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Douala : Le Rdpc défie le gouverneur



Pour ses 23 ans, le parti au pouvoir tient des réunions dans des lieux publics en violation de l’arrêté de Faï Yengo Francis
Lazare Kolyang


L’arrêté du gouverneur de la province du Littoral, Faï Yengo Francis, du 18 janvier dernier portant interdiction des manifestations publiques sur toute la province du Littoral est-il ciblé ? Certains observateurs et notamment des hommes politiques de la province le pensent sérieusement. Ils sont davantage confortés dans cette conviction depuis hier, 24 mars 2008, jour de la célébration des 23 ans du Rdpc. En effet, pour contourner cette interdiction, les militants du parti au pouvoir se sont vus, certes, obliger de surseoir à la marche de soutien qui suit toujours les meetings à travers certaines artères de la capitale économique, mais ont tenu des meetings à l’intérieur des salles à l’instar de celui tenu à la Salle des Fêtes d’Akwa. "La salle des Fêtes est un lieu public. Le véritable problème réside dans le fait que le gouverneur de la province du Littoral ne peut pas interdire la réunion du Rdpc", soutient Aboya Manassé Endong, enseignant de Sciences politiques à la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’université de Douala.

"L’administration a simplement honte de reculer. Cela confirme simplement l’adage selon lequel qui crache en l’air, est susceptible de recevoir sa salive sur le visage", ironise Banda Kani, le Secrétaire administratif du Manidem qui se refuse de suivre l’exemple du Rdpc dans la violation des lois. "L’heure n’est plus à l’activisme au Manidem, le parti a mûri. Aujourd’hui, nous avons pris de la hauteur et prônons la sérénité. Nous ne sommes plus obligés de suivre l’exemple du Rdpc pour chercher à tout prix à défier le gouverneur. Nous avons prévu tout ce qui allait arriver lorsque le gouverneur a pris cette mesure de restriction des libertés publiques ", poursuit-il. Pour Evariste Fopoussi du Sdf, c’est la preuve que cet arrêté est bel et bien ciblé. "On a la preuve aujourd’hui que le gouverneur est en mission et que cet arrêté ne concerne pas le Rdpc. Par ailleurs, comment comprendre que pendant que cet arrêté existe un festival s’est quand même tenu dans les artères de la ville de Douala sans que le gouverneur ne l’interdise", mentionne le ministre de la Communication du "Shadow cabinet" du principal parti d’opposition.

Avec la tenue des réunions du Rdpc à l’occasion de ses 23 ans dans des lieux publics, c’est la liste des manifestations publiques qui s’allonge à Douala sans que le gouverneur n’intervienne conformément à l’esprit de son arrêté du 18 janvier qui précise en son article 2 que "tout contrevenant quel qu’il soit s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur". Avant le parti au pouvoir, on a ainsi pu voir des défilés à la place de l’Udeac (11 février et journée internationale de la femme le 8 mars 2008), des cérémonies d’installation des hauts responsables de la ville de Douala (installation du commandant de la 2ème région de gendarmerie il y a quelques jours), des concerts et festivals (festival de Bonapriso, Fomaric). Ironie du sort : le gouverneur Faï Yengo a personnellement présidé la plupart de ces manifestations, soit y a pris une part active.

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Pour ses 23 ans, le parti au pouvoir tient des réunions dans des lieux publics en violation de l’arrêté de Faï Yengo Francis
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L’arrêté du gouverneur de la province du Littoral, Faï Yengo Francis, du 18 janvier dernier portant interdiction des manifestations publiques sur toute la province du Littoral est-il ciblé ? Certains observateurs et notamment des hommes politiques de la province le pensent sérieusement. Ils sont davantage confortés dans cette conviction depuis hier, 24 mars 2008, jour de la célébration des 23 ans du Rdpc. En effet, pour contourner cette interdiction, les militants du parti au pouvoir se sont vus, certes, obliger de surseoir à la marche de soutien qui suit toujours les meetings à travers certaines artères de la capitale économique, mais ont tenu des meetings à l’intérieur des salles à l’instar de celui tenu à la Salle des Fêtes d’Akwa. "La salle des Fêtes est un lieu public. Le véritable problème réside dans le fait que le gouverneur de la province du Littoral ne peut pas interdire la réunion du Rdpc", soutient Aboya Manassé Endong, enseignant de Sciences politiques à la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’université de Douala.

"L’administration a simplement honte de reculer. Cela confirme simplement l’adage selon lequel qui crache en l’air, est susceptible de recevoir sa salive sur le visage", ironise Banda Kani, le Secrétaire administratif du Manidem qui se refuse de suivre l’exemple du Rdpc dans la violation des lois. "L’heure n’est plus à l’activisme au Manidem, le parti a mûri. Aujourd’hui, nous avons pris de la hauteur et prônons la sérénité. Nous ne sommes plus obligés de suivre l’exemple du Rdpc pour chercher à tout prix à défier le gouverneur. Nous avons prévu tout ce qui allait arriver lorsque le gouverneur a pris cette mesure de restriction des libertés publiques ", poursuit-il. Pour Evariste Fopoussi du Sdf, c’est la preuve que cet arrêté est bel et bien ciblé. "On a la preuve aujourd’hui que le gouverneur est en mission et que cet arrêté ne concerne pas le Rdpc. Par ailleurs, comment comprendre que pendant que cet arrêté existe un festival s’est quand même tenu dans les artères de la ville de Douala sans que le gouverneur ne l’interdise", mentionne le ministre de la Communication du "Shadow cabinet" du principal parti d’opposition.

Avec la tenue des réunions du Rdpc à l’occasion de ses 23 ans dans des lieux publics, c’est la liste des manifestations publiques qui s’allonge à Douala sans que le gouverneur n’intervienne conformément à l’esprit de son arrêté du 18 janvier qui précise en son article 2 que "tout contrevenant quel qu’il soit s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur". Avant le parti au pouvoir, on a ainsi pu voir des défilés à la place de l’Udeac (11 février et journée internationale de la femme le 8 mars 2008), des cérémonies d’installation des hauts responsables de la ville de Douala (installation du commandant de la 2ème région de gendarmerie il y a quelques jours), des concerts et festivals (festival de Bonapriso, Fomaric). Ironie du sort : le gouverneur Faï Yengo a personnellement présidé la plupart de ces manifestations, soit y a pris une part active.

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L’arrêté du gouverneur de la province du Littoral, Faï Yengo Francis, du 18 janvier dernier portant interdiction des manifestations publiques sur toute la province du Littoral est-il ciblé ? Certains observateurs et notamment des hommes politiques de la province le pensent sérieusement. Ils sont davantage confortés dans cette conviction depuis hier, 24 mars 2008, jour de la célébration des 23 ans du Rdpc. En effet, pour contourner cette interdiction, les militants du parti au pouvoir se sont vus, certes, obliger de surseoir à la marche de soutien qui suit toujours les meetings à travers certaines artères de la capitale économique, mais ont tenu des meetings à l’intérieur des salles à l’instar de celui tenu à la Salle des Fêtes d’Akwa. "La salle des Fêtes est un lieu public. Le véritable problème réside dans le fait que le gouverneur de la province du Littoral ne peut pas interdire la réunion du Rdpc", soutient Aboya Manassé Endong, enseignant de Sciences politiques à la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’université de Douala.

"L’administration a simplement honte de reculer. Cela confirme simplement l’adage selon lequel qui crache en l’air, est susceptible de recevoir sa salive sur le visage", ironise Banda Kani, le Secrétaire administratif du Manidem qui se refuse de suivre l’exemple du Rdpc dans la violation des lois. "L’heure n’est plus à l’activisme au Manidem, le parti a mûri. Aujourd’hui, nous avons pris de la hauteur et prônons la sérénité. Nous ne sommes plus obligés de suivre l’exemple du Rdpc pour chercher à tout prix à défier le gouverneur. Nous avons prévu tout ce qui allait arriver lorsque le gouverneur a pris cette mesure de restriction des libertés publiques ", poursuit-il. Pour Evariste Fopoussi du Sdf, c’est la preuve que cet arrêté est bel et bien ciblé. "On a la preuve aujourd’hui que le gouverneur est en mission et que cet arrêté ne concerne pas le Rdpc. Par ailleurs, comment comprendre que pendant que cet arrêté existe un festival s’est quand même tenu dans les artères de la ville de Douala sans que le gouverneur ne l’interdise", mentionne le ministre de la Communication du "Shadow cabinet" du principal parti d’opposition.

Avec la tenue des réunions du Rdpc à l’occasion de ses 23 ans dans des lieux publics, c’est la liste des manifestations publiques qui s’allonge à Douala sans que le gouverneur n’intervienne conformément à l’esprit de son arrêté du 18 janvier qui précise en son article 2 que "tout contrevenant quel qu’il soit s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur". Avant le parti au pouvoir, on a ainsi pu voir des défilés à la place de l’Udeac (11 février et journée internationale de la femme le 8 mars 2008), des cérémonies d’installation des hauts responsables de la ville de Douala (installation du commandant de la 2ème région de gendarmerie il y a quelques jours), des concerts et festivals (festival de Bonapriso, Fomaric). Ironie du sort : le gouverneur Faï Yengo a personnellement présidé la plupart de ces manifestations, soit y a pris une part active.

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Statut des artistes : Des associations prennent le relais

Les sociétés de gestion du droit d’auteurs manquent d’argent pour alimenter les fonds, les professionnels du secteur essaient la formule associative.
Dorine Ekwè –


 

Hier, mercredi 09 janvier 2008, des artistes camerounais au rang desquels on retrouve Marie Archangelo de Moneko, Rachel Tchoungui, Jean Paul Ze Bela…, ont donné un spectacle au cabaret "La Réserve " à Yaoundé pour rendre un dernier hommage à l’artiste Tom Yom’s décédé le 25 décembre dernier. Mais surtout, le but de cette soirée était de " récolter quelques fonds afin de les remettre, comme contribution, à la famille de l’artiste ". Si cette mobilisation des artistes camerounais à travers le pays et même à l’extérieur fait penser à celle que l’on a vécu lors des obsèques de Essindi Mindja, elle remet cependant au goût du jour la question du statut " dandinant " des artistes camerounais.

"Dans le cas de Tom Yom’s, heureusement, les choses ne se sont pas passées de manière dramatique car, il avait quelques ressources ", estime Nkotti François selon qui, le statut de l’artiste camerounais doit être clarifié afin d’éviter l’image de ces artistes en guenilles que l’on rencontre souvent au détour de nos ruelles. "L’artiste produit et ne peut vivre de son art. Pour les musiciens, il y a la piraterie qui nous prend tout. C’est pour cela qu’il y en a de vraiment démunis et qui n’arrivent pas à se prendre en charge" dit Nkotti François comme pour essayer d’expliquer la situation. Avec la création des sociétés de gestion collective du droit d’auteur au Cameroun, en novembre 2000, l’on a pensé que les choses iraient mieux. Mais ce n’est pas aussi évident, rétorquent les directeurs desdites sociétés. Dans chacune des quatre corporations en effet, il existe un fonds social dont les fonds sont destinés à cette entraide. Seulement, dans la plupart des cas, ces fonds sont inexistants.

Pourcentages
D’après Alphonse Bompogo, directeur général de la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra), "la société essaie tant bien que mal de venir en aide aux artistes. Mais je tiens cependant à préciser que parler d’aide serait exagéré. Nous prélevons cet argent lors des répartitions. C’est la seule chose que nous puissions faire car, cet argent que nous leur avançons est en fait prélevé dans le budget de fonctionnement de la société. Il est donc nécessaire qu’il nous revienne". Les statistiques de l’année 2007 montrent par exemple que la société a dû débourser entre 800.000 et 1 million de francs Cfa pour venir en aide aux artistes en situation précaire. Ceci avec environ une trentaine de demandes à chaque exercice.
Ces fonds permettent aux artistes de s’offrir des soins de santé mais surtout, de payer les frais d’écolages de leurs enfants, de procéder au paiement de certaines dettes lorsque les créanciers se font pressants ou encore, de réaménager le toit d’une habitation qui s’est envolé lors d’une tempête…
Face à cette situation, plusieurs associations d’artistes ont vu le jour ces dernières années. C’est le cas de l’association Bikutsi Band du musicien Gilbratar Drakus qui a fait son come-back il y a quelques semaines.

Cette association a pour but de favoriser et de promouvoir le bikutsi à travers le monde. Sur la même lancée, l’association aide les artistes en studio, prend par ailleurs des pourcentages dans la caisse de l’association. "Les artistes n’ont pas d’argent et si nous leur demandons de faire des cotisations pour que les caisses soient plus fournies, ils auront du mal à le faire " confie-t-il avant de préciser que c’est pour cette raison que des mains levées sont organisées en cas d’urgence. Au sein du rassemblement des artistes professionnels et amateurs du Cameroun (Rapac), que dirige l’artiste Dieu Ngolfé, le principe des cotisations est adopté. "Lorsque l’un des membres de l’association est face à une situation d’urgence, nous organisons des mains levées ou alors, nous prélevons de l’argent dans les caisses de l’association que nous alimentons grâce à des cotisations de 5.000Fcfa."
Seulement, malgré ces actions plus ou moins groupées, les artistes, toutes tendances confondues, plaident pour la mise en œuvre du statut de l’artiste. L’unique moyen, selon eux, de sortir de l’impasse dans lequel ils sont actuellement.

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