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Les responsables de syndicats pas très tendres avec Paul Biya

Les tribunes traditionnelles du Boulevard du 20 mai de Yaoundé étant en réfection, le ministre du Travail et de la sécurité sociale, la responsable Afrique centrale de l’Organisation internationale du travail (OIT) et toutes les autres autorités administratives et invités à cette 124ème édition de la fête internationale du travail ont été tous obligés de vivre les manifestations y afférentes dans des tentes. Mais, cet apparent inconfort n’a en rien entamé à la grande parade servie au public par les milliers de travailleurs retenus pour cet événement. Pour tout dire, la fête pour grandiose qu’elle a été, n’a pas déplu. Côté cour, entreprises, établissements bancaires, confédérations syndicales, médias, groupements d’initiative commune (GIC) et autres associations ont célébré avec faste et solennité cette autre édition placée sous le thème « combattre les vulnérabilités en milieu professionnel ». Drapés dans des pagnes, des tee-shirts et des polos flopés aux couleurs de la société, les travailleurs ont commémoré à leur manière l’événement qui leur était consacré.

Côté jardin, ce sont les responsables des centrales syndicales qui dans leurs diatribes, ont décrié (comme il est de coutume) le ras-le-bol des travailleurs camerounais en proie au quotidien aux humeurs pas toujours gaies de leurs employeurs. C’est d’abord Maximilien Ntoné Diboti, président de la Centrale des syndicats des travailleurs du Cameroun (CSTC) qui donne le ton. Après avoir égrainé le chapelet des sévices que subissent les employés dans les sociétés d’Etat et même dans les sociétés privées, celui-ci verse dans une pluie de suggestions. D’abord, le rehaussement du Smig à 150 000 Fcfa pour combattre les vulnérabilités. Mais, aussi la mise en place d’un programme de développement au sein de l’entreprise pour booster la productivité, la subvention de l’éducation ouvrière, le déplafonnement du salaire d’assiette de la retraite qui est toujours de 30 000 Fcfa. Isaac Bissala, président de la Confédération générale des travailleurs du Cameroun (CGTC) va se faire le devoir de rappeler que les directeurs généraux de certaines sociétés d’Etat ne devraient plus être nommés par décret présidentiel car, relève-t-il, « cela les pousse à se prendre pour des demi dieux ». Réagissant suites aux exactions des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) sur les commerçants, Isaac Bissala décrie la barbarie de ce qu’il a appelé la « Brigade d’arrachage des marchandises  des débrouillards (BAM) ». Pour le syndicaliste, il est temps de mettre un terme à cet abus d’autorité car, remarque-t-il, « il n’y a pas de Cameroun de mangeurs et de Camerounais d’affamés. Il n’y a qu’un seul Cameroun ».

Pamphlet

La cerise sur le gâteau est venue de Louis Sombès, président de la centrale des syndicats autonomes du Cameroun (CSAC). Dans un style cru, celui-ci a dressé dans un discours qui a duré plus d’une vingtaine de minutes le carnet de santé des travailleurs camerounais qu’il a trouvé en piteux état. Mais avant, il a regretté d’entrée de jeu le fait que le chef de l’Etat, pourtant 1er travailleur du Cameroun soit absent. Pour une fête aussi importante, pense-t-il, « le président de la République devait être là pour écouter les travailleurs lui exprimer leur mal être ». L’orateur va également déplorer le paradoxe qui veut aujourd’hui que le Cameroun qui a pourtant ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT continue de voir ses travailleurs vivre le martyr au quotidien. Il en veut pour preuve, la pratique du congé payé en toute illégalité, les licenciements abusifs qui battent tous les records, les brimades, les harcèlements sexuels et moraux… Louis Sombès va aussi s’attaquer à certaines sociétés étrangères implantées au Cameroun. Toutes ces entreprises, précise Louis Sombès, « ne sont pas des entreprises citoyennes car là-bas, on ne peut pas vous parler d’allocation familiale. Pire, vous ne les verrez jamais élever un bâtiment ici chez nous ». Une vraie patate chaude dans la main des dirigeants camerounais.

christian.tchapmi

 

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Les tribunes traditionnelles du Boulevard du 20 mai de Yaoundé étant en réfection, le ministre du Travail et de la sécurité sociale, la responsable Afrique centrale de l’Organisation internationale du travail (OIT) et toutes les autres autorités administratives et invités à cette 124ème édition de la fête internationale du travail ont été tous obligés de vivre les manifestations y afférentes dans des tentes. Mais, cet apparent inconfort n’a en rien entamé à la grande parade servie au public par les milliers de travailleurs retenus pour cet événement. Pour tout dire, la fête pour grandiose qu’elle a été, n’a pas déplu. Côté cour, entreprises, établissements bancaires, confédérations syndicales, médias, groupements d’initiative commune (GIC) et autres associations ont célébré avec faste et solennité cette autre édition placée sous le thème « combattre les vulnérabilités en milieu professionnel ». Drapés dans des pagnes, des tee-shirts et des polos flopés aux couleurs de la société, les travailleurs ont commémoré à leur manière l’événement qui leur était consacré.

Côté jardin, ce sont les responsables des centrales syndicales qui dans leurs diatribes, ont décrié (comme il est de coutume) le ras-le-bol des travailleurs camerounais en proie au quotidien aux humeurs pas toujours gaies de leurs employeurs. C’est d’abord Maximilien Ntoné Diboti, président de la Centrale des syndicats des travailleurs du Cameroun (CSTC) qui donne le ton. Après avoir égrainé le chapelet des sévices que subissent les employés dans les sociétés d’Etat et même dans les sociétés privées, celui-ci verse dans une pluie de suggestions. D’abord, le rehaussement du Smig à 150 000 Fcfa pour combattre les vulnérabilités. Mais, aussi la mise en place d’un programme de développement au sein de l’entreprise pour booster la productivité, la subvention de l’éducation ouvrière, le déplafonnement du salaire d’assiette de la retraite qui est toujours de 30 000 Fcfa. Isaac Bissala, président de la Confédération générale des travailleurs du Cameroun (CGTC) va se faire le devoir de rappeler que les directeurs généraux de certaines sociétés d’Etat ne devraient plus être nommés par décret présidentiel car, relève-t-il, « cela les pousse à se prendre pour des demi dieux ». Réagissant suites aux exactions des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) sur les commerçants, Isaac Bissala décrie la barbarie de ce qu’il a appelé la « Brigade d’arrachage des marchandises  des débrouillards (BAM) ». Pour le syndicaliste, il est temps de mettre un terme à cet abus d’autorité car, remarque-t-il, « il n’y a pas de Cameroun de mangeurs et de Camerounais d’affamés. Il n’y a qu’un seul Cameroun ».

Pamphlet

La cerise sur le gâteau est venue de Louis Sombès, président de la centrale des syndicats autonomes du Cameroun (CSAC). Dans un style cru, celui-ci a dressé dans un discours qui a duré plus d’une vingtaine de minutes le carnet de santé des travailleurs camerounais qu’il a trouvé en piteux état. Mais avant, il a regretté d’entrée de jeu le fait que le chef de l’Etat, pourtant 1er travailleur du Cameroun soit absent. Pour une fête aussi importante, pense-t-il, « le président de la République devait être là pour écouter les travailleurs lui exprimer leur mal être ». L’orateur va également déplorer le paradoxe qui veut aujourd’hui que le Cameroun qui a pourtant ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT continue de voir ses travailleurs vivre le martyr au quotidien. Il en veut pour preuve, la pratique du congé payé en toute illégalité, les licenciements abusifs qui battent tous les records, les brimades, les harcèlements sexuels et moraux… Louis Sombès va aussi s’attaquer à certaines sociétés étrangères implantées au Cameroun. Toutes ces entreprises, précise Louis Sombès, « ne sont pas des entreprises citoyennes car là-bas, on ne peut pas vous parler d’allocation familiale. Pire, vous ne les verrez jamais élever un bâtiment ici chez nous ». Une vraie patate chaude dans la main des dirigeants camerounais.

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Côté jardin, ce sont les responsables des centrales syndicales qui dans leurs diatribes, ont décrié (comme il est de coutume) le ras-le-bol des travailleurs camerounais en proie au quotidien aux humeurs pas toujours gaies de leurs employeurs. C’est d’abord Maximilien Ntoné Diboti, président de la Centrale des syndicats des travailleurs du Cameroun (CSTC) qui donne le ton. Après avoir égrainé le chapelet des sévices que subissent les employés dans les sociétés d’Etat et même dans les sociétés privées, celui-ci verse dans une pluie de suggestions. D’abord, le rehaussement du Smig à 150 000 Fcfa pour combattre les vulnérabilités. Mais, aussi la mise en place d’un programme de développement au sein de l’entreprise pour booster la productivité, la subvention de l’éducation ouvrière, le déplafonnement du salaire d’assiette de la retraite qui est toujours de 30 000 Fcfa. Isaac Bissala, président de la Confédération générale des travailleurs du Cameroun (CGTC) va se faire le devoir de rappeler que les directeurs généraux de certaines sociétés d’Etat ne devraient plus être nommés par décret présidentiel car, relève-t-il, « cela les pousse à se prendre pour des demi dieux ». Réagissant suites aux exactions des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) sur les commerçants, Isaac Bissala décrie la barbarie de ce qu’il a appelé la « Brigade d’arrachage des marchandises  des débrouillards (BAM) ». Pour le syndicaliste, il est temps de mettre un terme à cet abus d’autorité car, remarque-t-il, « il n’y a pas de Cameroun de mangeurs et de Camerounais d’affamés. Il n’y a qu’un seul Cameroun ».

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La cerise sur le gâteau est venue de Louis Sombès, président de la centrale des syndicats autonomes du Cameroun (CSAC). Dans un style cru, celui-ci a dressé dans un discours qui a duré plus d’une vingtaine de minutes le carnet de santé des travailleurs camerounais qu’il a trouvé en piteux état. Mais avant, il a regretté d’entrée de jeu le fait que le chef de l’Etat, pourtant 1er travailleur du Cameroun soit absent. Pour une fête aussi importante, pense-t-il, « le président de la République devait être là pour écouter les travailleurs lui exprimer leur mal être ». L’orateur va également déplorer le paradoxe qui veut aujourd’hui que le Cameroun qui a pourtant ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT continue de voir ses travailleurs vivre le martyr au quotidien. Il en veut pour preuve, la pratique du congé payé en toute illégalité, les licenciements abusifs qui battent tous les records, les brimades, les harcèlements sexuels et moraux… Louis Sombès va aussi s’attaquer à certaines sociétés étrangères implantées au Cameroun. Toutes ces entreprises, précise Louis Sombès, « ne sont pas des entreprises citoyennes car là-bas, on ne peut pas vous parler d’allocation familiale. Pire, vous ne les verrez jamais élever un bâtiment ici chez nous ». Une vraie patate chaude dans la main des dirigeants camerounais.

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Côté jardin, ce sont les responsables des centrales syndicales qui dans leurs diatribes, ont décrié (comme il est de coutume) le ras-le-bol des travailleurs camerounais en proie au quotidien aux humeurs pas toujours gaies de leurs employeurs. C’est d’abord Maximilien Ntoné Diboti, président de la Centrale des syndicats des travailleurs du Cameroun (CSTC) qui donne le ton. Après avoir égrainé le chapelet des sévices que subissent les employés dans les sociétés d’Etat et même dans les sociétés privées, celui-ci verse dans une pluie de suggestions. D’abord, le rehaussement du Smig à 150 000 Fcfa pour combattre les vulnérabilités. Mais, aussi la mise en place d’un programme de développement au sein de l’entreprise pour booster la productivité, la subvention de l’éducation ouvrière, le déplafonnement du salaire d’assiette de la retraite qui est toujours de 30 000 Fcfa. Isaac Bissala, président de la Confédération générale des travailleurs du Cameroun (CGTC) va se faire le devoir de rappeler que les directeurs généraux de certaines sociétés d’Etat ne devraient plus être nommés par décret présidentiel car, relève-t-il, « cela les pousse à se prendre pour des demi dieux ». Réagissant suites aux exactions des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) sur les commerçants, Isaac Bissala décrie la barbarie de ce qu’il a appelé la « Brigade d’arrachage des marchandises  des débrouillards (BAM) ». Pour le syndicaliste, il est temps de mettre un terme à cet abus d’autorité car, remarque-t-il, « il n’y a pas de Cameroun de mangeurs et de Camerounais d’affamés. Il n’y a qu’un seul Cameroun ».

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La cerise sur le gâteau est venue de Louis Sombès, président de la centrale des syndicats autonomes du Cameroun (CSAC). Dans un style cru, celui-ci a dressé dans un discours qui a duré plus d’une vingtaine de minutes le carnet de santé des travailleurs camerounais qu’il a trouvé en piteux état. Mais avant, il a regretté d’entrée de jeu le fait que le chef de l’Etat, pourtant 1er travailleur du Cameroun soit absent. Pour une fête aussi importante, pense-t-il, « le président de la République devait être là pour écouter les travailleurs lui exprimer leur mal être ». L’orateur va également déplorer le paradoxe qui veut aujourd’hui que le Cameroun qui a pourtant ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT continue de voir ses travailleurs vivre le martyr au quotidien. Il en veut pour preuve, la pratique du congé payé en toute illégalité, les licenciements abusifs qui battent tous les records, les brimades, les harcèlements sexuels et moraux… Louis Sombès va aussi s’attaquer à certaines sociétés étrangères implantées au Cameroun. Toutes ces entreprises, précise Louis Sombès, « ne sont pas des entreprises citoyennes car là-bas, on ne peut pas vous parler d’allocation familiale. Pire, vous ne les verrez jamais élever un bâtiment ici chez nous ». Une vraie patate chaude dans la main des dirigeants camerounais.

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Obama porte à 7 points son avance sur McCain, selon Zogby

Le candidat démocrate Barack Obama est crédité de 50% des intentions de vote contre 43% au républicain John McCain à cinq jours de l’élection présidentielle américaine, rapporte la dernière livraison du sondage Reuters/C-SPAN/Zogby. –

Le sénateur de l’Illinois conforte son avance qui passe de cinq à sept points par rapport à une enquête d’opinion diffusée mercredi. La marge d’erreur est de 2,9 points.

La cote d’Obama s’oriente à la hausse pour la deuxième journée consécutive au niveau national après avoir chuté et s’être réduite à seulement quatre points, mardi.

Au cours des 10 derniers jours, Obama a été sept fois crédité de 50% ou plus des intentions de vote tandis que John McCain n’a jamais réussi à atteindre le seuil des 46% au cours des trois dernières semaines.

"Cela n’est pas une bonne nouvelle pour McCain. La course s’était resserrée pendant quelques jours et maintenant la tendance repart dans l’autre sens," a expliqué le sondeur John Zogby.

Obama consolide son avantage dans plusieurs groupes électoraux décisifs. Il compte 19 points d’avance chez les électeurs indépendants, 10 points parmi l’électorat féminin, neuf points chez les catholiques et sept chez les électeurs de plus de 65 ans.

Obama prend également un avantage de 5 points sur McCain chez les électeurs masculins.

McCain compte 8 points d’avance au sein de l’électorat blanc mais il ne recueille que 30% des intentions de vote chez les Hispaniques.

La cote du président George W. Bush atteignait 40% dans ce groupe en 2004.

Les deux candidats se trouvaient en Floride mercredi, Etat qui fournit 27 grands électeurs et qui pourrait se révéler décisif le 4 novembre.

Obama a reçu le soutien de l’ancien président Bill Clinton qui est apparu pour la première fois de la campagne à ses côtés lors d’un meeting mercredi soir à Orlando.

John Whitesides, version française Pierre Sérisier

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