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Paul Biya veut nommer le fifs d’Ahidjo


Des tractations seraient en cours pour l’entrée du fils de l’ex-président de la République dans le gouvernement.

La ville de Garoua n’est pas en marge de la fièvre du remaniement ministériel qui s’est emparée de l’ensemble du pays. Dans les milieux huppés de la métropole régionale du Nord, le sujet est retourné dans tous les sens depuis des semaines. Chacun voit son favori dans le prochain cabinet ministériel. Au passage, l’on ne se prive pas de railler certains crocodiles du marigot politique de la place. Lesquels fréquenteraient assidûment marabouts et autres féticheurs pour avoir une place ou se maintenir au soleil. Dans ce tourbillon de supputations, le nom de Mohamadou Badjika Ahidjo est de plus en plus présent. Des observateurs de divers bords politiques affirment mordicus que le fils d’Ahmadou Ahidjo a été d’ores et déjà consulté et qu’une enquête de moralité a été diligentée sur sa personne. Paul Biya, apprend-on, aurait fait de l’entrée au gouvernement du fils de son illustre prédécesseur un "impératif". Sur le plateau de France 24 l’année dernière, le locataire du palais d’Etoudi n’avait-il pas cité stratégiquement le nom du fils d’Ahidjo pour prouver que l’apaisement politique n’est pas un leurre au Cameroun ?"Je dois dire que le fils de mon prédécesseur est député…", avait-il indiqué.
Contacté par Le Messager, le député de la Bénoué-Ouest et conseiller municipal à la mairie de Garoua 2e s’est fendu par deux fois de cette phrase lapidaire : "Je ne suis au courant de rien et je n’ai pas été consulté". Mais dans l’entourage de celui qu’on appelle affectueusement Badjika, des langues se délient. Selon une source crédible, c’est depuis le lendemain des législatives 2007 (qui ont vu l’entrée de Mohamadou Ahidjo au Parlement) que le sommet de l’Etat s’active pour faire accéder Badjika au gouvernement. A l’époque, l’intéressé n’aurait pas manifesté un grand appétit pour un poste ministériel. Ce d’autant plus que l’affaire du rapatriement de la dépouille de son feu père gisait dans les oubliettes. "On lui a encore proposé un poste de ministre. Il n’a pas donné sa position jusque-là. Mais vous savez que l’Undp n’est pas satisfaite de la mise en application de la plate-forme qui la lie au Rdpc. Le parti réclame plus de places au gouvernement. Il faut tout au moins combler la place de Hélé Pierre qui était de l’Undp et qui est désormais militant du Rdpc". Soutient notre informateur.

Prochaine présidentielle
En clair, il serait question d’adjoindre aux ministres Bello Bouba Maïgari (ministre d’Etat) et Nana Aboubakar Djalloh (ministre délégué) un autre ministre issu des rangs de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) dans le saint des saints. D’autres sources voient derrière ces calculs politiciens une volonté de fragiliser Bello Bouba (déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle) et surtout de rallier les suffrages du Nord aux prochaines consultations électorales. "Badjika n’a jamais voulu du mariage entre l’Undp et le Rdpc. Il ménage seulement Bello. Ce dernier, quant à lui, utilise le nom de Badjika pour garder le parti debout à Garoua", croit savoir un habitant de la cité des bords de la Bénoué.
Mais l’entrée de Mohamadou Ahidjo au gouvernement butera, à en croire certaines sources généralement bien informées, sur la question du retour au pays des restes de son père. Une affaire qui tend à devenir un serpent de mer, du moins une énigme. Le fils de l’ex-chef d’Etat est d’avis que le rapatriement du corps de son père est d’abord du ressort de l’Etat. "C’est bien le gouvernement qui doit prendre cette initiative, nous sommes disposés à collaborer", déclarait t-il en novembre 2007 après l’interview de Paul Biya sur France 24.
Le chef de l’Etat avait pour sa part affirmé que "le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président est, selon moi, un problème d’ordre familial (…). Je n’ai pas d’objection, ni d’observation à faire". Au cas où le fils d’Ahidjo met de l’eau dans son vin en acceptant de siéger au gouvernement, le département de la Bénoué compterait alors à lui tout seul (si les acteurs en poste ne sont pas limogés) cinq ministres. Pour l’heure, les titulaires des sièges sont Marafa Hamidou Yaya (ministre d’Etat, Minatd), Haman Adama (Minedub), Alim Hayatou (secrétaire d’Etat à la Santé) et Bello Bouba Maïgari (Ministre d’Etat, Minpostel). 

Par Georges Alain BOYOMO

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La ville de Garoua n’est pas en marge de la fièvre du remaniement ministériel qui s’est emparée de l’ensemble du pays. Dans les milieux huppés de la métropole régionale du Nord, le sujet est retourné dans tous les sens depuis des semaines. Chacun voit son favori dans le prochain cabinet ministériel. Au passage, l’on ne se prive pas de railler certains crocodiles du marigot politique de la place. Lesquels fréquenteraient assidûment marabouts et autres féticheurs pour avoir une place ou se maintenir au soleil. Dans ce tourbillon de supputations, le nom de Mohamadou Badjika Ahidjo est de plus en plus présent. Des observateurs de divers bords politiques affirment mordicus que le fils d’Ahmadou Ahidjo a été d’ores et déjà consulté et qu’une enquête de moralité a été diligentée sur sa personne. Paul Biya, apprend-on, aurait fait de l’entrée au gouvernement du fils de son illustre prédécesseur un "impératif". Sur le plateau de France 24 l’année dernière, le locataire du palais d’Etoudi n’avait-il pas cité stratégiquement le nom du fils d’Ahidjo pour prouver que l’apaisement politique n’est pas un leurre au Cameroun ?"Je dois dire que le fils de mon prédécesseur est député…", avait-il indiqué.
Contacté par Le Messager, le député de la Bénoué-Ouest et conseiller municipal à la mairie de Garoua 2e s’est fendu par deux fois de cette phrase lapidaire : "Je ne suis au courant de rien et je n’ai pas été consulté". Mais dans l’entourage de celui qu’on appelle affectueusement Badjika, des langues se délient. Selon une source crédible, c’est depuis le lendemain des législatives 2007 (qui ont vu l’entrée de Mohamadou Ahidjo au Parlement) que le sommet de l’Etat s’active pour faire accéder Badjika au gouvernement. A l’époque, l’intéressé n’aurait pas manifesté un grand appétit pour un poste ministériel. Ce d’autant plus que l’affaire du rapatriement de la dépouille de son feu père gisait dans les oubliettes. "On lui a encore proposé un poste de ministre. Il n’a pas donné sa position jusque-là. Mais vous savez que l’Undp n’est pas satisfaite de la mise en application de la plate-forme qui la lie au Rdpc. Le parti réclame plus de places au gouvernement. Il faut tout au moins combler la place de Hélé Pierre qui était de l’Undp et qui est désormais militant du Rdpc". Soutient notre informateur.

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En clair, il serait question d’adjoindre aux ministres Bello Bouba Maïgari (ministre d’Etat) et Nana Aboubakar Djalloh (ministre délégué) un autre ministre issu des rangs de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) dans le saint des saints. D’autres sources voient derrière ces calculs politiciens une volonté de fragiliser Bello Bouba (déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle) et surtout de rallier les suffrages du Nord aux prochaines consultations électorales. "Badjika n’a jamais voulu du mariage entre l’Undp et le Rdpc. Il ménage seulement Bello. Ce dernier, quant à lui, utilise le nom de Badjika pour garder le parti debout à Garoua", croit savoir un habitant de la cité des bords de la Bénoué.
Mais l’entrée de Mohamadou Ahidjo au gouvernement butera, à en croire certaines sources généralement bien informées, sur la question du retour au pays des restes de son père. Une affaire qui tend à devenir un serpent de mer, du moins une énigme. Le fils de l’ex-chef d’Etat est d’avis que le rapatriement du corps de son père est d’abord du ressort de l’Etat. "C’est bien le gouvernement qui doit prendre cette initiative, nous sommes disposés à collaborer", déclarait t-il en novembre 2007 après l’interview de Paul Biya sur France 24.
Le chef de l’Etat avait pour sa part affirmé que "le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président est, selon moi, un problème d’ordre familial (…). Je n’ai pas d’objection, ni d’observation à faire". Au cas où le fils d’Ahidjo met de l’eau dans son vin en acceptant de siéger au gouvernement, le département de la Bénoué compterait alors à lui tout seul (si les acteurs en poste ne sont pas limogés) cinq ministres. Pour l’heure, les titulaires des sièges sont Marafa Hamidou Yaya (ministre d’Etat, Minatd), Haman Adama (Minedub), Alim Hayatou (secrétaire d’Etat à la Santé) et Bello Bouba Maïgari (Ministre d’Etat, Minpostel). 

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Contacté par Le Messager, le député de la Bénoué-Ouest et conseiller municipal à la mairie de Garoua 2e s’est fendu par deux fois de cette phrase lapidaire : "Je ne suis au courant de rien et je n’ai pas été consulté". Mais dans l’entourage de celui qu’on appelle affectueusement Badjika, des langues se délient. Selon une source crédible, c’est depuis le lendemain des législatives 2007 (qui ont vu l’entrée de Mohamadou Ahidjo au Parlement) que le sommet de l’Etat s’active pour faire accéder Badjika au gouvernement. A l’époque, l’intéressé n’aurait pas manifesté un grand appétit pour un poste ministériel. Ce d’autant plus que l’affaire du rapatriement de la dépouille de son feu père gisait dans les oubliettes. "On lui a encore proposé un poste de ministre. Il n’a pas donné sa position jusque-là. Mais vous savez que l’Undp n’est pas satisfaite de la mise en application de la plate-forme qui la lie au Rdpc. Le parti réclame plus de places au gouvernement. Il faut tout au moins combler la place de Hélé Pierre qui était de l’Undp et qui est désormais militant du Rdpc". Soutient notre informateur.

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En clair, il serait question d’adjoindre aux ministres Bello Bouba Maïgari (ministre d’Etat) et Nana Aboubakar Djalloh (ministre délégué) un autre ministre issu des rangs de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) dans le saint des saints. D’autres sources voient derrière ces calculs politiciens une volonté de fragiliser Bello Bouba (déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle) et surtout de rallier les suffrages du Nord aux prochaines consultations électorales. "Badjika n’a jamais voulu du mariage entre l’Undp et le Rdpc. Il ménage seulement Bello. Ce dernier, quant à lui, utilise le nom de Badjika pour garder le parti debout à Garoua", croit savoir un habitant de la cité des bords de la Bénoué.
Mais l’entrée de Mohamadou Ahidjo au gouvernement butera, à en croire certaines sources généralement bien informées, sur la question du retour au pays des restes de son père. Une affaire qui tend à devenir un serpent de mer, du moins une énigme. Le fils de l’ex-chef d’Etat est d’avis que le rapatriement du corps de son père est d’abord du ressort de l’Etat. "C’est bien le gouvernement qui doit prendre cette initiative, nous sommes disposés à collaborer", déclarait t-il en novembre 2007 après l’interview de Paul Biya sur France 24.
Le chef de l’Etat avait pour sa part affirmé que "le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président est, selon moi, un problème d’ordre familial (…). Je n’ai pas d’objection, ni d’observation à faire". Au cas où le fils d’Ahidjo met de l’eau dans son vin en acceptant de siéger au gouvernement, le département de la Bénoué compterait alors à lui tout seul (si les acteurs en poste ne sont pas limogés) cinq ministres. Pour l’heure, les titulaires des sièges sont Marafa Hamidou Yaya (ministre d’Etat, Minatd), Haman Adama (Minedub), Alim Hayatou (secrétaire d’Etat à la Santé) et Bello Bouba Maïgari (Ministre d’Etat, Minpostel). 

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Contacté par Le Messager, le député de la Bénoué-Ouest et conseiller municipal à la mairie de Garoua 2e s’est fendu par deux fois de cette phrase lapidaire : "Je ne suis au courant de rien et je n’ai pas été consulté". Mais dans l’entourage de celui qu’on appelle affectueusement Badjika, des langues se délient. Selon une source crédible, c’est depuis le lendemain des législatives 2007 (qui ont vu l’entrée de Mohamadou Ahidjo au Parlement) que le sommet de l’Etat s’active pour faire accéder Badjika au gouvernement. A l’époque, l’intéressé n’aurait pas manifesté un grand appétit pour un poste ministériel. Ce d’autant plus que l’affaire du rapatriement de la dépouille de son feu père gisait dans les oubliettes. "On lui a encore proposé un poste de ministre. Il n’a pas donné sa position jusque-là. Mais vous savez que l’Undp n’est pas satisfaite de la mise en application de la plate-forme qui la lie au Rdpc. Le parti réclame plus de places au gouvernement. Il faut tout au moins combler la place de Hélé Pierre qui était de l’Undp et qui est désormais militant du Rdpc". Soutient notre informateur.

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En clair, il serait question d’adjoindre aux ministres Bello Bouba Maïgari (ministre d’Etat) et Nana Aboubakar Djalloh (ministre délégué) un autre ministre issu des rangs de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) dans le saint des saints. D’autres sources voient derrière ces calculs politiciens une volonté de fragiliser Bello Bouba (déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle) et surtout de rallier les suffrages du Nord aux prochaines consultations électorales. "Badjika n’a jamais voulu du mariage entre l’Undp et le Rdpc. Il ménage seulement Bello. Ce dernier, quant à lui, utilise le nom de Badjika pour garder le parti debout à Garoua", croit savoir un habitant de la cité des bords de la Bénoué.
Mais l’entrée de Mohamadou Ahidjo au gouvernement butera, à en croire certaines sources généralement bien informées, sur la question du retour au pays des restes de son père. Une affaire qui tend à devenir un serpent de mer, du moins une énigme. Le fils de l’ex-chef d’Etat est d’avis que le rapatriement du corps de son père est d’abord du ressort de l’Etat. "C’est bien le gouvernement qui doit prendre cette initiative, nous sommes disposés à collaborer", déclarait t-il en novembre 2007 après l’interview de Paul Biya sur France 24.
Le chef de l’Etat avait pour sa part affirmé que "le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président est, selon moi, un problème d’ordre familial (…). Je n’ai pas d’objection, ni d’observation à faire". Au cas où le fils d’Ahidjo met de l’eau dans son vin en acceptant de siéger au gouvernement, le département de la Bénoué compterait alors à lui tout seul (si les acteurs en poste ne sont pas limogés) cinq ministres. Pour l’heure, les titulaires des sièges sont Marafa Hamidou Yaya (ministre d’Etat, Minatd), Haman Adama (Minedub), Alim Hayatou (secrétaire d’Etat à la Santé) et Bello Bouba Maïgari (Ministre d’Etat, Minpostel). 

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Miss tourisme : Christiana Eposi Ekome élue

Agée de 19 ans, la représentante de la province du Sud-Ouest a remporté l’édition 2008 de cette compétition dimanche dernier.

Elle applaudit malgré elle. Son visage, radieux quelques secondes plus tôt, s’est assombri. Son sourire, qui distillait la bonne humeur jusque-là, dans la somptueuse salle du Mont Fébé lors des défilés, a disparu sur le podium. 

Il est 01h30mn ce dimanche 28 septembre. Marie Cécile Olga Mengue Essoma, représentante de la province du Centre, se dit certainement, à cet instant précis où Angeline Florence Ngomo, présidente du jury, vient de déclarer Christiana Eposi Ekome Miss Tourisme Cameroun 2008, après la révélation des deux dauphines : " J’aurais dû être Miss ou alors dauphine si je n’avais pas fait une gaffe pendant la séance orale de culture générale ". En effet, lors de cette séance, la belle et svelte femme a dit que le premier nom donné au Mont Cameroun par les explorateurs est Rio dos camaroes, au lieu du Char des dieux. Le jury, composé de onze membres, ne lui a pas pardonné cette faute. " Parce qu’elle est étudiante à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé ", nous confie l’un d’eux.
Et la nouvelle Miss ? Représentante de la province du Sud-Ouest, elle ne s’y attendait pas. Les larmes de joie qui ont ruisselé sur ses joues l’attestent. Celle qui portait le numéro 10 a finalement été la première. Lorsque le suspense plane dans la salle et que le public est accroché aux lèvres de la présidente du jury, les regards se dirigent sur trois personnes : Marie Cécile Olga Mengue Essoma, Denise Désiré Massoua Nouebi (Littoral) et Chantal Ntoh Nzalla (Ouest). Les pronostics sont déjoués et les parieurs perdent. Le jury, en plus du critère de bonne présentation, a insisté sur les critères de bilinguisme et de culture générale. Comme l’a d’ailleurs précisé le ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, dès le début de la soirée, la miss, élue pour un mandat de deux ans, doit combiner les qualités esthétiques, éthiques, intellectuelles et physiques.
Christiana Eposi Ekome, 1,70m, est étudiante en 3ème année Psychologie éducationnelle à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Buéa. " Je vais, par tous les moyens, sensibiliser et aider le ministère du Tourisme pour la promotion et le développement de nos nombreux sites touristiques ", a-t-elle déclaré. Miss Tourisme Cameroun 2008 remporte un prix de 500 000 francs Cfa offert par le ministère du Tourisme et un billet d’avion aller/retour dans une ville européenne de son choix offert par Air France. Cette élection de Miss Tourisme Cameroun 2008 a été organisée à l’occasion de la journée mondiale du tourisme célébrée le même jour sous le thème " Le tourisme s’engage face au changement climatique ".

Beaugas-Orain Djoyum

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