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Des militaires accusés de piraterie

De nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes en haute mer. Ils menacent de saisir la justice de leurs pays respectifs contre l’armée camerounaise.

C’est hier mercredi aux environs de 12h que le navire arrêté par les militaires de la base navale de Kribi a quitté les côtes camerounaises pour sa destination finale avec à son bord ses 70 passagers de diverses nationalités. En provenance de Calabar au Nigeria, ce navire faisait route vers Pointe-Noire au Gabon quand il a été arraisonné mardi soir par des militaires. Selon les explications d’un douanier, “ ce sont les marins de Campo qui, à travers leur radar, ont détecté une embarcation en mer. Ils ont informé la base navale de Kribi qui a dépêché des éléments pour la récupérer […]”.
Le bateau a été finalement libéré parce qu’“ il n’avait pas d’infraction ; presque tout était en règle”, explique un marin. Pourtant, certaines sources bien informées parlent d’une sorte de “ rançon ” que l’équipage aurait versé aux autorités administratives et militaires de Kribi pour obtenir la libération du navire. Selon certains experts maritimes ayant requis l’anonymat, le bateau ne possédait pas tous les documents requis pour la nature du trafic auquel il était engagé, et certains passagers ne possédaient pas de pièces d’identité.
Cette autre interpellation d’un navire par la base navale de Kribi intervient dans un contexte où de nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes ; une arnaque dont les auteurs seraient des militaires de cette base lors de leurs patrouilles en haute mer. Vendredi de la semaine passée, une autre embarcation avait été saisie de nuit et le contenu de ses cales (des centaines de cartons de crevettes, d’écrevisses et de langoustes) avait été partagé entre des militaires et certaines autorités de la cité balnéaire. Une véritable fortune quand on connaît les prix “ exorbitants ” de ces produits de mer sur le marché. Certaines autorités parties prenantes de ce partage avaient reçu jusqu’à quatre cartons contenant 8 paquets de 2 Kg chacun. Ils avaient alors investi les hôtels et les marchés à la recherche des preneurs de cette manne venue de la mer. Le total de ce butin était évalué à plus de 15 millions de Fcfa !
Selon des armateurs, ces actes sont fréquents en haute mer. “ C’est trop ; nous ne pouvons circuler librement sans nous faire arnaquer par des militaires en patrouille. Quand ils vous trouvent en mer, il y a toujours une petite infraction. Ils menacent de saisir votre navire et pour ne pas perdre le temps, il faut négocier. Il faut alors donner du poisson, de l’argent ou autre chose. Tout est bon à prendre pour eux. Certains passagers, peut-être clandestins, sont même fouillés et délestés de leurs biens”, déclarait récemment le capitaine d’une embarcation nigériane victime de ce qu’il appelle lui-même “ piraterie ”. Dans la cité balnéaire, on ne parle de cette pratique des militaires qu’en coulisse, tant la peur du gendarme est ancrée dans les consciences. Un doigt accusateur est pointé vers les autorités administratives qui cautionnent ce brigandage qui finit par salir tout les corps des forces armées alors qu’il n’est perpétré que par quelques éléments.
Les armateurs de navires étrangers souhaitent que ce genre d’actes s’arrête et qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour sanctionner les auteurs. D’autres ont promis de porter plainte contre l’armée camerounaise une fois dans leur pays.  

Par Sévère KAMEN

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De nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes en haute mer. Ils menacent de saisir la justice de leurs pays respectifs contre l’armée camerounaise.

C’est hier mercredi aux environs de 12h que le navire arrêté par les militaires de la base navale de Kribi a quitté les côtes camerounaises pour sa destination finale avec à son bord ses 70 passagers de diverses nationalités. En provenance de Calabar au Nigeria, ce navire faisait route vers Pointe-Noire au Gabon quand il a été arraisonné mardi soir par des militaires. Selon les explications d’un douanier, “ ce sont les marins de Campo qui, à travers leur radar, ont détecté une embarcation en mer. Ils ont informé la base navale de Kribi qui a dépêché des éléments pour la récupérer […]”.
Le bateau a été finalement libéré parce qu’“ il n’avait pas d’infraction ; presque tout était en règle”, explique un marin. Pourtant, certaines sources bien informées parlent d’une sorte de “ rançon ” que l’équipage aurait versé aux autorités administratives et militaires de Kribi pour obtenir la libération du navire. Selon certains experts maritimes ayant requis l’anonymat, le bateau ne possédait pas tous les documents requis pour la nature du trafic auquel il était engagé, et certains passagers ne possédaient pas de pièces d’identité.
Cette autre interpellation d’un navire par la base navale de Kribi intervient dans un contexte où de nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes ; une arnaque dont les auteurs seraient des militaires de cette base lors de leurs patrouilles en haute mer. Vendredi de la semaine passée, une autre embarcation avait été saisie de nuit et le contenu de ses cales (des centaines de cartons de crevettes, d’écrevisses et de langoustes) avait été partagé entre des militaires et certaines autorités de la cité balnéaire. Une véritable fortune quand on connaît les prix “ exorbitants ” de ces produits de mer sur le marché. Certaines autorités parties prenantes de ce partage avaient reçu jusqu’à quatre cartons contenant 8 paquets de 2 Kg chacun. Ils avaient alors investi les hôtels et les marchés à la recherche des preneurs de cette manne venue de la mer. Le total de ce butin était évalué à plus de 15 millions de Fcfa !
Selon des armateurs, ces actes sont fréquents en haute mer. “ C’est trop ; nous ne pouvons circuler librement sans nous faire arnaquer par des militaires en patrouille. Quand ils vous trouvent en mer, il y a toujours une petite infraction. Ils menacent de saisir votre navire et pour ne pas perdre le temps, il faut négocier. Il faut alors donner du poisson, de l’argent ou autre chose. Tout est bon à prendre pour eux. Certains passagers, peut-être clandestins, sont même fouillés et délestés de leurs biens”, déclarait récemment le capitaine d’une embarcation nigériane victime de ce qu’il appelle lui-même “ piraterie ”. Dans la cité balnéaire, on ne parle de cette pratique des militaires qu’en coulisse, tant la peur du gendarme est ancrée dans les consciences. Un doigt accusateur est pointé vers les autorités administratives qui cautionnent ce brigandage qui finit par salir tout les corps des forces armées alors qu’il n’est perpétré que par quelques éléments.
Les armateurs de navires étrangers souhaitent que ce genre d’actes s’arrête et qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour sanctionner les auteurs. D’autres ont promis de porter plainte contre l’armée camerounaise une fois dans leur pays.  

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De nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes en haute mer. Ils menacent de saisir la justice de leurs pays respectifs contre l’armée camerounaise.

C’est hier mercredi aux environs de 12h que le navire arrêté par les militaires de la base navale de Kribi a quitté les côtes camerounaises pour sa destination finale avec à son bord ses 70 passagers de diverses nationalités. En provenance de Calabar au Nigeria, ce navire faisait route vers Pointe-Noire au Gabon quand il a été arraisonné mardi soir par des militaires. Selon les explications d’un douanier, “ ce sont les marins de Campo qui, à travers leur radar, ont détecté une embarcation en mer. Ils ont informé la base navale de Kribi qui a dépêché des éléments pour la récupérer […]”.
Le bateau a été finalement libéré parce qu’“ il n’avait pas d’infraction ; presque tout était en règle”, explique un marin. Pourtant, certaines sources bien informées parlent d’une sorte de “ rançon ” que l’équipage aurait versé aux autorités administratives et militaires de Kribi pour obtenir la libération du navire. Selon certains experts maritimes ayant requis l’anonymat, le bateau ne possédait pas tous les documents requis pour la nature du trafic auquel il était engagé, et certains passagers ne possédaient pas de pièces d’identité.
Cette autre interpellation d’un navire par la base navale de Kribi intervient dans un contexte où de nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes ; une arnaque dont les auteurs seraient des militaires de cette base lors de leurs patrouilles en haute mer. Vendredi de la semaine passée, une autre embarcation avait été saisie de nuit et le contenu de ses cales (des centaines de cartons de crevettes, d’écrevisses et de langoustes) avait été partagé entre des militaires et certaines autorités de la cité balnéaire. Une véritable fortune quand on connaît les prix “ exorbitants ” de ces produits de mer sur le marché. Certaines autorités parties prenantes de ce partage avaient reçu jusqu’à quatre cartons contenant 8 paquets de 2 Kg chacun. Ils avaient alors investi les hôtels et les marchés à la recherche des preneurs de cette manne venue de la mer. Le total de ce butin était évalué à plus de 15 millions de Fcfa !
Selon des armateurs, ces actes sont fréquents en haute mer. “ C’est trop ; nous ne pouvons circuler librement sans nous faire arnaquer par des militaires en patrouille. Quand ils vous trouvent en mer, il y a toujours une petite infraction. Ils menacent de saisir votre navire et pour ne pas perdre le temps, il faut négocier. Il faut alors donner du poisson, de l’argent ou autre chose. Tout est bon à prendre pour eux. Certains passagers, peut-être clandestins, sont même fouillés et délestés de leurs biens”, déclarait récemment le capitaine d’une embarcation nigériane victime de ce qu’il appelle lui-même “ piraterie ”. Dans la cité balnéaire, on ne parle de cette pratique des militaires qu’en coulisse, tant la peur du gendarme est ancrée dans les consciences. Un doigt accusateur est pointé vers les autorités administratives qui cautionnent ce brigandage qui finit par salir tout les corps des forces armées alors qu’il n’est perpétré que par quelques éléments.
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Le bateau a été finalement libéré parce qu’“ il n’avait pas d’infraction ; presque tout était en règle”, explique un marin. Pourtant, certaines sources bien informées parlent d’une sorte de “ rançon ” que l’équipage aurait versé aux autorités administratives et militaires de Kribi pour obtenir la libération du navire. Selon certains experts maritimes ayant requis l’anonymat, le bateau ne possédait pas tous les documents requis pour la nature du trafic auquel il était engagé, et certains passagers ne possédaient pas de pièces d’identité.
Cette autre interpellation d’un navire par la base navale de Kribi intervient dans un contexte où de nombreux armateurs se plaignent de l’arnaque dont ils sont victimes ; une arnaque dont les auteurs seraient des militaires de cette base lors de leurs patrouilles en haute mer. Vendredi de la semaine passée, une autre embarcation avait été saisie de nuit et le contenu de ses cales (des centaines de cartons de crevettes, d’écrevisses et de langoustes) avait été partagé entre des militaires et certaines autorités de la cité balnéaire. Une véritable fortune quand on connaît les prix “ exorbitants ” de ces produits de mer sur le marché. Certaines autorités parties prenantes de ce partage avaient reçu jusqu’à quatre cartons contenant 8 paquets de 2 Kg chacun. Ils avaient alors investi les hôtels et les marchés à la recherche des preneurs de cette manne venue de la mer. Le total de ce butin était évalué à plus de 15 millions de Fcfa !
Selon des armateurs, ces actes sont fréquents en haute mer. “ C’est trop ; nous ne pouvons circuler librement sans nous faire arnaquer par des militaires en patrouille. Quand ils vous trouvent en mer, il y a toujours une petite infraction. Ils menacent de saisir votre navire et pour ne pas perdre le temps, il faut négocier. Il faut alors donner du poisson, de l’argent ou autre chose. Tout est bon à prendre pour eux. Certains passagers, peut-être clandestins, sont même fouillés et délestés de leurs biens”, déclarait récemment le capitaine d’une embarcation nigériane victime de ce qu’il appelle lui-même “ piraterie ”. Dans la cité balnéaire, on ne parle de cette pratique des militaires qu’en coulisse, tant la peur du gendarme est ancrée dans les consciences. Un doigt accusateur est pointé vers les autorités administratives qui cautionnent ce brigandage qui finit par salir tout les corps des forces armées alors qu’il n’est perpétré que par quelques éléments.
Les armateurs de navires étrangers souhaitent que ce genre d’actes s’arrête et qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour sanctionner les auteurs. D’autres ont promis de porter plainte contre l’armée camerounaise une fois dans leur pays.  

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Musique : Bona nous fait transpirer d’émotions

Le premier album live du jazzman camerounais parle à ceux qui s’ouvrent à l’alchimie du son spirituel improvisé.
Marion Obam –




Tout y est. Dans " Makes You sweat ", le dernier album de Richard Bona. Basse exceptionnelle, voix à la douceur unique, mélodies justes, vents généreux et surtout l’appréciation musicale du public avec le claquement des mains. Pourtant le projet n’avait pas été préparé. C’est peut-être cette improvisation qui a fait le charme et la réussite sur toute la ligne de cet album, enregistré pendant un concert. Richard Bona a certes voulu nous faire transpirer d’émotions, mais pas nous tuer. Car dans Makes You Sweat " Fais nous transpirer ", il a sélectionné huit titres de son riche répertoire. Francophone et humoriste, volontiers adepte de l’autodérision, Bona n’aura sûrement pas titré au hasard ce cd : " Bona vous fait suer " ! On aura vite fait de comprendre qu’il faut le prendre au pied de la lettre, car c’est sûrement à ce jour son disque le plus funk. Certains passages font d’ailleurs penser au " Cold Sweat " de James Brown.

Pour les amoureux de la musique du prodige de Minta, il n’y aura pas de grosses surprises sur les titres inscris sur la pochette. Il faut écouter, pour comprendre la nouvelle dimension que Richard Bona a voulu donner à ce chef d’œuvre. Il revisite le répertoire de Tiki, Munia, Reverence. Il fait revivre ses chansons que nous croyions avoir oublié après les avoir écoutées. Que non ! La plus belle surprise de cet album, c’est qu’à New York, Richard Bona a naturellement assimilé, outre le funk et le jazz, l’héritage des musiques afro-cubaines, et latines, au point d’en devenir un excellent interprète. Il jongle avec les langues, sans être infidèle au Duala, dont il a assis au cours de ses albums les qualités rythmiques exceptionnelles. Dans "O sen sen sen" avec l’arrangement et les paroles de Marc Berthoumieux et "Te Dikalo", qui ouvre et conclut ce disque, Bona se révèle un " Sonero mayor ", un grand salsero.

Cependant l’inspirateur de la Bonatology, reste avant tout l’extraordinaire improvisateur de jazz, bassiste et chanteur. Le jeu de basse est transcendant dans chaque note. Pour ne pas rompre le charme, il propose des titres couplés. C’est pour cela que l’ascèse est nécessaire pour suivre " Djombwé & I wish Trains ", " Kivu & Suninga " et " Indiscrétions & Please don’t stop ". Quand il improvise sur les cordes de basses avec arrêt brusque et remontées douves, le public apprécie, cela est gravé dans le Cd par des grands " Ohhhhhhh " ou des infinis " Yessss ". Richard Bona passe pendant les 1h10mn de " Makes You Sweat " de véritables moments fusionnels avec son public.
Il ne réussit pas ce défi seul. Pour donner des émotions spirituelles, le virtuose de la basse s’est fait accompagner par Etienne Stadwjick aux claviers, Ernesto Simpson à la batterie, Samuel Torres aux percussions, Taylor Haskins à la trompette et John Caban à la guitare. Si le mot " swing " a encore un sens, c’est assurément ici qu’on en trouvera l’expression la plus naturelle, la plus émouvante et la plus subtile. Qu’il chante en " a capella " comme dans " Samaouma " ou qu’il joue de sa basse avec cette maîtrise confondante, qui a pétrifié ses nombreux employeurs, de Harry Belafonte à Joe Zawinul, Bona ne fait pas que jouer de la musique. Il est la musique.

Album : Makes You Sweat
Auteur: Richard Bona
Sortie: Mars 2008
Producteur: Universal Jazz
A écouter: Engingilaye & Te Dikalo, Kivu & Suninga, Samaouma, Kalabangoro, Djombwe & I wish Trains, Indiscretions & Please don’t stop .

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