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Au tableau : Incertitude

 Le Cameroun a été, pendant une quinzaine de jours, privé d’Internet au cours du mois de novembre 2007.
Par Léger Ntiga


Officiellement, cette longue interruption du pays en fourniture Internet était due à "une défaillance technique du câble sous marin Sat3 survenue au point d’atterrissage de la fibre optique en haute mer, à une quarantaine de kilomètres de Douala", avait alors indiqué sur les ondes de la Crtv radio, le directeur général de la Cameroon Telecommunication (Camtel), David Nkotto Emane. En effet, tous les établissements et administrations alimentés à partir d’une connexion à base de la fibre optique étaient privés de prestations. Cette situation qui a causé un énorme préjudice aux utilisateurs de ce moyen de communication en vogue dans le pays.

De nombreux opérateurs économiques ont, dans le cadre d’une évaluation de cette crise au bout des deux semaines qu’elle a durée, enregistré de nombreuses pertes aussi bien sur le plan des échanges avec leurs partenaires, qu’en terme de recettes liées aux prestations directes pour celles du secteur des Tic. "Nos difficultés auront plus été d’ordre financier, pour avoir enregistré d’énormes manques à gagner. Or, nous devrions dans le même temps faire face aux autres charges habituelles au moment où nous ne rentrions aucun franc", s’est plaint Alain Nyamsi, gérant d’un cybercafé à Douala où, comme à Yaoundé, seuls les cybercafés alimentés par une antenne V-Sat offraient une fourniture de niveau appréciable. Conséquence, le coût de l’heure a flambé atteignant le seuil de 1500Fcfa comme à l’avènement de Internet au Cameroun au début des années 90.

La situation aura été donc celle-là sur toute l’étendue du territoire qui s’est ouvert à la formation de masse à distance depuis 2002. Ces institutions vivent depuis lors sous la hantise d’un tel incident, tant à la version officielle sur cette mémorable et brutale rupture de prestation, ont été révélées d’autres ayant suscité plus d’inquiétudes et incertitudes aussi bien chez les apprenants que les promoteurs de ces établissements. "Ne pas pouvoir travailler dans le cadre de ce type de formation pendant une semaine est déjà grave. Deux semaines, c’est durablement coupable et suicidaire pour les apprenants que nous sommes. Notre situation est d’autant à plaindre que sans Internet, l’appel téléphonique ou le fax à l’étranger sont compromis", s’est inquiété George Mengang, un étudiant qui était en pleine évaluation au moment de la récente crise d’Internet au Cameroun.
A Yaoundé comme à Douala, la capitale économique camerounaise, tous les instituts de formation de masse à distance connaissent les mêmes difficultés d’alimentation auprès des différents fournisseurs.

Dans la capitale camerounaise où un seul dispose d’une Antenne V-Sat qui le met à l’abri des désagréments causés par la faiblesse du débit, les autres déplorent l’instabilité de la connexion où on passe de longues minutes à ouvrir une seule page. Les préoccupations des acteurs de cette forme d’apprentissage déplorent en plus la capacité technique des fournisseurs, les autres limites que constituent les coupures intempestives d’électricité, les récurrentes mises hors réseau des connexions des clients incapables de faire des recherches.
Des écueils dont les opérateurs du secteur disent avoir conscience. Alors que de leur côté, les promoteurs d’établissements et leurs étudiants restent très sceptiques face aux assurances de la direction de Camtel qui dit être consciente des perturbations que cause la non disponibilité de certains services offerts par les opérateurs de télécommunication au Cameroun. Raison pour laquelle elle dit déployer durablement des équipes de techniciens. Cela permettrait au moins d’être au même niveau que les autres pays le Nigeria, l’Angola, la Guinée équatoriale, Madagascar, l’Afrique du Sud et bien d’autres avec qui le Cameroun reçoit Internet à partir du Sat3 qui est un projet sous-marin.

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 Le Cameroun a été, pendant une quinzaine de jours, privé d’Internet au cours du mois de novembre 2007.
Par Léger Ntiga


Officiellement, cette longue interruption du pays en fourniture Internet était due à "une défaillance technique du câble sous marin Sat3 survenue au point d’atterrissage de la fibre optique en haute mer, à une quarantaine de kilomètres de Douala", avait alors indiqué sur les ondes de la Crtv radio, le directeur général de la Cameroon Telecommunication (Camtel), David Nkotto Emane. En effet, tous les établissements et administrations alimentés à partir d’une connexion à base de la fibre optique étaient privés de prestations. Cette situation qui a causé un énorme préjudice aux utilisateurs de ce moyen de communication en vogue dans le pays.

De nombreux opérateurs économiques ont, dans le cadre d’une évaluation de cette crise au bout des deux semaines qu’elle a durée, enregistré de nombreuses pertes aussi bien sur le plan des échanges avec leurs partenaires, qu’en terme de recettes liées aux prestations directes pour celles du secteur des Tic. "Nos difficultés auront plus été d’ordre financier, pour avoir enregistré d’énormes manques à gagner. Or, nous devrions dans le même temps faire face aux autres charges habituelles au moment où nous ne rentrions aucun franc", s’est plaint Alain Nyamsi, gérant d’un cybercafé à Douala où, comme à Yaoundé, seuls les cybercafés alimentés par une antenne V-Sat offraient une fourniture de niveau appréciable. Conséquence, le coût de l’heure a flambé atteignant le seuil de 1500Fcfa comme à l’avènement de Internet au Cameroun au début des années 90.

La situation aura été donc celle-là sur toute l’étendue du territoire qui s’est ouvert à la formation de masse à distance depuis 2002. Ces institutions vivent depuis lors sous la hantise d’un tel incident, tant à la version officielle sur cette mémorable et brutale rupture de prestation, ont été révélées d’autres ayant suscité plus d’inquiétudes et incertitudes aussi bien chez les apprenants que les promoteurs de ces établissements. "Ne pas pouvoir travailler dans le cadre de ce type de formation pendant une semaine est déjà grave. Deux semaines, c’est durablement coupable et suicidaire pour les apprenants que nous sommes. Notre situation est d’autant à plaindre que sans Internet, l’appel téléphonique ou le fax à l’étranger sont compromis", s’est inquiété George Mengang, un étudiant qui était en pleine évaluation au moment de la récente crise d’Internet au Cameroun.
A Yaoundé comme à Douala, la capitale économique camerounaise, tous les instituts de formation de masse à distance connaissent les mêmes difficultés d’alimentation auprès des différents fournisseurs.

Dans la capitale camerounaise où un seul dispose d’une Antenne V-Sat qui le met à l’abri des désagréments causés par la faiblesse du débit, les autres déplorent l’instabilité de la connexion où on passe de longues minutes à ouvrir une seule page. Les préoccupations des acteurs de cette forme d’apprentissage déplorent en plus la capacité technique des fournisseurs, les autres limites que constituent les coupures intempestives d’électricité, les récurrentes mises hors réseau des connexions des clients incapables de faire des recherches.
Des écueils dont les opérateurs du secteur disent avoir conscience. Alors que de leur côté, les promoteurs d’établissements et leurs étudiants restent très sceptiques face aux assurances de la direction de Camtel qui dit être consciente des perturbations que cause la non disponibilité de certains services offerts par les opérateurs de télécommunication au Cameroun. Raison pour laquelle elle dit déployer durablement des équipes de techniciens. Cela permettrait au moins d’être au même niveau que les autres pays le Nigeria, l’Angola, la Guinée équatoriale, Madagascar, l’Afrique du Sud et bien d’autres avec qui le Cameroun reçoit Internet à partir du Sat3 qui est un projet sous-marin.

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De nombreux opérateurs économiques ont, dans le cadre d’une évaluation de cette crise au bout des deux semaines qu’elle a durée, enregistré de nombreuses pertes aussi bien sur le plan des échanges avec leurs partenaires, qu’en terme de recettes liées aux prestations directes pour celles du secteur des Tic. "Nos difficultés auront plus été d’ordre financier, pour avoir enregistré d’énormes manques à gagner. Or, nous devrions dans le même temps faire face aux autres charges habituelles au moment où nous ne rentrions aucun franc", s’est plaint Alain Nyamsi, gérant d’un cybercafé à Douala où, comme à Yaoundé, seuls les cybercafés alimentés par une antenne V-Sat offraient une fourniture de niveau appréciable. Conséquence, le coût de l’heure a flambé atteignant le seuil de 1500Fcfa comme à l’avènement de Internet au Cameroun au début des années 90.

La situation aura été donc celle-là sur toute l’étendue du territoire qui s’est ouvert à la formation de masse à distance depuis 2002. Ces institutions vivent depuis lors sous la hantise d’un tel incident, tant à la version officielle sur cette mémorable et brutale rupture de prestation, ont été révélées d’autres ayant suscité plus d’inquiétudes et incertitudes aussi bien chez les apprenants que les promoteurs de ces établissements. "Ne pas pouvoir travailler dans le cadre de ce type de formation pendant une semaine est déjà grave. Deux semaines, c’est durablement coupable et suicidaire pour les apprenants que nous sommes. Notre situation est d’autant à plaindre que sans Internet, l’appel téléphonique ou le fax à l’étranger sont compromis", s’est inquiété George Mengang, un étudiant qui était en pleine évaluation au moment de la récente crise d’Internet au Cameroun.
A Yaoundé comme à Douala, la capitale économique camerounaise, tous les instituts de formation de masse à distance connaissent les mêmes difficultés d’alimentation auprès des différents fournisseurs.

Dans la capitale camerounaise où un seul dispose d’une Antenne V-Sat qui le met à l’abri des désagréments causés par la faiblesse du débit, les autres déplorent l’instabilité de la connexion où on passe de longues minutes à ouvrir une seule page. Les préoccupations des acteurs de cette forme d’apprentissage déplorent en plus la capacité technique des fournisseurs, les autres limites que constituent les coupures intempestives d’électricité, les récurrentes mises hors réseau des connexions des clients incapables de faire des recherches.
Des écueils dont les opérateurs du secteur disent avoir conscience. Alors que de leur côté, les promoteurs d’établissements et leurs étudiants restent très sceptiques face aux assurances de la direction de Camtel qui dit être consciente des perturbations que cause la non disponibilité de certains services offerts par les opérateurs de télécommunication au Cameroun. Raison pour laquelle elle dit déployer durablement des équipes de techniciens. Cela permettrait au moins d’être au même niveau que les autres pays le Nigeria, l’Angola, la Guinée équatoriale, Madagascar, l’Afrique du Sud et bien d’autres avec qui le Cameroun reçoit Internet à partir du Sat3 qui est un projet sous-marin.

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Cinéma : Un long métrage, sans Tabou

Le film de Zigoto Tchaya a été présenté mercredi dernier au British Council de Yaoundé.
Dieudonné Gaïbaï – L’auditorium du British Council de Yaoundé n’a pas fait le plein d’œuf à l’occasion de la présentation à la presse du film "Tabou" réalisé par Zigoto Tchaya Tchameni. Un film conçu dans le style nigérian parce que, comme l’a affirmé la directrice du British Council, "il y a peu de films réalisés par les Camerounais. Quand un groupe de jeunes réussit à réaliser cette prouesse, il faut encourager l’initiative." Un message à peine voilé à l’adresse des journalistes présents. Le réalisateur évoquera dans ce sens, l’important rôle joué par les médias dans la promotion du film Ouest africain, et qui, selon lui, fait défaut au Cameroun.

Pour son second long métrage, Zigoto Tchaya a choisi une thématique poignante. Le titre seul, Tabou, en dit long sur le sujet. Le film d’une durée de 120 minutes ressasse, en effet, l’histoire de deux filles, Lipam et Nikeze, qui tombent amoureuses l’une de l’autre. Un amour interdit dans l’environnement dans lequel elles vivent, en raison, estime le législateur, de son "caractère déviant". Les notables du village s’en émeuvent, de même que les ex-amants des jeunes filles. La maman de Lipam va quitter le foyer conjugal, puisque le père de famille est subitement devenu muet. La situation dans le foyer devient invivable. Tout le quartier en est retourné…

Audace
Malgré tout, l’idylle tant décrié dure jusqu’au jour où, de retour de l’Europe, Pipa tombe sous le charme de Lipam. Dans l’univers des lesbiennes, cette intrusion est mal accueillie, ce d’autant que Lipam y consent. Mais la rupture est loin d’être consommée entre les "tourterelles". Ceci, jusqu’au jour où, les parents de Nikeze, qui ignoraient ces virées de leur fille, rendent visite aux parents de Lipam. On s’aperçoit alors que les deux filles sont cousines. Le père de Lipam, dans la séquence finale du film, se remémore le pourquoi de son mutisme face aux déviations de sa fille. Du coup, on prend acte de ce que Lipam a été violé par son père. Un motif qui l’a conduit à se confier aux femmes.

L’histoire, pleine de suspens, s’achève sans commune mesure. Les cinéphiles présents sont restés, pour la plupart, sur leur faim. Mais tout le monde se félicite de la pertinence et de la diversité des thématiques évoquées. On y retrouve en vrac les principales tares de la société camerounaise : l’homosexualité, l’inceste, la démission de l’autorité parentale, les clivages modernité – tradition, etc. Mais cette diversité, selon Martial Nguea, critique de cinéma, déteint sur la qualité du scénario. "Il y a un trop plein de thèmes évoqués. Ce qui fait qu’on se retrouve avec un film où la barre d’équilibre entre les sujets est disproportionnée. On se retrouve au finish avec un film touffu et qui présente une construction biaisée du scénario. A cela, il faut ajouter le problème de l’étalonnage (uniformisation des lumières dans un film)."
Un avis partagé par la quasi-totalité des journalistes présents, qui suggèrent que ces éléments soient intégrés avant la sortie officielle du film "Tabou". Une sortie prévue pour la samedi 04 août au Hilton Hotel.

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