Non classé

Coup d’Etat : Les 23 de la Sémil et du Sed libres


La nouvelle de leur libération qui a pris effet lundi matin, leur a été annoncée dimanche dernier.
Léger Ntiga


Tôt hier, lundi, 14 avril 2008 matin, les 23 pensionnaires des cellules de la Sécurité militaire (Sémil) à Yaoundé, ont été remis en liberté. Détenus dans les locaux de cette unité en charge de la discipline militaire et dans les services du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) depuis octobre 2007, ces vingt trois militaires et civils accusés d’avoir voulu attenté à la sûreté de l’Etat et à la vie du président de la République Paul Biya auront passé cinq mois d’incarcération sans qu’ils n’aient été présentés à un quelconque juge. Une situation qui a poussé certains d’entre eux à sortir des cellules de la Sémil aux premières heures du jeudi 03 avril dernier.

Dans un élan de révolte, ils ont pris le parti de s’affranchir des cellules où ils s’estimaient en danger de mort puisque, à leur goût, abusivement gardés dans ces locaux sans aucune explication. Selon un magistrat militaire qui a requis l’anonymat, "aucune charge n’a été retenu contre eux d’autant plus qu’aucune instruction véritable n’a été initiée à leur encontre". Une manière donc de légitimer leur ras-le-bol qui, en plus d’aboutir à une grève de la faim, a suscité une requête que les concernés ont adressée à certaines chancelleries représentées dans la capitale camerounaise. Dans leur pétition, les détenus de la Sémil et du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) à Yaoundé souhaitent que la justice connaisse de leur sort.

Sûreté de l’Etat
"S’ils sont reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés, que la sentence appropriée leur soit appliquée. S’il ne leur est rien reproché que cela soit également connu de tous les Camerounais pour qui, ils ont attenté à la sûreté de l’Etat (…) ". En effet leur révolte vient de ce que depuis au moins cinq mois qu’ils sont aux arrêts, rien n’est dit de leur sort. Plus grave, le ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, a, répondant aux élus du peuple en décembre dernier, affirmé que c’est dans les médias qu’il a entendu parler de cette affaire et des arrestations qui s’en sont suivies. " Nos camarades placés aux arrêts ne comprennent par ailleurs pas qu’on les garde à la Sémil et au Sed", a expliqué sous anonymat au lendemain de ce mouvement d’humeur, une source militaire au ministère de la Défense.

Très excédés et agressifs, les détenus de la Sémil sont restés hors des cellules toute la journée de jeudi 3 avril 2008 et le jour suivant avant d’être reconduits dans leur lieu de détention où certains ont débuté une grève de la faim. Dans l’entourage du ministre de la Défense, Rémy Ze Meka, on s’est contenté de parler d’une instrumentalisation de cette affaire. Sur le cas du lieutenant de gendarmerie Félix Kommanda qui s’est réfugié au Nigeria dès qu’il s’est senti visé, l’entourage du ministre Ze Meka affirme qu’il a rejoint l’ancien capitaine putschiste Guerandi Bara dans son exil burkinabé. La libération des présumés conspirateurs intervient donc au moment où les milieux du renseignement, manifestent leur méfiance vis-à-vis de cet ancien officier remontée après sa sortie du lendemain des émeutes du mois de février dernier sur les antennes de Radio France internationale (Rfi).
Les anciens détenus qui crient victoire et soutiennent que le "coup d’Etat" évoqué, "n’est qu’une imagination du ministre de la Défense". Des ambiguïtés qui les ont poussés Remy Ze Meka à s’interroger également sur les raisons qui ont motivé l’élargissement, avant l’actuelle vague si tant est qu’il existe effectivement un complot contre les institutions. C’est le cas notamment du lieutenant-colonel Douraï. Même s’ils se préoccupent moins de la libération du directeur de l’Alliance biblique du Cameroun, Luc Gnowa.

Noms des personnes détenues à la Sécurité militaire
1. Lieutenant colonel Emmanuel Koue
2. Lieutenant Mue
3. Lieutenant Nomo
4. Lieutenant Charles Houe
5. Second maître Boukar Ousmane
6. Second Maître Boukono
7. Adjudant Bobie
8. Caporal chef Samba Nyame
9. Caporal chef Ndonfack
10. Caporal chef Njikam
11 le colonel à la retraite Mvé
Secrétariat d’Etat à la Défense
13. Second maître Litassou
14. Second maître André Ousmanou
15. Sergent chef Wapi
16. Maréchal des logis Gasissou
17. Sergent A Madou
18. Sergent Nkoue
19. Caporal-chef Kayakoa
20. Caporal chef Belinga Amougou
21. Soldat de 1ère classe Belinga A
22. M Mballa Ondoua
23. M Mboko

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Coup d’Etat : Les 23 de la Sémil et du Sed libres


La nouvelle de leur libération qui a pris effet lundi matin, leur a été annoncée dimanche dernier.
Léger Ntiga


Tôt hier, lundi, 14 avril 2008 matin, les 23 pensionnaires des cellules de la Sécurité militaire (Sémil) à Yaoundé, ont été remis en liberté. Détenus dans les locaux de cette unité en charge de la discipline militaire et dans les services du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) depuis octobre 2007, ces vingt trois militaires et civils accusés d’avoir voulu attenté à la sûreté de l’Etat et à la vie du président de la République Paul Biya auront passé cinq mois d’incarcération sans qu’ils n’aient été présentés à un quelconque juge. Une situation qui a poussé certains d’entre eux à sortir des cellules de la Sémil aux premières heures du jeudi 03 avril dernier.

Dans un élan de révolte, ils ont pris le parti de s’affranchir des cellules où ils s’estimaient en danger de mort puisque, à leur goût, abusivement gardés dans ces locaux sans aucune explication. Selon un magistrat militaire qui a requis l’anonymat, "aucune charge n’a été retenu contre eux d’autant plus qu’aucune instruction véritable n’a été initiée à leur encontre". Une manière donc de légitimer leur ras-le-bol qui, en plus d’aboutir à une grève de la faim, a suscité une requête que les concernés ont adressée à certaines chancelleries représentées dans la capitale camerounaise. Dans leur pétition, les détenus de la Sémil et du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) à Yaoundé souhaitent que la justice connaisse de leur sort.

Sûreté de l’Etat
"S’ils sont reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés, que la sentence appropriée leur soit appliquée. S’il ne leur est rien reproché que cela soit également connu de tous les Camerounais pour qui, ils ont attenté à la sûreté de l’Etat (…) ". En effet leur révolte vient de ce que depuis au moins cinq mois qu’ils sont aux arrêts, rien n’est dit de leur sort. Plus grave, le ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, a, répondant aux élus du peuple en décembre dernier, affirmé que c’est dans les médias qu’il a entendu parler de cette affaire et des arrestations qui s’en sont suivies. " Nos camarades placés aux arrêts ne comprennent par ailleurs pas qu’on les garde à la Sémil et au Sed", a expliqué sous anonymat au lendemain de ce mouvement d’humeur, une source militaire au ministère de la Défense.

Très excédés et agressifs, les détenus de la Sémil sont restés hors des cellules toute la journée de jeudi 3 avril 2008 et le jour suivant avant d’être reconduits dans leur lieu de détention où certains ont débuté une grève de la faim. Dans l’entourage du ministre de la Défense, Rémy Ze Meka, on s’est contenté de parler d’une instrumentalisation de cette affaire. Sur le cas du lieutenant de gendarmerie Félix Kommanda qui s’est réfugié au Nigeria dès qu’il s’est senti visé, l’entourage du ministre Ze Meka affirme qu’il a rejoint l’ancien capitaine putschiste Guerandi Bara dans son exil burkinabé. La libération des présumés conspirateurs intervient donc au moment où les milieux du renseignement, manifestent leur méfiance vis-à-vis de cet ancien officier remontée après sa sortie du lendemain des émeutes du mois de février dernier sur les antennes de Radio France internationale (Rfi).
Les anciens détenus qui crient victoire et soutiennent que le "coup d’Etat" évoqué, "n’est qu’une imagination du ministre de la Défense". Des ambiguïtés qui les ont poussés Remy Ze Meka à s’interroger également sur les raisons qui ont motivé l’élargissement, avant l’actuelle vague si tant est qu’il existe effectivement un complot contre les institutions. C’est le cas notamment du lieutenant-colonel Douraï. Même s’ils se préoccupent moins de la libération du directeur de l’Alliance biblique du Cameroun, Luc Gnowa.

Noms des personnes détenues à la Sécurité militaire
1. Lieutenant colonel Emmanuel Koue
2. Lieutenant Mue
3. Lieutenant Nomo
4. Lieutenant Charles Houe
5. Second maître Boukar Ousmane
6. Second Maître Boukono
7. Adjudant Bobie
8. Caporal chef Samba Nyame
9. Caporal chef Ndonfack
10. Caporal chef Njikam
11 le colonel à la retraite Mvé
Secrétariat d’Etat à la Défense
13. Second maître Litassou
14. Second maître André Ousmanou
15. Sergent chef Wapi
16. Maréchal des logis Gasissou
17. Sergent A Madou
18. Sergent Nkoue
19. Caporal-chef Kayakoa
20. Caporal chef Belinga Amougou
21. Soldat de 1ère classe Belinga A
22. M Mballa Ondoua
23. M Mboko

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Coup d’Etat : Les 23 de la Sémil et du Sed libres


La nouvelle de leur libération qui a pris effet lundi matin, leur a été annoncée dimanche dernier.
Léger Ntiga


Tôt hier, lundi, 14 avril 2008 matin, les 23 pensionnaires des cellules de la Sécurité militaire (Sémil) à Yaoundé, ont été remis en liberté. Détenus dans les locaux de cette unité en charge de la discipline militaire et dans les services du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) depuis octobre 2007, ces vingt trois militaires et civils accusés d’avoir voulu attenté à la sûreté de l’Etat et à la vie du président de la République Paul Biya auront passé cinq mois d’incarcération sans qu’ils n’aient été présentés à un quelconque juge. Une situation qui a poussé certains d’entre eux à sortir des cellules de la Sémil aux premières heures du jeudi 03 avril dernier.

Dans un élan de révolte, ils ont pris le parti de s’affranchir des cellules où ils s’estimaient en danger de mort puisque, à leur goût, abusivement gardés dans ces locaux sans aucune explication. Selon un magistrat militaire qui a requis l’anonymat, "aucune charge n’a été retenu contre eux d’autant plus qu’aucune instruction véritable n’a été initiée à leur encontre". Une manière donc de légitimer leur ras-le-bol qui, en plus d’aboutir à une grève de la faim, a suscité une requête que les concernés ont adressée à certaines chancelleries représentées dans la capitale camerounaise. Dans leur pétition, les détenus de la Sémil et du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) à Yaoundé souhaitent que la justice connaisse de leur sort.

Sûreté de l’Etat
"S’ils sont reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés, que la sentence appropriée leur soit appliquée. S’il ne leur est rien reproché que cela soit également connu de tous les Camerounais pour qui, ils ont attenté à la sûreté de l’Etat (…) ". En effet leur révolte vient de ce que depuis au moins cinq mois qu’ils sont aux arrêts, rien n’est dit de leur sort. Plus grave, le ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, a, répondant aux élus du peuple en décembre dernier, affirmé que c’est dans les médias qu’il a entendu parler de cette affaire et des arrestations qui s’en sont suivies. " Nos camarades placés aux arrêts ne comprennent par ailleurs pas qu’on les garde à la Sémil et au Sed", a expliqué sous anonymat au lendemain de ce mouvement d’humeur, une source militaire au ministère de la Défense.

Très excédés et agressifs, les détenus de la Sémil sont restés hors des cellules toute la journée de jeudi 3 avril 2008 et le jour suivant avant d’être reconduits dans leur lieu de détention où certains ont débuté une grève de la faim. Dans l’entourage du ministre de la Défense, Rémy Ze Meka, on s’est contenté de parler d’une instrumentalisation de cette affaire. Sur le cas du lieutenant de gendarmerie Félix Kommanda qui s’est réfugié au Nigeria dès qu’il s’est senti visé, l’entourage du ministre Ze Meka affirme qu’il a rejoint l’ancien capitaine putschiste Guerandi Bara dans son exil burkinabé. La libération des présumés conspirateurs intervient donc au moment où les milieux du renseignement, manifestent leur méfiance vis-à-vis de cet ancien officier remontée après sa sortie du lendemain des émeutes du mois de février dernier sur les antennes de Radio France internationale (Rfi).
Les anciens détenus qui crient victoire et soutiennent que le "coup d’Etat" évoqué, "n’est qu’une imagination du ministre de la Défense". Des ambiguïtés qui les ont poussés Remy Ze Meka à s’interroger également sur les raisons qui ont motivé l’élargissement, avant l’actuelle vague si tant est qu’il existe effectivement un complot contre les institutions. C’est le cas notamment du lieutenant-colonel Douraï. Même s’ils se préoccupent moins de la libération du directeur de l’Alliance biblique du Cameroun, Luc Gnowa.

Noms des personnes détenues à la Sécurité militaire
1. Lieutenant colonel Emmanuel Koue
2. Lieutenant Mue
3. Lieutenant Nomo
4. Lieutenant Charles Houe
5. Second maître Boukar Ousmane
6. Second Maître Boukono
7. Adjudant Bobie
8. Caporal chef Samba Nyame
9. Caporal chef Ndonfack
10. Caporal chef Njikam
11 le colonel à la retraite Mvé
Secrétariat d’Etat à la Défense
13. Second maître Litassou
14. Second maître André Ousmanou
15. Sergent chef Wapi
16. Maréchal des logis Gasissou
17. Sergent A Madou
18. Sergent Nkoue
19. Caporal-chef Kayakoa
20. Caporal chef Belinga Amougou
21. Soldat de 1ère classe Belinga A
22. M Mballa Ondoua
23. M Mboko

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Coup d’Etat : Les 23 de la Sémil et du Sed libres


La nouvelle de leur libération qui a pris effet lundi matin, leur a été annoncée dimanche dernier.
Léger Ntiga


Tôt hier, lundi, 14 avril 2008 matin, les 23 pensionnaires des cellules de la Sécurité militaire (Sémil) à Yaoundé, ont été remis en liberté. Détenus dans les locaux de cette unité en charge de la discipline militaire et dans les services du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) depuis octobre 2007, ces vingt trois militaires et civils accusés d’avoir voulu attenté à la sûreté de l’Etat et à la vie du président de la République Paul Biya auront passé cinq mois d’incarcération sans qu’ils n’aient été présentés à un quelconque juge. Une situation qui a poussé certains d’entre eux à sortir des cellules de la Sémil aux premières heures du jeudi 03 avril dernier.

Dans un élan de révolte, ils ont pris le parti de s’affranchir des cellules où ils s’estimaient en danger de mort puisque, à leur goût, abusivement gardés dans ces locaux sans aucune explication. Selon un magistrat militaire qui a requis l’anonymat, "aucune charge n’a été retenu contre eux d’autant plus qu’aucune instruction véritable n’a été initiée à leur encontre". Une manière donc de légitimer leur ras-le-bol qui, en plus d’aboutir à une grève de la faim, a suscité une requête que les concernés ont adressée à certaines chancelleries représentées dans la capitale camerounaise. Dans leur pétition, les détenus de la Sémil et du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) à Yaoundé souhaitent que la justice connaisse de leur sort.

Sûreté de l’Etat
"S’ils sont reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés, que la sentence appropriée leur soit appliquée. S’il ne leur est rien reproché que cela soit également connu de tous les Camerounais pour qui, ils ont attenté à la sûreté de l’Etat (…) ". En effet leur révolte vient de ce que depuis au moins cinq mois qu’ils sont aux arrêts, rien n’est dit de leur sort. Plus grave, le ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, a, répondant aux élus du peuple en décembre dernier, affirmé que c’est dans les médias qu’il a entendu parler de cette affaire et des arrestations qui s’en sont suivies. " Nos camarades placés aux arrêts ne comprennent par ailleurs pas qu’on les garde à la Sémil et au Sed", a expliqué sous anonymat au lendemain de ce mouvement d’humeur, une source militaire au ministère de la Défense.

Très excédés et agressifs, les détenus de la Sémil sont restés hors des cellules toute la journée de jeudi 3 avril 2008 et le jour suivant avant d’être reconduits dans leur lieu de détention où certains ont débuté une grève de la faim. Dans l’entourage du ministre de la Défense, Rémy Ze Meka, on s’est contenté de parler d’une instrumentalisation de cette affaire. Sur le cas du lieutenant de gendarmerie Félix Kommanda qui s’est réfugié au Nigeria dès qu’il s’est senti visé, l’entourage du ministre Ze Meka affirme qu’il a rejoint l’ancien capitaine putschiste Guerandi Bara dans son exil burkinabé. La libération des présumés conspirateurs intervient donc au moment où les milieux du renseignement, manifestent leur méfiance vis-à-vis de cet ancien officier remontée après sa sortie du lendemain des émeutes du mois de février dernier sur les antennes de Radio France internationale (Rfi).
Les anciens détenus qui crient victoire et soutiennent que le "coup d’Etat" évoqué, "n’est qu’une imagination du ministre de la Défense". Des ambiguïtés qui les ont poussés Remy Ze Meka à s’interroger également sur les raisons qui ont motivé l’élargissement, avant l’actuelle vague si tant est qu’il existe effectivement un complot contre les institutions. C’est le cas notamment du lieutenant-colonel Douraï. Même s’ils se préoccupent moins de la libération du directeur de l’Alliance biblique du Cameroun, Luc Gnowa.

Noms des personnes détenues à la Sécurité militaire
1. Lieutenant colonel Emmanuel Koue
2. Lieutenant Mue
3. Lieutenant Nomo
4. Lieutenant Charles Houe
5. Second maître Boukar Ousmane
6. Second Maître Boukono
7. Adjudant Bobie
8. Caporal chef Samba Nyame
9. Caporal chef Ndonfack
10. Caporal chef Njikam
11 le colonel à la retraite Mvé
Secrétariat d’Etat à la Défense
13. Second maître Litassou
14. Second maître André Ousmanou
15. Sergent chef Wapi
16. Maréchal des logis Gasissou
17. Sergent A Madou
18. Sergent Nkoue
19. Caporal-chef Kayakoa
20. Caporal chef Belinga Amougou
21. Soldat de 1ère classe Belinga A
22. M Mballa Ondoua
23. M Mboko

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Alfred Liyolo : Un maître au salon de l’artisanat

Le sculpteur congolais est l’un des invités d’honneur du Siarc qui se tient à Yaoundé.
Justin Blaise Akono –



"La sculpture met en évidence une dame avec des bras croisés sur le ventre mais dont le regard tourne vers le Sud. C’est la douleur de l’enfantement, les viols que subissent les femmes au quotidien alors qu’elles procurent le bonheur à l’humanité", ainsi parlait Alfred Liyolo hier au Musée national, le site qui accueille le premier salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc). La présence de cet artiste de la République démocratique du Congo a été annoncée à grand trait par les organisateurs du Salon. Selon toute vraisemblance, Alfred Liyolo offrira à la première dame, Chantal Biya qui visitera le site aujourd’hui, cette statue qu’il présentait hier, avec toute la dextérité. L’une des cinq statues qu’il a apportées au Siarc.

Plus que les fruits de son art, Alfred Liyolo lui-même semble constituer toute une attraction, au regard de l’affluence autour de son stand.
"C’est un nom qui vaut son pesant d’or", a fait remarquer Bahell Masse, un admirateur, amoureux de sculpture. Selon certains journaux, Maître Alfred Liyolo Limbe M’Puanga, puisque c’est ainsi qu’on l’appelle, a fait la pluie et le beau temps à l’époque du président du Zaïre Joseph Désiré Mobutu Sesse Seko. Il est également présenté comme un artiste complet, sculpteur et plasticien. Mieux, un monument vivant. A son actif, une longue carrière de près de 50 ans pour cet artiste né en 1943. Car, il s’envole en Autriche en 1963 pour parfaire sa formation commencée cinq ans plus tôt à l’académie des Beaux-arts de Kinshasa. Il est même désigné meilleur étudiant de sa promotion et obtient le diplôme de Maître, le "Magister Artium". Sa barbe blanche et sa tempérance d’homme sage semblent faire foi.

Ses réalisations, les expositions qu’il a tenues et les biennales internationales auxquelles il a participées ne se comptent plus. Du Sénégal en Afrique du Sud, de la Suisse en Chine, du Cameroun (il a exposé en 1987 au Palais des congrès de Yaoundé et l’une de ses œuvres, "le mirage du fleuve" trône à la salle des ambassadeurs du Palais de l’Unité) au Japon où il dit être le seul artiste africain à avoir eu l’honneur d’être reçu par l’empereur. Le sculpteur, fils d’un tailleur d’ivoire, travaille sur du bronze, après avoir commencé par l’ivoire. Il dit s’inspirer de tout, principalement de tout ce qui bouge. Un artiste du mouvement. Mais, "la grande influence reste la femme qui nous donne la vie. Elle est l’alpha et l’oméga d’une vie", plaide Me Liyolo. D’ailleurs, l’une de ses statues est intitulée "Tendresse maternelle".

Mais, la vie de Me Liyolo, au-delà d’être dynamique, a aussi été instable. De retour chez lui en 1970 où il devient professeur puis directeur général de l’académie des Beaux arts jusqu’en 1991, ses ateliers sont mis à sac pendant la période trouble que connaît sont pays. Il doit s’exiler en Autriche, sa seconde patrie. Il revient en 2004, "pour s’occuper de la reconstruction nationale", espère-t-il. Son rêve n’est pas seulement pour son Congo Kinshasa natal. "Mon souhait est de voir ce Musée [national] érigé en référence comme le Musée du Louvre, le British Museum ou d’autres grands musées du monde, car il est rare de voir qu’on mette un tel bâtiment plein d’histoire à la disposition de l’art". C’est sur ce site, et dans son stand d’ex position, qu’il pourra accueillir ce matin, la première dame Chantal Biya.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.