique prend des allures de "l’ange de la mort", avec l’appel à la haine tribale dont il est l’instigateur.
Léger Ntiga


Même s’il n’était pas drapé du pagne de son parti politique, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), lors du meeting que la direction pour le Centre de cette formation politique a tenu hier place de l’Hôtel de ville à Yaoundé, André Mama Fouda, le vice-président de la section Rdpc du Mfoundi 3 et ministre de la Santé publique, y tenait une place de choix. En témoigne sa place aux premières loges de la tribune principale, bien qu’il n’ait pas pris la parole. Au centre des préoccupations de tous les orateurs – et même s’ils ne l’ont pas confessé –, l’ancien maire de Yaoundé 3 est, du bout des lèvres, adulé par certains et décrié par d’autres au niveau de l’opinion publique nationale et internationale.
C’est que André Mama Fouda embarrasse le gouvernement, dont de nombreux membres (Jacques Fame Ndongo et Jean Pierre Biyiti bi Essam, par exemple), dans des cadres différents, l’ont avoué et indiqué: il ne s’agit pas de désavouer publiquement l’initiateur de "l’appel de Yaoundé". Pourtant, le bémol de Gilbert Tsimi Evouna, "signataire" de la "déclaration des forces vives du Mfoundi" et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), marque une rupture avec l’esprit et même la lettre de cet appel.

Le texte, instigué par André Mama Fouda et signé d’une vingtaine de notables de la capitale, appelle ceux qui ne sont pas de Yaoundé à "quitter rapidement et définitivement notre sol. Car, ils n’y seront plus jamais en sécurité. Qu’ils disent à leurs commettants que les forces vives du Mfoundi ont à nouveau revêtu la tenue de combat de leurs ancêtres. Lesquels ont longtemps résisté à la pénétration allemande". Cet extrait, comme d’autres passages du texte, font dire à plus d’un qu’il s’agit d’"un appel au génocide et à la haine tribale". Une tendance qui s’est manifestée plusieurs fois et à de nombreuses occasions, chez de nombreux dignitaires du Renouveau qui, dans le discours, prônent l’unité nationale mais dans les faits cautionnent des actions bellicistes. Une attitude qui fait dire à plus d’un que le Minsanté à travers cette initiative, rappelle Mengele, le médecin de Hitler, le planificateur nazi qui sema la mort de mille manières.

Au grand jour donc, un membre du gouvernement appelle au divisionnisme et au tribalisme d’Etat. Un peu comme il le fit déjà le 24 novembre 2007, lors d’un meeting qu’il convoqua aux côtés d’autres responsables politiques du Rdpc et frères de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem). Une réunion boudée à l’époque par une tendance dirigée par Gilbert Tsimi Evouna. Une situation qui obligea Henri Damase Omgba, depuis Paris et avec le concours de René Sadi, Grégoire Owona et Jacques Fame Ndongo, à faire pression sur les protagonistes afin que se tienne le meeting de soutien au chef de l’Etat (Paul Biya) le 25 novembre de la même année. On comprend donc pourquoi ses adversaires politiques, dans la capitale, disent de M. Mama Fouda que "derrière son visage d’agneau, se cache une férocité de lion".

Tribalisme d’Etat
Un trait de caractère que vient de dévoiler aux incrédules cet homme de 57 ans qui, dans sa dépendance, protège et partage ses jours avec "les gens venus d’ailleurs". Lui d’ailleurs à qui une certaine opinion dénie, comme à certains autres signataires de la fameuse "déclaration de Yaoundé", des origines yaoundéennes.
Après 33 ans passés dans l’administration publique camerounaise, cet ingénieur de génie civil et major de sa promotion à l’Ecole nationale polytechnique, inaugure une nouvelle approche de la politique. A la Société immobilière du Cameroun (Sic), où il a passé 17 ans avant d’en devenir le directeur général par intérim en 1991, on retient de lui l’image d’un homme réservé, mais perfectionniste. Un masque qu’il a perdu il y a quelques jours, lorsque son département ministériel a exigé des personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvs) qu’elles paient leurs bilans thérapeutiques à 21.000Fcfa.
A la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maétur), qu’il a dirigée depuis 1991, certains de ses collaborateurs trouvent excessif et disproportionné le contenu de la déclaration qu’il a initiée il y a une semaine.

Tout comme ils affirment ne plus le reconnaître dans les différentes batailles qu’il engage. Une position partagée par Claude Bonthoux, son directeur à Polytech. Car, c’est bien M. Mama Fouda qui a pris la parole le 1er mars dernier à la permanence départementale du Rdpc du Mfoundi, devant des élites du Mfoundi, membres de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem), tous venus prendre part à une réunion qu’il a convoquée la veille pour dénoncer les différentes casses qui ont été enregistrées dans la capitale la semaine dernière.
Un peu comme pour dire que la leçon et la contradiction qui lui ont été faites au cours de l’assise convoquée, deux heures auparavant, n’ont servi à rien. Dirigée par Gilbert Tsimi Evouna, avec la participation de Laurent Charles Etoundi Ngoa, Augustin Edzoa, Philippe Mbarga Mboa, Martin Aristide Okouda, Etoundi Charles, Marie Thérèse Atangana (épouse Assiga) et bien entendu André Mama Fouda, cette réunion a abouti à la recommandation que les fils et filles du Mfoundi ne se réunissent plus ailleurs que dans les locaux de l’Hôtel de ville. De même, l’assistance au cours d’un débat qualifié de houleux par les témoins, a reproché au président de l’Asfesem son arrogance.

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Le ministre de la Santé publique prend des allures de "l’ange de la mort", avec l’appel à la haine tribale dont il est l’instigateur.
Léger Ntiga


Même s’il n’était pas drapé du pagne de son parti politique, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), lors du meeting que la direction pour le Centre de cette formation politique a tenu hier place de l’Hôtel de ville à Yaoundé, André Mama Fouda, le vice-président de la section Rdpc du Mfoundi 3 et ministre de la Santé publique, y tenait une place de choix. En témoigne sa place aux premières loges de la tribune principale, bien qu’il n’ait pas pris la parole. Au centre des préoccupations de tous les orateurs – et même s’ils ne l’ont pas confessé –, l’ancien maire de Yaoundé 3 est, du bout des lèvres, adulé par certains et décrié par d’autres au niveau de l’opinion publique nationale et internationale.
C’est que André Mama Fouda embarrasse le gouvernement, dont de nombreux membres (Jacques Fame Ndongo et Jean Pierre Biyiti bi Essam, par exemple), dans des cadres différents, l’ont avoué et indiqué: il ne s’agit pas de désavouer publiquement l’initiateur de "l’appel de Yaoundé". Pourtant, le bémol de Gilbert Tsimi Evouna, "signataire" de la "déclaration des forces vives du Mfoundi" et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), marque une rupture avec l’esprit et même la lettre de cet appel.

Le texte, instigué par André Mama Fouda et signé d’une vingtaine de notables de la capitale, appelle ceux qui ne sont pas de Yaoundé à "quitter rapidement et définitivement notre sol. Car, ils n’y seront plus jamais en sécurité. Qu’ils disent à leurs commettants que les forces vives du Mfoundi ont à nouveau revêtu la tenue de combat de leurs ancêtres. Lesquels ont longtemps résisté à la pénétration allemande". Cet extrait, comme d’autres passages du texte, font dire à plus d’un qu’il s’agit d’"un appel au génocide et à la haine tribale". Une tendance qui s’est manifestée plusieurs fois et à de nombreuses occasions, chez de nombreux dignitaires du Renouveau qui, dans le discours, prônent l’unité nationale mais dans les faits cautionnent des actions bellicistes. Une attitude qui fait dire à plus d’un que le Minsanté à travers cette initiative, rappelle Mengele, le médecin de Hitler, le planificateur nazi qui sema la mort de mille manières.

Au grand jour donc, un membre du gouvernement appelle au divisionnisme et au tribalisme d’Etat. Un peu comme il le fit déjà le 24 novembre 2007, lors d’un meeting qu’il convoqua aux côtés d’autres responsables politiques du Rdpc et frères de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem). Une réunion boudée à l’époque par une tendance dirigée par Gilbert Tsimi Evouna. Une situation qui obligea Henri Damase Omgba, depuis Paris et avec le concours de René Sadi, Grégoire Owona et Jacques Fame Ndongo, à faire pression sur les protagonistes afin que se tienne le meeting de soutien au chef de l’Etat (Paul Biya) le 25 novembre de la même année. On comprend donc pourquoi ses adversaires politiques, dans la capitale, disent de M. Mama Fouda que "derrière son visage d’agneau, se cache une férocité de lion".

Tribalisme d’Etat
Un trait de caractère que vient de dévoiler aux incrédules cet homme de 57 ans qui, dans sa dépendance, protège et partage ses jours avec "les gens venus d’ailleurs". Lui d’ailleurs à qui une certaine opinion dénie, comme à certains autres signataires de la fameuse "déclaration de Yaoundé", des origines yaoundéennes.
Après 33 ans passés dans l’administration publique camerounaise, cet ingénieur de génie civil et major de sa promotion à l’Ecole nationale polytechnique, inaugure une nouvelle approche de la politique. A la Société immobilière du Cameroun (Sic), où il a passé 17 ans avant d’en devenir le directeur général par intérim en 1991, on retient de lui l’image d’un homme réservé, mais perfectionniste. Un masque qu’il a perdu il y a quelques jours, lorsque son département ministériel a exigé des personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvs) qu’elles paient leurs bilans thérapeutiques à 21.000Fcfa.
A la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maétur), qu’il a dirigée depuis 1991, certains de ses collaborateurs trouvent excessif et disproportionné le contenu de la déclaration qu’il a initiée il y a une semaine.

Tout comme ils affirment ne plus le reconnaître dans les différentes batailles qu’il engage. Une position partagée par Claude Bonthoux, son directeur à Polytech. Car, c’est bien M. Mama Fouda qui a pris la parole le 1er mars dernier à la permanence départementale du Rdpc du Mfoundi, devant des élites du Mfoundi, membres de l’Association fraternelle pour l’entraide et la solidarité entre les fils du Mfoundi (Asfesem), tous venus prendre part à une réunion qu’il a convoquée la veille pour dénoncer les différentes casses qui ont été enregistrées dans la capitale la semaine dernière.
Un peu comme pour dire que la leçon et la contradiction qui lui ont été faites au cours de l’assise convoquée, deux heures auparavant, n’ont servi à rien. Dirigée par Gilbert Tsimi Evouna, avec la participation de Laurent Charles Etoundi Ngoa, Augustin Edzoa, Philippe Mbarga Mboa, Martin Aristide Okouda, Etoundi Charles, Marie Thérèse Atangana (épouse Assiga) et bien entendu André Mama Fouda, cette réunion a abouti à la recommandation que les fils et filles du Mfoundi ne se réunissent plus ailleurs que dans les locaux de l’Hôtel de ville. De même, l’assistance au cours d’un débat qualifié de houleux par les témoins, a reproché au président de l’Asfesem son arrogance.

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Pamela Banimbeck Koubé : Une Camerounaise au-dessus de la  » Planète Jeunes  »

La lauréate du Grand prix de ce magazine africain a reçu son trophée hier à Yaoundé.
Patricia Ngo Ngouem (Stagiaire) – Un visage surmonté de lunettes sur un corps frêle, Pamela Banimbeck Koubé rayonne de joie. Et pour cause ! Cette jeune fille de 20 ans vient de remporter la deuxième édition du " Grand prix de la nouvelle 2007 " organisée par le magazine Planète jeunes : un trophée, un chèque de 200.000Fcfa, un abonnement d’un an à ce magazine. Et la cerise sur le gâteau, la possibilité d’être publiée à 80.000 exemplaires et d’être lue dans 25 pays africains. Coup d’essai, coup de maître donc pour cette grande passionnée de lecture qui a vu son histoire plébiscitée par le jury de la compétition. Pour une première tentative, la jeune Camerounaise a damé le pion aux autres candidats.

" J’étais sur les nuages quand j’ai su que c’est moi qui avait gagné. Je savais que j’avais écrit une bonne histoire mais je n’étais pas sûre de gagner " exulte telle. C’est en surfant sur le Net que cette " antilope " (elle a été élève au lycée de New Bell avant d’aller au collège Alfred Saker où elle obtint son baccalauréat) a appris la bonne nouvelle. " Je n’ai pas pu participé l’année dernière car le concours était déjà clos. Je me suis donc rattrapée cette année avec l’histoire de Florent Couao-Zotti qui m’a beaucoup inspirée ", confie-t-elle. Il s’agissait pour elle d’imaginer une suite à la nouvelle " Et si c’était lui ? " de l’écrivain béninois. Défi qu’elle a su relever.
"J’ai toujours eu envie d’être auteur", affirme-t-elle avec émotion. Grâce à ce concours, Pamela Banimbeck Koubé réalise son rêve. Du moins en partie car son plus grand rêve est " d’écrire ma propre histoire et d’être publiée ", avoue-t-elle avec un sourire. Elle dit cependant avoir des histoires en boîte. Histoires qu’elle n’a jamais pu achever à cause de sa " paresse ".

C’est enfant que Pamela se passionne pour la littérature et l’écriture. Déjà à 10 ans, la jeune fille publiait chaque semaine pendant deux ans, un journal baptisé " La rubrique de la maison ", qui traitait des potins de la maison familiale et qui coûtait 25 Fcfa. Une publication que sa " mère obligeait mes sœurs à acheter et qui a créé des problèmes car je dévoilais parfois certains secrets ". Une façon sans doute de l’encourager dans la voie qu’elle a choisie. La jeune fille n’a pourtant suivi aucune formation pour devenir écrivaine. " Je n’ai pas voulu faire la littérature à l’université car ça allait me faire perdre le goût de la littérature. J’ai préféré faire quelque chose d’intéressant mais qui ne soit pas ma passion ", déclare-t-elle. Licenciée en sociologie économique, elle déclare par ailleurs qu’" il n’y a pas d’école pour devenir écrivain, la meilleure école est la lecture car on y acquiert l’expérience des mots. Et surtout, il faut y croire".

C’est avec une grande émotion que la jeune écrivaine a reçu son prix au cours de la cérémonie de remise des prix mercredi 12 décembre à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Sous le regard affectueux de sa famille et de ses amis. Un moment de pur bonheur qui restera "inoubliable". Aujourd’hui, elle a envie plus que jamais de réaliser (complètement) son rêve en écrivant sa propre nouvelle. Une histoire qui parlera de jeunes car " je suis jeune et j’imagine qu’on écrit toujours sur les choses qu’on maîtrise le mieux " explique-t-elle. Pour l’heure, elle continue de dévorer les livres (elle dit avoir 100 livres dans sa bibliothèque) et à supporter son équipe favorite, le Milan AC et à s’intéresser au tennis et au catch. La nouvelle qui lui a permis de remporté son prix a été salué comme un " hymne à l’optimisme et à l’espérance ", une veuve et deux orphelins sauvés de l’expulsion par l’intervention mystérieuse du défunt père. Et si c’était elle le futur Prix Nobel de la littérature ?

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