Découverte des trésors bamougoum à Yaoundé
Les peuples Bamougoum, ressortissants de la province de l’Ouest du Cameroun, étaient en fête samedi 15 juillet dernier au musée national. Une occasion qui a permis la découverte des arts et les traditions de cette aire géographique. – Il y a d’abord le trône royal. Quoique resté vide, (à cause de l’absence de Sa Majesté Jacques Fotso Kankeu, chef supérieur des Bamougoum qui n’a pas fait le déplacement de Yaoundé), le trône royal Bamougoum est en lui seul un véritable trésor artistique. Imposant et sublime tant de par son embellie que par l’arsenal et l’attirail des composantes qui le constituent.
Le trône royal étale les multiples visages des merveilles et délices culturelles d’une communauté qui accorde un point d’honneur à ce qu’elle a de traditionnellement authentique. A ce trône, il faut ajouter les masques, les vêtements et d’autres œuvres artistiques qui révèlent l’attachement des peuples Bamougoum aux richesses et trésors de leur terroir.
L’exposition des objets d’art, l’expression corporelle rythmée et cadencée par les danses traditionnelles, les richesses et les trésors culturels de cette aire géographique du département de la Mifi, ont été célébrés et montrés samedi dernier à tous les visiteurs du musée national. Un régal qui a attiré grand monde, ressortissants du coin et amoureux de l’art. De nombreux groupes de danses ont égayé la fête, par des chants et des rythmes, qu’accompagnait une gestuelle bien cadencée. Etrangers et non initiés ont apprécié la diversité des traditions des peuples Bamougoum et l’aspect attrayant de leurs trésors culturels. Le clou de la parade a porté sur l’exécution aux allures de célébration des danses de prestige. Celles qui font leur apparition essentiellement à des occasions solennelles. Il y a eu le “ Kegna ”, le “ Sangmeling ”, le “ Peumedjong ”, le “ Kwakwa ”, le “ Tambôo ”, le “ Messoh ” et le “ Muteû ” des femmes. En plus d’être ébloui et émerveillé par l’immense mosaïque culturelle des peuples Bamougoum, les curieux ont appris les différents contours du processus d’initiation du jeune Bamougoum. Un processus qui commence avec le “ Nekang ” pour s’achever par des danses plus ou moins mystiques, chacune donnant droit à un titre de notabilité.
L’une des plus grandes articulations a porté sur l’exécution du “ Mewouop ” dans un mouvement d’ensemble le plus populaire, mais surtout à travers l’expression corporelle la plus héroïque. Au terme de cette journée féerique, des groupes qui se sont distingués par leur habillement, par la qualité de leurs chansons et la manière de les danser, ont été honorés.
La célébration de “ la journée des trésors Bamou-goum ”, mise en route par le Cercle des élèves et étudiants Bamoungoum, est une démarcation de cette jeunesse par rapports aux exigences et les urgences d’un retour aux sources. D’une édition à l’autre, les ressortissants de ce groupement de près de 150.000 âmes, en exposant les valeurs et les richesses culturelles qui constituent leur patrimoine, contribuent à préserver l’authenticité des arts et traditions.

