Ebolowa : Cambriolage à la délégation provinciale du Commerce
Plusieurs objets de valeurs emportés et le gardien de nuit interpellé.
Guy Roger Mvondo
Les dégâts de ce cambriolage ont été constatés lundi 25 août au matin par la secrétaire Yolande Assomo. " Je suis arrivée la première au bureau lundi matin. A ma grande surprise, je trouve le bâtiment sens dessus dessous avec toutes les portes du premier étage défoncées. J’ai appelé rapidement mon patron qui est arrivé sans tarder ", raconte la secrétaire. Le bilan officiel du cambriolage fait état de la disparition d’un ordinateur, d’un fax, d’un important stock de boisson qui se trouvait dans le réfrigérateur du patron, d’un onduleur, d’un drapeau camerounais et d’une grande quantité de cigarettes saisies récemment par les équipes de contrôle de la délégation pour absence de marquage des nouveaux messages du ministère de la Santé.
Selon Clément Essomba le délégué provincial du Commerce, " le vol aurait été perpétré après 3h30 du matin car c’est à cette heure que Hamadjoda le gardien des locaux déclare avoir déserté son poste de travail pour une affaire qu’il devait régler au quartier ". Les malfrats qui selon toute vraisemblance connaissaient la géographie des lieux auraient profité de ce déplacement pour défoncer à l’aide d’une pince monseigneur toutes les portes métalliques du premier étage avant de se retrouver tour à tour au bureau du délégué provincial, au secrétariat et au magasin.
Les sources proches de la division provinciale de la police judiciaire où le gardien est en détention provisoire en attendant les résultats de l’enquête, évoquent une récurrence du phénomène ces derniers temps à Ebolowa. Selon ces sources, plusieurs administrations ont déjà reçu au moins une fois la visite de ces cambrioleurs qui visent prioritairement les ordinateurs et leurs accessoires. La situation, vue sous cet angle, pose déjà un problème d’insécurité dans la cité en plus du coup porté au travail des responsables des structures touchées obligés de fonctionner avec le téléphone comme moyen de communication avec leur hiérarchie en attendant que soient démasqués les malfaiteurs toujours en cavale.

