Non classé

Vers l’arrestation de Fru Ndi ?

Emeutes :


Le Minatd fait du président du Sdf, le principal commanditaire des mouvements qui ont paralysé le Cameroun.
Jean Francis Belibi


Ce fut un point de presse très couru hier dans la salle des conférences du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, même si les dés étaient pipés dès le départ. L’importance des informations sur le bilan humain et matériel qui était au centre de cette rencontre entre le maître des lieux Marafa Hamidou Yaya et les journalistes présents a vite été supplantées par celles sur les auteurs des faits qui ont plongé le Cameroun dans la détresse pendant cinq jours.
Au rang de ces "apprentis sorciers" que dénonçaient déjà le chef de l’Etat dans sa déclaration le 27 février dernier, " le Chairman du Sdf " qui de l’avis de Marafa Hamidou Yaya a présidé du 26 au 28 janvier 2008, " Une réunion du Nec (Conseil exécutif national ndlr) du Sdf " à son domicile de Bamenda. "Au cours de cette réunion, il a été décidé entre autre que le Chairman donne une conférence de presse à Douala le 13 février, et que cette conférence de presse serait suivie de manifestations de rues dans la ville de Yaoundé, manifestations auxquelles prendraient part les responsables du Sdf, les membres de la société civile, les étudiants.

Et que cette manifestation aurait comme mot d’ordre et principe d’action, défier les forces de l’ordre…". Pour le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale (Minatd), cette conférence de presse a été suivie du 15 au 16 février 2008 à Bamenda, d’"un atelier de formation des jeunes du Sdf avec des thèmes tels " Comment mobiliser les jeunes pour effectuer un changement politique… "
Mais il faut dire que selon Marafa Hamidou Yaya, avant ces deux événements, les forces de l’ordre au niveau de Douala avait procédé au démantèlement "d’une opération de déstabilisation baptisée" Opération Kenya " " dont la finalité était selon lui de " bloquer le fonctionnement de toutes les structures de la ville de Douala, de paralyser la ville de Douala et d’affamer la population ". Une opération qui n’a pu être enrayée selon lui que grâce à l’arrêté d’interdiction de manifestation pris le 15 janvier 2008 par le Gouverneur de la province du Littoral.

Les accusations à l’encontre du Sdf, et surtout de son leader vont d’ailleurs plus loin, notamment quand le Minatd parle de cette promenade en voiture dans les rues de Bamenda de John Fru Ndi et de l’assassin du français Nouri, tué à Douala. " Je me dois de signaler par exemple qu’un criminel bien connu, purgeant une peine de 15 ans à la prison de New Bell à Douala dans le cadre de l’affaire portant sur l’assassinat de Monsieur Nouri, s’est retrouvé à Bamenda pour y assurer la direction de certaines opérations. Cet individu qui s’est évadé de la prison de New Bell le 25 décembre dernier, a été aperçu en compagnie du Chairman dans son véhicule à travers les artères de Bamenda le 27 février 2008. Cet individu a été arrêté dans un hôtel de la place…".
Bamenda
Le dénominateur commun entre la ville de Bamenda, lieu de résidence de John Fru Ndi et les événements d’il y a deux semaines ne s’est pas arrêté à ce niveau. Marafa Hamidou Yaya parle de " terrorisme " avec l’enlèvement dans la ville de Douala de deux ressortissants italiens qui se sont retrouvés avec leurs ravisseurs dans la ville de Bamenda. " Je peux vous affirmer que les otages ont été libérés sans effusion de sang, et que les ravisseurs sont aux arrêts… ".

Marafa Hamidou Yaya a repris à son compte une information qui était déjà véhiculé par la rumeur et qui fait état de bandes qui seraient parties selon lui de " Douala, Bafoussam et Bamenda " qui selon lui devaient " venir à Yaoundé, procéder à des destructions et repartir ". " C’est ainsi que le lundi 25 février, alors qu’il n’y avait pas de circulation régulière sur l’axe Yaoundé Douala par exemple, trois cars d’une société de transport de la place, ont effectué le transport de Yaoundé à Douala plein de passagers. Ce qui amène à se poser des questions… "
Face à la gravité des accusations formulées contre le parti qu’il dirige et contre lui-même, nous avons tentés de joindre John Fru Ndi sur son téléphone. Mais en vain. Elizabeth Tamanjong, le secrétaire général du Sdf a marqué son étonnement face à de telles accusations " Nous espérons qu’il (Marafa Hamidou Yaya) a les preuves de ce qu’il avance, parce que le Sdf ne compte pas laisser tomber cette affaire… ".

Rappelons qu’attendu à Yaoundé la semaine dernière dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre chef du Gouvernement sur la nomination des membres de Elections Cameroon, John Fru Ndi avait préféré envoyer dans la capitale une délégation de son parti, expliquant dans une lettre à Ephraïm Inoni qu’il n’entendait pas venir dans la capitale après les accusations formulées contre son parti et lui-même par certains membres du gouvernement. Des accusations que le Premier ministre aurait minimisées devant les émissaires du Sdf, parlant plutôt de rumeurs.
L’on est donc en droit de se poser la question de savoir si le rouleau compresseur n’est pas déjà en marche pour mettre hors d’état de nuire le chairman du Sdf surtout que Marafa Hamidou Yaya a conclu sa déclaration liminaire en indiquant que " les investigations qui se poursuivent permettront à toutes celles et à tous ceux qui, sans exception, sont impliqués dans ces émeutes, de répondre de leurs actes devant les instances juridictionnelles appropriées ".

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Vers l’arrestation de Fru Ndi ?

Emeutes :


Le Minatd fait du président du Sdf, le principal commanditaire des mouvements qui ont paralysé le Cameroun.
Jean Francis Belibi


Ce fut un point de presse très couru hier dans la salle des conférences du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, même si les dés étaient pipés dès le départ. L’importance des informations sur le bilan humain et matériel qui était au centre de cette rencontre entre le maître des lieux Marafa Hamidou Yaya et les journalistes présents a vite été supplantées par celles sur les auteurs des faits qui ont plongé le Cameroun dans la détresse pendant cinq jours.
Au rang de ces "apprentis sorciers" que dénonçaient déjà le chef de l’Etat dans sa déclaration le 27 février dernier, " le Chairman du Sdf " qui de l’avis de Marafa Hamidou Yaya a présidé du 26 au 28 janvier 2008, " Une réunion du Nec (Conseil exécutif national ndlr) du Sdf " à son domicile de Bamenda. "Au cours de cette réunion, il a été décidé entre autre que le Chairman donne une conférence de presse à Douala le 13 février, et que cette conférence de presse serait suivie de manifestations de rues dans la ville de Yaoundé, manifestations auxquelles prendraient part les responsables du Sdf, les membres de la société civile, les étudiants.

Et que cette manifestation aurait comme mot d’ordre et principe d’action, défier les forces de l’ordre…". Pour le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale (Minatd), cette conférence de presse a été suivie du 15 au 16 février 2008 à Bamenda, d’"un atelier de formation des jeunes du Sdf avec des thèmes tels " Comment mobiliser les jeunes pour effectuer un changement politique… "
Mais il faut dire que selon Marafa Hamidou Yaya, avant ces deux événements, les forces de l’ordre au niveau de Douala avait procédé au démantèlement "d’une opération de déstabilisation baptisée" Opération Kenya " " dont la finalité était selon lui de " bloquer le fonctionnement de toutes les structures de la ville de Douala, de paralyser la ville de Douala et d’affamer la population ". Une opération qui n’a pu être enrayée selon lui que grâce à l’arrêté d’interdiction de manifestation pris le 15 janvier 2008 par le Gouverneur de la province du Littoral.

Les accusations à l’encontre du Sdf, et surtout de son leader vont d’ailleurs plus loin, notamment quand le Minatd parle de cette promenade en voiture dans les rues de Bamenda de John Fru Ndi et de l’assassin du français Nouri, tué à Douala. " Je me dois de signaler par exemple qu’un criminel bien connu, purgeant une peine de 15 ans à la prison de New Bell à Douala dans le cadre de l’affaire portant sur l’assassinat de Monsieur Nouri, s’est retrouvé à Bamenda pour y assurer la direction de certaines opérations. Cet individu qui s’est évadé de la prison de New Bell le 25 décembre dernier, a été aperçu en compagnie du Chairman dans son véhicule à travers les artères de Bamenda le 27 février 2008. Cet individu a été arrêté dans un hôtel de la place…".
Bamenda
Le dénominateur commun entre la ville de Bamenda, lieu de résidence de John Fru Ndi et les événements d’il y a deux semaines ne s’est pas arrêté à ce niveau. Marafa Hamidou Yaya parle de " terrorisme " avec l’enlèvement dans la ville de Douala de deux ressortissants italiens qui se sont retrouvés avec leurs ravisseurs dans la ville de Bamenda. " Je peux vous affirmer que les otages ont été libérés sans effusion de sang, et que les ravisseurs sont aux arrêts… ".

Marafa Hamidou Yaya a repris à son compte une information qui était déjà véhiculé par la rumeur et qui fait état de bandes qui seraient parties selon lui de " Douala, Bafoussam et Bamenda " qui selon lui devaient " venir à Yaoundé, procéder à des destructions et repartir ". " C’est ainsi que le lundi 25 février, alors qu’il n’y avait pas de circulation régulière sur l’axe Yaoundé Douala par exemple, trois cars d’une société de transport de la place, ont effectué le transport de Yaoundé à Douala plein de passagers. Ce qui amène à se poser des questions… "
Face à la gravité des accusations formulées contre le parti qu’il dirige et contre lui-même, nous avons tentés de joindre John Fru Ndi sur son téléphone. Mais en vain. Elizabeth Tamanjong, le secrétaire général du Sdf a marqué son étonnement face à de telles accusations " Nous espérons qu’il (Marafa Hamidou Yaya) a les preuves de ce qu’il avance, parce que le Sdf ne compte pas laisser tomber cette affaire… ".

Rappelons qu’attendu à Yaoundé la semaine dernière dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre chef du Gouvernement sur la nomination des membres de Elections Cameroon, John Fru Ndi avait préféré envoyer dans la capitale une délégation de son parti, expliquant dans une lettre à Ephraïm Inoni qu’il n’entendait pas venir dans la capitale après les accusations formulées contre son parti et lui-même par certains membres du gouvernement. Des accusations que le Premier ministre aurait minimisées devant les émissaires du Sdf, parlant plutôt de rumeurs.
L’on est donc en droit de se poser la question de savoir si le rouleau compresseur n’est pas déjà en marche pour mettre hors d’état de nuire le chairman du Sdf surtout que Marafa Hamidou Yaya a conclu sa déclaration liminaire en indiquant que " les investigations qui se poursuivent permettront à toutes celles et à tous ceux qui, sans exception, sont impliqués dans ces émeutes, de répondre de leurs actes devant les instances juridictionnelles appropriées ".

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Vers l’arrestation de Fru Ndi ?

Emeutes :


Le Minatd fait du président du Sdf, le principal commanditaire des mouvements qui ont paralysé le Cameroun.
Jean Francis Belibi


Ce fut un point de presse très couru hier dans la salle des conférences du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, même si les dés étaient pipés dès le départ. L’importance des informations sur le bilan humain et matériel qui était au centre de cette rencontre entre le maître des lieux Marafa Hamidou Yaya et les journalistes présents a vite été supplantées par celles sur les auteurs des faits qui ont plongé le Cameroun dans la détresse pendant cinq jours.
Au rang de ces "apprentis sorciers" que dénonçaient déjà le chef de l’Etat dans sa déclaration le 27 février dernier, " le Chairman du Sdf " qui de l’avis de Marafa Hamidou Yaya a présidé du 26 au 28 janvier 2008, " Une réunion du Nec (Conseil exécutif national ndlr) du Sdf " à son domicile de Bamenda. "Au cours de cette réunion, il a été décidé entre autre que le Chairman donne une conférence de presse à Douala le 13 février, et que cette conférence de presse serait suivie de manifestations de rues dans la ville de Yaoundé, manifestations auxquelles prendraient part les responsables du Sdf, les membres de la société civile, les étudiants.

Et que cette manifestation aurait comme mot d’ordre et principe d’action, défier les forces de l’ordre…". Pour le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale (Minatd), cette conférence de presse a été suivie du 15 au 16 février 2008 à Bamenda, d’"un atelier de formation des jeunes du Sdf avec des thèmes tels " Comment mobiliser les jeunes pour effectuer un changement politique… "
Mais il faut dire que selon Marafa Hamidou Yaya, avant ces deux événements, les forces de l’ordre au niveau de Douala avait procédé au démantèlement "d’une opération de déstabilisation baptisée" Opération Kenya " " dont la finalité était selon lui de " bloquer le fonctionnement de toutes les structures de la ville de Douala, de paralyser la ville de Douala et d’affamer la population ". Une opération qui n’a pu être enrayée selon lui que grâce à l’arrêté d’interdiction de manifestation pris le 15 janvier 2008 par le Gouverneur de la province du Littoral.

Les accusations à l’encontre du Sdf, et surtout de son leader vont d’ailleurs plus loin, notamment quand le Minatd parle de cette promenade en voiture dans les rues de Bamenda de John Fru Ndi et de l’assassin du français Nouri, tué à Douala. " Je me dois de signaler par exemple qu’un criminel bien connu, purgeant une peine de 15 ans à la prison de New Bell à Douala dans le cadre de l’affaire portant sur l’assassinat de Monsieur Nouri, s’est retrouvé à Bamenda pour y assurer la direction de certaines opérations. Cet individu qui s’est évadé de la prison de New Bell le 25 décembre dernier, a été aperçu en compagnie du Chairman dans son véhicule à travers les artères de Bamenda le 27 février 2008. Cet individu a été arrêté dans un hôtel de la place…".
Bamenda
Le dénominateur commun entre la ville de Bamenda, lieu de résidence de John Fru Ndi et les événements d’il y a deux semaines ne s’est pas arrêté à ce niveau. Marafa Hamidou Yaya parle de " terrorisme " avec l’enlèvement dans la ville de Douala de deux ressortissants italiens qui se sont retrouvés avec leurs ravisseurs dans la ville de Bamenda. " Je peux vous affirmer que les otages ont été libérés sans effusion de sang, et que les ravisseurs sont aux arrêts… ".

Marafa Hamidou Yaya a repris à son compte une information qui était déjà véhiculé par la rumeur et qui fait état de bandes qui seraient parties selon lui de " Douala, Bafoussam et Bamenda " qui selon lui devaient " venir à Yaoundé, procéder à des destructions et repartir ". " C’est ainsi que le lundi 25 février, alors qu’il n’y avait pas de circulation régulière sur l’axe Yaoundé Douala par exemple, trois cars d’une société de transport de la place, ont effectué le transport de Yaoundé à Douala plein de passagers. Ce qui amène à se poser des questions… "
Face à la gravité des accusations formulées contre le parti qu’il dirige et contre lui-même, nous avons tentés de joindre John Fru Ndi sur son téléphone. Mais en vain. Elizabeth Tamanjong, le secrétaire général du Sdf a marqué son étonnement face à de telles accusations " Nous espérons qu’il (Marafa Hamidou Yaya) a les preuves de ce qu’il avance, parce que le Sdf ne compte pas laisser tomber cette affaire… ".

Rappelons qu’attendu à Yaoundé la semaine dernière dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre chef du Gouvernement sur la nomination des membres de Elections Cameroon, John Fru Ndi avait préféré envoyer dans la capitale une délégation de son parti, expliquant dans une lettre à Ephraïm Inoni qu’il n’entendait pas venir dans la capitale après les accusations formulées contre son parti et lui-même par certains membres du gouvernement. Des accusations que le Premier ministre aurait minimisées devant les émissaires du Sdf, parlant plutôt de rumeurs.
L’on est donc en droit de se poser la question de savoir si le rouleau compresseur n’est pas déjà en marche pour mettre hors d’état de nuire le chairman du Sdf surtout que Marafa Hamidou Yaya a conclu sa déclaration liminaire en indiquant que " les investigations qui se poursuivent permettront à toutes celles et à tous ceux qui, sans exception, sont impliqués dans ces émeutes, de répondre de leurs actes devant les instances juridictionnelles appropriées ".

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Vers l’arrestation de Fru Ndi ?

Emeutes :


Le Minatd fait du président du Sdf, le principal commanditaire des mouvements qui ont paralysé le Cameroun.
Jean Francis Belibi


Ce fut un point de presse très couru hier dans la salle des conférences du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, même si les dés étaient pipés dès le départ. L’importance des informations sur le bilan humain et matériel qui était au centre de cette rencontre entre le maître des lieux Marafa Hamidou Yaya et les journalistes présents a vite été supplantées par celles sur les auteurs des faits qui ont plongé le Cameroun dans la détresse pendant cinq jours.
Au rang de ces "apprentis sorciers" que dénonçaient déjà le chef de l’Etat dans sa déclaration le 27 février dernier, " le Chairman du Sdf " qui de l’avis de Marafa Hamidou Yaya a présidé du 26 au 28 janvier 2008, " Une réunion du Nec (Conseil exécutif national ndlr) du Sdf " à son domicile de Bamenda. "Au cours de cette réunion, il a été décidé entre autre que le Chairman donne une conférence de presse à Douala le 13 février, et que cette conférence de presse serait suivie de manifestations de rues dans la ville de Yaoundé, manifestations auxquelles prendraient part les responsables du Sdf, les membres de la société civile, les étudiants.

Et que cette manifestation aurait comme mot d’ordre et principe d’action, défier les forces de l’ordre…". Pour le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale (Minatd), cette conférence de presse a été suivie du 15 au 16 février 2008 à Bamenda, d’"un atelier de formation des jeunes du Sdf avec des thèmes tels " Comment mobiliser les jeunes pour effectuer un changement politique… "
Mais il faut dire que selon Marafa Hamidou Yaya, avant ces deux événements, les forces de l’ordre au niveau de Douala avait procédé au démantèlement "d’une opération de déstabilisation baptisée" Opération Kenya " " dont la finalité était selon lui de " bloquer le fonctionnement de toutes les structures de la ville de Douala, de paralyser la ville de Douala et d’affamer la population ". Une opération qui n’a pu être enrayée selon lui que grâce à l’arrêté d’interdiction de manifestation pris le 15 janvier 2008 par le Gouverneur de la province du Littoral.

Les accusations à l’encontre du Sdf, et surtout de son leader vont d’ailleurs plus loin, notamment quand le Minatd parle de cette promenade en voiture dans les rues de Bamenda de John Fru Ndi et de l’assassin du français Nouri, tué à Douala. " Je me dois de signaler par exemple qu’un criminel bien connu, purgeant une peine de 15 ans à la prison de New Bell à Douala dans le cadre de l’affaire portant sur l’assassinat de Monsieur Nouri, s’est retrouvé à Bamenda pour y assurer la direction de certaines opérations. Cet individu qui s’est évadé de la prison de New Bell le 25 décembre dernier, a été aperçu en compagnie du Chairman dans son véhicule à travers les artères de Bamenda le 27 février 2008. Cet individu a été arrêté dans un hôtel de la place…".
Bamenda
Le dénominateur commun entre la ville de Bamenda, lieu de résidence de John Fru Ndi et les événements d’il y a deux semaines ne s’est pas arrêté à ce niveau. Marafa Hamidou Yaya parle de " terrorisme " avec l’enlèvement dans la ville de Douala de deux ressortissants italiens qui se sont retrouvés avec leurs ravisseurs dans la ville de Bamenda. " Je peux vous affirmer que les otages ont été libérés sans effusion de sang, et que les ravisseurs sont aux arrêts… ".

Marafa Hamidou Yaya a repris à son compte une information qui était déjà véhiculé par la rumeur et qui fait état de bandes qui seraient parties selon lui de " Douala, Bafoussam et Bamenda " qui selon lui devaient " venir à Yaoundé, procéder à des destructions et repartir ". " C’est ainsi que le lundi 25 février, alors qu’il n’y avait pas de circulation régulière sur l’axe Yaoundé Douala par exemple, trois cars d’une société de transport de la place, ont effectué le transport de Yaoundé à Douala plein de passagers. Ce qui amène à se poser des questions… "
Face à la gravité des accusations formulées contre le parti qu’il dirige et contre lui-même, nous avons tentés de joindre John Fru Ndi sur son téléphone. Mais en vain. Elizabeth Tamanjong, le secrétaire général du Sdf a marqué son étonnement face à de telles accusations " Nous espérons qu’il (Marafa Hamidou Yaya) a les preuves de ce qu’il avance, parce que le Sdf ne compte pas laisser tomber cette affaire… ".

Rappelons qu’attendu à Yaoundé la semaine dernière dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre chef du Gouvernement sur la nomination des membres de Elections Cameroon, John Fru Ndi avait préféré envoyer dans la capitale une délégation de son parti, expliquant dans une lettre à Ephraïm Inoni qu’il n’entendait pas venir dans la capitale après les accusations formulées contre son parti et lui-même par certains membres du gouvernement. Des accusations que le Premier ministre aurait minimisées devant les émissaires du Sdf, parlant plutôt de rumeurs.
L’on est donc en droit de se poser la question de savoir si le rouleau compresseur n’est pas déjà en marche pour mettre hors d’état de nuire le chairman du Sdf surtout que Marafa Hamidou Yaya a conclu sa déclaration liminaire en indiquant que " les investigations qui se poursuivent permettront à toutes celles et à tous ceux qui, sans exception, sont impliqués dans ces émeutes, de répondre de leurs actes devant les instances juridictionnelles appropriées ".

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Le clip vidéo qui veut dissuader les Africains de venir en Suisse

RÉFUGIÉS |Payé par Berne, le spot a été diffusé sur une chaîne nigériane.

CÉDRIC WAELTI

Pour en savoir plus

«Leaving is not always living» (partir ne signifie pas toujours vivre). Voilà la chute du clip réalisé par l’Organisation internationale des migrations à la demande de la Confédération, qui finance le projet.

Mardi passé, les téléspectateurs nigérians du match entre les super Eagles et la Nati ont pu voir la vidéo à la mi-temps.

Une fois n’est pas coutume, les images n’ont pas été montées pour promouvoir la Suisse et son sens de l’hospitalité, mais bien pour dissuader les candidats à l’exil de venir. Un numéro composé dans l’obscurité, le tonnerre qui gronde, des trombes d’eau qui s’abattent sur une cabine téléphonique: un réfugié africain appelle son père. Resté au pays, ce dernier qui vit dans un intérieur cossu, est plongé dans son journal. Il décroche: «Bonsoir, as-tu réglé ton problème de logement?» Réponse évasive du fils: «Oui, je suis logé avec des amis.» Le plan de coupe, digne de 24 heures chrono, est censé montrer la réalité: on voit le jeune homme dormir dans la rue, mendier… Le reste est à l’avenant.

Dans le SonntagsBlick d’hier, Christoph Blocher a salué l’initiative qui émane du directeur de l’Office fédéral des migrations, Eduard Gnesa. La démarche s’inscrit d’ailleurs dans une campagne «d’information de masse» menée au Nigeria et au Cameroun. Objectif avoué des autorités: dire que la Suisse n’est pas un pays de cocagne et que de nombreuses difficultés attendent les nouveaux arrivants. La vidéo diffusée mardi dernier, remplit-elle cette mission? «N’ayant pas vu le clip, je ne peux pas me prononcer sur la forme», rétorque Yann Golay, porte-parole de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés. «Mais sur le principe, je trouve qu’il est bon que la Suisse cherche à éviter les drames humains liés à l’arrivée d’Africains en Europe. L’idée de montrer le côté sombre de l’immigration est nécessaire.»

Yann Golay s’interroge toutefois sur l’efficacité réelle de ces actions. «Mais, au-delà de cette question, il est essentiel que ces campagnes ne fassent pas croire à des personnes en -danger qu’elles ne seraient pas protégées en allant en Suisse.»

La Tribune de Genève

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.