Non classé

Papillon veut marcher sur Etoudi

Lutte contre la piraterie

Le Comite musical de lutte contre la piraterie (Cmlcp) a tenu une énième conférence de presse hier, 11 mars, à Douala. Celle-ci a connu la présence d’un représentant du gouverneur de la province du Littoral, de Salomé Manga, la déléguée provinciale de la Culture et des grands noms de la musique camerounaise comme Ekambi Brillant et San Fan Thomas. Une fois de plus, le Cmlcp tenait à donner sa position par rapport à la piraterie des œuvres musicales. Et une fois encore, les menaces n’ont pas manqué. “ Cette fois, le Cmlcp commencera par sensibiliser le public. Et s’ils [les pirates, Ndlr] ne s’arrêtent pas de pirater, nous serons obligés de procéder aux trois paramètres (…), dont la grève des musiques sur les radios et télés en interdisant la diffusion de nos œuvres ”, prévient en effet l’artiste Din Din Ferdinand, plus connu sous le nom de Maréchal Papillon. Le président du Cmlcp précise qu’une marche pacifique est programmée vers la présidence de la République “ dans le but d’amener les pouvoirs publics et ceux qui nous gouvernent à réagir ”. La date n’a pas été communiquée.
Comme d’habitude, le Cmlcp “ entend réagir ”. Son président parle de sensibilisation. Ainsi, une campagne contre la piraterie et la contrefaçon est prévue du 16 au 24 mai prochain. Mais en attendant, l’on s’interroge sur l’efficacité de la structure qu’il a mise sur pied depuis 2004. “ Nous avons essentiellement fait dans la sensibilisation. Avec par exemple l’organisation des concerts pour promouvoir la lutte contre la piraterie et la contrefaçon des œuvres musicales ”, répond-il. Et une fois encore, les regards sont tournés vers le gouvernement à qui il est demandé de mettre plus d’entrain à aider les artistes à éradiquer le mal. Ce que réfute la représentante du ministère camerounais de la Culture. Salomé Manga estime pour sa part que les musiciens ne facilitent pas assez la tâche aux différentes structures chargées de les accompagner dans la lutte contre la piraterie.  

Par Alain NOAH AWANA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Papillon veut marcher sur Etoudi

Lutte contre la piraterie

Le Comite musical de lutte contre la piraterie (Cmlcp) a tenu une énième conférence de presse hier, 11 mars, à Douala. Celle-ci a connu la présence d’un représentant du gouverneur de la province du Littoral, de Salomé Manga, la déléguée provinciale de la Culture et des grands noms de la musique camerounaise comme Ekambi Brillant et San Fan Thomas. Une fois de plus, le Cmlcp tenait à donner sa position par rapport à la piraterie des œuvres musicales. Et une fois encore, les menaces n’ont pas manqué. “ Cette fois, le Cmlcp commencera par sensibiliser le public. Et s’ils [les pirates, Ndlr] ne s’arrêtent pas de pirater, nous serons obligés de procéder aux trois paramètres (…), dont la grève des musiques sur les radios et télés en interdisant la diffusion de nos œuvres ”, prévient en effet l’artiste Din Din Ferdinand, plus connu sous le nom de Maréchal Papillon. Le président du Cmlcp précise qu’une marche pacifique est programmée vers la présidence de la République “ dans le but d’amener les pouvoirs publics et ceux qui nous gouvernent à réagir ”. La date n’a pas été communiquée.
Comme d’habitude, le Cmlcp “ entend réagir ”. Son président parle de sensibilisation. Ainsi, une campagne contre la piraterie et la contrefaçon est prévue du 16 au 24 mai prochain. Mais en attendant, l’on s’interroge sur l’efficacité de la structure qu’il a mise sur pied depuis 2004. “ Nous avons essentiellement fait dans la sensibilisation. Avec par exemple l’organisation des concerts pour promouvoir la lutte contre la piraterie et la contrefaçon des œuvres musicales ”, répond-il. Et une fois encore, les regards sont tournés vers le gouvernement à qui il est demandé de mettre plus d’entrain à aider les artistes à éradiquer le mal. Ce que réfute la représentante du ministère camerounais de la Culture. Salomé Manga estime pour sa part que les musiciens ne facilitent pas assez la tâche aux différentes structures chargées de les accompagner dans la lutte contre la piraterie.  

Par Alain NOAH AWANA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Papillon veut marcher sur Etoudi

Lutte contre la piraterie

Le Comite musical de lutte contre la piraterie (Cmlcp) a tenu une énième conférence de presse hier, 11 mars, à Douala. Celle-ci a connu la présence d’un représentant du gouverneur de la province du Littoral, de Salomé Manga, la déléguée provinciale de la Culture et des grands noms de la musique camerounaise comme Ekambi Brillant et San Fan Thomas. Une fois de plus, le Cmlcp tenait à donner sa position par rapport à la piraterie des œuvres musicales. Et une fois encore, les menaces n’ont pas manqué. “ Cette fois, le Cmlcp commencera par sensibiliser le public. Et s’ils [les pirates, Ndlr] ne s’arrêtent pas de pirater, nous serons obligés de procéder aux trois paramètres (…), dont la grève des musiques sur les radios et télés en interdisant la diffusion de nos œuvres ”, prévient en effet l’artiste Din Din Ferdinand, plus connu sous le nom de Maréchal Papillon. Le président du Cmlcp précise qu’une marche pacifique est programmée vers la présidence de la République “ dans le but d’amener les pouvoirs publics et ceux qui nous gouvernent à réagir ”. La date n’a pas été communiquée.
Comme d’habitude, le Cmlcp “ entend réagir ”. Son président parle de sensibilisation. Ainsi, une campagne contre la piraterie et la contrefaçon est prévue du 16 au 24 mai prochain. Mais en attendant, l’on s’interroge sur l’efficacité de la structure qu’il a mise sur pied depuis 2004. “ Nous avons essentiellement fait dans la sensibilisation. Avec par exemple l’organisation des concerts pour promouvoir la lutte contre la piraterie et la contrefaçon des œuvres musicales ”, répond-il. Et une fois encore, les regards sont tournés vers le gouvernement à qui il est demandé de mettre plus d’entrain à aider les artistes à éradiquer le mal. Ce que réfute la représentante du ministère camerounais de la Culture. Salomé Manga estime pour sa part que les musiciens ne facilitent pas assez la tâche aux différentes structures chargées de les accompagner dans la lutte contre la piraterie.  

Par Alain NOAH AWANA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Papillon veut marcher sur Etoudi

Lutte contre la piraterie

Le Comite musical de lutte contre la piraterie (Cmlcp) a tenu une énième conférence de presse hier, 11 mars, à Douala. Celle-ci a connu la présence d’un représentant du gouverneur de la province du Littoral, de Salomé Manga, la déléguée provinciale de la Culture et des grands noms de la musique camerounaise comme Ekambi Brillant et San Fan Thomas. Une fois de plus, le Cmlcp tenait à donner sa position par rapport à la piraterie des œuvres musicales. Et une fois encore, les menaces n’ont pas manqué. “ Cette fois, le Cmlcp commencera par sensibiliser le public. Et s’ils [les pirates, Ndlr] ne s’arrêtent pas de pirater, nous serons obligés de procéder aux trois paramètres (…), dont la grève des musiques sur les radios et télés en interdisant la diffusion de nos œuvres ”, prévient en effet l’artiste Din Din Ferdinand, plus connu sous le nom de Maréchal Papillon. Le président du Cmlcp précise qu’une marche pacifique est programmée vers la présidence de la République “ dans le but d’amener les pouvoirs publics et ceux qui nous gouvernent à réagir ”. La date n’a pas été communiquée.
Comme d’habitude, le Cmlcp “ entend réagir ”. Son président parle de sensibilisation. Ainsi, une campagne contre la piraterie et la contrefaçon est prévue du 16 au 24 mai prochain. Mais en attendant, l’on s’interroge sur l’efficacité de la structure qu’il a mise sur pied depuis 2004. “ Nous avons essentiellement fait dans la sensibilisation. Avec par exemple l’organisation des concerts pour promouvoir la lutte contre la piraterie et la contrefaçon des œuvres musicales ”, répond-il. Et une fois encore, les regards sont tournés vers le gouvernement à qui il est demandé de mettre plus d’entrain à aider les artistes à éradiquer le mal. Ce que réfute la représentante du ministère camerounais de la Culture. Salomé Manga estime pour sa part que les musiciens ne facilitent pas assez la tâche aux différentes structures chargées de les accompagner dans la lutte contre la piraterie.  

Par Alain NOAH AWANA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Francis Kingué : Manu aime les bonnes choses…

L’emblématique chef de l’orchestre national et ami de 70 ans du père de « Soul Makossa » évoque leurs 400 coups.
Propos recueillis par Parfait Tabapsi (stagiaire) –

Comment se porte l’Orchestre national aujourd’hui ?
J’ai été appelé à injecter du sang neuf à l’Ensemble national et plus particulièrement à l’Orchestre national. Un recrutement nous a permis d’avoir une trentaine d’éléments grâce à des tests très sérieux subis devant un jury présidé par l’inspecteur général du ministère de la culture. Il y avait dans ce jury des sommités comme Adala Gildo, Mekoulou Tedjo que vous devez sans doute connaître et qui est l’ancien chef de la section musique de la police, le délégué provincial de la culture du Centre, et j’en oublie. Au bout du compte et après trois mois de stage, cet orchestre est performant.

Comment est composé cet orchestre ?
Nous comptons une quarantaine de musiciens, compte tenu des anciens et des nouveaux que nous venons de recruter. Actuellement, trois sections fonctionnent : la section traditionnelle, la fanfare et l’orchestre de variétés.

De quels équipements disposez-vous ?
Pour ce qui est de l’infrastructure, il y a tout ce qu’il faut. Nous n’avons pas besoin de luxe. Pour ce qui est de la logistique, nous disposons d’une salle d’entraînement équipée. Nous avons aussi le grand matériel de sortie qui a été commandé et qui arrive bientôt !
Sans mettre la charrue avant les bœufs, je peux dire que nous préparons également une tournée nationale. Elle est prévue pour faire le tour des dix provinces. Pour l’instant, je ne puis donner le programme, ce sont les spécialistes qui s’en occupent. Mais je pense que la tournée aura probablement lieu vers la fin du mois de janvier prochain du fait des problèmes de budget.

Rencontrez-vous des difficultés au quotidien ?
Je n’ai pas de difficulté majeure à signaler. L’orchestre est composé de jeunes qui aiment la musique et veulent arriver. Ce que je pourrais dire en ce moment c’est l’irrégularité de la paie, même si dans l’ensemble tout le monde reçoit son dû.

Venons-en à Manu Dibango. A quel moment vos chemins se sont-ils croisés ?
Je dois à la vérité de dire que nos chemins n’ont jamais véritablement cessé de se croiser. Je connais Manu Dibango depuis l’époque où nous faisions nos classes du primaire à Douala. Je signale en passant que nous sommes parents par alliance. Mon cousin germain a épousé sa cousine à lui. Sachez aussi que nous avons le même âge : lui est né en décembre et moi en avril de la même année.
Après l’école primaire donc, nous nous sommes retrouvés en colonie de vacances en France. Nous avions alors une quinzaine d’années et venions d’entamer nos études secondaires. C’était la période d’après- guerre. C’était, si mes souvenirs sont exacts dans la banlieue de Paris. Lui était au Lycée de Château Thierry et moi au collège Duruy à Bagnières dans les Hautes Pyrénées.
Les colonies étaient entièrement camerounaises. Beaucoup d’entre nous faisaient de la musique, mais juste pour le plaisir, car nos parents nous l’avaient interdit. Mon père m’a même offert un saxophone que je prenais du plaisir à jouer sans envisager évidemment d’en être un professionnel, même sur le long terme. En résumé, nous n’avons jamais cessé de nous revoir à chaque fois que l’occasion nous en a donné l’opportunité.

Comment Manu Dibango a-t-il choisi de faire de la musique son métier ?
Le mérite de Manu Dibango est qu’il a commencé à travailler le saxophone ainsi que le piano, que nous touchions tous lors de nos cours au collège, très tôt. D’ailleurs, il a eu le courage de nous annoncer un jour, pendant que nous étions aux Iles Baléares, à Majorque en Espagne qu’il ne comptait plus retourner à la faculté. Il disait vouloir faire de la musique son métier. Nous sommes là en 1957. Evidemment j’ai essayé en vain de l’en dissuader, mais lui était très motivé. Il faut dire qu’il était déjà très bon artistiquement parlant.
Un an après, nous nous sommes retrouvé lors d’un mariage d’un de nos compatriotes. Et là, il a déployé son talent avec le nouveau matériel qu’il venait d’acquérir. Il jouait déjà à l’époque au saxophone, bien sûr, mais au piano et au vibraphone aussi. Et là, il avait déjà la classe d’un professionnel. Je dois dire qu’il m’a fallu beaucoup de courage pour ne pas abandonner mes études et le suivre dans cette voie qui, visiblement, le mettait à l’aise.

Comment était-il en dehors de la scène en ces années là ?
En privé, il avait déjà son sens de l’humour, aimait les bonnes choses sans excès évidemment.

Comment l’avez-vous trouvé lors du différend qui l’a opposé à la Cmc ?
Je l’ai trouvé très extraordinairement calme. Dans tous les cas, je pense que tout ce qui est arrivé n’était pas de sa faute. Il est de ceux qui n’aiment pas l’échec, et je ne le comprends que trop bien. Il aurait bien voulu réussir à la tête de cette entreprise. J’étais de ceux qui pensaient que c’était l’homme de la situation. C’est son entourage immédiat à l’époque qui, de mon point de vue, a causé toute cette triste situation. Cela me semble d’autant plus vrai que Manu Dibango est foncièrement honnête.
Je suis particulièrement heureux que tout cela se soit bien arrangé par la suite. Que cette équivoque ait enfin pu être levée et qu’il revienne par la grande porte à la maison.

Quels souvenirs vous sont restés en mémoire de cette époque?
J’ai beaucoup de souvenirs d’enfance. Manu Dibango n’est pas un gestionnaire, mais un grand artiste. Il lui faut quelqu’un à ses côtés pour le reste. D’ailleurs, depuis que son fils s’occupe de le manager, tout va bien.
On a passé de bons moments aussi bien artistiquement que dans la vie de tous les jours. Le meilleur souvenir qui me vient à l’esprit est sans doute celui relatif à sa rencontre avec Nicole-Claire Ndoko, la mère de ses enfants. Je ne me souviens plus de la date exacte, mais je sais que c’était au milieu des années 70. J’avais à l’époque un orchestre qui portait mon nom et jouait à l’Hôtel Mont Fébé. J’avais invité Manu pour un spectacle que je devais donner avec mon orchestre à l’université. C’est au cours ou après ce spectacle qu’il a rencontré Nicole. Le reste est connu.
Toujours au chapitre des souvenirs, je me rappelle notre enfance. Nous étions alors une bande de gamins qui avaient adopté des surnoms pour ne pas nous faire repérer de nos parents. Tenez : Manu se faisait appeler Mansy Deeps ; moi-même Bill Diyam ; Francis Bebey Lester Brown ; Michel Dooh Kingué Chet Davis ; William Etéki Mboumoua Mag Williams, etc. Informé, un oncle à moi va nous réunir, bien des années après, et nous interdire ces sobriquets qui n’avaient pour lui aucun sens. Nous sommes déjà en France. Il nous rassemble donc et nous dit : " vous n’êtes encore rien, donc vous ne comptez pas. Ce qui compte, c’est votre nom de famille, celui de votre papa, car lui seul peut permettre de vous identifier ". C’est comme cela que par exemple Emmanuel Njocké Dibango est devenu Manu Dibango, que Francis Etondé Bebey est de venu Francis Bebey et que moi-même j’ai abandonné Endené Akwa pour adopter Kingué.

Quelle est votre appréciation de sa musique ?
Manu est un grand compositeur doublé d’un grand arrangeur. Comme vous pouvez le constater, il peut reprendre des œuvres composées il y a quarante ans et leur donner une nouvelle vie et une nouvelle coloration à partir des habillages plus modernes. A l’époque où j’enregistrais, c’était lui mon arrangeur attitré. Je peux donc dire qu’il sait bien habiller les musiques. Il a des couleurs qui lui sont propres et sont inimitables. Il est dommage qu’il n’ait pas par exemple poursuivi sa collaboration artistique qui n’avait fait que des heureux à travers le tube Idiba dont les deux versions sont restées dans les mémoires.

Et le musicien comment le trouvez-vous ?
Quand on devient professionnel, il faut d’abord toucher un public. On ne fait donc pas toujours ce que l’on souhaite, veut ou aime. Il y a en face des producteurs, des promoteurs, un public… Quand j’étais jeune d’ailleurs, les tubes qui rencontraient du succès étaient les plus mauvais au plan artistique.
Manu a des grandes qualités d’artiste. Il sait cibler ce qu’il doit faire pour vendre des disques. C’est le fruit d’une longue expérience. Cela fait que sa musique est suivie de par le monde. Nous parlions de souvenirs tout à l’heure. Je vous révèle donc que c’est sur mon piano qu’il a composé Soul Makossa ainsi que l’hymne de la coupe des nations que nous avons organisé en 1972.

Dans quel registre pourrait-on ranger sa musique ?
Manu est un musicien complet et donc difficile à classer. Il a fait des musiques de films, du jazz, de la salsa, du makossa… Je dirais qu’il fait simplement de la bonne variété aussi bien d’Afrique que du monde. Il est un musicien du monde.

Pensez-vous qu’il ait fait la carrière qu’il mérite ?
Sur sa carrière, je dois dire que j’ai eu peur à ses débuts. Car une carrière a toujours une part d’aléatoire. Au début, je n’étais pas très rassuré. Il a du talent mais cela doit se gérer, et cela se fait bien souvent par des gens qui ne voient que leurs intérêts. Ma peur était liée au fait que je n’avais pas la garantie qu’il s’en sortirait. Il a depuis eu le temps de me rassurer. Et maintenant que son fils Michel a pris les commandes pour ce qui est du management de sa carrière et de son image, nous pouvons être tranquille.

Le Cameroun lui rend hommage cette semaine. Cela vous semble-t-il une bonne chose ?
Je trouve l’idée belle, formidable même. Il était temps. Dites-vous bien que j’ai été parmi les premiers à le présenter aux autorités. J’ai été très heureux à l’époque de voir que tout le monde admirait son travail, le prenait en considération. Seulement à l’époque, on n’avait pas pris l’initiative de lui rendre tout l’hommage qu’il mérite. C’est bon que cela arrive quand il est encore en vie, car cela n’est pas courant en nos cieux.

Quel est votre regard sur la musique camerounaise aujourd’hui ?
La jeune génération manque de matière. J’entends par là la formation de base pourtant nécessaire. A notre époque, les établissements étaient pourvus d’enseignements liés à la musique avec des orchestres qui tournaient à fond. Cette génération est tout de même douée, profondément douée même. S’il leur était donné des notions élémentaires, pourtant essentielles dans la pratique du métier de musicien, ce serait formidable.
Les jeunes sont très limités par l’absence de formation. Je pense qu’il serait judicieux de créer les métiers de la musique. Une même personne ne pouvant être à la fois interprète, instrumentiste, compositeur, chef d’orchestre, producteur, promoteur ou distributeur. C’est trop pour un seul homme. Si ces métiers existaient véritablement, on aurait beaucoup de bonnes productions. Si en plus le peu de production qui réussit à sortir est piraté, l’on court à la dérive si ce n’est à la catastrophe. En résumé, il reste beaucoup à faire, le chemin étant encore très long.

Les mélomanes ont en mémoire les fameuses Fleurs musicales que vous avez, avec l’Orchestre national, réalisé au début des années 80. Quel en était l’esprit ainsi que les objectifs ?
Au départ de ce beau projet, il y a une volonté politique matérialisée par Guillaume Bwélé, le ministre de l’Information et de la Culture de l’époque. L’Orchestre national venait alors de naître et le ministre m’a confié cette charge en me recommandant d’y faire représenter toutes les provinces du pays. A l’époque, il n’y avait que trois provinces sur les sept qui avaient des artistes de renom (le Littoral, l’Ouest et le Centre-sud).
Je suis donc descendu dans les provinces où j’ai écouté quantité de musiques. Je les ai enregistrées aux fins de les retranscrire. Je me souviens que pour mener à bien cette charge, j’ai du débaucher le regretté Francis Ndom de l’ambassade des Etats-Unis, que je suis aller chercher un vendeur de soyas à la Briqueterie pour m’aider dans le retranscription des chansons… Au bout du compte, ce fut une belle réussite. Sur le plan artistique, ce projet a révélé des talents comme Ali Baba qui était un danseur à l’origine, Samy Mafany, Francis Ndom et bien d’autres que j’oublie.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de suite ?
Par la suite, j’ai été affecté à d’autres fonctions ainsi que nombre de mes collaborateurs. C’est peut-être la raison pour laquelle le projet n’a pas eu de suite. Mais comme on est en plein renouveau, nul doute que la suite va pouvoir se faire.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.