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Un expatrié “ otage ” de la police

Le président exécutif du groupe Ttacc est accusé d’abus de confiance. Son passeport et d’autres engins appartenant à la société sont saisis par la police. La procédure est jugée illégale. Les avocats entrent dans la danse.

Mardi 18 novembre dernier, Me Mbida, l’avocat de la société espagnole Fernandez Ttacc à Kribi s’est rendu au commissariat de sécurité publique de Kribi pour rencontrer le commissaire Ngongo Essomba. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’affaire qui oppose le président exécutif de la société Fernandez Ttacc, Fernandez Fernadez Angel, à Mlle Dorette Akande, la gérante d’une société de travaux publics et d’un restaurant. Elle réclame à l’Espagnol la somme de 19 millions de Fcfa pour une histoire de location-vente d’un caterpillar D6.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à plusieurs mois quand le groupe espagnol, installé à Kribi depuis quelques années déjà, décide de construire ses usines et sa direction générale dans la localité de Fifinda à environ 30 kilomètres de Kribi. Après le lancement des travaux de construction de la maison du chef du village de cette localité et de l’usine de transformation du Jatropha Curcas (une plante de l’Inde) en biocarburant, la construction de l’usine s’arrête, alors qu’elle vient de commencer. Les autorités administratives de Kribi sont accusées de corruption, extorsion de fonds et autres délits par Fernandez F. Angel. Il écrit plusieurs fois à Yaoundé et rencontre certains ministres. Les avis sont favorables à Yaoundé, selon l’Espagnol, alors que les travaux sont bloqués à Kribi.
Début octobre, après une gymnastique, les travaux sur le site de l’usine ont repris. C’est à ce moment que la société Fernandez Ttacc contacte Mlle Dorette A. pour la location-vente d’un D6. L’affaire est conclue entre les deux parties et le montant du contrat s’élève à 20.000.000 Fcfa. Un million est avancé et le reste prévu pour plus tard. Seulement, selon la Fernandez Ttacc, la machine était une vieille guimbarde maquillée. “ Nous avons été victimes d’une escroquerie. La machine que nous avons prise en location-vente est tombée en panne quelques jours après l’utilisation. Le mécanicien qu’on a fait venir a détecté plusieurs pannes. On ne peut plus payer les 19.000.000 Fcfa restants parce que c’était une location-vente ”, explique M. Onana, un cadre de cette entreprise agro-industrielle. Quelque temps après le délai de paiement, une sommation de payer est remise à la Fernadez Ttacc et quelques jours plus tard, Fernadez Fernadez Angel est convoqué au commissariat de sécurité publique de Kribi où une plainte a été déposée. “ J’ai tout fait pour le rencontrer mais c’était impossible. Ses employés le cachaient. J’ai donc suivi le chemin nécessaire. Il doit me payer mes 19.000.000 de Fcfa. Le contrat a été signé et avant cela leur mécanicien a vérifié l’état de l’engin qu’il a trouvé satisfaisant. Il est hors de question qu’aujourd’hui il refuse de payer parce que la machine est tombée en panne. Cela ne me regarde pas. Il est extrêmement malhonnête ”, estime la plaignante.
Rendu au commissariat, Fernandez Fernadez Angel a été gardé à vue jusqu’à ce qu’il offre des garanties pour le paiement de la somme des 19.000.000 Fcfa. C’est ainsi qu’une Mercedes, une Pajero, un camion Yale et un camion plateau ont été saisis. Ainsi que le passeport de l’investisseur. Il est interdit de voyage jusqu’à la résolution de cette affaire. Pourtant, selon nos sources, il souffre d’un cancer et devrait déjà se rendre en Espagne pour suivre son traitement de chimiothérapie.

La police montre sa force
Plusieurs hommes de loi de la cité balnéaire n’apprécient pas cette pratique de la police locale avec qui Fernandez F a des démêlés de temps en temps. “ La procédure n’a pas été respectée. Il a un domicile reconnu. C’est un chef d’entreprise d’une société sérieuse. On n’avait pas le droit de le garder à vue et d’exiger des gages avant de le libérer, c’est illégal ”, affirme l’avocat du mis en cause. “ Nous sommes à Kribi depuis plus de 3 ans et nous employons plus de 400 personnes. Vous croyez que je vais fuir pour 19.000.000 de Fcfa alors que nous avons déjà investi plus de trois milliards de Fcfa ? C’est une manigance des autorités de Kribi qui ont toujours porté beaucoup d’aversion à notre projet de biocarburant. Et cela malgré le soutien des autorités de Yaoundé qui nous donnent des documents nécessaires et des conseils. Nous allons régler le problème avec Dorette mais nous savons qui tire les ficelles ”, accuse Fernandez F Angel, avant de conclure : “ Je regrette quand même que des pratiques de corruption aussi avancées existent dans une ville comme Kribi. La politique de la main tendue est de mise au mépris de l’emploi des jeunes Camerounais et du développement ”.
La société Fernadez Ttacc est une société agro-industrielle qui veut faire dans la culture du Jatrophas Curcas, une plante d’origine indienne qui donne le biocarburant. Elle est installée à Kribi. Mais seulement quelques années après son installation, le projet n’a pas encore pris corps. La construction de l’usine reste à l’état de fondation. Les graines de Jatrophas curcas pourrissent dans les magasins. Les employés sont pourtant régulièrement payés. Certains sont même logés. Des sommes faramineuses sont dépensées sous les tables. On évalue les dépenses totales à plus de trois milliards de Fcfa. D’où l’inquiétude de certaines autorités de la ville et de certains enquêteurs qui parlent d’un grand réseau espagnol de blanchiment d’argent et de mafia. Ce qui justifie les tracasseries essuyées par cette entreprise. Toutes ces accusations sont balayées d’un revers de la main par le président exécutif de cette entreprise. Pour lui, il ne s’agit là “ que des intimidations et des prétextes que les autorités de la République indépendante de Kribi avancent pour nous extorquer de l’argent. Nous leur en avons donné. Aujourd’hui, la source a tari. Plus un franc à qui que ce soit ”. Affaire à suivre. 

Par Sévère KAMEN

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Un expatrié “ otage ” de la police

Le président exécutif du groupe Ttacc est accusé d’abus de confiance. Son passeport et d’autres engins appartenant à la société sont saisis par la police. La procédure est jugée illégale. Les avocats entrent dans la danse.

Mardi 18 novembre dernier, Me Mbida, l’avocat de la société espagnole Fernandez Ttacc à Kribi s’est rendu au commissariat de sécurité publique de Kribi pour rencontrer le commissaire Ngongo Essomba. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’affaire qui oppose le président exécutif de la société Fernandez Ttacc, Fernandez Fernadez Angel, à Mlle Dorette Akande, la gérante d’une société de travaux publics et d’un restaurant. Elle réclame à l’Espagnol la somme de 19 millions de Fcfa pour une histoire de location-vente d’un caterpillar D6.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à plusieurs mois quand le groupe espagnol, installé à Kribi depuis quelques années déjà, décide de construire ses usines et sa direction générale dans la localité de Fifinda à environ 30 kilomètres de Kribi. Après le lancement des travaux de construction de la maison du chef du village de cette localité et de l’usine de transformation du Jatropha Curcas (une plante de l’Inde) en biocarburant, la construction de l’usine s’arrête, alors qu’elle vient de commencer. Les autorités administratives de Kribi sont accusées de corruption, extorsion de fonds et autres délits par Fernandez F. Angel. Il écrit plusieurs fois à Yaoundé et rencontre certains ministres. Les avis sont favorables à Yaoundé, selon l’Espagnol, alors que les travaux sont bloqués à Kribi.
Début octobre, après une gymnastique, les travaux sur le site de l’usine ont repris. C’est à ce moment que la société Fernandez Ttacc contacte Mlle Dorette A. pour la location-vente d’un D6. L’affaire est conclue entre les deux parties et le montant du contrat s’élève à 20.000.000 Fcfa. Un million est avancé et le reste prévu pour plus tard. Seulement, selon la Fernandez Ttacc, la machine était une vieille guimbarde maquillée. “ Nous avons été victimes d’une escroquerie. La machine que nous avons prise en location-vente est tombée en panne quelques jours après l’utilisation. Le mécanicien qu’on a fait venir a détecté plusieurs pannes. On ne peut plus payer les 19.000.000 Fcfa restants parce que c’était une location-vente ”, explique M. Onana, un cadre de cette entreprise agro-industrielle. Quelque temps après le délai de paiement, une sommation de payer est remise à la Fernadez Ttacc et quelques jours plus tard, Fernadez Fernadez Angel est convoqué au commissariat de sécurité publique de Kribi où une plainte a été déposée. “ J’ai tout fait pour le rencontrer mais c’était impossible. Ses employés le cachaient. J’ai donc suivi le chemin nécessaire. Il doit me payer mes 19.000.000 de Fcfa. Le contrat a été signé et avant cela leur mécanicien a vérifié l’état de l’engin qu’il a trouvé satisfaisant. Il est hors de question qu’aujourd’hui il refuse de payer parce que la machine est tombée en panne. Cela ne me regarde pas. Il est extrêmement malhonnête ”, estime la plaignante.
Rendu au commissariat, Fernandez Fernadez Angel a été gardé à vue jusqu’à ce qu’il offre des garanties pour le paiement de la somme des 19.000.000 Fcfa. C’est ainsi qu’une Mercedes, une Pajero, un camion Yale et un camion plateau ont été saisis. Ainsi que le passeport de l’investisseur. Il est interdit de voyage jusqu’à la résolution de cette affaire. Pourtant, selon nos sources, il souffre d’un cancer et devrait déjà se rendre en Espagne pour suivre son traitement de chimiothérapie.

La police montre sa force
Plusieurs hommes de loi de la cité balnéaire n’apprécient pas cette pratique de la police locale avec qui Fernandez F a des démêlés de temps en temps. “ La procédure n’a pas été respectée. Il a un domicile reconnu. C’est un chef d’entreprise d’une société sérieuse. On n’avait pas le droit de le garder à vue et d’exiger des gages avant de le libérer, c’est illégal ”, affirme l’avocat du mis en cause. “ Nous sommes à Kribi depuis plus de 3 ans et nous employons plus de 400 personnes. Vous croyez que je vais fuir pour 19.000.000 de Fcfa alors que nous avons déjà investi plus de trois milliards de Fcfa ? C’est une manigance des autorités de Kribi qui ont toujours porté beaucoup d’aversion à notre projet de biocarburant. Et cela malgré le soutien des autorités de Yaoundé qui nous donnent des documents nécessaires et des conseils. Nous allons régler le problème avec Dorette mais nous savons qui tire les ficelles ”, accuse Fernandez F Angel, avant de conclure : “ Je regrette quand même que des pratiques de corruption aussi avancées existent dans une ville comme Kribi. La politique de la main tendue est de mise au mépris de l’emploi des jeunes Camerounais et du développement ”.
La société Fernadez Ttacc est une société agro-industrielle qui veut faire dans la culture du Jatrophas Curcas, une plante d’origine indienne qui donne le biocarburant. Elle est installée à Kribi. Mais seulement quelques années après son installation, le projet n’a pas encore pris corps. La construction de l’usine reste à l’état de fondation. Les graines de Jatrophas curcas pourrissent dans les magasins. Les employés sont pourtant régulièrement payés. Certains sont même logés. Des sommes faramineuses sont dépensées sous les tables. On évalue les dépenses totales à plus de trois milliards de Fcfa. D’où l’inquiétude de certaines autorités de la ville et de certains enquêteurs qui parlent d’un grand réseau espagnol de blanchiment d’argent et de mafia. Ce qui justifie les tracasseries essuyées par cette entreprise. Toutes ces accusations sont balayées d’un revers de la main par le président exécutif de cette entreprise. Pour lui, il ne s’agit là “ que des intimidations et des prétextes que les autorités de la République indépendante de Kribi avancent pour nous extorquer de l’argent. Nous leur en avons donné. Aujourd’hui, la source a tari. Plus un franc à qui que ce soit ”. Affaire à suivre. 

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Le président exécutif du groupe Ttacc est accusé d’abus de confiance. Son passeport et d’autres engins appartenant à la société sont saisis par la police. La procédure est jugée illégale. Les avocats entrent dans la danse.

Mardi 18 novembre dernier, Me Mbida, l’avocat de la société espagnole Fernandez Ttacc à Kribi s’est rendu au commissariat de sécurité publique de Kribi pour rencontrer le commissaire Ngongo Essomba. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’affaire qui oppose le président exécutif de la société Fernandez Ttacc, Fernandez Fernadez Angel, à Mlle Dorette Akande, la gérante d’une société de travaux publics et d’un restaurant. Elle réclame à l’Espagnol la somme de 19 millions de Fcfa pour une histoire de location-vente d’un caterpillar D6.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à plusieurs mois quand le groupe espagnol, installé à Kribi depuis quelques années déjà, décide de construire ses usines et sa direction générale dans la localité de Fifinda à environ 30 kilomètres de Kribi. Après le lancement des travaux de construction de la maison du chef du village de cette localité et de l’usine de transformation du Jatropha Curcas (une plante de l’Inde) en biocarburant, la construction de l’usine s’arrête, alors qu’elle vient de commencer. Les autorités administratives de Kribi sont accusées de corruption, extorsion de fonds et autres délits par Fernandez F. Angel. Il écrit plusieurs fois à Yaoundé et rencontre certains ministres. Les avis sont favorables à Yaoundé, selon l’Espagnol, alors que les travaux sont bloqués à Kribi.
Début octobre, après une gymnastique, les travaux sur le site de l’usine ont repris. C’est à ce moment que la société Fernandez Ttacc contacte Mlle Dorette A. pour la location-vente d’un D6. L’affaire est conclue entre les deux parties et le montant du contrat s’élève à 20.000.000 Fcfa. Un million est avancé et le reste prévu pour plus tard. Seulement, selon la Fernandez Ttacc, la machine était une vieille guimbarde maquillée. “ Nous avons été victimes d’une escroquerie. La machine que nous avons prise en location-vente est tombée en panne quelques jours après l’utilisation. Le mécanicien qu’on a fait venir a détecté plusieurs pannes. On ne peut plus payer les 19.000.000 Fcfa restants parce que c’était une location-vente ”, explique M. Onana, un cadre de cette entreprise agro-industrielle. Quelque temps après le délai de paiement, une sommation de payer est remise à la Fernadez Ttacc et quelques jours plus tard, Fernadez Fernadez Angel est convoqué au commissariat de sécurité publique de Kribi où une plainte a été déposée. “ J’ai tout fait pour le rencontrer mais c’était impossible. Ses employés le cachaient. J’ai donc suivi le chemin nécessaire. Il doit me payer mes 19.000.000 de Fcfa. Le contrat a été signé et avant cela leur mécanicien a vérifié l’état de l’engin qu’il a trouvé satisfaisant. Il est hors de question qu’aujourd’hui il refuse de payer parce que la machine est tombée en panne. Cela ne me regarde pas. Il est extrêmement malhonnête ”, estime la plaignante.
Rendu au commissariat, Fernandez Fernadez Angel a été gardé à vue jusqu’à ce qu’il offre des garanties pour le paiement de la somme des 19.000.000 Fcfa. C’est ainsi qu’une Mercedes, une Pajero, un camion Yale et un camion plateau ont été saisis. Ainsi que le passeport de l’investisseur. Il est interdit de voyage jusqu’à la résolution de cette affaire. Pourtant, selon nos sources, il souffre d’un cancer et devrait déjà se rendre en Espagne pour suivre son traitement de chimiothérapie.

La police montre sa force
Plusieurs hommes de loi de la cité balnéaire n’apprécient pas cette pratique de la police locale avec qui Fernandez F a des démêlés de temps en temps. “ La procédure n’a pas été respectée. Il a un domicile reconnu. C’est un chef d’entreprise d’une société sérieuse. On n’avait pas le droit de le garder à vue et d’exiger des gages avant de le libérer, c’est illégal ”, affirme l’avocat du mis en cause. “ Nous sommes à Kribi depuis plus de 3 ans et nous employons plus de 400 personnes. Vous croyez que je vais fuir pour 19.000.000 de Fcfa alors que nous avons déjà investi plus de trois milliards de Fcfa ? C’est une manigance des autorités de Kribi qui ont toujours porté beaucoup d’aversion à notre projet de biocarburant. Et cela malgré le soutien des autorités de Yaoundé qui nous donnent des documents nécessaires et des conseils. Nous allons régler le problème avec Dorette mais nous savons qui tire les ficelles ”, accuse Fernandez F Angel, avant de conclure : “ Je regrette quand même que des pratiques de corruption aussi avancées existent dans une ville comme Kribi. La politique de la main tendue est de mise au mépris de l’emploi des jeunes Camerounais et du développement ”.
La société Fernadez Ttacc est une société agro-industrielle qui veut faire dans la culture du Jatrophas Curcas, une plante d’origine indienne qui donne le biocarburant. Elle est installée à Kribi. Mais seulement quelques années après son installation, le projet n’a pas encore pris corps. La construction de l’usine reste à l’état de fondation. Les graines de Jatrophas curcas pourrissent dans les magasins. Les employés sont pourtant régulièrement payés. Certains sont même logés. Des sommes faramineuses sont dépensées sous les tables. On évalue les dépenses totales à plus de trois milliards de Fcfa. D’où l’inquiétude de certaines autorités de la ville et de certains enquêteurs qui parlent d’un grand réseau espagnol de blanchiment d’argent et de mafia. Ce qui justifie les tracasseries essuyées par cette entreprise. Toutes ces accusations sont balayées d’un revers de la main par le président exécutif de cette entreprise. Pour lui, il ne s’agit là “ que des intimidations et des prétextes que les autorités de la République indépendante de Kribi avancent pour nous extorquer de l’argent. Nous leur en avons donné. Aujourd’hui, la source a tari. Plus un franc à qui que ce soit ”. Affaire à suivre. 

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Le président exécutif du groupe Ttacc est accusé d’abus de confiance. Son passeport et d’autres engins appartenant à la société sont saisis par la police. La procédure est jugée illégale. Les avocats entrent dans la danse.

Mardi 18 novembre dernier, Me Mbida, l’avocat de la société espagnole Fernandez Ttacc à Kribi s’est rendu au commissariat de sécurité publique de Kribi pour rencontrer le commissaire Ngongo Essomba. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’affaire qui oppose le président exécutif de la société Fernandez Ttacc, Fernandez Fernadez Angel, à Mlle Dorette Akande, la gérante d’une société de travaux publics et d’un restaurant. Elle réclame à l’Espagnol la somme de 19 millions de Fcfa pour une histoire de location-vente d’un caterpillar D6.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à plusieurs mois quand le groupe espagnol, installé à Kribi depuis quelques années déjà, décide de construire ses usines et sa direction générale dans la localité de Fifinda à environ 30 kilomètres de Kribi. Après le lancement des travaux de construction de la maison du chef du village de cette localité et de l’usine de transformation du Jatropha Curcas (une plante de l’Inde) en biocarburant, la construction de l’usine s’arrête, alors qu’elle vient de commencer. Les autorités administratives de Kribi sont accusées de corruption, extorsion de fonds et autres délits par Fernandez F. Angel. Il écrit plusieurs fois à Yaoundé et rencontre certains ministres. Les avis sont favorables à Yaoundé, selon l’Espagnol, alors que les travaux sont bloqués à Kribi.
Début octobre, après une gymnastique, les travaux sur le site de l’usine ont repris. C’est à ce moment que la société Fernandez Ttacc contacte Mlle Dorette A. pour la location-vente d’un D6. L’affaire est conclue entre les deux parties et le montant du contrat s’élève à 20.000.000 Fcfa. Un million est avancé et le reste prévu pour plus tard. Seulement, selon la Fernandez Ttacc, la machine était une vieille guimbarde maquillée. “ Nous avons été victimes d’une escroquerie. La machine que nous avons prise en location-vente est tombée en panne quelques jours après l’utilisation. Le mécanicien qu’on a fait venir a détecté plusieurs pannes. On ne peut plus payer les 19.000.000 Fcfa restants parce que c’était une location-vente ”, explique M. Onana, un cadre de cette entreprise agro-industrielle. Quelque temps après le délai de paiement, une sommation de payer est remise à la Fernadez Ttacc et quelques jours plus tard, Fernadez Fernadez Angel est convoqué au commissariat de sécurité publique de Kribi où une plainte a été déposée. “ J’ai tout fait pour le rencontrer mais c’était impossible. Ses employés le cachaient. J’ai donc suivi le chemin nécessaire. Il doit me payer mes 19.000.000 de Fcfa. Le contrat a été signé et avant cela leur mécanicien a vérifié l’état de l’engin qu’il a trouvé satisfaisant. Il est hors de question qu’aujourd’hui il refuse de payer parce que la machine est tombée en panne. Cela ne me regarde pas. Il est extrêmement malhonnête ”, estime la plaignante.
Rendu au commissariat, Fernandez Fernadez Angel a été gardé à vue jusqu’à ce qu’il offre des garanties pour le paiement de la somme des 19.000.000 Fcfa. C’est ainsi qu’une Mercedes, une Pajero, un camion Yale et un camion plateau ont été saisis. Ainsi que le passeport de l’investisseur. Il est interdit de voyage jusqu’à la résolution de cette affaire. Pourtant, selon nos sources, il souffre d’un cancer et devrait déjà se rendre en Espagne pour suivre son traitement de chimiothérapie.

La police montre sa force
Plusieurs hommes de loi de la cité balnéaire n’apprécient pas cette pratique de la police locale avec qui Fernandez F a des démêlés de temps en temps. “ La procédure n’a pas été respectée. Il a un domicile reconnu. C’est un chef d’entreprise d’une société sérieuse. On n’avait pas le droit de le garder à vue et d’exiger des gages avant de le libérer, c’est illégal ”, affirme l’avocat du mis en cause. “ Nous sommes à Kribi depuis plus de 3 ans et nous employons plus de 400 personnes. Vous croyez que je vais fuir pour 19.000.000 de Fcfa alors que nous avons déjà investi plus de trois milliards de Fcfa ? C’est une manigance des autorités de Kribi qui ont toujours porté beaucoup d’aversion à notre projet de biocarburant. Et cela malgré le soutien des autorités de Yaoundé qui nous donnent des documents nécessaires et des conseils. Nous allons régler le problème avec Dorette mais nous savons qui tire les ficelles ”, accuse Fernandez F Angel, avant de conclure : “ Je regrette quand même que des pratiques de corruption aussi avancées existent dans une ville comme Kribi. La politique de la main tendue est de mise au mépris de l’emploi des jeunes Camerounais et du développement ”.
La société Fernadez Ttacc est une société agro-industrielle qui veut faire dans la culture du Jatrophas Curcas, une plante d’origine indienne qui donne le biocarburant. Elle est installée à Kribi. Mais seulement quelques années après son installation, le projet n’a pas encore pris corps. La construction de l’usine reste à l’état de fondation. Les graines de Jatrophas curcas pourrissent dans les magasins. Les employés sont pourtant régulièrement payés. Certains sont même logés. Des sommes faramineuses sont dépensées sous les tables. On évalue les dépenses totales à plus de trois milliards de Fcfa. D’où l’inquiétude de certaines autorités de la ville et de certains enquêteurs qui parlent d’un grand réseau espagnol de blanchiment d’argent et de mafia. Ce qui justifie les tracasseries essuyées par cette entreprise. Toutes ces accusations sont balayées d’un revers de la main par le président exécutif de cette entreprise. Pour lui, il ne s’agit là “ que des intimidations et des prétextes que les autorités de la République indépendante de Kribi avancent pour nous extorquer de l’argent. Nous leur en avons donné. Aujourd’hui, la source a tari. Plus un franc à qui que ce soit ”. Affaire à suivre. 

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Odile Ngaska à la place de l’abbé Bodo

Après le désistement de l’abbé Bodo, les artistes musiciens regroupés autour du Gramcad, font appel à un autre « berger » pour conduire le troupeau. –

Le 07 juin 2008 n’est plus loin. C’est ce jour qu’aura lieu l’assemblée générale extraordinaire de la Cameroon music corporation (Cmc). Convoquée par le ministre de la Culture, Mme Ama Tutu Muna, cette assemblée générale sera supervisée par la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) des sociétés de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. Le comité ad hoc chargé de la gestion des affaires courantes de la Cameroon music corporation (Cmc) – il a été créé par décision du ministre de la Culture le 15 mai 2008 – affine ses termes de références. Dirigé par Me Otti Dissongo, il s’active à faire l’état des lieux de la Cmc, à gérer les affaires courantes et, surtout, à préparer l’assemblée générale extraordinaire.
De nombreux musiciens estiment que ce comité a été créé en violation des statuts de la Cmc et de la loi 2000 sur le droit d’auteur et les droits voisins. Pour ces derniers, le ministre ne peut pas dire que son département n’entend pas s’immiscer dans le choix des candidats qui devront être élus sur la base des textes fondamentaux actuels de la Cmc alors qu’elle piétine lesdits textes. Selon ceux qui raisonnent ainsi, c’est clair : l’assemblée générale élective du 07 juin est anti-statutaire.
Au musée national où est logé le comité ad hoc, les membres disent travailler dans la sérénité, sur la base des documents fournis par le ministère de la Culture. « Nous sommes à pied d’œuvre pour être dans les délais prescrits par le ministre. Après avoir passé en revue l’état des lieux, nous faisons la gestion courante pour permettre à la Cmc d’exister. Nous recevons des artistes, les orientons et leurs donnons des informations dont ils ont besoin », affirme la présidente du comité ad hoc. Quand on sait que la Cmc est sous scellés, l’on peut s’interroger sur la crédibilité du fichier électoral, de même que sur le type d’affaires courantes qui sont gérées dans un tel dénuement documentaire.

Vers une assemblée pipée ?
La décision de l’abbé Jean-Marie Bodo a surpris le ministre Ama Tutu Muna et ses collègues qui avaient pourtant placé leurs espoirs en cet homme de Dieu. Au ministère de la Culture, l’on se dit ébranlé et inquiet pour la suite. En attendant de trouver l’oiseau rare, le camp des membres du rassemblement des artistes musiciens du Cameroun et de la diaspora (Gramcad), que l’on dit avoir l’onction du pouvoir, a procédé aux élections primaires en vue de choisir le leader. Etaient en lice : Ekambi Brillant, Esso Essomba, Ottou Marcellin, Elvis Kemayo, la révérende pasteur Odile Ngaska.
La dame de Dieu est venue en tête avec neuf voix, devançant tous ses concurrents qui s’en sont sortis avec deux voix chacun. « Même à l’intérieur du grand rassemblement, tout paraît truqué. Il y a des personnes qui sont là juste pour animer la galerie. Mme le ministre ne les porte pas dans son cœur ; aussi serait-elle prête à s’en débarrasser dès que l’occasion se présentera. En recevant la révérende pour lui donner l’onction administrative, même les autres candidats qui sont dans le comité ne savent pas ce qui les attend devant », affirme un membre du Gramcad sous anonymat. « Le choix d’Ama Tutu de faire de la révérende pasteur Odile Ngaska, son cheval de Troie divise le Gramcad. Ekambi Brillant et Elvis Kemayou n’entendent pas lâcher le morceau », conclut-il.  

Par Souley ONOHIOLO

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