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Financements : De quoi vit le Rdpc ?

Les dernières cotisations de la base remontent à la fin des années ’90, les " militants " refusent de cotiser, au moment où l’ " Epervier " survole le parti.

Des sources indiquent que c’est au matin du congrès extraordinaire de juillet 2006, après un rappel de ses proches collaborateurs, que Paul Biya, qui s’apprêtait à se faire à nouveau adouber par "ses camarades" à la tête du parti, s’acquitta de ses frais de cotisation en tant que président national du Rdpc. Soit la rondelette somme de 11 millions de francs Cfa. L’ambiance à la veille de cette rencontre, où un autre candidat s’était déclaré contre Paul Biya, incitait à la prudence. Combien sont-ils en effet ces "cadres" du parti qui s’acquittent du paiement de leurs cotisations ? Difficile d’y répondre. On se rappelle ces "cris" de détresse des trésoriers successifs du parti "les caisses sont vides", ou encore de cette violente sortie de Basile Emah, à l’époque trésorier général, au cours du congrès ordinaire de 1996, lorsqu’il avait accusé le secrétaire général d’alors, Joseph Charles Doumba, d’entretenir une "trésorerie parallèle" au détriment de celle du parti.

Il faut indiquer qu’en plus des cotisations issues du placement des cartes de membre du parti à laquelle sont tenus tous les militants, ceux des "cadres" du Rdpc ayant bénéficié soit d’un mandat électif, soit d’une nomination sont, conformément aux dispositions de l’article 76 du règlement intérieur "… astreints à une contribution mensuelle dont le montant et les modalités de paiement sont fixés par le Comité central, les membres du parti : sénateurs, députés à l’Assemblée nationale, président ou membre du Conseil économique et social, membres du Gouvernement et assimilés, gouverneurs de régions, chefs de mission diplomatique, consulaire ou économique, secrétaires généraux de ministère et assimilés, directeurs généraux et assimilés des sociétés publiques et parapubliques, président ou membre de chambres consulaires, délégués du gouvernement ou maires, membres du Comité central ne rentrant pas dans l’une des catégories ci-dessus énumérées".

Sur le montant des cotisations par catégorie, certains des principaux concernés indiquent ne rien en savoir. L’un des maires de la capitale joint au téléphone a été surpris par notre question "Je ne connais pas le montant, car je n’ai jamais payé cette cotisation…". Nous apprendrons néanmoins que les maires doivent contribuer à hauteur de 8 000 francs par mois dans les caisses du parti, tandis que les membres du gouvernement et assimilés et les directeurs généraux "à qui il est souvent demandé de faire un effort supplémentaire…" comme nous l’indique une source au Comité central, paient 20 000 francs par mois, contre 5 000 francs pour les membres du Comité central.
Seuls les députés, dont les prélèvements sont effectués à la source, s’acquittent régulièrement de cette "obligation" : "Nous payons 12 000 francs de cotisation mensuelle au comité central. Cet argent est prélevé à la source, ceci sans tenir compte de ce que nous sommes appelés à dépenser sur le terrain, alors que d’autres qui ont plus de ressources que nous, ne payent rien", se plaint sous le couvert de l’anonymat, l’un des élus du parti au pouvoir à l’Assemblée nationale.

Cotisations
Des sommes qu’il devient de plus en plus difficile de recouvrer. Même les avis de paiement, autrefois adressé aux responsables concernés par Hamadjoda Adjoudji, lorsqu’il était trésorier général adjoint, ont fait long feu. Par conséquent, il est difficile de savoir avec certitude, comment survit le parti au pouvoir. Le placement des cartes de membre et de cotisation du parti, longtemps gelé, tarde à repartir malgré les annonces faites par la nouvelle équipe du secrétariat général du Comité central. Les dernières cotisations, comme nous avons pu le constater auprès de certains militants dans le Mfoundi remontent à …1997. Les militants, et même la hiérarchie du parti, sont donc obligés de se tourner vers ces "personnalités ressources" au rôle parfois trouble et régulièrement décrié dans le fonctionnement du parti. Il y a un an, lors du séminaire de formation et d’information organisé par le Comité central à l’intention des présidents de sections, Jean Fabien Monkam Nintcheu, l’un des conseillers auprès du comité central, s’étonnait de ce que nous posions la question sur le financement d’une assise qui regroupait près de 800 personnes venues des quatre coins du Cameroun.

Une rencontre dont le coût était évalué à près du milliard de francs. Et de nous indiquer que le parti a des militants qui financent ses activités. Sauf que certains rechignent de plus en plus à mettre la main à la poche, l’ "Epervier" se faisant menaçant. Il y a quelques semaines encore, une conférence statutaire des jeunes de l’une des sections de la Lékié a avorté, le financement attendu de l’élite n’étant pas finalement arrivé. La plupart, voire toutes les personnes actuellement incarcérées dans le cadre de l’ "Opération Epervier", et même celles que l’on annonce en voie de l’être, sont toutes des militants supposés du Rdpc…

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Les dernières cotisations de la base remontent à la fin des années ’90, les " militants " refusent de cotiser, au moment où l’ " Epervier " survole le parti.

Des sources indiquent que c’est au matin du congrès extraordinaire de juillet 2006, après un rappel de ses proches collaborateurs, que Paul Biya, qui s’apprêtait à se faire à nouveau adouber par "ses camarades" à la tête du parti, s’acquitta de ses frais de cotisation en tant que président national du Rdpc. Soit la rondelette somme de 11 millions de francs Cfa. L’ambiance à la veille de cette rencontre, où un autre candidat s’était déclaré contre Paul Biya, incitait à la prudence. Combien sont-ils en effet ces "cadres" du parti qui s’acquittent du paiement de leurs cotisations ? Difficile d’y répondre. On se rappelle ces "cris" de détresse des trésoriers successifs du parti "les caisses sont vides", ou encore de cette violente sortie de Basile Emah, à l’époque trésorier général, au cours du congrès ordinaire de 1996, lorsqu’il avait accusé le secrétaire général d’alors, Joseph Charles Doumba, d’entretenir une "trésorerie parallèle" au détriment de celle du parti.

Il faut indiquer qu’en plus des cotisations issues du placement des cartes de membre du parti à laquelle sont tenus tous les militants, ceux des "cadres" du Rdpc ayant bénéficié soit d’un mandat électif, soit d’une nomination sont, conformément aux dispositions de l’article 76 du règlement intérieur "… astreints à une contribution mensuelle dont le montant et les modalités de paiement sont fixés par le Comité central, les membres du parti : sénateurs, députés à l’Assemblée nationale, président ou membre du Conseil économique et social, membres du Gouvernement et assimilés, gouverneurs de régions, chefs de mission diplomatique, consulaire ou économique, secrétaires généraux de ministère et assimilés, directeurs généraux et assimilés des sociétés publiques et parapubliques, président ou membre de chambres consulaires, délégués du gouvernement ou maires, membres du Comité central ne rentrant pas dans l’une des catégories ci-dessus énumérées".

Sur le montant des cotisations par catégorie, certains des principaux concernés indiquent ne rien en savoir. L’un des maires de la capitale joint au téléphone a été surpris par notre question "Je ne connais pas le montant, car je n’ai jamais payé cette cotisation…". Nous apprendrons néanmoins que les maires doivent contribuer à hauteur de 8 000 francs par mois dans les caisses du parti, tandis que les membres du gouvernement et assimilés et les directeurs généraux "à qui il est souvent demandé de faire un effort supplémentaire…" comme nous l’indique une source au Comité central, paient 20 000 francs par mois, contre 5 000 francs pour les membres du Comité central.
Seuls les députés, dont les prélèvements sont effectués à la source, s’acquittent régulièrement de cette "obligation" : "Nous payons 12 000 francs de cotisation mensuelle au comité central. Cet argent est prélevé à la source, ceci sans tenir compte de ce que nous sommes appelés à dépenser sur le terrain, alors que d’autres qui ont plus de ressources que nous, ne payent rien", se plaint sous le couvert de l’anonymat, l’un des élus du parti au pouvoir à l’Assemblée nationale.

Cotisations
Des sommes qu’il devient de plus en plus difficile de recouvrer. Même les avis de paiement, autrefois adressé aux responsables concernés par Hamadjoda Adjoudji, lorsqu’il était trésorier général adjoint, ont fait long feu. Par conséquent, il est difficile de savoir avec certitude, comment survit le parti au pouvoir. Le placement des cartes de membre et de cotisation du parti, longtemps gelé, tarde à repartir malgré les annonces faites par la nouvelle équipe du secrétariat général du Comité central. Les dernières cotisations, comme nous avons pu le constater auprès de certains militants dans le Mfoundi remontent à …1997. Les militants, et même la hiérarchie du parti, sont donc obligés de se tourner vers ces "personnalités ressources" au rôle parfois trouble et régulièrement décrié dans le fonctionnement du parti. Il y a un an, lors du séminaire de formation et d’information organisé par le Comité central à l’intention des présidents de sections, Jean Fabien Monkam Nintcheu, l’un des conseillers auprès du comité central, s’étonnait de ce que nous posions la question sur le financement d’une assise qui regroupait près de 800 personnes venues des quatre coins du Cameroun.

Une rencontre dont le coût était évalué à près du milliard de francs. Et de nous indiquer que le parti a des militants qui financent ses activités. Sauf que certains rechignent de plus en plus à mettre la main à la poche, l’ "Epervier" se faisant menaçant. Il y a quelques semaines encore, une conférence statutaire des jeunes de l’une des sections de la Lékié a avorté, le financement attendu de l’élite n’étant pas finalement arrivé. La plupart, voire toutes les personnes actuellement incarcérées dans le cadre de l’ "Opération Epervier", et même celles que l’on annonce en voie de l’être, sont toutes des militants supposés du Rdpc…

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Les dernières cotisations de la base remontent à la fin des années ’90, les " militants " refusent de cotiser, au moment où l’ " Epervier " survole le parti.

Des sources indiquent que c’est au matin du congrès extraordinaire de juillet 2006, après un rappel de ses proches collaborateurs, que Paul Biya, qui s’apprêtait à se faire à nouveau adouber par "ses camarades" à la tête du parti, s’acquitta de ses frais de cotisation en tant que président national du Rdpc. Soit la rondelette somme de 11 millions de francs Cfa. L’ambiance à la veille de cette rencontre, où un autre candidat s’était déclaré contre Paul Biya, incitait à la prudence. Combien sont-ils en effet ces "cadres" du parti qui s’acquittent du paiement de leurs cotisations ? Difficile d’y répondre. On se rappelle ces "cris" de détresse des trésoriers successifs du parti "les caisses sont vides", ou encore de cette violente sortie de Basile Emah, à l’époque trésorier général, au cours du congrès ordinaire de 1996, lorsqu’il avait accusé le secrétaire général d’alors, Joseph Charles Doumba, d’entretenir une "trésorerie parallèle" au détriment de celle du parti.

Il faut indiquer qu’en plus des cotisations issues du placement des cartes de membre du parti à laquelle sont tenus tous les militants, ceux des "cadres" du Rdpc ayant bénéficié soit d’un mandat électif, soit d’une nomination sont, conformément aux dispositions de l’article 76 du règlement intérieur "… astreints à une contribution mensuelle dont le montant et les modalités de paiement sont fixés par le Comité central, les membres du parti : sénateurs, députés à l’Assemblée nationale, président ou membre du Conseil économique et social, membres du Gouvernement et assimilés, gouverneurs de régions, chefs de mission diplomatique, consulaire ou économique, secrétaires généraux de ministère et assimilés, directeurs généraux et assimilés des sociétés publiques et parapubliques, président ou membre de chambres consulaires, délégués du gouvernement ou maires, membres du Comité central ne rentrant pas dans l’une des catégories ci-dessus énumérées".

Sur le montant des cotisations par catégorie, certains des principaux concernés indiquent ne rien en savoir. L’un des maires de la capitale joint au téléphone a été surpris par notre question "Je ne connais pas le montant, car je n’ai jamais payé cette cotisation…". Nous apprendrons néanmoins que les maires doivent contribuer à hauteur de 8 000 francs par mois dans les caisses du parti, tandis que les membres du gouvernement et assimilés et les directeurs généraux "à qui il est souvent demandé de faire un effort supplémentaire…" comme nous l’indique une source au Comité central, paient 20 000 francs par mois, contre 5 000 francs pour les membres du Comité central.
Seuls les députés, dont les prélèvements sont effectués à la source, s’acquittent régulièrement de cette "obligation" : "Nous payons 12 000 francs de cotisation mensuelle au comité central. Cet argent est prélevé à la source, ceci sans tenir compte de ce que nous sommes appelés à dépenser sur le terrain, alors que d’autres qui ont plus de ressources que nous, ne payent rien", se plaint sous le couvert de l’anonymat, l’un des élus du parti au pouvoir à l’Assemblée nationale.

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Des sommes qu’il devient de plus en plus difficile de recouvrer. Même les avis de paiement, autrefois adressé aux responsables concernés par Hamadjoda Adjoudji, lorsqu’il était trésorier général adjoint, ont fait long feu. Par conséquent, il est difficile de savoir avec certitude, comment survit le parti au pouvoir. Le placement des cartes de membre et de cotisation du parti, longtemps gelé, tarde à repartir malgré les annonces faites par la nouvelle équipe du secrétariat général du Comité central. Les dernières cotisations, comme nous avons pu le constater auprès de certains militants dans le Mfoundi remontent à …1997. Les militants, et même la hiérarchie du parti, sont donc obligés de se tourner vers ces "personnalités ressources" au rôle parfois trouble et régulièrement décrié dans le fonctionnement du parti. Il y a un an, lors du séminaire de formation et d’information organisé par le Comité central à l’intention des présidents de sections, Jean Fabien Monkam Nintcheu, l’un des conseillers auprès du comité central, s’étonnait de ce que nous posions la question sur le financement d’une assise qui regroupait près de 800 personnes venues des quatre coins du Cameroun.

Une rencontre dont le coût était évalué à près du milliard de francs. Et de nous indiquer que le parti a des militants qui financent ses activités. Sauf que certains rechignent de plus en plus à mettre la main à la poche, l’ "Epervier" se faisant menaçant. Il y a quelques semaines encore, une conférence statutaire des jeunes de l’une des sections de la Lékié a avorté, le financement attendu de l’élite n’étant pas finalement arrivé. La plupart, voire toutes les personnes actuellement incarcérées dans le cadre de l’ "Opération Epervier", et même celles que l’on annonce en voie de l’être, sont toutes des militants supposés du Rdpc…

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Les dernières cotisations de la base remontent à la fin des années ’90, les " militants " refusent de cotiser, au moment où l’ " Epervier " survole le parti.

Des sources indiquent que c’est au matin du congrès extraordinaire de juillet 2006, après un rappel de ses proches collaborateurs, que Paul Biya, qui s’apprêtait à se faire à nouveau adouber par "ses camarades" à la tête du parti, s’acquitta de ses frais de cotisation en tant que président national du Rdpc. Soit la rondelette somme de 11 millions de francs Cfa. L’ambiance à la veille de cette rencontre, où un autre candidat s’était déclaré contre Paul Biya, incitait à la prudence. Combien sont-ils en effet ces "cadres" du parti qui s’acquittent du paiement de leurs cotisations ? Difficile d’y répondre. On se rappelle ces "cris" de détresse des trésoriers successifs du parti "les caisses sont vides", ou encore de cette violente sortie de Basile Emah, à l’époque trésorier général, au cours du congrès ordinaire de 1996, lorsqu’il avait accusé le secrétaire général d’alors, Joseph Charles Doumba, d’entretenir une "trésorerie parallèle" au détriment de celle du parti.

Il faut indiquer qu’en plus des cotisations issues du placement des cartes de membre du parti à laquelle sont tenus tous les militants, ceux des "cadres" du Rdpc ayant bénéficié soit d’un mandat électif, soit d’une nomination sont, conformément aux dispositions de l’article 76 du règlement intérieur "… astreints à une contribution mensuelle dont le montant et les modalités de paiement sont fixés par le Comité central, les membres du parti : sénateurs, députés à l’Assemblée nationale, président ou membre du Conseil économique et social, membres du Gouvernement et assimilés, gouverneurs de régions, chefs de mission diplomatique, consulaire ou économique, secrétaires généraux de ministère et assimilés, directeurs généraux et assimilés des sociétés publiques et parapubliques, président ou membre de chambres consulaires, délégués du gouvernement ou maires, membres du Comité central ne rentrant pas dans l’une des catégories ci-dessus énumérées".

Sur le montant des cotisations par catégorie, certains des principaux concernés indiquent ne rien en savoir. L’un des maires de la capitale joint au téléphone a été surpris par notre question "Je ne connais pas le montant, car je n’ai jamais payé cette cotisation…". Nous apprendrons néanmoins que les maires doivent contribuer à hauteur de 8 000 francs par mois dans les caisses du parti, tandis que les membres du gouvernement et assimilés et les directeurs généraux "à qui il est souvent demandé de faire un effort supplémentaire…" comme nous l’indique une source au Comité central, paient 20 000 francs par mois, contre 5 000 francs pour les membres du Comité central.
Seuls les députés, dont les prélèvements sont effectués à la source, s’acquittent régulièrement de cette "obligation" : "Nous payons 12 000 francs de cotisation mensuelle au comité central. Cet argent est prélevé à la source, ceci sans tenir compte de ce que nous sommes appelés à dépenser sur le terrain, alors que d’autres qui ont plus de ressources que nous, ne payent rien", se plaint sous le couvert de l’anonymat, l’un des élus du parti au pouvoir à l’Assemblée nationale.

Cotisations
Des sommes qu’il devient de plus en plus difficile de recouvrer. Même les avis de paiement, autrefois adressé aux responsables concernés par Hamadjoda Adjoudji, lorsqu’il était trésorier général adjoint, ont fait long feu. Par conséquent, il est difficile de savoir avec certitude, comment survit le parti au pouvoir. Le placement des cartes de membre et de cotisation du parti, longtemps gelé, tarde à repartir malgré les annonces faites par la nouvelle équipe du secrétariat général du Comité central. Les dernières cotisations, comme nous avons pu le constater auprès de certains militants dans le Mfoundi remontent à …1997. Les militants, et même la hiérarchie du parti, sont donc obligés de se tourner vers ces "personnalités ressources" au rôle parfois trouble et régulièrement décrié dans le fonctionnement du parti. Il y a un an, lors du séminaire de formation et d’information organisé par le Comité central à l’intention des présidents de sections, Jean Fabien Monkam Nintcheu, l’un des conseillers auprès du comité central, s’étonnait de ce que nous posions la question sur le financement d’une assise qui regroupait près de 800 personnes venues des quatre coins du Cameroun.

Une rencontre dont le coût était évalué à près du milliard de francs. Et de nous indiquer que le parti a des militants qui financent ses activités. Sauf que certains rechignent de plus en plus à mettre la main à la poche, l’ "Epervier" se faisant menaçant. Il y a quelques semaines encore, une conférence statutaire des jeunes de l’une des sections de la Lékié a avorté, le financement attendu de l’élite n’étant pas finalement arrivé. La plupart, voire toutes les personnes actuellement incarcérées dans le cadre de l’ "Opération Epervier", et même celles que l’on annonce en voie de l’être, sont toutes des militants supposés du Rdpc…

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Joe Douxon : « La publication en ligne combat systématiquement la piraterie »

L’auteur de « Bague de la Mort » s’explique sur les motivations de la rédaction de son livre et de l’intérêt de l’éditer sur Internet.

Jean-Philippe Nguemeta

De quoi parle votre livre ?
Aujourd’hui, les politiques et les économistes parlent de la relance économique. On dit qu’il faut fructifier les avoirs, qu’il faut faire beaucoup plus d’argent.

On croit que dès qu’il y a beaucoup d’argent dans notre pays, les choses iraient forcément mieux. On sait quand même que les pays occidentaux sont des pays où il y a plus de stress. Cela signifie que avoir de l’argent ne suffit pas. En plus de l’argent, il faut ajuster la moralisation. C’est vrai que nous avons besoin d’argent, mais est-ce une raison pour faire n’importe quoi, s’animaliser, se déshumaniser ? C’est le problème qui est posé dans cet ouvrage.

Et pourquoi avez-vous décidé de le publier en ligne ?
C’est une inspiration qui date de trois ans. Je l’ai mis sur papier parce que j’avais l’intention de participer à un concours à la Fondation de l’Ile, en France. Je voulais faire passer cette nouvelle, mais après, je me suis découragé. Je me suis dit qu’il était important de publier en ligne parce qu’un informaticien voulait bien me créer un site web à travers lequel j’allais  publier mes propres œuvres. C’est comme ça que l’idée m’est venue de publier en ligne. La publication en ligne combat systématiquement la piraterie. Cela signifie que pour que quelqu’un ait votre livre, il faudrait qu’il l’achète, et immédiatement, les fonds reviennent à l’auteur. C’est le premier avantage. C’est aussi la première fois qu’un Camerounais publie en ligne et ce, grâce à une organisation américaine, Remember Africa.

Pouvez-vous nous en parler ?
Remember Africa est une Ong internationale qui a eu pour véritable promoteur le président Bill Clinton. Quand il était au pouvoir, il a donné une très forte impulsion à Remember Africa, avec Hillary Clinton. A ce moment-là, Remember Africa a connu une très grande audience internationale. Aujourd’hui, cette Ong est davantage soutenue par d’autres personnalités, parmi lesquelles le Premier ministre camerounais, Inoni Ephraïm, Son Excellence Albert Roger Milla, entre autres. Remember Africa œuvre également dans l’humanitaire, la santé, l’économie, l’éducation et la culture.

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