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Mort programmée du tourisme dans l’Océan

L’activité touristique souffre, au profit des luttes d’influence et de positionnement.

Jeudi 03 avril, nous sommes devant le bâtiment qui abrite la délégation provinciale du Tourisme pour le Sud et de la délégation départementale du Tourisme pour l’Océan. Malgré les 9h30 minutes qu’indique la montre, les deux délégations semblent abandonnées à elles-mêmes. Dehors, il y a juste un homme qui fait les cent pas en consultant sa montre. Il a l’air fâché. “ Depuis des jours que je cherche à rencontrer le délégué départemental, je n’y arrive pas. Le provincial ne vient même pas ici alors que ses bureaux sont ici. Ils ne foutent absolument rien comme travail ici et ne connaissent qu’arnaquer les hôteliers. Ils sont tous incompétents et c’est très malheureux pour l’évolution du tourisme à Kribi et même dans la province du Sud ” lance le gérant d’hôtel. En se rendant vers la dépendance qui abrite la délégation départementale de l’Océan, on constate en effet que toutes les portes sont closes et sur la porte du chef de ce service, on peut lire : “ Frappez et l’on vous ouvrira ”. Des témoignages recueillis sur place indiquent que le départemental n’est jamais là avant 11h, et ne vient même pas certains jours, alors que “ le délégué provincial (Samuel Bahoya) travaille plus à Ebolowa et ne vient à Kribi qu’après un ou même deux mois. ”

Conflit interne
Une heure après notre arrivée, le délégué départemental, Jean Bello, arrive enfin. Devant l’absence d’usagers (le seul usager, las d’attendre est parti), le reporter entre et demande au délégué le mode de fonctionnement de son service. “ Je ne peux rien dire à propos du fonctionnement de mon service. Allez voir le chef service administratif et financier de la délégation provinciale. Parce que c’est au provincial que vous devez poser cette question et quand il n’est pas là, c’est elle qui commande ”, dit-il.
De son côté, Mme Malonga Marie Louise, le chef service administratif et financier répond sans contours. “ S’il vous envoie vers moi, c’est que c’est de la mauvaise foi de sa part. Il a l’organigramme et connaît le rôle et la compétence des uns et des autres. Mais je vais d’abord dire que j’ai été déléguée provinciale ici à Kribi pendant cinq ans et il n’y avait jamais de problèmes entre moi et mon chef de service départemental ”, lance-t-elle avant d’ajouter: “ Je ne sais pas ce qu’ils se disputent, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des luttes purement égoïstes et intéressées qui ne font pas avancer le service. La preuve, le tourisme est mort à Kribi et même dans le Sud qui dispose pourtant des atouts énormes. Au lieu de relancer le tourisme et de faire tout le nécessaire, les gens se battent pour le pouvoir et les intérêts ” regrette-t-elle avant d’envier son temps où “ elle marchait à pied pendant des kilomètres pour rencontrer les hôteliers et pas pour les spolier ”.
Jean Bello est le seul personnel de sa délégation. Depuis son affectation à Kribi, ce n’est pas le parfait amour avec le provincial. Les deux se regardent en chien de faïence. Le premier accuse le second de marcher sur ses plates-bandes. 

Par Sévère KAMEN

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Jeudi 03 avril, nous sommes devant le bâtiment qui abrite la délégation provinciale du Tourisme pour le Sud et de la délégation départementale du Tourisme pour l’Océan. Malgré les 9h30 minutes qu’indique la montre, les deux délégations semblent abandonnées à elles-mêmes. Dehors, il y a juste un homme qui fait les cent pas en consultant sa montre. Il a l’air fâché. “ Depuis des jours que je cherche à rencontrer le délégué départemental, je n’y arrive pas. Le provincial ne vient même pas ici alors que ses bureaux sont ici. Ils ne foutent absolument rien comme travail ici et ne connaissent qu’arnaquer les hôteliers. Ils sont tous incompétents et c’est très malheureux pour l’évolution du tourisme à Kribi et même dans la province du Sud ” lance le gérant d’hôtel. En se rendant vers la dépendance qui abrite la délégation départementale de l’Océan, on constate en effet que toutes les portes sont closes et sur la porte du chef de ce service, on peut lire : “ Frappez et l’on vous ouvrira ”. Des témoignages recueillis sur place indiquent que le départemental n’est jamais là avant 11h, et ne vient même pas certains jours, alors que “ le délégué provincial (Samuel Bahoya) travaille plus à Ebolowa et ne vient à Kribi qu’après un ou même deux mois. ”

Conflit interne
Une heure après notre arrivée, le délégué départemental, Jean Bello, arrive enfin. Devant l’absence d’usagers (le seul usager, las d’attendre est parti), le reporter entre et demande au délégué le mode de fonctionnement de son service. “ Je ne peux rien dire à propos du fonctionnement de mon service. Allez voir le chef service administratif et financier de la délégation provinciale. Parce que c’est au provincial que vous devez poser cette question et quand il n’est pas là, c’est elle qui commande ”, dit-il.
De son côté, Mme Malonga Marie Louise, le chef service administratif et financier répond sans contours. “ S’il vous envoie vers moi, c’est que c’est de la mauvaise foi de sa part. Il a l’organigramme et connaît le rôle et la compétence des uns et des autres. Mais je vais d’abord dire que j’ai été déléguée provinciale ici à Kribi pendant cinq ans et il n’y avait jamais de problèmes entre moi et mon chef de service départemental ”, lance-t-elle avant d’ajouter: “ Je ne sais pas ce qu’ils se disputent, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des luttes purement égoïstes et intéressées qui ne font pas avancer le service. La preuve, le tourisme est mort à Kribi et même dans le Sud qui dispose pourtant des atouts énormes. Au lieu de relancer le tourisme et de faire tout le nécessaire, les gens se battent pour le pouvoir et les intérêts ” regrette-t-elle avant d’envier son temps où “ elle marchait à pied pendant des kilomètres pour rencontrer les hôteliers et pas pour les spolier ”.
Jean Bello est le seul personnel de sa délégation. Depuis son affectation à Kribi, ce n’est pas le parfait amour avec le provincial. Les deux se regardent en chien de faïence. Le premier accuse le second de marcher sur ses plates-bandes. 

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Une heure après notre arrivée, le délégué départemental, Jean Bello, arrive enfin. Devant l’absence d’usagers (le seul usager, las d’attendre est parti), le reporter entre et demande au délégué le mode de fonctionnement de son service. “ Je ne peux rien dire à propos du fonctionnement de mon service. Allez voir le chef service administratif et financier de la délégation provinciale. Parce que c’est au provincial que vous devez poser cette question et quand il n’est pas là, c’est elle qui commande ”, dit-il.
De son côté, Mme Malonga Marie Louise, le chef service administratif et financier répond sans contours. “ S’il vous envoie vers moi, c’est que c’est de la mauvaise foi de sa part. Il a l’organigramme et connaît le rôle et la compétence des uns et des autres. Mais je vais d’abord dire que j’ai été déléguée provinciale ici à Kribi pendant cinq ans et il n’y avait jamais de problèmes entre moi et mon chef de service départemental ”, lance-t-elle avant d’ajouter: “ Je ne sais pas ce qu’ils se disputent, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des luttes purement égoïstes et intéressées qui ne font pas avancer le service. La preuve, le tourisme est mort à Kribi et même dans le Sud qui dispose pourtant des atouts énormes. Au lieu de relancer le tourisme et de faire tout le nécessaire, les gens se battent pour le pouvoir et les intérêts ” regrette-t-elle avant d’envier son temps où “ elle marchait à pied pendant des kilomètres pour rencontrer les hôteliers et pas pour les spolier ”.
Jean Bello est le seul personnel de sa délégation. Depuis son affectation à Kribi, ce n’est pas le parfait amour avec le provincial. Les deux se regardent en chien de faïence. Le premier accuse le second de marcher sur ses plates-bandes. 

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Une heure après notre arrivée, le délégué départemental, Jean Bello, arrive enfin. Devant l’absence d’usagers (le seul usager, las d’attendre est parti), le reporter entre et demande au délégué le mode de fonctionnement de son service. “ Je ne peux rien dire à propos du fonctionnement de mon service. Allez voir le chef service administratif et financier de la délégation provinciale. Parce que c’est au provincial que vous devez poser cette question et quand il n’est pas là, c’est elle qui commande ”, dit-il.
De son côté, Mme Malonga Marie Louise, le chef service administratif et financier répond sans contours. “ S’il vous envoie vers moi, c’est que c’est de la mauvaise foi de sa part. Il a l’organigramme et connaît le rôle et la compétence des uns et des autres. Mais je vais d’abord dire que j’ai été déléguée provinciale ici à Kribi pendant cinq ans et il n’y avait jamais de problèmes entre moi et mon chef de service départemental ”, lance-t-elle avant d’ajouter: “ Je ne sais pas ce qu’ils se disputent, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des luttes purement égoïstes et intéressées qui ne font pas avancer le service. La preuve, le tourisme est mort à Kribi et même dans le Sud qui dispose pourtant des atouts énormes. Au lieu de relancer le tourisme et de faire tout le nécessaire, les gens se battent pour le pouvoir et les intérêts ” regrette-t-elle avant d’envier son temps où “ elle marchait à pied pendant des kilomètres pour rencontrer les hôteliers et pas pour les spolier ”.
Jean Bello est le seul personnel de sa délégation. Depuis son affectation à Kribi, ce n’est pas le parfait amour avec le provincial. Les deux se regardent en chien de faïence. Le premier accuse le second de marcher sur ses plates-bandes. 

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Musique : Majoie, ma voix

Grâce à une prestation vocale intéressante, la jeune chanteuse ne passe pas inaperçue avec son premier album « Origines ».
Yves ATANGA –

Il y a incontestablement depuis trois ou quatre ans, une nouvelle génération d’artistes qui remplissent d’espoir dans le genre bikutsi. Après Patou Bass, Tonton Ebogo, Lady Ponce, la découverte se poursuit avec Majoie Ayi. Chanteuse et chorégraphe, cette jeune femme de 26 ans est l’une des grandes attractions dans le genre en ce début d’année 2008. A l’écoute de « Origines », son premier album de 8 titres, le mélomane est tout de suite frappé par une voix forte et visiblement bien travaillée. Le timbre vocal rappelle autant Annie Anzouer que Corry (Macase). Et apporte à coup sûr un plus dans l’univers des voix féminines du bikutsi. Majoie Ayi ne tremble pas devant un micro. Au contraire, elle exploite à fond son principal atout. Fruit d’une longue expérience dans les cabarets de Yaoundé et d’Ebolowa.

C’est ainsi qu’elle réussit petit à petit à imposer son style depuis quelques semaines : en plus de la prestation vocale, on note un soin appréciable dans l’écriture des textes. Exemple avec « Panik à bord », le premier tube de cet album, où l’auteur compositeur déplore la perception souvent erronée de la valeur intrinsèque de la femme. Le message passe, grâce à une combinaison judicieuse de l’ewondo et du français. Et cerise sur le gâteau, le rythme ne manque pas d’entrain. La « faute » à ce qu’on peut appeler la « dream team » actuelle du bikutsi. L’incontournable arrangeur Bertrand Eba, les non moins inévitables Tonton Ebogo (guitares) et Patou Bass (basse). Depuis quelque temps, ces trois-là ont souvent suffi à concocter les meilleurs albums bikutsi de la place. Leur rigueur et leur talent éclaboussent une fois de plus cette production.

Mais revenons à Majoie Ayi, à qui revient quand même le premier mérite, sa fiche biographique indique qu’elle a longtemps trimé pour trouver sa voie, puis perfectionner son art. L’émission de télévision « Délire », les chorégraphies dans les clips vidéo des artistes comme Ange Bagnia, Racine Sagath, K-Tino, les cabarets, les chœurs pour des stars comme Sergeo Polo, Samy Diko ou Aï-Jo Mamadou… Elle a appris discrètement. Et avec sa forte personnalité, s’est rapidement forgé un style. Pas du 100% bikutsi. Ce serait réducteur pour cette voix qui a la polyvalence de son côté. Résultat : « les hommes paniquent ».

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