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Enquête : Des cadres du Mindaf entendus



Ils sont accusés de corruption et autres malversations.
Patricia Ngo Ngouem


Quinze cadres du ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf) à Yaoundé ont été entendus hier jeudi 24 juillet par la cellule de lutte contre la corruption du Mindaf. L’audition, présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere, s’est déroulée à huis clos au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel N° 2. Les mis en cause avaient reçu une convocation les invitant à venir répondre des faits qui leurs sont reprochés, à savoir : "faux en écritures publiques, escroquerie, extorsion de fonds, confection des procès verbaux irréguliers, insertion et adjonction irrégulières des noms dans les titres fonciers, abus de pouvoir, détournements de deniers publics".

Mme Céline Ekanè, chef de la cellule du contentieux au Mindaf, a été entendue pendant plus d’une heure. "On me reproche d’avoir visé un dossier qui a une opposition. Je leur ai rappelé que l’opposition n’arrête pas la procédure. Maintenant, on me reproche d’avoir donné des ordres à la hiérarchie parce que je leur ai rappelé ce que dit la réglementation. Je n’ai rien à me reprocher car je sais que j’ai bien fait mon travail". La convocation reçue par cette dame, au même titre que les autres, est la résultante des enquêtes internes menées par la cellule de lutte contre la corruption en vue de l’assainissement des comportements des personnels du Mindaf

. En effet, cette structure peut organiser des contrôles sur pièces ou sur place, demander par écrit aux responsables des services des services contrôlés qui sont tenus de répondre dans les délais impartis et procéder à toutes enquêtes administratives susceptibles de permettre de formuler leurs avis. Toutefois, les usagers peuvent dénoncer un agent pour "les différents abus et infractions dont ils sont victimes ou tout simplement l’inertie administrative contraire à l’éthique professionnelle". C’est dans cette optique que cinq usagers du Mindaf ont aussi été convoqués pour témoigner des abus dont ils disent avoir été victimes. C’est le cas de Pierre Barnabé Evembé, enseignant.

"J’ai introduis trois dossiers entre 1993 et 1997 pour une demande de titres fonciers. Puis, le silence. En 2006, j’ai reçu une note de rejet de mes dossiers. Après avoir fait des mains et des pieds, on a constaté que l’administration a égaré certaines pièces des dossiers. Il fallait donc procéder à une reconstitution des dossiers. C’est là qu’on s’est rendu compte que le délégué provincial du Sud ne voulait pas faire aboutir la procédure de reconstitution parce qu’il avait déjà attribué le titre foncier à quelqu’un d’autre". Domicilié à Kribi, cet enseignant de 60 ans a ainsi fait le déplacement pour faire sa déposition.

"Je suis là depuis 9h et j’attends qu’on m’appelle pour aller témoigner", déclarait-il.
En effet, des personnes étaient encore entendues hier au moment où nous quittions les lieux aux alentours de 18 heures. Certains d’entre eux, la mine soucieuse ou fatiguée par une longue attente, attendaient de passer devant la cellule présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere. Comme l’a souligné une source proche du dossier, "il s’agit d’une phase d’instruction. A la fin, la cellule rédigera un rapport qui sera remis au ministre. C’est ce dernier qui décidera des sanctions administratives ou judiciaires à prendre".

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Quinze cadres du ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf) à Yaoundé ont été entendus hier jeudi 24 juillet par la cellule de lutte contre la corruption du Mindaf. L’audition, présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere, s’est déroulée à huis clos au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel N° 2. Les mis en cause avaient reçu une convocation les invitant à venir répondre des faits qui leurs sont reprochés, à savoir : "faux en écritures publiques, escroquerie, extorsion de fonds, confection des procès verbaux irréguliers, insertion et adjonction irrégulières des noms dans les titres fonciers, abus de pouvoir, détournements de deniers publics".

Mme Céline Ekanè, chef de la cellule du contentieux au Mindaf, a été entendue pendant plus d’une heure. "On me reproche d’avoir visé un dossier qui a une opposition. Je leur ai rappelé que l’opposition n’arrête pas la procédure. Maintenant, on me reproche d’avoir donné des ordres à la hiérarchie parce que je leur ai rappelé ce que dit la réglementation. Je n’ai rien à me reprocher car je sais que j’ai bien fait mon travail". La convocation reçue par cette dame, au même titre que les autres, est la résultante des enquêtes internes menées par la cellule de lutte contre la corruption en vue de l’assainissement des comportements des personnels du Mindaf

. En effet, cette structure peut organiser des contrôles sur pièces ou sur place, demander par écrit aux responsables des services des services contrôlés qui sont tenus de répondre dans les délais impartis et procéder à toutes enquêtes administratives susceptibles de permettre de formuler leurs avis. Toutefois, les usagers peuvent dénoncer un agent pour "les différents abus et infractions dont ils sont victimes ou tout simplement l’inertie administrative contraire à l’éthique professionnelle". C’est dans cette optique que cinq usagers du Mindaf ont aussi été convoqués pour témoigner des abus dont ils disent avoir été victimes. C’est le cas de Pierre Barnabé Evembé, enseignant.

"J’ai introduis trois dossiers entre 1993 et 1997 pour une demande de titres fonciers. Puis, le silence. En 2006, j’ai reçu une note de rejet de mes dossiers. Après avoir fait des mains et des pieds, on a constaté que l’administration a égaré certaines pièces des dossiers. Il fallait donc procéder à une reconstitution des dossiers. C’est là qu’on s’est rendu compte que le délégué provincial du Sud ne voulait pas faire aboutir la procédure de reconstitution parce qu’il avait déjà attribué le titre foncier à quelqu’un d’autre". Domicilié à Kribi, cet enseignant de 60 ans a ainsi fait le déplacement pour faire sa déposition.

"Je suis là depuis 9h et j’attends qu’on m’appelle pour aller témoigner", déclarait-il.
En effet, des personnes étaient encore entendues hier au moment où nous quittions les lieux aux alentours de 18 heures. Certains d’entre eux, la mine soucieuse ou fatiguée par une longue attente, attendaient de passer devant la cellule présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere. Comme l’a souligné une source proche du dossier, "il s’agit d’une phase d’instruction. A la fin, la cellule rédigera un rapport qui sera remis au ministre. C’est ce dernier qui décidera des sanctions administratives ou judiciaires à prendre".

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Quinze cadres du ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf) à Yaoundé ont été entendus hier jeudi 24 juillet par la cellule de lutte contre la corruption du Mindaf. L’audition, présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere, s’est déroulée à huis clos au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel N° 2. Les mis en cause avaient reçu une convocation les invitant à venir répondre des faits qui leurs sont reprochés, à savoir : "faux en écritures publiques, escroquerie, extorsion de fonds, confection des procès verbaux irréguliers, insertion et adjonction irrégulières des noms dans les titres fonciers, abus de pouvoir, détournements de deniers publics".

Mme Céline Ekanè, chef de la cellule du contentieux au Mindaf, a été entendue pendant plus d’une heure. "On me reproche d’avoir visé un dossier qui a une opposition. Je leur ai rappelé que l’opposition n’arrête pas la procédure. Maintenant, on me reproche d’avoir donné des ordres à la hiérarchie parce que je leur ai rappelé ce que dit la réglementation. Je n’ai rien à me reprocher car je sais que j’ai bien fait mon travail". La convocation reçue par cette dame, au même titre que les autres, est la résultante des enquêtes internes menées par la cellule de lutte contre la corruption en vue de l’assainissement des comportements des personnels du Mindaf

. En effet, cette structure peut organiser des contrôles sur pièces ou sur place, demander par écrit aux responsables des services des services contrôlés qui sont tenus de répondre dans les délais impartis et procéder à toutes enquêtes administratives susceptibles de permettre de formuler leurs avis. Toutefois, les usagers peuvent dénoncer un agent pour "les différents abus et infractions dont ils sont victimes ou tout simplement l’inertie administrative contraire à l’éthique professionnelle". C’est dans cette optique que cinq usagers du Mindaf ont aussi été convoqués pour témoigner des abus dont ils disent avoir été victimes. C’est le cas de Pierre Barnabé Evembé, enseignant.

"J’ai introduis trois dossiers entre 1993 et 1997 pour une demande de titres fonciers. Puis, le silence. En 2006, j’ai reçu une note de rejet de mes dossiers. Après avoir fait des mains et des pieds, on a constaté que l’administration a égaré certaines pièces des dossiers. Il fallait donc procéder à une reconstitution des dossiers. C’est là qu’on s’est rendu compte que le délégué provincial du Sud ne voulait pas faire aboutir la procédure de reconstitution parce qu’il avait déjà attribué le titre foncier à quelqu’un d’autre". Domicilié à Kribi, cet enseignant de 60 ans a ainsi fait le déplacement pour faire sa déposition.

"Je suis là depuis 9h et j’attends qu’on m’appelle pour aller témoigner", déclarait-il.
En effet, des personnes étaient encore entendues hier au moment où nous quittions les lieux aux alentours de 18 heures. Certains d’entre eux, la mine soucieuse ou fatiguée par une longue attente, attendaient de passer devant la cellule présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere. Comme l’a souligné une source proche du dossier, "il s’agit d’une phase d’instruction. A la fin, la cellule rédigera un rapport qui sera remis au ministre. C’est ce dernier qui décidera des sanctions administratives ou judiciaires à prendre".

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Quinze cadres du ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf) à Yaoundé ont été entendus hier jeudi 24 juillet par la cellule de lutte contre la corruption du Mindaf. L’audition, présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere, s’est déroulée à huis clos au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel N° 2. Les mis en cause avaient reçu une convocation les invitant à venir répondre des faits qui leurs sont reprochés, à savoir : "faux en écritures publiques, escroquerie, extorsion de fonds, confection des procès verbaux irréguliers, insertion et adjonction irrégulières des noms dans les titres fonciers, abus de pouvoir, détournements de deniers publics".

Mme Céline Ekanè, chef de la cellule du contentieux au Mindaf, a été entendue pendant plus d’une heure. "On me reproche d’avoir visé un dossier qui a une opposition. Je leur ai rappelé que l’opposition n’arrête pas la procédure. Maintenant, on me reproche d’avoir donné des ordres à la hiérarchie parce que je leur ai rappelé ce que dit la réglementation. Je n’ai rien à me reprocher car je sais que j’ai bien fait mon travail". La convocation reçue par cette dame, au même titre que les autres, est la résultante des enquêtes internes menées par la cellule de lutte contre la corruption en vue de l’assainissement des comportements des personnels du Mindaf

. En effet, cette structure peut organiser des contrôles sur pièces ou sur place, demander par écrit aux responsables des services des services contrôlés qui sont tenus de répondre dans les délais impartis et procéder à toutes enquêtes administratives susceptibles de permettre de formuler leurs avis. Toutefois, les usagers peuvent dénoncer un agent pour "les différents abus et infractions dont ils sont victimes ou tout simplement l’inertie administrative contraire à l’éthique professionnelle". C’est dans cette optique que cinq usagers du Mindaf ont aussi été convoqués pour témoigner des abus dont ils disent avoir été victimes. C’est le cas de Pierre Barnabé Evembé, enseignant.

"J’ai introduis trois dossiers entre 1993 et 1997 pour une demande de titres fonciers. Puis, le silence. En 2006, j’ai reçu une note de rejet de mes dossiers. Après avoir fait des mains et des pieds, on a constaté que l’administration a égaré certaines pièces des dossiers. Il fallait donc procéder à une reconstitution des dossiers. C’est là qu’on s’est rendu compte que le délégué provincial du Sud ne voulait pas faire aboutir la procédure de reconstitution parce qu’il avait déjà attribué le titre foncier à quelqu’un d’autre". Domicilié à Kribi, cet enseignant de 60 ans a ainsi fait le déplacement pour faire sa déposition.

"Je suis là depuis 9h et j’attends qu’on m’appelle pour aller témoigner", déclarait-il.
En effet, des personnes étaient encore entendues hier au moment où nous quittions les lieux aux alentours de 18 heures. Certains d’entre eux, la mine soucieuse ou fatiguée par une longue attente, attendaient de passer devant la cellule présidée par l’inspecteur général Emmanuel Ndjere. Comme l’a souligné une source proche du dossier, "il s’agit d’une phase d’instruction. A la fin, la cellule rédigera un rapport qui sera remis au ministre. C’est ce dernier qui décidera des sanctions administratives ou judiciaires à prendre".

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In memoriam : Hommage à Mgr Jean Zoa mort le 20 Mars 1998

Le laïc engagé et membre de la commission justice et paix revient sur certains clichés du parcours du prélat. –




En ce jeudi 20 mars 2008, les chrétiens catholiques se souviennent du dernier repas de Jésus avec ses disciples, avec pour corollaire l’institution de l’eucharistie. Moment de haute méditation, d’inquiétude et d’angoisse, le fils de l’homme venu au secours d’une humanité en détresse va bientôt retourner vers le Père Eternel. Sur sa trajectoire cependant, la passion, cheminement douloureux. Jeudi saint, moment d’humilité, et d’humanité. Jésus lave les pieds à ses disciples, et pour conclure: "c’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous".
Le Christ, dans son attitude à la dernière cène, se dépouille de son autorité de Maître, pour n’être que le serviteur. Il s’ouvre à tous, même au traître. Il pense que: aimer, donner, servir, est un message impérissable. Tout chrétien, en ce jour se serait arrêté uniquement à ce récit plein de signification. Pourtant, il y a dix ans, à la cathédrale Notre Dame de Victoires, Mgr Jean ZOA, Archevêque Métropolitain quittait la scène au cours de la dernière cène. Moment pathétique, et d’angoisse pour de nombreux chrétiens catholiques. Aujourd’hui, se souvenir n’est pas rassembler toute son œuvre, mais l’oublier serait injuste. Mgr Jean ZOA a profondément marqué l’Eglise catholique de notre temps.

Si tout baptisé est un missionnaire prêt à annoncer et à témoigner, l’Archevêque d’alors, pour la réussite d’une telle mission en appelle à un regroupement: "Rassembler – Connaître – Organiser- Former – Mobiliser" Aux uns et aux autres, il recommande de: "Prier comme si tout dépendait de Dieu. Travailler et agir comme si tout dépendait de nous." A chaque occasion, il a su parler et orienter notre agir. A ceux qui voyaient le bout du tunnel, l’Archevêque dans un ton ironique, mais surtout maeutique, affirmait "il n y a que ceux qui ont les lunettes spéciales qui voient ce bout du tunnel". Aux affligés de Nsam, il rappelle que la pauvreté et la misère sont contre le plan de Dieu. Et la pauvreté qui devient misère est une menace pour la paix. Toute l’humanité doit se réjouir de la vie, car la vie est un bien fait, un don, un don de Dieu.

Il recommande alors une lutte acharnée contre les fléaux suscités. Personne n’est exclue dans le champ de la construction nationale. L’Archevêque, du haut de sa chaire, lance un appel pressant à tous pour une mobilisation salvatrice. L’intervention divine arrache l’humanité du désastre, pour la dresser, et pour la faire participer à la justice de Dieu. Nous devons revenir à l’être moral pour aspirer à la vraie vie. Et l’Archevêque de marteler la tricherie, les détournements, la corruption, les dessous de table, la gabegie sont l’expression d’une élite administrative, politique, économique, culturelle qui a cessé de croire en l’avenir du Cameroun . Il faut faire quelque chose, surtout accueillir évangéliquement tous les frères et sœurs… qui arrivent de partout.

Une dimension humaine du discours qui en appelle à la revitalisation de nos quartiers et villages. L’homme étant une divinité, il doit être respecté et être considéré comme telle. C’est pourquoi la lutte contre la pauvreté doit être "intelligente, communautaire et solidaire". Pour ce faire, vivons dans la joie et le bonheur de tous, travaillons d’une manière organisée, et rationnelle. Enfin, entre les certitudes balayées par la science et les vérités combattues par l’obscurantisme, que nous reste-il en commun de ces siècles de recherche et de quête qui plongent au plus profond des secrets de l’humanité? Une simple croyance en nous-mêmes, une soif de la vérité, un élan pour le progrès.
Quant à toi Mgr Jean Zoa, le sommet vers le quel ton action tendait, doit être pour nous la source à partir de laquelle nos forces devraient jaillir.

**Avocat eu Barreau du Cameroun. Laïc engagé

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